Archivé — CNR-247 — Les systèmes de transmission numérique (STN), les systèmes à sauts de fréquence (SSF) et les dispositifs de réseaux locaux exempts de licence (RL-EL)

Affiché sur le site Web d'Industrie Canada : Le 28 mai 2015
1re édition

Préface

Le Cahier des normes radioélectriques 247, 1re édition, Les systèmes de transmission numérique (STN), les systèmes à sauts de fréquence (SSF) et les dispositifs de réseaux locaux exempts de licence (RL-EL), remplace les annexes 8 et 9 du CNR-210, 8e édition, Appareils radio exempts de licence (pour toutes les bandes de fréquences) : matériel de catégorie I.

À la date de publication de la présente norme, les dispositifs visés par ce document ne seront plus certifiés conformément au CNR-210, 8e édition.

Ce document entrera en vigueur au moment de sa publication sur le site Web d'Industrie Canada.

Voici les changements apportés :

  1. Un renvoi à la base de connaissance (BC) de la Commission fédérale des communications (Federal Communications Commission [FCC]) et aux normes de l'American National Standards Institute (ANSI) relatives aux méthodes de mesure de la sélection dynamique de fréquences (SDF) est ajouté.
  2. Une procédure de mesure à utiliser pour vérifier la conformité du matériel par rapport à la p.i.r.e. à diverses élévations de l'antenne est ajoutée.
  3. La technologie numérique des systèmes utilisés dans la bande de 5 725 à 5 850 MHz qui emploient la modulation numérique ou cette dernière technologie et celle à sauts de fréquence est couverte par les dispositions relatives aux dispositifs de RL-EL.
  4. Les exigences relatives au matériel de RL-EL utilisé dans la bande de 5 725 à 5 825 MHz sont modifiées et la bande de fréquences pour ce matériel est étendue jusqu'à 5 850 MHz.
  5. La limite d'émissions non désirées pour le matériel de RL-EL fonctionnant dans la bande de 5 150 à 5 250 MHz est déterminée à l'extérieur de la bande de 5 150 à 5 350 MHz au lieu de la bande de 5 150 à 5 250 MHz.
  6. La limite d'émissions non désirées pour le matériel de RL-EL fonctionnant dans la bande de 5 250 à 5 350 MHz est déterminée à l'extérieur de la bande de 5 150 à 5 350 MHz au lieu de la bande de 5 250 à 5 350 MHz.
  7. Des conditions sont ajoutées pour permettre l'utilisation du matériel fonctionnant dans la bande de 5 150 à 5 350 MHz.
  8. La procédure de SDF pour le matériel de RL-EL exploité dans les bandes de 5 250 à 5 350 MHz, de 5 470 à -5 600 MHz et de 5 650 à 5 725 MHz est modifiée.
  9. L'exigence relative à la surveillance en cours de service du matériel exploité dans les bandes de fréquences de 5 250 à 5 350 MHz, de 5 470 à -5 600 MHz et de 5 650 à 5 725 MHz ne s'applique pas aux dispositifs asservis sans mécanisme de détection radar.
  10. Des exigences pour les dispositifs de RL-EL fonctionnant dans la bande de 5 GHz ayant des largeurs de bandes chevauchant différentes gammes de fréquences dans cette bande ont été ajoutées.
  11. L'exigence selon laquelle tous les dispositifs de RL-EL doivent comporter des fonctions de sécurité pour les protéger contre les modifications du logiciel par des tiers non autorisés est ajoutée.

Publication autorisée par
le ministre de l'Industrie

Le directeur général,
Direction générale du génie,
de la planification et des normes

_____________
Daniel Duguay

 


1. Portée

La présente norme établit les exigences de certification relatives aux appareils radio utilisés dans les bandes de 902 à 928 MHz, de 2 400 à 2 483,5 MHz et de 5 725 à 5 850 MHz et employant les sauts de fréquence, la modulation numérique ou une combinaison (hybride) des deux techniques. Elle vise aussi les dispositifs de réseaux locaux exempts de licence (RL-EL) utilisés dans les bandes de 5 150 à 5 250 MHz, de 5 250 à 5 350 MHz, de 5 470 à 5 725 MHz et de 5 725 à 5 850 MHz.

