CBD-01 — Cahier des charges sur les bases de données d’espaces blancs

Affiché sur le site Web d'Industrie Canada : le 5 février 2015
1re édition


Liste des sigles

  • AGL — Au dessus du sol
  • AMSL — Au dessus du niveau moyen de la mer
  • DAE — Dispositif à l’essai
  • DFP — Dispositif de faible puissance (p ex., microphone sans fil)
  • EDR — Entreprise de distribution de radiodiffusion (p. ex., câble ou satellite)
  • EMT — Élévation moyenne du terrain
  • FSI — Fournisseur de services Internet
  • HASM — Hauteur de l’antenne au dessus du sol moyen
  • HASMmax — Hauteur maximale de l’antenne au dessus du sol moyen
  • IC — Industrie Canada
  • ID IC — Numéro d’identification d’Industrie Canada
  • JE — Journalisme électronique
  • NMR — Nomenclature du matériel radio
  • p.a.r. — Puissance apparente rayonnée (doublet)
  • p.i.r.e. — Puissance isotrope rayonnée équivalente
  • SLBRRE — Système à large bande en région rurale éloignée
  • TVWS — Espaces blancs de télévision
  • TVWSDB — Base de données TVWS
  • WS — Espaces blancs
  • WSD — Dispositif d’espaces blancs
  • WSDB — Base de données d’espaces blancs
  • WSDBA — Administrateur de base de données d’espaces blancs

1. Objet

La première édition du CBD-01, Cahier des charges sur les bases de données d’espaces blancs, établit les exigences techniques minimales pour la désignation d’une base de données capable d’indiquer les canaux disponibles aux fins d’utilisation par des dispositifs d’espaces blancs dans les bandes de fréquences d’espaces blancs (soit de 54 à 60 MHz, de 76 à 88 MHz, de 174 à 216 MHz, de 470 à 608 MHz et de 614 à 698 MHz).


2. Portée générale et application

Une base de données d’espaces blancs est un système de bases de données reconnu par Industrie Canada qui fournit une liste des canaux disponibles aux fins d’utilisation par des dispositifs d’espaces blancs, tout en assurant la protection des services et des systèmes autorisés sous licence qui exploitent les bandes de fréquences d’espaces blancs. Les dispositifs d’espaces blancs sont exempts de licence; ce sont des dispositifs sans fil de faible puissance exploités selon un régime de non brouillage et de non protection afférent aux titulaires de licence exploitant les mêmes bandes de fréquences d’espaces blancs. Une base de données d’espaces blancs utilise des données de géolocalisation fournies par les dispositifs d’espaces blancs afin de gérer de façon dynamique leur accès au spectre.

Les espaces blancs du spectre de télévision (TVWS) sont les parties du spectre de télévision dans les bandes VHF et UHF qui ne sont pas utilisées pour éviter le brouillage entre les stations de radiodiffusion ou parce que la demande de stations de télévision en direct est limitée à certains emplacements géographiques. Pour les besoins du présent document, les TVWS seront appelés espaces blancs (WS), dans la mesure du possible.

Nonobstant le fait qu'une base de données d’espaces blancs satisfait aux exigences du présent document, Industrie Canada peut imposer des mesures correctives chaque fois qu’un brouillage préjudiciable aux services ou systèmes autorisés sous licence est causé par le fonctionnement de dispositifs d’espaces blancs.


3. Coordonnées concernant les espaces blancs

En cas de brouillage ou de préoccupations concernant les calculs effectués par les bases de données d’espaces blancs autorisées, Industrie Canada encourage les parties concernées à communiquer avec le personnel du Ministère directement afin de régler tout problème ou désaccord. Veuillez communiquer directement avec le personnel d’Industrie Canada à l’adresse suivante : ic.whitespace-espaceblanc.ic@canada.ca.


4. Définitions

Canaux disponibles : Gamme de fréquences disponibles aux fins d'utilisation par un dispositif d'espaces blancs.

Identificateur du type de dispositif : Identificateur pouvant être associé à la certification d'un dispositif d'espaces blancs accordée par Industrie Canada.

Accès dynamique au spectre :Technique selon laquelle un système radio s'adapte de façon dynamique à l'environnement du spectre radio local pour repérer les canaux disponibles à des endroits précis et y accéder.

Côté éloigné d'un contour de protection : Le côté éloigné d'un contour de protection de télévision est le point à l'opposé (180 degrés) de la direction suivant laquelle un émetteur de télévision transmet son signal vers un dispositif d'espaces blancs.

Dispositif d'espaces blancs fixe : Dispositif qui transmet et/ou reçoit des signaux de radiocommunication à un emplacement fixe identifié. Il sélectionne des fréquences d'exploitation potentielles à partir d'une liste de canaux disponibles fournie par une base de données d'espaces blancs.

Fonction de géolocalisation : Capacité d'un dispositif d'espaces blancs à déterminer ses coordonnées géographiques selon un certain degré de précision requis.

Hauteur de l'antenne au-dessus du sol moyen (HASM) : Hauteur du centre de rayonnement de l'antenne au-dessus de l'élévation moyenne du terrain (EMT) entre 3 km et 16 km, mesurée à des intervalles de 100 mNote de bas de page 1 en suivant un rayon précis à partir de l'antenne. L'EMT doit être calculée selon les données d'une seconde d'arc des Données numériques d'élévation du Canada (DNEC) de Geobase 50K pour le Canada, les données d'une seconde d'arc du United States Geological Survey National Elevation Dataset (USGS NED) pour les États-Unis continentaux et les données de deux secondes d'arc du NED pour l'Alaska. Le calcul de la HASM ne s'arrête pas aux frontières ni aux cours d'eau. Chaque calcul de la HASM doit tenir compte de l'ensemble du segment de rayon entre 3 et 16 km et ne doit pas être tronqué à une frontière ni devant des cours d'eau.

Hauteur maximale de l'antenne au-dessus du sol moyen (HASMmax) : La plus grande valeur de la HASM mesurée sur huit rayons espacés de 45 degrés d'azimut à partir du nord vrai.

HASM dans la direction de la station de télévision concernée : La plus grande valeur de la HASM mesurée sur des rayons espacés de 5 degrés d'azimut dans un arc de ± 22,5 degrés à partir d'une ligne entre l'emplacement du dispositif d'espaces blancs et le point le plus près sur le contour dans la direction de l'émetteur de télévision concerné.

Numéro d'identification d'Industrie Canada (ID IC) : Numéro de certification attribué par Industrie Canada à un dispositif d'espaces blancs.

Dispositif de faible puissance (DFP) : Les microphones sans fil, les caméras sans fil, les systèmes de repérage et de contrôle des communications et les dispositifs de synchronisation de signaux de caméras sont des exemples de dispositifs de faible puissance (DFP). Les émetteurs FM de faible puissance peuvent aussi faire partie de cette catégorie, mais leur usage est restreint et n'est autorisé que sous des conditions précises. L'utilisation d'un DFP, selon sa licence, peut se limiter à un emplacement particulier (fixe) ou à l'échelle d'une province ou du pays (dans le cas de journalisme électronique).

Dispositif d'espaces blancs personnel ou portatif : Dispositif qui transmet ou reçoit des signaux de radiocommunication en étant stationnaire ou en déplacement à des points fixes non précisés.

