PRS-002 — Procédure supplémentaire pour l'évaluation de la conformité aux limites d’exposition relatives à la stimulation des nerfs énoncées dans le CNR-102

1re édition
Le 1er septembre 2016



1. Portée

La Procédure supplémentaire PRS-002, 1re édition, liée au Cahier des charges sur les normes radioélectriques (CNR-102), définit les méthodes générales d’essais à suivre lors d’une évaluation des exigences d’exposition relatives à la stimulation des nerfs (SN) énoncées dans le CNR-102.

La PRS-002 couvre seulement les exigences instantanées relatives aux intensités de champs de radiofréquences (RF) (niveaux de référence), en fonction des effets des champs électriques internes. Elle ne couvre pas les exigences fondées sur les champs électriques sur place (internes) ni le débit d’absorption spécifique (DAS). Une évaluation complète de la conformité d’un appareil à l’essai, y compris les autres transmetteurs de l’appareil, doit aussi tenir compte de toutes les limites d’exposition énoncées dans le CNR-102 qui doivent être évaluées conjointement avec les exigences relatives à la SN. Les directives du présent document visent uniquement à établir la conformité aux niveaux de référence de la SN. Le CNR-102 dresse la liste des documents qui présentent la conformité et les méthodes pour toutes les autres exigences.

La PRS-002 porte principalement sur les appareils de radiocommunication qui utilisent une onde entretenue (CW) ou des impulsions en bande étroite, par exemple les impulsions en tension continue. Dans le cas d’appareils qui utilisent des formes d’impulsion à larges bandes complexes, par exemple des formes d’ondes triangulaires ou trapézoïdales, on évalue l’exposition au moyen de la valeur instantanée maximale de la forme d’ondes définie dans le Code de sécurité 6 : Lignes directrices de Santé Canada sur l'exposition aux radiofréquences. Communiquer avec Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE) pour obtenir des directives sur toute autre méthode d’analyse.

Voici une liste (non complète) d’appareils utilisés dans la gamme de 3 kHz à 10 MHz : systèmes électroniques de surveillance d’articles, détecteurs de métal, excitateurs, étiquettes et lecteurs d’identification par radiofréquence (IRF), capteurs de système de surveillance de la pression des pneus (SSPP), systèmes de sécurité pour automobiles et chargeurs sans fil.

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2. Objet et application

La présente procédure supplémentaire liée au CNR-102 définit les méthodes générales d’essais relatives à l’évaluation des limites d’exposition relatives à la SN pour un appareil de radiocommunication exploité dans la gamme de 3 kHz à 10 MHz.

Les annexes du présent document sont normatives et donnent des directives relatives à divers scénarios d’exposition.

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3. Références normatives

La présente méthode de mesure (PRS-002) fait référence aux publications ci-dessous.

Le Ministère peut accepter des méthodes de mesure qui ne figurent pas dans la présente procédure ou les publications citées. Veuillez consulter le Bureau d’homologation et de services techniques pour déterminer l’acceptabilité de toute autre méthode de mesure. Envoyez un courriel à l’adresse suivante : IC.CertificationBureau-Bureauhomologation.IC@canada.ca.

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4. Définitions et abréviations

4.1 Définitions

Zone du champ proche :
volume d’espace rapproché de l’antenne ou d’une autre structure rayonnante, où les champs électrique et magnétique n’ont pas foncièrement un caractère d’onde plane, mais varient considérablement d’un point à l’autre à la même distance de la source.
Zone du champ lointain :
espace au-delà d’une limite imaginaire autour de l’antenne, où la distribution du champ angulaire commence à être essentiellement indépendante de la distance de l’antenne. Dans cette zone, le champ a surtout un caractère d’onde plane.
Valeur moyenne quadratique (RMS) maximale :
on entend par RMS maximale la mesure supérieure obtenue au moyen des procédures décrites à la section 6.6.1. Ces procédures utilisent un détecteur de crête calibré selon la tension équivalente à une tension efficace.
Distance de conformité :
la distance de conformité est la distance de séparation minimale de l’antenne à laquelle les champs sont conformes aux limites énoncées dans le CNR-102.
Distance de séparation :
la distance de séparation est la distance précisée dans le guide d’utilisation du fabricant que les utilisateurs doivent maintenir à partir de l’appareil mis à l’essai. Elle peut être supérieure à la distance minimale, mais doit être fondée sur une utilisation typique de l’appareil mis à l’essai. La distance de séparation doit figurer dans un guide d’utilisation, conformément aux exigences du CNR-102.

4.2 Abréviations et acronymes

La présente norme de mesure utilise les abréviations et acronymes suivants :

RB Restriction de base
OE Onde entretenue
SEA Surveillance électronique des articles
LBO Largeur de bande occupée
LBR Largeur de bande de résolution
RF Radiofréquence
IRF Identification par radiofréquence
NR Niveaux de référence
RMS Valeur moyenne quadratique (Root Mean Square)
DAS Débit d’absorption spécifique
CS6 Code de sécurité 6
SSPP Système de surveillance de la pression des pneus
SN Stimulation des nerfs


4.3 Quantités

Le tableau 1 indique les unités du Système international d’unités adopté à l’échelle internationale utilisées dans le présent document.