2. Renseignements généraux

Les appareils régis par cette présente norme sont classés matériel de catégorie I. Un certificat d'acceptabilité technique (CAT) délivré par le Bureau d'homologation et de services techniques d'Industrie Canada ou un certificat délivré par un organisme de certification (OC) est requis.

2.1 Exigences relatives à la délivrance de licences

Le matériel couvert par la présente norme est soustrait à l’application des exigences liées à la délivrance de licence, conformément à la sous-section 15 du Règlement sur la radiocommunication.

2.2 Définitions

La commande de puissance des émetteurs (CPE) est une fonction qui permet à un dispositif de RL-EL d'exploiter alternativement plusieurs niveaux de puissance d'émission au cours du processus d'émission.

Le délai de fermeture de canal est la durée cumulative d'émission des dispositifs de RL-EL pendant le changement de canal. Il débute lors de la détection d'un signal brouilleur au-dessus du seuil de détection de brouillage. Cette durée cumulative comprend la durée d'émission normale et la durée d'émission des signaux intermittents nécessaires au changement de canal. La durée cumulative de toutes les émissions ne doit pas comprendre la période morte entre les émissions.

La durée de changement de canal est le temps nécessaire à un dispositif de RL-EL pour cesser toutes ses émissions sur le canal exploité après détection d'un signal radar.

Le mode asservi est un mode d'exploitation dans lequel les émissions du dispositif de RL-EL sont contrôlées par le dispositif maître.

Le mode maître est un mode d'exploitation dans lequel le dispositif de RL-EL est capable d'émettre sans recevoir un signal d'autorisation. En mode maître, le dispositif est capable de sélectionner un canal et d'établir une communication réseau en envoyant des signaux d'autorisation à d'autres dispositifs de RL-EL.

La puissance d'émission par conduction maximale est la moyenne sur tous les symboles de l'alphabet signalétique de la puissance d'émission totale fournie à toutes les antennes et éléments d'antenne, lorsque l'émetteur opère à son niveau de contrôle de la puissance maximal. La puissance de toutes les antennes et éléments d'antenne doit être additionnée. La moyenne ne doit inclure aucun intervalle de temps durant lequel l'émetteur se trouve éteint ou n'émet qu'à puissance réduite. Si de multiples modes d'opération sont mis en œuvre, la puissance d'émission par conduction maximale représente la puissance d'émission totale la plus haute se produisant peu importe le mode.

La sélection dynamique de fréquences (SDF) est une technique de détection dynamique des signaux d'autres systèmes, qui permet d'éviter d'utiliser les mêmes canaux que ces systèmes, notamment les systèmes radars.

La densité spectrale de puissance maximale est la densité spectrale de puissance maximale dans la largeur de bande de mesure déterminée dans la bande de fonctionnement de l'appareil.

La densité spectrale de puissance est la production d'énergie totale par unité de largeur de bande. La densité spectrale de puissance est déterminée en divisant la puissance de transmission maximale provenant d'une impulsion ou d'une séquence d'impulsions  par la durée totale de l'impulsion ou des impulsions. Cette durée totale ne comprend pas le temps séparant les impulsions durant lequel la puissance de transmission est éteinte ou sous son niveau maximum.

Le seuil de détection de la SDF est le niveau de détection requis. Il est défini par la détection d'un signal reçu d'une intensité supérieure au seuil spécifié, à l'intérieur de la largeur de bande de canal du dispositif.

La surveillance en cours de service est un moyen de vérifier si un signal radar est présent dans un canal exploité par le dispositif de RL-EL.