Dispositif personnel ou portatif en mode I : Dispositif d'espaces blancs personnel ou portatif qui n'utilise pas de fonction de géolocalisation interne et n'accède pas directement à une base de données d'espaces blancs pour obtenir une liste des canaux de radiofréquences (RF) disponibles. Il doit obtenir une liste des canaux disponibles qu'il peut exploiter à partir d'une connexion indirecte à un dispositif fixe ou à un dispositif personnel ou portatif en mode II. Il ne peut pas créer un réseau de dispositifs d'espaces blancs ni fournir une liste des canaux RF disponibles à un autre dispositif en mode I aux fins d'exploitation par ce dernier.

Dispositif personnel ou portatif en mode II : Dispositif d'espaces blancs personnel ou portatif qui utilise une fonction de géolocalisation interne et qui accède à une base de données d'espaces blancs afin d'obtenir une liste des canaux RF disponibles.

L'accès à la base de données peut être obtenu par une connexion directe à Internet ou par une connexion indirecte à un dispositif fixe ou à un autre dispositif d'espaces blancs en mode II. Un dispositif en mode II peut fournir ses listes de canaux RF disponibles à un autre dispositif mobile aux fins d'exploitation par celui-ci.

Canal d'exploitation : Canal disponible utilisé par un dispositif d'espaces blancs pour l'émission ou la réception.

Contour protection : Contour à l'intérieur duquel une station et ses stations éloignées ou ses récepteurs connexes sont protégés des autres dispositifs qui exploitent les mêmes bandes de fréquences et qui pourraient leur causer du brouillage.

Systèmes à large bande en régions rurales éloignées (SLBRRE) : Systèmes fixes autorisés sous licence offrant, grâce aux espaces blancs du spectre de télévision, un accès Internet sans fil pour applications Internet à large bande par abonnement.

Contour de séparation : Contour formé de l'union du contour de protection et de la distance de séparation, constituant ainsi un nouveau contour plus grand.

Distance de séparation : Distance minimum entre un dispositif d'espaces blancs et le contour de protection d'une station (pour la radiodiffusion, les SLBRRE, etc.) à laquelle ce dispositif peut fonctionner.

Site de récepteurs de télévision : Endroit où les signaux sont reçus pour retransmission ou surveillance, notamment les studios et les émetteurs de télévision, les relais et les têtes de ligne d'entreprises de distribution de radiodiffusion (EDR) hors du contour de protection d'une station de télévision. Il englobe les sites de récepteurs des stations de télévision de pleine puissance, les télédiffuseurs et les stations de télévision de faible puissance (c.-à-d., les émetteurs, les réémetteurs ou les suramplificateurs de faible puissance [FP] ou de très faible puissance [TFP]) où les signaux sont reçus en direct.

Espaces blancs : Partie du spectre disponible pour les systèmes radio aux fins de radiocommunication à un moment précis et dans une zone géographique donnée.

Base de données d'espaces blancs : Base de données d'une tierce partie reconnue par Industrie Canada qui tient un registre de tous les services et les systèmes dont l'exploitation des bandes de fréquences d'espaces blancs est approuvée. La base de données détermine les canaux disponibles à un moment et à un emplacement géographique précis, puis fournit la liste de ces canaux aux dispositifs d'espaces blancs.

Administrateur de bases de données d'espaces blancs : Fournisseur de services tiers désigné par Industrie Canada pour administrer une base de données d'espaces blancs au Canada.

Dispositif d'espaces blancs : Appareil radio fonctionnant dans les bandes de fréquences d'espaces blancs à l'aide de techniques d'accès dynamique au spectre.


5. Documents pertinents

Les versions en vigueur des documents qui suivent s’appliquent; elles sont disponibles sur le site Web de Gestion du spectre et télécommunications, à l’adresse http://www.ic.gc.ca/spectre.

  • CPC-4-1-01Procédures de demandes à l’intention des administrateurs de bases de données d’espaces blancs
  • CNR-222Dispositifs d'espaces blancs
  • SMSE-012-11Consultation sur un cadre politique et technique pour l’utilisation d’applications autres que la radiodiffusion dans les bandes de télévision inférieures à 698 MHz
  • SMSE-012-12Cadre visant l’utilisation de certaines applications autres que la radiodiffusion dans les bandes de télévision inférieures à 698 MHz
  • PNRH-300,512Prescriptions techniques relatives aux systèmes à large bande en régions rurales et éloignées (SLBRRE) fonctionnant dans les bandes de 512 à 608 MHz et de 614 à 698 MHz (canaux de télévision de 21 à 51)
  • CNR-196Matériel à large bande point multipoint fonctionnant dans les bandes de 512 à 608 MHz et de 614 à 698 MHz pour les systèmes à large bande en régions rurales éloignées (SLBRRE) (canaux de télévision de 21 à 51)
  • CPC-2-1-11Appareils radio de faible puissance autorisés sous licence
  • CPC-2-1-28Délivrance de licences volontaire concernant les appareils radio de faible puissance exempts de licence et exploités dans les bandes de télévision
  • CNR-210Appareils radio exempts de licence (pour toutes les bandes de fréquences) : matériel de catégorie I
  • RPR-4Règles et procédures de demandes relatives aux entreprises de radiodiffusion
  • RPR-10Règles et procédures de demande relatives aux entreprises de télévision numérique (TVN)
  • Loi sur l'accès à l'information
  • Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques (LPRPDE)

6. Bandes de fréquences des espaces blancs

Le tableau 1 indique les bandes et les canaux de fréquences autorisés aux fins d’exploitation par des dispositifs d’espaces blancs.

Tableau 1 : Canaux disponibles par type de dispositif d’espaces blancs
Bandes de fréquences (MHz) Canaux de télévision Dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif Dispositif d’espaces blancs fixe
54-60 2 Non permis
60-72 3-4Note de tableau * Non permis Non permis
76-88 5-6 Non permis
174-216 7-13 Non permis
470-512 14-20 Non permis
512-608 21-36
608-614 37Note de tableau ** Non permis Non permis
614-698 38-51

Une base de données d’espaces blancs doit uniquement fournir la liste des canaux disponibles, parmi ceux indiqués ci dessus, selon le type de dispositif d’espaces blancs (fixe, ou personnel ou portatif). La disponibilité de canaux dépendra des contraintes relativement à la position des stations de radiodiffusion et des systèmes à large bande en régions rurales éloignées et à leur exploitation.


7. Information contenue dans les bases de données

7.1 Information contenue dans les bases de données d’Industrie Canada

L’information sur les systèmes et les services autorisés sous licence doit être obtenue à partir des bases de données de délivrance de licences, de certification et de radiodiffusion d’Industrie Canada. Toutes les 24 heures, les bases de données d’espaces blancs doivent récupérer les renseignements à jour sur les licences délivrées par Industrie Canada. Pour apprendre comment exploiter ces bases de données et interpréter leurs champs de données, veuillez visiter le site Web d’Industrie Canada à l’adresse suivante : http://www.ic.gc.ca/eic/site/smt-gst.nsf/fra/h_sf10498.html.

Ce site renferme des liens vers toutes les bases de données pertinentes d’Industrie Canada ainsi que des explications détaillées concernant l’accès à ces données et leur interprétation.