Tableau 1 — Quantités
Quantité Symbole Unité Dimension
Intensité de champ électrique E volt par mètre V/m
Intensité de champ magnétique H ampère par mètre A/m

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5. Matériel d’essai

5.1 Environnement d’essai

L’environnement d’essai doit être à l’abri de signaux ambiants. Cela ne sera pas toujours possible : au besoin, on peut mesurer le bruit de fond et le déduire des mesures finales. Pour en savoir plus sur le traitement du bruit de fond ambiant, consulter le document ANSI C63.4-2014.

L’environnement d’essai doit être une zone ouverte ne contenant pas d’objets métalliques qui pourraient avoir une incidence sur les mesures. Les documents ANSI C63.4-2014 et ANSI C63.10-2013 donnent des exemples d’un site de mesures du champ lointain sous le seuil de 30 MHz, mais cela n’est pas obligatoire pour l’évaluation de la SN dans un champ proche.

Si des mesures sur place sont requises, elles doivent être effectuées pour trois installations représentatives.


5.2 Sonde de mesure

5.2.1 Gamme de fréquences

La gamme de fréquences mesurée par la sonde doit être de 3 kHz à 10 MHz, mais la gamme peut être divisée et mesurée au moyen de multiples sondes.

La gamme de fréquences évaluée peut être de moins de 3 kHz à 10 MHz si les caractéristiques de l’émetteur sont connues et si l’appareil ne produit aucunes émissions hors de la gamme de fréquences examinée.

5.2.2 Isotropie de la sonde

Pour respecter les limites énoncées dans le CNR-102, il doit s’agir de mesures triaxiales. On recommande de prendre la mesure au moyen d’une sonde isotrope triaxiale, mais on peut utiliser une sonde à un seul axe, répéter la mesure et calculer le total sur les trois axes.

Si la sonde ne permet pas la détection simultanée, l’utilisateur doit déclarer le facteur d’incertitude associé aux mesures des polarisations individuelles des champs.

L’écart moyen de la réponse isotrope de la sonde ne doit pas dépasser 1 dB.

5.2.3 Quantités de mesure

La ou les sondes doivent mesurer les champs H et E pour la gamme de fréquences de 3 kHz à 10 MHz. Le champ H est mesuré en A/m; le champ E, en V/m.

5.2.4 Sélection des fréquences

La sonde doit pouvoir effectuer des mesures de fréquences sélectives selon une LBR sélectionnée. La LBR doit avoir une largeur de bande de mesure qui comprend 99 % de la LBO du signal examiné pour assurer l’obtention de la valeur RMS maximale. On peut utiliser une sonde qui offre une LBR inférieure à 99 % de la LBO du signal examiné si l’appareil de mesure comprend une fonction d’intégration de la puissance sur la largeur de bande du signal. Cela peut toutefois exiger une plus longue surveillance pour assurer la mesure du niveau maximal.

On peut aussi utiliser une sonde à large bandeNote de bas de page 1 qui couvre la gamme de 3 kHz à 10 MHz. Il faut toutefois faire attention en utilisant une sonde à large bande, puisque celle-ci ne peut indiquer les éléments individuels du spectre : les niveaux ambiants sont donc inclus dans les mesures finales.

5.2.5 Réponse uniforme

La sonde de mesure fournira une réponse uniforme dans l’ensemble de la gamme de fréquences de 3 kHz à 10 MHz. On ne doit appliquer aucun facteur de pondération en fonction de l’amplitude des fréquences aux résultats des mesures.

5.2.6 Taille d’antenne de la sonde

La longueur et le diamètre de l’antenne de la sonde ne doivent pas dépasser 11,5 cm.

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6. Méthodes de mesure

6.1 Hiérarchie des mesures

La présente section décrit comment déterminer la conformité d’un appareil aux limites du CNR-102 pour la SN.

Les sections suivantes précisent la hiérarchie d’évaluation à respecter.

6.1.1 Mesure directe relativement aux niveaux de référence de la SN du CNR-102

La mesure directe à une distance définie de comparaison aux niveaux de référence de la SN est la méthode la plus simple. On détermine l’intensité maximale mesurée du champ et on la compare aux niveaux de référence énoncés dans le CNR-102.

6.1.2 Calcul de la moyenne spatiale relativement aux niveaux de référence de la SN du CNR-102

Pour de moyennes ou grandes boucles avec un champ non uniforme, le calcul de la moyenne spatiale (défini à la section 8) est acceptable. On compare ensuite la valeur spatiale moyenne aux niveaux de référence énoncés dans le CNR-102.