2.3 Les amplificateurs de puissance RF externes

Des amplificateurs de puissance RF externes peuvent être commercialisés séparément aux fins d’utilisation avec des appareils homologués sous les conditions suivantes :

  1. L'amplificateur de puissance RF externe doit être certifié avec le dispositif avec lequel son utilisation est destiné, de sorte que l'ensemble amplificateur dispositif respecte toutes les limites spécifiées au dispositif lui-même;
  2. L'amplificateur de puissance RF externe doit être commercialisé seulement aux fins d’utilisation avec le dispositif avec lequel il a été certifié, à la condition que l'emballage et le manuel d'utilisation contiennent l'énoncé suivant :

    Conformément à la réglementation d'Industrie Canada, le présent amplificateur de puissance de radiofréquence externe (insérer le numéro de certification d’Industrie Canada de l’amplificateur de puissance de radiofréquence externe) peut être utilisé seulement avec l’émetteur avec lequel il a été certifié par Industrie Canada. Le numéro de certification de l'émetteur avec lequel cet amplificateur est autorisé à fonctionner est IC : XX…X YY…Y.

3. Spécifications générales

3.1 Conformité au CNR-Gen

Le CNR-247 doit être utilisé conjointement avec le CNR-Gen, Exigences générales relatives à la conformité des appareils de radiocommunication, pour les spécifications générales et pour l'information relative au matériel visé par la présente norme.

3.2 Publications de références normatives

La présente norme renvoie aux publications suivantes, et en cas de divergence entre les exigences énoncées dans ces normes et celles du CNR-247, ce sont les exigences du CNR-247 qui prévalent.

Une liste complète des procédures KDB acceptées pour les mesures de RF peut être consultée à l’adresse suivante : http://www.ic.gc.ca/eic/site/ceb-bhst.nsf/fra/h_tt00094.html.

ANSI C63.4, National Standard for Methods of Measurement of Radio- Noise Emissions from Low-Voltage Electrical and Electronic Equipment in the Range of 9 kHz to 40 GHz (en anglais seulement).

ANSI C63.10 American National Standard of Procedures for Compliance Testing of Unlicensed Wireless Devices. (en anglais seulement)

CISPR 16-1-4, Specification for radio disturbance and immunity measuring apparatus and methods - Part 1-4: Radio disturbance and immunity measuring apparatus - Antennas and test sites for radiated disturbance measurements. (en anglais seulement)

ETSI EN 301 893 Broadband Radio Access Networks (BRAN); 5 GHz high performance RLAN; Harmonized EN covering the essential requirements of article 3.2 of the R&TTE Directive. (en anglais seulement)

4. Méthodes de mesure

En plus des exigences énoncées dans le CNR-Gen et des exigences de la présente norme, la méthode de mesure des dispositifs de systèmes de transmission numérique est énoncée dans la norme ANSI C63.10.

Le rapport d'essai doit être préparé conformément au CNR-Gen et à la norme ANSI C63.10.

5. Spécifications générales pour les systèmes à sauts de fréquence et les systèmes de transmission numérique utilisés dans les bandes de 902 à 928 MHz, de 2 400 à 2 483,5 MHz et de 5 725 à 5 850 MHz

La présente section s'applique aux systèmes à sauts de fréquence utilisés dans les bandes de 902 à 928 MHz, de 2 400 à 2 483,5 MHz et de 5 725 à 5 850 MHz et au système de transmission numérique dans les bandes de 902 à 928 MHz et de 2 400 à 2 483,5 MHz. Les systèmes fonctionnant dans ces bandes peuvent être à sauts de fréquence, à transmission numérique ou une combinaison (hybride) des deux techniques. La technologie à modulation numérique d'un système de transmission numérique ou d'un système hybride utilisé dans la bande de 5 725 à 5 850 MHz doit être conforme à l'exigence énoncée à la section 6 de la présente norme.

Un système à sauts de fréquence synchronisé avec un ou plusieurs autres systèmes (pour éviter les conflits de fréquences entre eux) au moyen de dispositifs de réception hors émission ou de câbles de liaison ne fait pas de sauts aléatoires et ne satisfait donc pas aux conditions du présent CNR-247.