7.1.1 Renseignements nécessaires pour les stations de télévision

Une base de données d’espaces blancs doit obtenir les renseignements suivants de la base de données d’Industrie Canada concernant les stations de radiodiffusion à protéger des dispositifs d’espaces blancs :

  1. les coordonnées de l’émetteur (latitude et longitude);
  2. la p.a.r. maximale;
  3. la hauteur AGL du centre de rayonnement de l’antenne émettrice;
  4. la hauteur du sol AMSL;
  5. le diagramme de rayonnement horizontal de l’antenne (si l’antenne est directionnelle);
  6. les numéros de canaux;
  7. l’indicatif d’appel de la station;
  8. l’état de la station.

7.1.2 Renseignements nécessaires pour les stations de base de SLBRRE

Une base de données d’espaces blancs doit obtenir les renseignements suivants de la base de données d’Industrie Canada concernant les stations de SLBRRE à protéger des dispositifs d’espaces blancs :

  1. les coordonnées de l’émetteur (latitude et longitude);
  2. la p.a.r. maximale;
  3. la hauteur AGL du centre de rayonnement de l’antenne émettrice;
  4. la hauteur du site AMSL;
  5. le diagramme de rayonnement de l’antenne d’émission (horizontal ou vertical);
  6. les numéros de canaux (autant en aval (émission) qu’en amont (réception));
  7. l’indicatif d’appel de la station.

7.1.3 Renseignements nécessaires pour les dispositifs à faible puissance

Une base de données d’espaces blancs doit obtenir les renseignements suivants de la base de données d’Industrie Canada concernant les stations de DFP dont l’enregistrement et l’horaire sont acceptés :

  1. les coordonnées (latitude et longitude);
  2. le type (fixe ou JE);
  3. le rayon d’exploitation (si de type JE);
  4. la fréquence d’exploitation (si de type fixe).

7.2 Fonctions d’enregistrement

Une base de données d’espaces blancs doit comporter une fonction permettant de recueillir et de stocker les renseignements qui sont requis sur les systèmes et les services et qui ne figurent pas dans les bases de données d’Industrie Canada. Ces renseignements comprennent les enregistrements des dispositifs d’espaces blancs fixes et des sites de récepteurs de télévision, ainsi que l’emplacement géographique, la zone de service et l’horaire d’utilisation des DFP.

7.2.1 Enregistrement des dispositifs d’espaces blancs fixes

Une base de données d’espaces blancs doit comporter une fonction d’enregistrement des utilisateurs de dispositifs d’espaces blancs fixes qui la consultent. Les renseignements pertinents doivent être récoltés auprès des utilisateurs afin de faciliter les enquêtes en cas de brouillage préjudiciable.

Une base de données d’espaces blancs doit obtenir les renseignements suivants de la part des utilisateurs de dispositifs d’espaces blancs fixes :

  1. le nom de la personne ou de l’entreprise à qui appartient le dispositif (soit le fournisseur de services Internet [FSI], et non ses clients);
  2. le nom de la personne ressource responsable de régler les problèmes de brouillage liés à l’utilisation du dispositif;
  3. l’adresse postale de la personne ressource;
  4. l’adresse courriel valide de la personne ressource;
  5. le numéro de téléphone de la personne ressource.

L’enregistrement de l’information est considéré comme étant public.

Avant d’enregistrer un dispositif d’espaces blancs pour la première fois, la base de données d’espaces blancs doit vérifier que les renseignements ci-dessus sont complets et que l’utilisateur du dispositif fixe a fourni une adresse de courriel confirmée.

7.2.2 Enregistrement de sites de récepteurs de télévision et de têtes de ligne de câblodistribution

Une base de données d’espaces blancs doit offrir un procédé d’enregistrement des sites de récepteurs de télévision admissibles à la protection décrite à la section 7.2.1.

Une base de données d’espaces blancs doit obtenir les renseignements d’enregistrement suivants des utilisateurs de sites de récepteurs de télévision souhaitant être protégés des dispositifs d’espaces blancs :

  1. les noms des personnes ou des entreprises responsables de chaque site de récepteurs de télévision;
  2. les adresses des personnes ressources;
  3. les adresses de courriel valides des personnes ressources;
  4. les numéros de téléphone des personnes ressources;
  5. les coordonnées de l’emplacement du site de récepteurs de télévision;
  6. les canaux reçus au site de récepteurs de télévision et leur indicatif d’appel;
  7. l’indicatif d’appel de l’émetteur associé au site de récepteurs de télévision ou le numéro d’opération de têtes de lignes de câblodistribution.

Les enregistrements seront considérés comme étant publics.

Une base de données d’espaces blancs doit vérifier que le site de récepteurs de télévision enregistré est associé à un indicatif d’appel autorisé par Industrie Canada.

Une base de données d’espaces blancs doit vérifier que la tête de ligne de câblodistribution ou le site de récepteurs de télévision enregistré n’est pas à plus de 80 km du côté le plus proche d’un contour de protection associé.

Si les renseignements ne peuvent être confirmés, la base de données d’espaces blancs doit rejeter l’enregistrement et afficher un message indiquant de communiquer avec Industrie Canada pour obtenir une demande d’autorisation.

7.2.3 Renseignements concernant l’horaire d’utilisation des DFP

Une base de données d’espaces blancs doit comporter une fonction permettant aux utilisateurs de DFP d’enregistrer les renseignements concernant l’horaire d’utilisation et l’emplacement des DFP.

a) Une base de données d’espaces blancs doit obtenir les renseignements suivants, concernant l’horaire d’utilisation, de la part des utilisateurs de DFP sous licence souhaitant être protégés des dispositifs d’espaces blancs :

  1. le nom de la personne ou de l’entreprise responsable du DFP;
  2. l’adresse de la personne ressource;
  3. l’adresse de courriel valide de la personne ressource;
  4. le numéro de téléphone de la personne ressource;
  5. les coordonnées géographiques (NAD83) de l’emplacement ou des zones d’exploitation du DFP;
  6. les canaux de télévision utilisés par le DFP aux sites indiquésNote de bas de page 2;
  7. les heures, les jours, les semaines et/ou les mois précis où le DFP sera utilisé (il est à noter que le site ne sera pas protégé contre les dispositifs d’espaces blancs les jours où le DFP ne sera pas utilisé);
  8. le numéro de licence du DFP.

b) Concernant l’élément (v) ci-dessus, les paramètres suivants devraient être pris en compte :

  1. la zone d’exploitation d’un DFP peut se définir comme zone déterminée par un point et un rayon ou comme un quadrilatère; plusieurs enregistrements peuvent être faits pour indiquer plusieurs points dans les installations de très grands sites;
  2. dans le cas d’une zone déterminée par un point et un rayon, les emplacements d’exploitation des DFP peuvent être définis par un maximum de 25 points géographiques à la fois, chacun ayant un rayon d’exploitation maximal de 500 mètres;
  3. dans le cas d’un quadrilatère, les emplacements d’exploitation des DFP peuvent être définis par des lignes droites reliant les sommets (points géographiques) du quadrilatère :
    1. chaque quadrilatère doit être constitué de quatre points géographiques et la distance maximale entre deux points adjacents doit être de 3 km,
    2. si des DFP couvrent une zone plus grande, jusqu’à quatre quadrilatères non contigus peuvent être enregistrés.

Il est possible d’effectuer l’enregistrement de DFP en ligne en accédant directement aux bases de données d’espaces blancs désignées, comme l’indique la page Web suivante d’Industrie Canada : http://www.ic.gc.ca/eic/site/smt-gst.nsf/fra/h_sf10498.html.

c) Une base de données d’espaces blancs doit vérifier que le DFP essayant d’y enregistrer son horaire d’utilisation possède une licence valide selon la base de données d’Industrie Canada. Si ce n’est pas le cas, elle doit rejeter l’enregistrement du DFP et envoyer un message indiquant de communiquer avec Industrie Canada pour obtenir une licence.

d) Tous les enregistrements sont considérés comme étant publics.