6.1.3 Modélisation informatique relativement aux restrictions de base en matière de la SN du CNR-102

On peut utiliser la modélisation informatique, par exemple la technique des différences finies dans le domaine temporel (finite-difference time-domain – FDTD) pour démontrer la conformité aux restrictions de base énoncées au tableau 2 Champ électrique interne restrictions de base (3 kHz-10 MHz) du CNR-102. Par contre, avant de lancer le processus d’homologation, le demandeur doit consulter ISDE pour déterminer si la modélisation informatique est appropriée pour le type d’appareil de radiocommunication dont on veut démontrer la conformité réglementaire. Le demandeur doit soumettre tous les renseignements (voir l’annexe E du CNR-102) pertinents de la modélisation, y compris une copie électronique des informations sur la simulation et la modélisation requises pour reproduire les résultats. Il faut clairement indiquer la méthode de calcul numérique ou le logiciel de simulation, mais ne pas l’inclure dans la trousse. Le demandeur est responsable du respect des limites précisées dans le CNR, sans égard au modèle informatique utilisé.


6.2 Calculs de base

On peut utiliser les calculs suivants pour évaluer des systèmes sans égard aux effets de phase provenant de multiples fréquences ou de multiples antennes dans l’espace de mesure qui pourraient faire surestimer les résultats réels. Si les résultats dépassent les limites, on peut utiliser les calculs avancés de la section 6.3.

6.2.1 Moyenne spatiale

\[E_{MOY} = \frac{1}{N} \sum^N_{i=1} \left( E_{MaxRMS} \right)_{i} \]

1)

Où :

E – On peut remplacer les mesures de champ ci-dessus par des niveaux de champ H
EMOY = moyenne spatiale.
EMaxRMS = champ E à un point de mesure
N = nombre de points spatiaux utilisés pour calculer la moyenne

6.2.2 Somme de multiples fréquences

\[\sum \left( E_{m} / E_{NR} \right) \leq 1 \]

2)

Où :

Em = champ électrique mesuré à une fréquence donnée
ENR = limite du niveau de référence pour le champ électrique à la fréquence mesurée

\[\sum \left( H_{m} / H_{NR} \right) \leq 1 \]

3)

Où :

Hm = champ magnétique mesuré à une fréquence donnée
HNR = limite du niveau de référence pour le champ magnétique à la fréquence mesurée

6.2.3 Somme sur un seul axe

\[ E = \sqrt {{E_X}^2 + {E_Y}^2 + {E_Z}^2} \]

4)

Où :

E = niveau de champ E isotrope
EX = niveau sur l’axe x
EY = niveau sur l’axe y
EZ = niveau sur l’axe z

\[ H = \sqrt {{H_X}^2 + {H_Y}^2 + {H_Z}^2} \]

5)

Où :

H = niveau de champ H isotrope
HX = niveau sur l’axe x
HY = niveau sur l’axe y
HZ = niveau sur l’axe z


6.3 Calculs avancés pour des sources utilisant de multiples antennes ou fréquences

Les niveaux de référence pour la SN et le DAS sont fondés sur la valeur RMS totale. Cela exige d’intégrer toutes les composantes de fréquences de l’appareil en maintenant les renseignements sur la phase au moyen de l’équation (6) ou (8) ci-dessous, selon le type de mesure effectuée.

Pour certains appareils, les champs peuvent diverger dans l’espace ou dans le temps en raison de multiples composantes de fréquences ou antennes dans l’espace de mesure. On peut exclure de l’évaluation les émissions de moins de 20 dBc.

La mesure exige l’utilisation d’une sonde triaxiale avec extrants de domaine spatial. La fréquence d’échantillonnage doit être au moins le double de la largeur de bande occupée.

Dans le calcul des équations (6) à (9) ci-dessous, on peut remplacer les mesures de champ E par des mesures de champ H pour obtenir les niveaux de champ H.

6.3.1 Mesure

Effectuer des mesures temporelles du champ au moyen d’une sonde triaxiale pour obtenir les valeurs EX(t), EY(t) et EZ(t). Il faut s’assurer que la période de mesure comprend au moins une période de modulation.

6.3.2 Calcul de la valeur RMS instantanée aux fins d’évaluation de la SN

Combiner les valeurs EX(t), EY(t) et EZ(t) afin d’obtenir le champ temporel E(t) isotrope, comme suit :

\[ E(t) = \sqrt {{E_X}^2(t) + {E_Y}^2(t) + {E_Z}^2(t)} \]

6)

Utiliser la crête instantanée de la valeur E(t) pour calculer la valeur RMS instantanée et la comparer au niveau de référence de la SN.

6.3.3 Calcul de la valeur RMS normalisée aux fins d’évaluation du DAS

Les étapes ci-dessous peuvent être suivies pour calculer la valeur RMS normalisée aux fins d’évaluation du DAS :

  1. Effectuer des transformations de Fourier rapides (TFR) distinctes sur les valeurs EX(t), EY(t) et EZ(t) pour obtenir EX(ƒ), EY(ƒ) et EZ(ƒ); il s’agit de nombres complexes afin de maintenir l’information sur l’amplitude et la phase dans le domaine fréquentiel pour chaque axe.