5.1 Systèmes à sauts de fréquence

Les systèmes à sauts de fréquence sont des systèmes à étalement du spectre dans lesquels la porteuse est modulée par l'information codée de manière classique, provoquant un étalement classique de l'énergie RF autour de la fréquence porteuse. La fréquence de la porteuse n'est pas toujours la même, mais varie à intervalles fixes sous la direction d'une séquence codée.

Les systèmes à sauts de fréquence ne sont pas tenus d'utiliser toutes les fréquences de sauts disponibles lors de chaque émission. Ces systèmes, composés d'un émetteur et d'un récepteur, doivent cependant être conçus de manière à se conformer à toutes les exigences énoncées à cette section dans le cas où l'émetteur devrait envoyer un train continu de données (ou d'informations). De plus, un système utilisant de courtes salves d'émission doit être conforme avec la définition d'appareils à sauts de fréquence et doit distribuer ses émissions sur le nombre minimal de canaux de sauts spécifié à cette section.

On peut intégrer dans un système à sauts de fréquences des fonctions intelligentes lui permettant de reconnaître la présence d'autres utilisateurs de la bande et d'éviter les fréquences occupées, à condition que le système effectue ces opérations de façon individuelle et choisisse ou adapte indépendamment le réglage de sauts. Il est interdit de coordonner ces systèmes de quelque autre manière que ce soit dans le but explicite d'éviter l'occupation simultanée de certaines fréquences de sauts par plusieurs émetteurs.

Les conditions suivantes s'appliquent aux systèmes à sauts de fréquence dans chacune des trois bandes :

  1. La largeur de bande d'un canal de sauts de fréquence est la largeur de bande d'émission de -20 dB, mesurée en arrêt de sauts. La largeur de bande RF du système est égale à la largeur de bande des canaux multipliée par le nombre de canaux contenu dans l'ensemble de sauts. Le réglage doit être tel que la distribution à court terme des fréquences semble aléatoire, avec des sauts séquentiels répartis de manière aléatoire en direction et en ampleur de changement dans l'ensemble de sauts, tandis que la distribution à long terme semble répartie également.
  2. Les fréquences porteuses des canaux de sauts doivent être séparées par au moins 25 kHz ou par la largeur de bande de -20 dB des canaux, la valeur la plus grande étant retenue. Ou encore, les systèmes à sauts de fréquence fonctionnant dans la bande de 2 400 à 2 483,5 MHz peuvent avoir des fréquences porteuses associées au canal de sauts qui sont séparées par un intervalle de 25 kHz ou des deux tiers de la largeur de bande de -20 dB du canal de sauts, la valeur la plus élevée étant retenue, pourvu que la puissance de sortie des systèmes ne dépasse pas 0,125 W. Les récepteurs doivent avoir à l'entrée des largeurs de bande correspondant aux largeurs de bande des canaux de sauts des émetteurs associés et changer de fréquence de manière synchronisée avec leurs émetteurs.
  3. Pour les systèmes à sauts de fréquence fonctionnant dans la bande de 902 à 928 MHz : si la largeur de bande de 20 dB du canal de sauts est inférieure à 250 kHz, le système doit utiliser au moins 50 fréquences de sauts, et la durée moyenne d'occupation d'une fréquence ne doit pas dépasser 0,4 s par période de 20 s. Si la largeur de bande de 20 dB du canal de sauts est de 250 kHz ou plus, le système doit utiliser au moins 25 fréquences de sauts et la durée moyenne d'occupation d'une fréquence ne doit pas dépasser 0,4 s par période de 10 s. La largeur de bande de 20 dB du canal de sauts ne doit pas dépasser 500 kHz.
  4. Les systèmes à sauts de fréquence fonctionnant dans la bande de 2 400 à 2 483,5 MHz doivent utiliser au moins 15 canaux de sauts. Le temps moyen d'occupation de tout canal ne doit pas dépasser 0,4 s par période de 0,4 s, multiplié par le nombre de canaux de sauts utilisés. Les émissions sur des fréquences de sauts particulières peuvent être évitées ou supprimées pourvu qu'au moins 15 canaux de sauts soient utilisés.
  5. Les systèmes à sauts de fréquence fonctionnant dans la bande 5 725 à 5 850 MHz doivent utiliser au moins 75 canaux de sauts. La largeur de bande maximale de 20 dB des canaux est fixée à 1 MHz. La durée moyenne d'occupation d'une fréquence ne doit pas dépasser 0,4 s par période de 30 s.