7.2.4 Licences du service de développement

Une base de données d’espaces blancs doit comporter une fonction permettant aux utilisateurs de licences du service de développement d’enregistrer les renseignements concernant l’emplacement et l’horaire d’utilisation. Les renseignements à obtenir et les exigences de validation sont les mêmes que pour les DFP, tel qu’indiqué à la section 7.2.3 ci-dessus.


8. Liste de refus

Une base de données d’espaces blancs doit tenir une liste de dispositifs qui ne sont pas autorisés à consulter les bases de données d’espaces blancs ni à accéder aux canaux. Les dispositifs figurant sur la liste de refus peuvent être identifiés au moyen de l’identificateur de type de dispositif ou du numéro de série du fabricant. Les dispositifs sont ajoutés à la liste de refus ou en sont retirés uniquement à la suite d’une demande officielle d’Industrie Canada. Cette capacité ne devrait servir que rarement, et aucune interface externe ni mise à jour automatique ne seront nécessaires.


9. Critères de protection des stations de télédiffusion

Une base de données d’espaces blancs doit montrer seulement les canaux disponibles selon les critères de protection suivants.

9.1 Critères de protection pour les stations de télédiffusion en direct

Une base de données d’espaces blancs doit protéger les stations de télévision en direct actives. Les stations de télévision dont l’état est l’un des suivants sont actives : opérationnelle (OP), autorisée (AU) et en exploitation temporaire (TO).

Une base de données d’espaces blancs doit protéger tous les types de stations de télévision, y compris les stations actives analogiques et numériques (notamment les stations de télévision à plein service, les rediffuseurs et les stations de télévision de faible puissance, dont les réémetteurs de télévision FP et TFP et les suramplificateurs TFP).

9.2 Contours de protection des stations de télédiffusion

Pour protéger les services fixes de télévision des dispositifs d’espaces blancs, la base de données d’espaces blancs doit calculer les contours de protection des stations selon les modèles de propagation et les niveaux de puissance des champs électromagnétiques précisés au tableau 2.

Tableau 2 : Seuils des contours de protection des stations de télévision
Type de station de télévisionNote de tableau * Canal de télévision Seuils des contours de protection de télédiffusion (dBµV/m) Courbe de propagationNote de tableau **
Analogique (puissance pleine et faible) VHF basses (canaux de 2 à 6) 47 F(50,50)
VHF hautes (canaux de 7 à 13) 56 F(50,50)
UHF (canaux de 14 à 51) 64-20log(615/F) F(50,50)
Numérique (puissance pleine et faible) VHF basses (canaux de 2 à 6) 28 F(50,90)
VHF hautes (canaux de 7 à 13) 36 F(50,90)
UHF (canaux de 14 à 51) 41-20log(615/F) F(50,90)

9.2.1 Protection des sites de récepteurs de télévision

Une base de données d’espaces blancs doit protéger les sites de récepteurs de télévision à l’extérieur du contour de protection, là où les signaux sont reçus aux fins de retransmission ou de surveillance. Cela comprend les emplacements de studios et d’émetteurs de télévision, de relais et de têtes de ligne d’entreprise de distribution de radiodiffusion, dans la mesure où ces sites ne sont pas à plus de 80 km du contour de protection le plus près de la station. Pour être protégé, un site de récepteurs de télévision doit être enregistré dans une base de données d’espaces blancs, tel que décrit à la section 7.2.2 ci-dessus. La zone où les sites de récepteurs sont protégés des dispositifs d’espaces blancs doit former un arc de ± 30 degrés à partir d’une ligne s’étendant entre un site de récepteurs enregistré et le contour de la station de télévision émettrice, en direction de celle ci. La zone de protection s’étend jusqu’à 80 km partant du bord le plus près du contour de protection de la station de télévision réceptrice pour l’exploitation d’un même canal, et jusqu’à 20 km du site de récepteurs enregistré pour l’exploitation d’un canal adjacent; cependant, la distance de protection ne peut dépasser la distance qui sépare le site de récepteurs du contour de protection. En dehors de cet arc de ± 30 degrés, les dispositifs d’espaces blancs ne peuvent utiliser un même canal à moins de 8 km du site de récepteurs ni un canal adjacent à moins de 2 km dudit site. Pour les besoins de la présente section, une station de télévision dont les signaux sont reçus peut représenter une station de télévision à pleine puissance, un rediffuseur ou une station de télévision de faible puissance (soit un émetteur, un réémetteur ou un suramplificateur FP ou TFP) où les signaux sont reçus en direct. La distance entre un émetteur de télévision et son contour de protection sera déterminée grâce à la méthode de calcul décrite en détail à l'annexe B.

9.3 Distance de séparation entre un dispositif d’espaces blancs et un contour de protection de télédiffusion

9.3.1 Hauteur maximale des dispositifs d’espaces blancs fixes

  1. Une base de données d’espaces blancs ne doit indiquer aucun canal figurant dans la liste des canaux disponibles à un dispositif d’espaces blancs fixe si sa HASMmax dépasse 250 mètres ou si son AGL dépasse 30 mètres.
  2. Si le dispositif d’espaces blancs fixe indique une hauteur AMSL, la base de données doit la convertir en AGL de la façon suivante :
    • Elle doit déterminer l’élévation du site correspondant aux coordonnées géographiques connues du dispositif d’espaces blancs fixe à l’aide de la même méthode que celle permettant de déterminer l’élévation pour le calcul de la HASM.
    • Elle doit ensuite soustraire l’élévation du site de la hauteur AMSL afin d’obtenir l’AGL. Si cette dernière est inférieure à 1,5 mètre, on l’établit à 1,5 mètre.
  3. Lors de l’utilisation des tableaux 3, 4 et 4bis, on peut se servir de la HASM dans la direction de la station de télévision visée au lieu de la HASMmax, si la base de données est capable de la calculer.