    Note : Pour effectuer les TFR, il faut s’assurer que la longueur de la fenêtre du signal temporaire est un multiple entier de la période de modulation complète afin d’éviter les artefacts de TFR.
  2. Normaliser les valeurs EX(ƒ), EY(ƒ) et EZ(ƒ) au moyen des niveaux de référence selon la fréquence ENR(ƒ),

    Où :

    EXN(ƒ) = EX(ƒ) / ENR(ƒ)
    EYN(ƒ) = EY(ƒ) / ENR(ƒ)
    EZN(ƒ) = EZ(ƒ) / ENR(ƒ)
  3. Effectuer des transformations de Fourier rapides inverses (TFRI) distinctes sur les valeurs EXN(ƒ), EYN(ƒ) et EZN(ƒ) pour obtenir EXN(t), EYN(t) et EZN(t), les champs temporels normalisés selon les niveaux de référence fréquentiels.
  4. Combiner les valeurs EXN(t), EYN(t) et EZN(t) comme suit pour obtenir le champ temporel isotrope EN(t) normalisé selon les niveaux de référence :
    \[ E_N(t) = \sqrt {{E_{XN}}^2(t) + {E_{YN}}^2(t) + {E_{ZN}}^2(t)} \]

    7)
  5. Calculer la valeur RMS de EN(t) et vérifier qu’elle est égale ou inférieure à 1 pour démontrer la conformité.

    \[ E_{RMS} = \sqrt { \frac{1}{T} \sum^T_{t=0} {E_N}^2 (t)} \leq 1 \]

    8)
    où :
    T est une période de modulation.

6.3.4 Moyenne spatiale

\[E_{MOY} = \frac{1}{N} \sum^N_{i=1} \left( E_{RMS} \right)_{i} \leq 1 \]

9)

Où :

EMOY = moyenne spatiale normalisée selon les niveaux de référence
ERMS = champ E normalisé à un point de mesure
N = nombre de points spatiaux utilisés pour calculer la moyenne


6.4 Distance de mesure

Dans le présent document, la distance de mesure est la distance de séparation déclarée par le fabricant et provenant des renseignements du guide d’utilisation. On mesure cette distance du bord de l’appareil au bord de la sonde de mesure. Il doit s’agir d’une distance logique fondée sur des conditions d’utilisation normales. On peut utiliser les procédures de mesure du présent document pour déterminer une distance de séparation conforme, si le fabricant ne la précise pas. Ce dernier inclura cette distance dans le guide d’utilisation, conformément à la section 2.6 du CNR-102.

Il faut faire attention en établissant la distance de séparation, puisque la distance requise pour assurer la conformité aux niveaux de référence de la SN peut différer de la distance relative au DAS ou au champ électrique sur place (interne).


6.5 Facteurs d’exposition des membres

Les restrictions de base sont fondées sur le champ électrique induit interne ou le DAS. La relation entre le champ induit et l’exposition est proportionnelle; par conséquent, lorsque les membres sont le principal point d’exposition, le champ induit est inférieur à ce qu’il serait dans le tronc du corps humain.

Lorsqu’on analyse la conformité en matière d’exposition principalement des membres, le tableau suivant permet d’assouplir les niveaux de référence de la SN du CNR-102.

Tableau 2 – Assouplissement des limites d’exposition des membres
Exposition Facteur
d'assouplissement
Champ électrique
(V/m rms)
Champ magnétique
(A/m rms)
Corps entier / torse / tête 1,0 83 90
Jambe 1,5 124,5 135
Bras 2,5 207,5 225
Main ou pied 5,0 415 450

Note : Les valeurs de champs électriques et magnétiques du tableau 2 ne sont qu’informatives. Elles n’ont aucune préséance sur les valeurs stipulées dans le CNR-102.


On doit effectuer une seconde évaluation de l’exposition à la distance à laquelle le tronc du corps reposerait par rapport à l’appareil mis à l’essai.


6.6 Méthodes de mesure

6.6.1 Méthode de mesure directe relativement aux niveaux de référence de la SN du CNR-102

La procédure de mesure suivante permet d’effectuer des mesures directes relatives aux niveaux de référence de la SN du CNR-102. Les mesures doivent être effectuées pour le champ E et le champ H, puisque la distance de mesure décrite à la section 6.4 sera dans la zone rapprochée où la relation entre les champs E et H est inconnue.

6.6.1.1 Méthode de mesure lorsque la LBR de la sonde de mesure est supérieure à 99 % de la LBO ou lors de l’utilisation d’une sonde à large bande

Lorsque la LBR de la sonde de mesure est supérieure à 99 % de la LBO, ou lors de l’utilisation d’une sonde à large bande, suivre la méthode de mesure suivante :

  1. Régler la fréquence de mesure de la sonde à la fréquence fondamentale de l’appareil mis à l’essai.
  2. Régler l’échelon pour couvrir l’ensemble de la largeur de bande d’émission.
  3. Régler la LBR à plus de 99 % de la LBO de l’émission fondamentale.