5.2 Les systèmes de transmission numérique

Ces systèmes comprennent les systèmes qui utilisent des techniques de modulation numérique produisant des caractéristiques spectrales semblables à celles des systèmes à séquence directe. Les conditions suivantes s’appliquent aux bandes de 902 à 928 MHz et de 2 400 à 2 483,5 MHzNote de bas de page 1:

  1. La largeur de bande de 6 dB doit être d'au moins 500 kHz.
  2. La densité spectrale de puissance de l'émetteur conduite de l'émetteur à l'antenne ne doit pas dépasser 8 dBm dans n'importe quelle bande de 3 kHz au cours de tout intervalle d'émission continue. Cette densité de puissance spectrale doit être déterminée conformément aux dispositions de la section 5.4 4); c.-à-d. selon la méthode utilisée pour déterminer la puissance de sortie d'émission par conduction.

5.3 Systèmes hybrides

Les systèmes hybrides utilisent la technique de sauts de fréquence en combinaison avec celle de la modulation numérique; ces systèmes doivent répondre aux exigences suivantes :

  1. En mode de sauts de fréquence, lorsque la fonction de modulation numérique du système hybride est désactivée, la durée moyenne d'occupation de n'importe quelle fréquence ne doit pas dépasser 0,4 s pendant une période, exprimée en seconde, égale au nombre de fréquences de sauts utilisées multiplié par 0,4.
  2. En mode de modulation numérique, lorsque la fonction de sauts de fréquences est désactivée, le système doit répondre aux exigences de densité spectrale de puissance applicables aux systèmes à modulation numérique indiquées à la section 5.2 2) ci-dessus ou à la section 6.2.4 visant les dispositifs hybrides fonctionnant dans la bande de 5 725 à 5 850 MHz.

5.4 Exigences applicables à la puissance de sortie de l'émetteur et à la puissance isotrope rayonnée équivalente (p.i.r.e.)

  1. Pour les SSF dans la bande de 902 à 928 MHz, la puissance de sortie d'émission par conduction de crête ne doit pas dépasser 1 W et la p.i.r.e. ne doit pas dépasser 4 W si l’ensemble de sauts utilise 50 canaux de sauts ou plus; la puissance de sortie d'émission par conduction de crête ne doit pas dépasser 0,25 W et la p.i.r.e. ne doit pas dépasser 1 W si l’ensemble de sauts utilise moins de 50 canaux de sauts.
  2. Pour les SSF opérant dans la bande 2 400 2 483,5 MHz la puissance de sortie d'émission par conduction de crête ne doit pas dépasser 1 W et la p.i.r.e. ne doit pas dépasser 4 W si l’ensemble de sauts utilise 75 canaux de sauts ou plus; la puissance de sortie d'émission par conduction de crête ne doit pas dépasser 0,125 W et la p.i.r.e. ne doit pas dépasser 0,5 W si l’ensemble de sauts utilise moins de 75 canaux de sauts. (Voir la section 5.4 5) concernant les exceptions).
  3. Pour les SSF dans la bande de 5 725 à 5 850 MHz, la puissance de sortie d’émission par conduction de crête ne doit pas dépasser 1 W et la p.i.r.e. ne doit pas dépasser 4 W (voir la section 5.4. 5) concernant les exceptions).
  4. Pour les STN utilisant des techniques de modulation numérique et fonctionnant dans les bandes de 902 à 928 MHz et de 2 400 à 2 483,5 MHz, la puissance d'émission par conduction de crête ne doit pas dépasser 1 W. Sous réserve des dispositions énoncées à la section 5.4 5), la p.i.r.e. ne doit pas dépasser 4 W.