9.3.2 Distance séparant le dispositif d’espaces blancs du contour de protection de télédiffusion

  1. Lorsqu’un dispositif d’espaces blancs fixe ou un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II communique avec une base de données d’espaces blancs et lui fournit ses coordonnées géographiques, la base de données doit lui fournir la liste des canaux disponibles, selon les critères ci-dessous :
    1. Si un dispositif d’espaces blancs fixe ou un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II fonctionne avec une puissance de plus de 40 mW (16 dBm), la base de données d’espaces blancs doit lui fournir la liste des canaux disponibles en fonction des distances de séparation minimales à l’extérieur du contour de protection de télédiffusion des stations de télévision numérique du même canal et du canal adjacent, comme l’indiquent les tableaux 3 et 4 respectivement.
    2. Nonobstant a), dans le cas des stations de télévision utilisant un même canal, si un dispositif d’espaces blancs fixe fonctionne avec une puissance de plus de 40 mW (16 dBm), la base de données doit lui fournir la liste de tous les canaux disponibles en fonction de la plus grande distance de séparation indiquée à la section 9.3.2 (i) a) et des distances de séparation minimales du côté éloigné des contours de protection des stations de télévision numérique, comme l’indique le tableau 3bis;
    3. Nonobstant a), si un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II fonctionne avec une puissance de plus de 40 mW (16 dBm), la base de données doit lui fournir la liste des canaux disponibles en fonction de la plus grande distance de séparation indiquée à la section 9.3.2 (i) a) et des distances de séparation minimales du côté éloigné des contours de protection des stations de télévision numérique, comme l’indique le tableau 4bis;
    4. Si un dispositif d’espaces blancs fixe ou un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II fonctionne avec une puissance de plus de 40 mW (16 dBm), la base de données doit lui fournir la liste des canaux disponibles en fonction des distances de séparation minimales à l’extérieur des contours de protection de télédiffusion analogique du même canal, du canal adjacent et des canaux interditsNote de bas de page 3, comme l’indiquent les tableaux 3 et 4 respectivement.
    5. Nonobstant d), si un dispositif d’espaces blancs fixe fonctionne avec une puissance de plus de 40 mW (16 dBm), la base de données doit lui fournir la liste des canaux disponibles en fonction de la plus grande distance de séparation indiquée à la section 9.3.2 (i) a) et des distances de séparation minimales du côté éloigné des contours de protection des stations de télévision analogique du même canal, du canal adjacent et des canaux interdits, comme l’indique le tableau 3bis;
    6. Nonobstant d), si un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II fonctionne avec une puissance de plus de 40 mW (16 dBm), la base de données doit lui fournir la liste des canaux disponibles en fonction de la plus grande distance de séparation indiquée à la section 9.3.2 (i) a) et des distances de séparation minimales du côté éloigné des contours de protection des stations de télévision analogique du même canal, du canal adjacent et des canaux interdits, comme l’indique le tableau 4bis;
    7. Si un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif fonctionne avec une puissance de 40 mW (16 dBm) ou moins, la base de données peut établir la liste des canaux disponibles à l’intérieur des contours de protection de télédiffusion de tous les canaux adjacents et au-delà.
  2. Lorsque la base de données d’espaces blancs détermine les distances de séparation nécessaires, elle doit inclure par défaut une marge d’erreur de ± 50 mètres dans l’emplacement du dispositif d’espaces blancs, sauf si des renseignements plus précis sont disponibles sur celui-ci.
Tableau 3 : Distance de séparation exigée entre un dispositif d’espaces blancs fixe et le contour de protection de télédiffusion
Dispositif d’espaces blancs fixe TVN (Puissance pleine et faible) (km) Télévision analogique (Puissance pleine et faible) (km)
HASMmax (m) Gamme de canaux Même canal 1er canal adjacent Canaux interdits N±2, N±3, N±4 Même canal 1er canal adjacent et canaux interdits
Inférieure à 3 2-6 37,0 2,0 0,0 28,1 2,2
7-13 23,4 1,7 0,0 19,4 2,0
14-51 14,4 1,4 0,0 11,4 1,0
4-10 2-6 37,0 2,0 0,0 28,1 2,2
7-13 23,4 1,7 0,0 19,4 2,0
14-51 14,4 1,4 0,0 11,4 1,0
11-30 2-6 37,0 2,0 0,0 28,1 2,2
7-13 23,4 1,7 0,0 19,4 2,0
14-51 14,4 1,4 0,0 11,4 1,0
31-50 2-6 47,9 2,5 0,0 36,5 2,2
7-13 30,2 1,7 0,0 25,1 2,0
14-51 18,7 1,4 0,0 14,7 1,0
51-75 2-6 57,5 3,1 0,0 44,8 2,6
7-13 37,2 1,9 0,0 31,1 1,7
14-51 23,2 1,4 0,0 18,5 1,0
76-100 2-6 63,6 3,5 0,0 51,5 2,9
7-13 42,9 2,0 0,0 36,2 1,7
14-51 27,0 1,4 0,0 21,4 1,0
101-150 2-6 73,1 4,2 0,0 60,7 3,4
7-13 51,7 2,1 0,0 43,9 1,8
14-51 33,1 1,4 0,0 26,3 1,0
151-200 2-6 80,4 4,7 0,0 67,8 3,8
7-13 58,3 2,1 0,0 49,9 1,8
14-51 37,1 1,4 0,0 30,3 1,0
201-250 2-6 87,0 5,1 0,0 74,0 4,0
7-13 63,5 2,2 0,0 55,6 1,8
14-51 40,3 1,4 0,0 33,7 1,0

 

Tableau 3bis : Distance de séparation minimale entre un dispositif d’espaces blancs fixe et le côté éloigné du contour de protection de télédiffusion
Dispositif d’espaces blancs fixe TVN (Puissance pleine et faible) (km) Télévision analogique (Puissance pleine et faible) (km)
HASMmax (m) Gamme de canaux Même canal 1er canal adjacent Même canal 1er canal adjacent et canaux interdits
Inférieure à 3 2-6 82,1 3,5 43,0 2,3
7-13 53,4 2,6 28,2 2,2
14-51 35,1 1,9 21,1 1,8
4-10 2-6 82,1 3,5 43,0 2,3
7-13 53,4 2,6 28,2 2,2
14-51 35,1 1,9 21,1 1,8
11-30 2-6 82,1 3,5 43,0 2,3
7-13 53,4 2,6 28,2 2,2
14-51 35,1 1,9 21,1 1,8
31-50 2-6 90,3 4,5 55,4 3,0
7-13 63,3 3,4 36,3 2,2
14-51 42,2 2,5 21,1 1,8
51-75 2-6 96,0 5,6 64,0 3,7
7-13 71,4 4,1 44,5 2,5
14-51 48,3 3,0 26,1 1,8
76-100 2-6 101,3 6,4 70,1 4,2
7-13 77,2 4,5 50,7 2,6
14-51 53,0 3,4 30,3 1,8
101-150 2-6 110,5 7,9 79,8 5,1
7-13 85,3 5,3 59,9 2,8
14-51 59,8 3,9 36,2 1,8
151-200 2-6 117,9 9,0 87,2 5,8
7-13 91,1 5,9 66,5 3,0
14-51 64,2 4,4 40,5 1,8
201-250 2-6 124,1 10,1 93,7 6,4
7-13 96,5 6,2 71,6 3,1
14-51 69,0 4,7 44,0 1,8

 

Tableau 4 : Distance de séparation requise entre un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II (100 mW) et le contour protégé de télédiffusion
Dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II Distance (km)
TVN (Puissance pleine et faible) Télévision analogique (Puissance pleine et faible)
Gamme de canaux Même canal 1er canal adjacent* Canaux interdits N±2, N±3, N±4 Même canal 1er canal adjacent et canaux interditsNote de tableau *
21-36, 38-51 14,4 1,1 0,0 11,4 1,0

 

Tableau 4bis : Distance de séparation requise entre un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II (100 mW) et le côté éloigné du contour de protection de télédiffusion
Dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II Distance (km)
TVN (Puissance pleine et faible) Télévision analogique (Puissance pleine et faible)
Gamme de canaux Même canal 1er canal adjacent* Canaux interdits N±2, N±3, N±4 Même canal 1er canal adjacent et canaux interditsNote de tableau *
21-36, 38-51 35,1 1,9 0,0 21,1 1,8

10. Critères de protection des systèmes à large bande en régions rurales éloignées (SLBRRE)

Une base de données d’espaces blancs doit protéger le contour de protection d’un SLBRRE (signal vers l’aval), lequel correspond à une intensité de champ de 37,8 dBμV/m à une hauteur d’antenne de réception de 10 m. Le contour de service nominal du SLBRRE est calculé en utilisant la puissance de la station autorisée et une HASM minimale de 30 mètres dans toutes les directions, selon les directives de l’annexe C2.