    Note : Cette étape ne s’applique pas dans le cas d’une sonde de mesure à large bande qui couvre l’ensemble de la gamme de fréquences.
  4. Régler le détecteur à Peak (crête) et le tracé à Max-Hold (maintien du maximum).
  5. Permettre le remplissage du spectre. Une période de surveillance accrue peut être requise pour un appareil à impulsions.
  6. Si on utilise un marqueur, le régler au niveau maximal de l’enveloppe spectrale.
  7. Répéter les étapes b) à f) en balayant un plan parallèle à la mesure de distance de chaque côté de l’appareil afin de trouver le niveau de crête.
  8. Répéter les étapes b) à g) pour toute fréquence où la valeur du champ est supérieure à -20 dBc sous le niveau maximal détecté.
  9. Si l’appareil mis à l’essai transmet de multiples fréquences, utiliser les équations (2) et (3) pour déterminer la conformité.

    Note : L’emplacement maximal pour le champ H ou E lors du balayage autour de l’appareil peut ne pas correspondre à celui du champ opposé.
6.6.1.2 Méthode de mesure lorsque la LBR de la sonde de mesure est inférieure à 99 % de la LBO

Lorsque la LBR de la sonde de mesure est inférieure à 99 % de la LBO, suivre la méthode de mesure suivante :

  1. Régler la fréquence de mesure de la sonde à la fréquence fondamentale de l’appareil mis à l’essai
  2. Régler l’échelon pour couvrir l’ensemble de la largeur de bande d’émission.
  3. Régler la LBR à un peu plus de 1 % du 99 % de la LBO de l’émission fondamentale.
  4. Régler le détecteur à Peak (crête) et le tracé à Max-Hold (maintien du maximum).
  5. Permettre le remplissage du spectre. Une période de surveillance accrue peut être requise pour un appareil à impulsions.
  6. Capturer le tracé et calculer la somme des niveaux de spectre (en unités de voltage ou de courant), à des échelons égaux à la LBR, sur l’ensemble du spectre. On peut aussi utiliser une fonction d’intégration sur la sonde de mesure.
  7. Répéter les étapes b) à f) en balayant un plan parallèle à la mesure de distance de chaque côté de l’appareil afin de trouver le niveau de crête.
  8. Répéter les étapes b) à g) pour toute fréquence où la valeur du champ est supérieure à -20 dBc sous le niveau maximal détecté.
  9. Si l’appareil mis à l’essai transmet de multiples fréquences, utiliser les équations (2) et (3) pour déterminer la conformité.

    Note : L’emplacement maximal pour le champ H ou E lors du balayage autour de l’appareil peut ne pas correspondre à celui du champ opposé.
6.6.1.3 Méthode de mesure pour une sonde à un seul axe

Pour une sonde à un seul axe, suivre la méthode de mesure suivante :

  1. Utiliser la méthode de mesure appropriée décrite aux sections 6.6.1.1 ou 6.6.1.2 (selon les capacités de la sonde) à la fréquence fondamentale de l’appareil mis à l’essai (c.-à-d. sans la dernière étape des sections 6.6.1.1 ou 6.6.1.2).
  2. Répéter l’étape a) pour les deux autres axes.
  3. Calculer le total des mesures des trois axes au moyen de la formule (4) ou (5).
  4. Répéter les étapes de a) à c) pour toute fréquence harmonique et pour toute autre fréquence fondamentale et ses harmoniques transmises par l’appareil mis à l’essai.
  5. Si l’appareil mis à l’essai transmet de multiples fréquences, utiliser les équations (2) et (3) pour déterminer la conformité.

6.6.2 Méthode de calcul de la moyenne spatiale relativement aux niveaux de référence de la SN du CNR-102

Chaque point de mesure doit être mesuré conformément aux instructions de la section 6.6.1.

Effectuer les mesures de la moyenne spatiale conformément aux instructions de la section 8. Calculer la moyenne des mesures au moyen de l’équation (1).

Consulter la section 7 pour les appareils qui transmettent de multiples fréquences.

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7. Mesures de sources à multiples fréquences

Les niveaux de référence pour la SN sont fondés sur la valeur RMS totale. Cela exige d’intégrer toutes les composantes de fréquences de l’appareil au moyen de l’équation (2) ou (3), selon le type de mesure effectué. Le total des rapports doit être de 1 ou moins.

Les composantes de fréquences multiples peuvent être des émissions harmoniques de l’émetteur fondamental ou de multiples émetteurs et leurs harmoniques au sein d’un même appareil. On peut exclure de l’évaluation les émissions harmoniques de moins de 20 dBc.

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8. Moyenne spatiale

8.1 Moyenne spatiale du champ E

On calcule les moyennes spatiales du champ E dans l’extension verticale du corps humain. Dans le présent cas, on utilise une extension du corps humain de 1,8 m, soit la taille d’un grand homme, pour obtenir une mesure conservatrice.

On doit prélever au moins cinq échantillons. Cela correspond à un espacement de 40 cm entre les points d’échantillonnage. On doit balayer l’ensemble de l’extension de 1,8 m pour détecter le niveau maximal du champ E, ce qui ajoute un point aux cinq points susmentionnés, à moins que le balayage dans le champ E indique que le champ E maximal correspond à l’un des cinq points déjà mesurés.