    En remplacement de la mesure de la puissance de crête, on peut aussi mesurer la puissance d'émission par conduction maximale. La puissance d'émission par conduction maximale est la moyenne sur tous les symboles de l'alphabet signalétique de la puissance d'émission totale fournie à toutes les antennes et éléments d'antenne, lorsque l'émetteur fonctionne à son niveau de commande de puissance maximal. La puissance de toutes les antennes et éléments d'antenne doit être additionnée. La moyenne ne doit inclure aucun intervalle de temps durant lequel l'émetteur se trouve éteint ou n'émet qu'à puissance réduite. Si de multiples modes de fonctionnement sont mis en œuvre, la puissance d'émission par conduction maximale représente la puissance d'émission totale la plus haute se produisant peu importe le mode.
  5. Les systèmes point à point fonctionnant dans les bandes de 2 400 à 2 483,5 MHz et de 5 725 à 5 850 MHz sont autorisés à dépasser une p.i.r.e. de 4 W pourvu que celle-ci soit obtenue à l'aide d'antennes directives à gain plus élevé et non en augmentant la puissance de sortie de l'émetteur. Les systèmes point-multipointNote de bas de page 2, les applications omnidirectionnelles et les émetteurs multiples co-implantés acheminant une même information ne sont pas autorisés à dépasser une p.i.r.e. de plus de 4 W.
  6. Les émetteurs sont autorisés à fonctionner dans la bande de 2 400 à 2 483,5 MHz, en employant des systèmes d'antenne qui émettent des faisceaux directifs multiples, simultanément ou successivement, à des fins d'acheminement de signaux vers des récepteurs individuels ou vers des groupes de récepteurs, pourvu que les émissions respectent les conditions suivantes :
    1. Une information différente doit être transmise à chaque récepteur.
    2. Si l'émetteur utilise un système d'antennes émettant de multiples faisceaux directionnels, mais non simultanément, la puissance de sortie totale transmise par conduction à l'antenne réseau ou aux antennes réseaux qui constituent le dispositif, c.-à-d. la somme de la puissance fournie à l'ensemble des antennes, éléments d'antenne, éléments verticaux, etc., additionnés pour toutes les porteuses ou tous les canaux de fréquences, ne doit pas dépasser la limite de puissance de sortie applicable spécifiée aux sections 5.4 2) et 5.4 4).
      Par contre, la puissance de sortie totale transmise par conduction doit être réduite de 1 dB sous les limites précisées chaque fois que le gain directionnel de l’antenne ou du réseau d’antennes dépasse de 3 dB la limite de 6 dBi. Le gain directionnel de l’antenne doit être calculé comme étant la somme de 10 log (nombre d’éléments de réseaux ou d’éléments verticaux) et du gain directionnel de l’élément ou de l’élément vertical ayant le gain le plus élevé.
    3. Si l'émetteur utilise une antenne qui exploite simultanément de multiples faisceaux directionnels en utilisant des canaux de fréquences identiques ou différents, la puissance fournie à chaque faisceau d'émission est assujettie à la limite applicable spécifiée aux sections 5.4 2) et 5.4 4). Si les faisceaux émis se chevauchent, la puissance doit être réduite afin que leur puissance cumulative ne dépasse pas la limite applicable spécifiée aux sections 5.4 2) et 5.4 4). En outre, la puissance cumulative émise simultanément sur tous les faisceaux ne doit pas dépasser de plus de 8 dB la limite applicable spécifiée aux sections 5.4 2) et 5.4 4).
    4. Les émetteurs émettant un unique faisceau directif doivent respecter les dispositions énoncées aux sections 5.4 2), 5.4 4) et 5.4 5).