La base de données d’espaces blancs doit aussi protéger la réception du signal vers l’amont du CPE à la station de base du SLBRRE. Les distances de séparation du canal de réception seront calculées à l’aide des critères de protection précisés au tableau C2 de l’annexe C2.

Des cas de figure sur la distance de séparation entre un dispositif d’espaces blancs et un SLBRRE sont présentés ci-dessous.

10.1 Distance de séparation entre un dispositif d’espaces blancs fixe et le contour de protection d’une station de base d’un SLBRRE (vers l’aval)

Une base de données d’espaces blancs doit faire en sorte que les dispositifs d’espaces blancs protègent le canal d’émission de la station de base d’un SLBRRE en fonctionnant hors des contours de protection du même canal d’émission et des premier et deuxième canaux adjacents d’émission des stations de SLBRRE, et ce, à au moins les distances de séparation précisées dans le tableau 5a.

Tableau 5a : Séparation requise entre un dispositif d’espaces blancs fixe et le contour de protection d’une station de base du canal d’émission d’un SLBRRE (vers l’aval)
HASMmax of Dispositif d’espaces blancs fixe Séparation requise entre un dispositif d’espaces blancs fixe et le contour de protection d’une station de base du canal d’émission d’un SLBRRE (km)
Même canal 1er canal adjacent 2e canal adjacent
Moins de 3 m 8,1 1,3 0,4
De 3 m à moins de 10 m 8,1 1,3
De 10 m à moins de 30 m 8,1 1,3
De 30 m à moins de 50 m 10,2 1,6
De 50 m à moins de 75 m 12,1 1,8
De 75 m à moins de 100 m 14,2 2,0
De 100 m à moins de 150 m 17,1 2,3
De 150 m à moins de 200 m 20,3 2,7
De 200 m à 250 m 22,8 2,9

10.2 Distance de séparation entre un dispositif d’espaces blancs fixe et le canal de réception d’une station de base d’un SLBRRE (vers l’amont)

Une base de données d’espaces blancs doit faire en sorte que les dispositifs d’espaces blancs fixes protègent le canal de réception d’un même canal de la licence d’un SLBRRE en fonctionnant aux distances de séparation minimales des coordonnées de la station de base du SLBRRE spécifiées au tableau 5b. Il est à noter que ces distances ne comprennent pas le contour de service nominal du SLBRRE, contrairement aux distances du tableau 5a.

Tableau 5b : Distance de séparation entre un dispositif d’espaces blancs fixe et une station de base d’un SLBRRE (réception) (vers l’amont)
HASMmax du dispositif d’espaces blancs fixe Séparation nécessaire du contour de la station de base du canal de réception d’un SLBRRE (km)
Même canal 1er canal adjacent 2e canal adjacent
Moins de 3 m 31,0 7,3 1,6
De 3 m à moins de 10 m 31,0 7,3 1,6
De 10 m à moins de 30 m 31,0 7,3 1,6
De 30 m à moins de 50 m 38,3 9,1 1,9
De 50 m à moins de 75 m 44,6 10,8 2,2
De 75 m à moins de 100 m 50,1 12,7 2,5
De 100 m à moins de 150 m 57,8 15,3 2,9
De 150 m à moins de 200 m 64,6 18,0 3,3
De 200 m à 250 m 69,9 20,7 3,6

10.3 Distance de séparation entre un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II et le contour de protection du canal d’émission d’un SLBRRE

Une base de données d’espaces blancs doit faire en sorte que les dispositifs d’espaces blancs personnels ou portatifs en mode II fonctionnant avec une puissance égale ou inférieure à 100 mW (20 dBm) respectent la distance de séparation avec les contours de la station de base d’émission d’un SLBRRE indiquée au tableau 6a.

Tableau 6a : Distance de séparation entre un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II et le contour de protection du canal d’émission d’un SLBRRE
HASMmax du dispositif d’espaces blancs en mode II Distance de séparation requise à partir du contour du CPE d’émission d’un SLBRRE (km)
Même canal 1er canal adjacentNote de tableau *
Moins de 250 m 8,2 0,7

10.4 Distance de séparation entre un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II et les coordonnées de la base de réception d’un SLBRRE

Une base de données d’espaces blancs doit faire en sorte que les dispositifs d’espaces blancs personnels ou portatifs en mode II fonctionnant avec une puissance égale ou inférieure à 100 mW (20 dBm) respectent la distance de séparation avec le contour de protection du canal de réception de la station de base du SLBRRE indiquée dans le tableau 6b.

Tableau 6b : Distance de séparation entre un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II et le contour de protection du canal de réception d’un SLBRRE
HASMmax du dispositif d’espaces blancs en mode II Distance de séparation requise à partir des coordonnées de la base de réception du SLBRRE (km)
Même canal 1er canal adjacentNote de tableau *
Moins de 250 m 37,8 6,5

Lorsque la base de données d’espaces blancs détermine les séparations nécessaires, elle doit inclure par défaut une marge d’erreur de ± 50 mètres dans l’emplacement du dispositif d’espaces blancs, sauf si des renseignements plus précis sur l’emplacement sont disponibles.


11. Critères de protection des DFP et des stations du service de développement autorisés sous licence

  1. L’horaire des stations de DFP et des stations du service de développement autorisées sous licence et enregistrées doit figurer dans la base de données d’espaces blancs. Cette dernière ne doit indiquer aucun canal à l’intérieur d’une distance précise des coordonnées inscrites dans les licences enregistrées pendant la période d’exploitation indiquée, conformément aux critères de protection qui figurent au tableau 7.
Tableau 7 : Distances de séparation entre un dispositif d’espaces blancs et les stations protégées de DFP et du service de développement
Caractéristiques des dispositifs d’espaces blancs Distance de séparation requise avec le même canal des stations protégées de DFP et du service de développement
Personnel ou portatif 0.4
Fixe 1.0

12. Protection de la radioastronomie

Afin de protéger les observatoires de radioastronomie, une base de données d’espaces blancs ne doit pas permettre l’utilisation de dispositifs d’espaces blancs sur tout canal à l’intérieur d’une distance de 2,4 km des coordonnées suivantes :

  • l’Observatoire fédéral de radioastrophysique, près de Penticton, en Colombie-Britannique (latitude de 49° 19' 12", nord; longitude de 119° 37' 12", ouest);
  • le parc provincial Algonquin, en Ontario (latitude de 45° 57' 19.8", nord; longitude de 78° 4' 22.95", ouest).

13. Sécurité

  1. Une base de données d’espaces blancs doit intégrer des mesures de sécurité fiables et raisonnables pour assurer que les dispositifs d’espaces blancs n’exploiteront pas de canaux occupés et ne causeront pas de brouillage aux systèmes et services autorisés sous licence.
  2. Une base de données d’espaces blancs doit appliquer les mesures suivantes pour assurer la sécurité des données opérationnelles et des données sur les clients :
    • la mise en œuvre de méthodes raisonnablement sécuritaires de transmission et d’authentification de données, conçues pour empêcher la corruption et la modification non autorisée de données pendant leur transmission entre une base de données d’espaces blancs et un dispositif d’espaces blancs;
    • la mise en œuvre de contrôles raisonnables conçus pour protéger les données contre tout accès, entrée, manipulation ou extraction non autorisés de données opérationnelles et/ou de données sur les clients.