Il faut faire attention lorsqu’on évalue la valeur spatiale moyenne d’un champ lorsque les champs d’exposition varient dans le temps ou sont intermittents. Le temps de passage à chaque point de mesure doit suffire pour capturer le signal maximal. Il faut indiquer ce temps de passage dans le rapport des mesures.

On peut utiliser des instruments qui obtiennent les mesures automatiquement et calculent la valeur spatiale moyenne de champs à condition de les appliquer au moyen d’un mouvement uniforme de la sonde à travers les champs. L’utilisation d’un tel instrument doit toutefois tenir compte de la nature variable dans le temps des champs mesurés.

Figure 1 — Positionnement de la sonde dans l’extension verticale du corps

Positionnement de la sonde dans l’extension verticale du corps (la description détaillée se trouve sous l'image)
Description de la figure 1

Cette figure illustre le corps humain mesurant 1,80 mètre de hauteur. Cinq points d'échantillonnage discrets sont représentés sur le plan vertical du corps, commençant de la tête et descendant jusqu’ à 20 cm au-dessus du niveau du sol. Les points d’échantillonnage sont espacés à 40 cm les uns des autres. La moyenne spatiale du champ électrique est calculée en utilisant cette configuration.


8.2 Moyenne spatiale du champ H

On calcule les moyennes spatiales dans le champ H au moyen d’une grille qui couvre seulement les dimensions de l’antenne d’émission. La grille est située sur un plan parallèle à celui de l’antenne d’émission. Les dimensions ne doivent jamais dépasser 60 cm de hauteur sur 30 cm de largeur, environ la taille d’un torse moyen. On utilise une grille à neuf points pour le torse (voir la Figure 2) dont le point central se déplace en fonction du niveau RMS maximal. L’emplacement doit être dans la position globale de la moyenne spatiale. Si un autre point défini représente le maximum, le point déplacé ne doit pas se superposer au point précédent aux fins d’inclusion dans le calcul de la moyenne spatiale.

8.2.1 Petites boucles

Aucune moyenne spatiale n’est requise pour de petites boucles (jusqu’au double de la taille de la sonde de mesure). Dans ce cas, l’antenne de la sonde fournit déjà la moyenne.

8.2.2 Moyennes boucles

On entend par moyenne boucle une boucle qui fait plus de deux fois la taille de la sonde de mesure et dont la taille peut atteindre celle du torse humain. Une moyenne boucle peut être plus grande dans une direction que le torse humain, mais pas dans les deux directions (p. ex., la boucle peut avoir une hauteur supérieure à 60 cm).

Une moyenne boucle a une taille de moyenne spatiale variable. Les points des coins externes du volume de calcul de la moyenne spatiale varient selon la taille de l’antenne cadre. Les points externes ne doivent pas dépasser la taille de la boucle d’émission ou celle du torse humain.

Dans le cas de mesures pour une boucle de taille moyenne, on réduit la grille à cinq points si la taille globale de la boucle est moins de trois fois celle de la sonde de mesure. Les cinq points excluent les points de mesure centraux du périmètre externe (voir le diagramme à la Figure 2). L’emplacement central peut dépasser les coins externes d’au plus la moitié de la taille de la sonde de mesure et doit être fixé au centre de la grille.

8.2.3 Grandes boucles

On entend par large boucle une antenne cadre qui couvre une surface supérieure à celle du torse humain. La moyenne spatiale ne doit pas être fondée sur une surface supérieure à celle du torse humain. La grille de mesure pour une grande boucle doit être située de manière à ce que les points des coins soient au maximum. Cela peut exiger que la grille soit située à différents emplacements dans la grande boucle. Généralement, il y a au plus un côté de l’antenne cadre où situer le bord externe de la grille. Dans ce cas, le point central de la grille serait fixe et non variable.

Figure 2 — Grille de calcul de la moyenne spatiale du champ H

Grille de calcul de la moyenne spatiale du champ H (la description détaillée se trouve sous l'image)
Description de la figure 2

Cette figure illustre le corps humain avec une grille de trois par trois points d'échantillonnage discrets réparties sur l’aire du torse. L'espacement de quadrillage entre les points d'échantillonnage est de 15 cm sur le plan horizontal et de 30 cm sur le du plan vertical. Le point d'échantillonnage du centre est affiché comme étant mobile. La moyenne spatiale du champ magnétique est calculée en utilisant cette configuration.


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Annexe A — Considérations pour les appareils au sol

A.1 Types d’appareils

Dispositifs électroniques de surveillance des articles :
Les dispositifs électroniques de surveillance des articles comprennent généralement des antennes de chaque côté d’une ouverture à l’entrée ou à la sortie d’un magasin. Ils détectent le passage d’une étiquette IRF.
Tourniquets IRF :
Les tourniquets IRF exigent généralement que l’utilisateur utilise une carte IRF pour accéder à l’entrée.
Portiques :
Il s’agit généralement de détecteurs de métal à travers lesquels passent les personnes.

A.2 Directives en matière de mesure

A.2.1 Position de la grille du torse pour le calcul de la moyenne spatiale du champ H

A.2.1.1 Unités au sol à grande boucle

Dans le cas d’un appareil au sol à grande boucle (plus de 145 cm de haut et de 30 cm de large), la grille du torse doit être située à 85 cm du plancher, en plaçant le bord de la grille où les mesures supérieures seront prises à droite des côtés gauches. La figure A1 donne un exemple de la position de la grille du torse.

A.2.1.2 Unités au sol à moyenne boucle

Dans le cas d’un appareil au sol à moyenne boucle de taille inférieure à la grille du torse ou placé de manière à ce que la boucle soit à une hauteur de moins de 85 cm et couvre seulement une partie de la grille du torse, la zone de calcul de la moyenne spatiale doit demeurer à une hauteur de 85 cm et on ne doit pas calculer la moyenne pour une taille supérieure à celle de la boucle.

Figure A1 — Exemple d’emplacement de grille du torse pour un dispositif au sol à large boucle

Exemple d’emplacement de grille du torse pour un dispositif au sol à large boucle (la description détaillée se trouve sous l'image)
Description de la figure A1

Cette figure illustre une grande boucle de sol, debout avec une grille trois (3) par trois (3) de points d'échantillonnage discrets avec les trois points d'échantillonnage inférieurs, positionnés 85 cm au-dessus du sol. L'espacement de quadrillage entre les points d'échantillonnage est de 15 cm sur le plan horizontal et de 30 cm sur le plan vertical. Le point d' échantillon du centre est affiché comme mobile. Le positionnement de la grille du torse pour la moyenne spatiale du champ magnétique pour les grandes boucles de sol, debout est basé sur cette configuration.

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Annexe B — Considérations pour les appareils montés au sol

B.1 Types d’appareils

Montés au sol et sur lesquels on marche :
Il s’agit d’appareils placés sur le plancher, pour lesquels l’exposition a lieu lorsqu’une personne marche par-dessus.

Par exemple, dans le cas d’appareils de chronométrage utilisés lors de courses à pied, une antenne au sol lit une étiquette IRF portée par le coureur lorsque celui-ci passe par-dessus.
Montés au sol et obstrués par un objet :
Il s’agit d’appareils montés au sol qui sont utilisés lorsqu’un objet est placé par-dessus. L’exposition a lieu pour une personne dans la zone située à côté de l’objet.

Par exemple, il peut s’agir de chargeurs d’auto sans fil qui fonctionnent seulement lorsque l’auto est stationnée sur un tapis de chargement.
Petits appareils utilisés au sol :
Il peut d’agir d’un des appareils décrits ci-dessus ou simplement d’un appareil placé sur le sol qui utilise la technologie IRF.

On peut mettre un tel appareil à l’essai comme on le fait pour un appareil sur table. Voir les instructions à l’annexe E.

B.2 Directives en matière de mesure

B.2.1 Configuration de la sonde

Appareil sur lequel on marche :
Dans le cas d’un appareil monté au sol que traverse le grand public, la mesure doit être prise dans l’axe de la zone où la personne passe par-dessus l’antenne, de 0 à 180 cm de hauteur.
Appareil obstrué par un objet :
Dans le cas d’un appareil monté au sol obstrué par un objet (p. ex., un chargeur d’auto au sol qui fonctionne lorsque l’auto est stationnée au-dessus de l’antenne), il faut mesurer de 0 cm du sol jusqu’à la hauteur d’exposition moyenne pour l’objet obstrué. Dans le cas d’un chargeur d’auto, cette hauteur est de 50 cm; pour un autre appareil, il faut justifier la hauteur mesurée en fonction d’une utilisation typique. Si l’objet qui crée l’obstruction n’est pas métallique, la hauteur est d’au plus 180 cm du sol.

On prend des mesures au minimum à chaque 22,5° autour du périmètre typique de l’objet obstructif.

Il faut prendre les mesures en l’absence de l’objet obstructif. Un logiciel d’essai peut être requis.

B.2.2 Calcul de la moyenne spatiale

On n’utilise pas de moyenne spatiale pour les configurations de mesure d’appareils montés au sol.

B.2.3 Assouplissement des limites d’exposition des membres

Dans le cas d’un appareil sur lequel on marche, on peut utiliser l’assouplissement des limites pour le pied lors de mesures prises en contact avec l’appareil, et celle pour la jambe pour les mesures à la hauteur de la cheville. Dans le cas d’un appareil obstrué, lorsque l’utilisateur ne peut marcher sur l’appareil, on peut appliquer l’assouplissement des limites d’exposition de la jambe. Si le tronc du corps peut être exposé, on effectue une seconde évaluation des niveaux d’exposition, sans assouplissement, à 85 cm au-dessus du sol.

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Annexe C — Considérations pour les appareils portatifs

C.1 Types d’appareils

Appareils portatifs utilisés pour balayer le corps humain :
Les appareils portatifs utilisés pour balayer le corps humain sont utilisés en contact étroit avec le corps humain et l’exposition touche plus le corps numérisé que l’utilisateur de l’appareil.