14. Procédures d’initialisation et de revérification de l’accès à la base de données

  1. Lors du contact initial avec un dispositif d’espaces blancs et lors de sa revérification, une base de données d’espaces blancs doit fournir au dispositif d’espaces blancs fixe et personnel ou portatif en mode II les renseignements sur la disponibilité des canaux ainsi que les changements de disponibilité prévus dans les 48 prochaines heures.
  2. Une base de données d’espaces blancs peut fournir à un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II les renseignements sur les canaux disponibles au-delà de sa position actuelle et utiliser ces renseignements pour définir une zone géographique dans laquelle le dispositif peut fonctionner partout sans changer de canal.

15. Synchronisation

  1. Une base de données d’espaces blancs doit synchroniser ses données avec les renseignements sur les licences d’Industrie Canada au moins toutes les 24 heures.
  2. Une base de données d’espaces blancs doit synchroniser les données d’enregistrement des sites de dispositifs d’espaces blancs fixes, des sites de récepteurs de télévision, des têtes de ligne de câblodistribution, ainsi que les renseignements sur les horaires des emplacements de DFP autorisés sous licence avec les autres bases de données d’espaces blancs canadiennes désignées (ainsi qu’avec les bases de données d’espaces blancs américaines précisées par Industrie CanadaNote de bas de page 4), et ce, au moins toutes les 15 minutes.
  3. Industrie Canada peut préciser des canaux et des emplacements précis où les bases de données d’espaces blancs doivent garantir la protection des services dont l’exploitation change plus vite qu’à la normale. La base de données doit appliquer les mesures appropriées pour que les dispositifs d’espaces blancs fonctionnant aux emplacements précisés libèrent le canal protégé dans les 15 minutes suivant une réservation effectuée par un tel service par l’intermédiaire d’une base de données d’espaces blancs autorisée sous licence.

16. Registre détaillé des requêtes

Pour permettre de résoudre le brouillage radioélectrique préjudiciable potentiel, les bases de données d’espaces blancs doivent conserver un registre de toutes les requêtes des dispositifs d’espaces blancs, du contact avec les clients et de l’information opérationnelle qui y est reliée pendant 60 jours civils, tout en mettant cette information à la disposition du personnel d’Industrie Canada sur simple demande.

Les administrateurs de bases de données d’espaces blancs doivent permettre à Industrie Canada d’accéder à l’information (incluant de nature personnelle et identifiable) enregistré au registre des requêtes et réponses à la suite d’une demande officielle du Ministère.


17. Exploitation à proximité de la frontière entre le Canada et les États-Unis

17.1 Contexte

Les bandes de 54 à 60 MHz, de 76 à 88 MHz, de 174 à 216 MHz, de 470 à 608 MHz et de 614 à 698 MHz sont actuellement régies par l’Accord entre le gouvernement du Canada et le gouvernement des États Unis d’Amérique relatif au service de radiodiffusion télévisuelle et l’entente officieuse s’y rapportant, la Lettre d’entente (LE)Note de bas de page 5, qui couvre les zones à 400 km ou moins de la frontière, et l’Accord provisoire entre le Canada et les États Unis concernant la télévision numérique (TVN), (l’Accord provisoire) .

Ces trois accords et arrangements administratifs portent sur le partage et l’utilisation des bandes par les services de radiodiffusion exploités aux États Unis et au Canada. En outre, la LE précise que les nouveaux services (autres que de radiodiffusion) ne doivent pas demander de protection de la part des stations de TVN ou de télévision analogique de l’un ou l’autre des pays.

La LE ne traite que de radiodiffusion entre les stations dans la région frontalière. Par conséquent, tant qu’il n’y aura pas de nouvel accord entre le Canada et les États-Unis, toute autorisation donnée à l’égard d’une utilisation autre que de radiodiffusion au Canada à 400 km ou moins de la frontière doit être accordée en régime de non-brouillage et de non- protection afférent aux services de radiodiffusion exploités aux États-Unis.

17.2 Critères de protection pour les stations américaines

Les stations de radiodiffusion, les sites de récepteurs protégés et les DFP exploités aux États Unis doivent être protégés par les mêmes critères que les stations canadiennes susmentionnées, sauf que leurs contours de protection et/ou leurs zones d’exploitation seront considérés comme s’arrêtant à la frontière entre le Canada et les États-Unis. Les distances de séparation requises s’étendent à l’intérieur du Canada.


18. Intervention en cas de brouillage

L’intervention en cas de brouillage demeure la responsabilité d’Industrie Canada. Afin de faciliter la tâche d’Industrie Canada, les bases de données d’espaces blancs doivent :

  1. conserver un registre des requêtes des dispositifs d’espaces blancs et des réponses à ces requêtes pendant 60 jours pour permettre une vérification lorsque du brouillage est signalé. Ces renseignements doivent être mis à la disposition du personnel d’Industrie Canada à la suite d’une demande officielle du Ministère;
  2. à la demande d’Industrie Canada, pouvoir indiquer à un dispositif d’espaces blancs précis ou à un modèle précis de dispositifs qu’aucun canal n’est disponible. Cette capacité doit être mise en œuvre de façon à permettre le refus de l’accès à certains canaux à tous les dispositifs d’espaces blancs ou à un modèle de dispositifs précis dans un emplacement géographique défini par un point et un rayon ou par un quadrilatère constitué de lignes droites reliant quatre points géographiques.

Publication autorisée par
le ministre de l’Industrie

Directeur général
Génie, planification et normes

____________________________________
Daniel Duguay


 


Annexe A — Essais d’évaluation de l’interface d’une base de données d’espaces blancs

A1.1 Essai de connexion d’un dispositif d’espaces blancs fixe à l’interface d’une base de données d’espaces blancs

Une base de données d’espaces blancs doit effectuer les vérifications suivantes sur les renseignements fournis par un dispositif d’espaces blancs fixe avant de l’initialiser :

  1. le dispositif est certifié comme un dispositif d’espaces blancs fixe en vertu du CNR-222. Il se peut alors que le dispositif doive fournir un identificateur de type de dispositif (p. ex., un numéro d’identification d’Industrie Canada [ID IC]) à la base de données d’espaces blancs;
  2. le numéro de série du fabricant du dispositif n’est pas sur la liste de refus;
  3. les coordonnées géographiques fournies sont à l’intérieur du Canada;
  4. la hauteur d’antenne (AMSL ou AGL) est donnée et l’AGL est inférieure ou égale à 30 m.

A1.2 Initialisation d’un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II par l’interface d’une base de données d’espaces blancs

Une base de données d’espaces blancs doit effectuer les vérifications suivantes sur les renseignements fournis par un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II avant de l’initialiser :

  1. le dispositif est certifié comme un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode II en vertu du CNR-222. Il se peut alors que le dispositif doive fournir un identificateur de type de dispositif (p. ex., un numéro d’identification d’Industrie Canada [ID IC]) à la base de données d’espaces blancs;
  2. le numéro de série du fabricant du dispositif n’est pas sur la liste de refus;
  3. les coordonnées géographiques fournies sont à l’intérieur du Canada.

A1.3 Validation d’un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode I par une base de données d’espaces blancs

Une base de données d’espaces blancs doit effectuer les vérifications suivantes sur les renseignements fournis par un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode I avant de l’initialiser :

  1. le dispositif est certifié comme un dispositif d’espaces blancs personnel ou portatif en mode I en vertu du CNR-222. Il se peut alors que le dispositif doive fournir un identificateur de type de dispositif (p. ex., un numéro d’identification d’Industrie Canada [ID IC]) à la base de données d’espaces blancs;
  2. si la demande de validation d’un dispositif personnel ou portatif en mode I provient d’un dispositif d’espaces blancs fixe, le dispositif fixe a une HASMmax inférieure ou égale à 106 m.

A1.4 Disponibilité des canaux d’espaces blancs

Une base de données d’espaces blancs doit confirmer les canaux disponibles qui peuvent être attribués au type de dispositif d’espaces blancs (fixe, ou personnel ou portatif) soumis à l’essai.

A1.5 Réduction de la puissance du 1er canal adjacent

Pour qu’un dispositif d’espaces blancs situé à l’intérieur du contour de protection d’une station reçoive d’une base de données d’espaces blancs un accès aux premiers canaux adjacents et aux canaux interdits de la station, il doit s’agir d’un dispositif personnel ou portatif ayant une puissance de sortie limitée à 40 mW de p.i.r.e. ou moins.


Annexe B — Calcul du contour de protection de télédiffusion

  1. La position du contour de protection de chaque station de télévision est mesurée à partir de la hauteur de l’antenne au dessus du sol moyen (la HASM, décrite à la section 4) de chacun de ses 360 rayons séparés également, en partant du nord vrai, suivant le sens horaire.
  2. La p.a.r. est calculée dans la direction de chacun des rayons en utilisant les tables de gain d’une antenne directionnelle pour la station de télévision. Pour calculer la p.a.r. selon un certain rayon, la valeur du champ relatif dans cette direction est élevée au carré et multipliée par la p.a.r. maximale. Puisque les valeurs de la HASM à calculer sont à des intervalles de 1 degré et que la table de gain d’antenne est habituellement mesurée à des intervalles beaucoup plus grands, la base de données d’espaces blancs doit effectuer une interpolation linéaire entre les points de données d’antenne au moyen d’unités de mesure linéaires de décibels. S’il n’existe aucune donnée sur le diagramme de rayonnement de l’antenne de radiodiffusion d’une station directive, la valeur maximale de la p.a.r. est utilisée pour toutes les directions.
  3. La p.a.r., la HASM et les critères indiqués à la section 9.2 sont utilisés pour calculer la distance entre la station de radiodiffusion et le contour de protection, le long du rayon de celui-ci.

Annexe C — Méthode de calcul de la distance de séparation requise par rapport aux contours d’une station de télévision ou d’un SLBRRE

Cette partie est fournie à titre d’information seulement. Elle décrit comment les distances de séparation indiquées aux tableaux de 3 à 6 ont été obtenues.

C1. Méthode utilisée pour trouver les distances de séparation requises à partir des contours de télédiffusion

  1. Calculer l’intensité de champ admissible maximale (en dBµV/m) d’un dispositif d’espaces blancs aux contours protégés d’une station de télévision :

    Uws = D-D/U+FB

    Où : FB est le rapport avant/arrière en dB de l’antenne de réception de télévision donné au tableau C1b. D/U, en dB, est le rapport de protection donné au tableau C1a. D est le seuil des contours de protection de télédiffusion en dBµV/m donné au tableau 2.

  2. Une fois que les valeurs d’intensité de champ admissible maximale du dispositif d’espaces blancs sont calculées (Uws), il est possible d’utiliser la p.a.r. et la HASMmax du dispositif avec les courbes de propagation F(50,10) pour obtenir la distance intermédiaire. Remarque : En raison des limites des courbes F(50,10), la plus petite HASM pouvant être utilisée est de 30 m.
  3. Pour connaître les réelles distances minimales requises (Dreq) entre le dispositif d’espaces blancs et les contours de protection des stations de télévision de chacune des bandes, on multiplie la distance intermédiaire par un facteur de compensation de 1,12, ce qui donne la distance de séparation par rapport aux contours de protection de télédiffusion. Comme le montre le tableau C1b, le facteur de 1,12 sert à rajuster le rapport avant/arrière de la station de récepteurs de télévision lorsqu’il n’est pas à sa valeur maximale.
Tableau C1a : Rapports de protection de télévision
Type de station de télévision Relation entre le canal brouilleur et le canal N Rapports de protection de télédiffusion (désirable/indésirable [D/U]) (en dB)
Analogique (puissance pleine et faible)Note de tableau * N-1 -14
N 34
N+1 -17
Analogique (puissance pleine et faible)Note de tableau ** UHF seulement N–2 -24
N+2 -28
N-3 -30
N+3 -34
N-4 -34
N+4 -25
N-7 -35
N+7 -43
N-8 -32
N+8 -43
N+14 -33
N+15 -31
Numérique (puissance pleine et faible)Note de tableau *** N-4 -52
N-3 -48
N-2 -44
N–1 -33
N 23
N+1 -33
N+2 -44
N+3 -48
N+4 -52

 

Tableau C1b : Rapport avant/arrière (en dB)
Canaux Station de télévision analogique Station de télévision numérique Côté éloigné du contour
2-6 6 10 0
7-13 6 12 0
14-51 6 14 0

 

C2. Méthode de calcul de la distance de séparation requise par rapport aux systèmes large bande en régions rurales éloignées (SLBRRE)

La méthode utilisée pour trouver la distance de séparation requise concernant les SLBRRE est tirée de l'annexe B du document PNRH-300,512 – Prescriptions techniques relatives aux systèmes à large bande en régions rurales et éloignées (SLBRRE) fonctionnant dans les bandes 512-608 MHz et 614-698 MHz (canaux de télévision 21 à 51).

  1. La distance par rapport au canal d'émission du contour de service de SLBRRE s'obtient en utilisant les courbes F(50,90), la p.a.r. du SLBRRE autorisé et une HASM mesurée de plus de 30 m, et ce, pour chaque degré à partir de 0 degré, jusqu'à l'atteinte de 37,8 dBµV/m.
  2. Les critères de protection du canal d'émission (vers l'aval) de SLBRRE indiqués au tableau C2 et un multiplicateur de 1,2 (pour prendre en compte de multiples dispositifs d'espaces blancs) sont utilisés pour mesurer les distances de séparation entre les dispositifs et le contour de protection de SLBRRE, comme le définissent les tableaux 5a et 6b de la section 10.
  3. Les critères de protection du canal de réception (vers l'amont) de SLBRRE du tableau C2 et un multiplicateur de 1,2 (pour prendre en compte de multiples dispositifs d'espaces blancs) sont utilisés pour mesurer les distances de séparation entre les dispositifs et les coordonnées de la station de base de SLBRRE, comme le définissent les tableaux 5a et 6b de la section 10. Les distances de séparation ont été calculées en supposant que les dispositifs d'espaces blancs sont actifs sur de multiples canaux.
Tableau C2 : Critères de protection d’une station de SLBRRE
Canal CPE de SLBRRE (vers l’aval) Critères de protection (dBµV/m) Station de base de SLBRRE (vers l’amont) Critères de protectionNote de tableau * (dBµV/m)
Même canal 37,8 14,8
1er canal adjacent 69,0 46,1
2e canal adjacent 91,6 68,6
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