Par exemple, il peut s'agir d'un détecteur de métal portatif.
Appareils portatifs utilisés pour balayer un objet :
Les appareils portatifs utilisés pour balayer des objets autres que le corps humain sont généralement utilisés pour obtenir des renseignements sur un objet et les conditions d’exposition s’appliquent aux membres de l’utilisateur.
Par exemple, il peut s’agir d’un lecteur IRF portatif utilisé pour lire les renseignements d’une étiquette IRF.

C.2 Directives en matière de mesure

C.2.1 Appareils portatifs utilisés pour balayer le corps humain

C.2.1.1 Configuration de la sonde

On installe la sonde à une hauteur de 130 cm.

C.2.1.2 Balayage

On utilise l’appareil portatif pour balayer la sonde dans tous les sens. On peut aussi mettre à l’essai l’appareil portatif comme on le fait pour un appareil sur table (voir les instructions à l’annexe E pour les trois axes orthogonaux).

C.2.2 Appareils portatifs utilisés pour balayer un objet

C.2.2.1 Configuration de la sonde

On installe la sonde à une hauteur de 100 cm.

C.2.2.2 Balayage

On balaie l’appareil portatif autour de la sonde, avec une orientation axée sur la zone où se trouverait la main. Il s’agit de la distance de conformité.

Si on ne peut mesurer le champ à la position de la main en raison de la nature de la construction physique, on peut effectuer des essais sur un équivalent désassemblé à la distance normale de la main, à condition que cela ne modifie pas l’intégrité de l’émetteur.

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Annexe D — Considérations pour les appareils montés au mur

D.1 Types d’appareils

Appareils montés au mur :
Il s’agit normalement d’appareils IRF. La majorité des appareils sont montés au mur près d’une porte et utilisés pour lire une carte IRF.

D.2 Directives en matière de mesure

On peut évaluer un appareil monté au mur comme on le fait pour un appareil sur table (annexe E), en configurant la sonde en fonction de la distance de conformité de l’appareil.

Il suffirait de mesurer l’appareil dans la direction opposée au mur, puisque le mur empêchera l’utilisateur de s’approcher à moins de la distance de conformité de l’appareil.

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Annexe E — Considérations pour les appareils sur table

E.1 Configuration d’essai

E.1.1 Appareils passifs sur table

Un appareil passif sur table est placé sur une table alors que l’utilisateur n’y est pas assis (p. ex., un chargeur de téléphone cellulaire).

Placer l’appareil sur table sur le bord d’une table non métallique de 80 cm de hauteur.

Placer le matériel de soutien utilisé pour faire fonctionner l’appareil sur le bord de la table, avec au moins 10 cm entre chaque composante.

Note : Certains appareils, p. ex. des chargeurs sans fil, ont un état intermittent dans lequel l’exposition maximale a lieu juste après le retrait de l’appareil du socle de recharge. Tous les états d’exploitation doivent être étudiés.


Placer la sonde de mesure à la distance de conformité du bord de la table.

E.1.2 Appareils actifs sur table

Un appareil actif sur table est un appareil placé sur une table, ou qui y est intégré, et qui est utilisé pendant un certain temps par un utilisateur assis à la table (p. ex., un chargeur d’ordinateur portatif).

Pour un appareil actif sur table, il faut suivre trois étapes pour vérifier la conformité aux limites énoncées dans le CNR-102 :

  1. Mesurer les champs qui exposent les mains de l’utilisateur. On place la sonde d’évaluation au dessus de la table à la distance d’utilisation prévue. On peut réduire cette mesure par le facteur d’assouplissement des limites d’exposition pour les mains.
  2. Mesurer les champs qui exposent les jambes de l’utilisateur. On place la sonde sous la table à la distance prévue de la table aux jambes de l’utilisateur. On peut réduire cette mesure par le facteur d’assouplissement des limites d’exposition des membres.
  3. Mesurer les champs qui exposent le tronc de l’utilisateur. On place la sonde au bord de la table.

Note : Un appareil est conforme seulement si toutes ces positions donnent des mesures conformes au CNR-102.

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Annexe F — Bibliographie

Commission électrotechnique internationale. CEI 62369-1 — Évaluation de l’exposition humaine aux champs électromagnétiques produits par les dispositifs radio à courte portée dans la plage de fréquences 0 GHz à 300 GHz – Partie 1 : Champs produits par les dispositifs utilisés pour la surveillance électronique des objets, l’identification par radiofréquence et les systèmes similaires, 1re édition, 2008.

Santé Canada. Guide technique pour l’interprétation et l’évaluation de la conformité aux lignes directrices de Santé Canada sur l’exposition aux radiofréquences, 2015.

Union internationale des télécommunications. Recommandation UIT-T K.61 : Directives pour la mesure et la prédiction numérique des champs électromagnétiques pour l’observation des limites d’exposition humaines aux rayonnements par les installations de télécommunication, 2008.

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