5.5 Émissions non désirées

Dans toute largeur de bande de 100 kHz située hors de la bande de fréquences d'exploitation du dispositif à étalement de spectre ou à modulation numérique, la puissance RF produite doit être inférieure d'au moins 20 dB à la puissance émise dans la largeur de bande de 100 kHz à l'intérieur de la bande où le niveau de puissance désirée est le plus élevé, conformément à une mesure de la puissance RF émise soit par conduction, soit par rayonnement, pourvu que l'émetteur respecte les limites de puissance d'émission par conduction de crête. Si l'émetteur respecte les limites de puissance d'émission par conduction fondées sur l'utilisation d'une valeur quadratique moyenne pour un intervalle de temps donné, comme le permettent les indications énoncées à la section 5.4 4), l'atténuation nécessaire doit être de 30 dB au lieu de 20 dB. L'atténuation sous les limites générales spécifiées dans le CNR-Gen n'est pas requise.

6. Exigences techniques visant les dispositifs de réseaux locaux exempts de licence (RL-EL) et les systèmes de transmission numérique exploités dans la bande de 5 GHz

La présente section définit les normes pour les dispositifs de RL-EL utilisés dans les bandes de 5 150 à 5 250 MHz, de 5 250 à 5 350 MHz, de 5 470 à 5 600 MHz, de 5 650 à 5 725 MHz et de 5 725 à 5 850 MHz. La présente section vise aussi les systèmes de transmission numérique exploités dans la bande de 5 725 à 5 850 MHz non conçus pour fonctionner sur les réseaux de RL-EL.

Les appareils dont les largeurs de bande occupées chevauchent différentes bandes, doivent respecter toutes les exigences opérationnelles de chaque bande.

6.1 Types de Modulation

Le matériel doit utiliser la modulation numérique.

6.2 Puissance et limites des émissions non désirée

La puissance de sortie du matériel, la p.i.r.e. et les émissions non désirées doivent être mesurées en fonction de la valeur moyenne. Si l’émission se fait par salves, les dispositions du CNR Gen pour le fonctionnement en mode impulsionnel doivent s’appliquer.

6.2.1 La bande de fréquences de 5 150 à 5 250 MHz

Les dispositifs RL-EL sont restreints à une utilisation à l'intérieur seulement dans la bande de 5 150 à 5 250 MHz.

1) Limites de puissance

La p.i.r.e. maximale ne doit pas dépasser 200 mW ou 10 + 10 log10 B, dBm, la plus petite valeur étant retenue. B est la largeur de bande (en MHz) qui contient 99 % de la puissance d’émission. La densité spectrale de la p.i.r.e. ne doit pas dépasser 10 dBm dans toute largeur de bande de 1 MHz.

2) Limites d'émission non désirée

Pour les émetteurs utilisés dans la bande de 5 150 à 5 250 MHz, les émissions hors de la bande 5 150 5 350 MHz ne doivent pas dépasser une p.i.r.e. de 27 dBm/MHz. Cependant, tous les rayonnements non désirés qui entrent dans la bande de 5 250 à 5 350 MHz doivent être de 26 dBc lorsqu’ils sont mesurés au moyen d’une largeur de bande de résolution comprise entre 1 et 5 % de la largeur de bande occupée, au‑delà de 5,25 GHz. Sinon, la transmission est considérée comme intentionnelle et les appareils doivent mettre en application la SDF et la commande de puissance de l’émetteur (CPE) conformément aux exigences applicables à la bande de 5 250 à 5 350 MHz.

6.2.2 La bande de fréquences de 5 250 à 5 350 MHz

1) Limites de puissance

La puissance d'émission par conduction maximale ne doit pas dépasser 250 mW ou 11 + 10 log10 B, dBm, la plus petite valeur étant retenue. La densité spectrale de puissance ne doit pas dépasser 11 dBm dans toute largeur de bande de 1 MHz.

La p.i.r.e. maximale ne doit pas dépasser 1 W ou 17 + 10 log10 B, dBm, la plus petite valeur étant retenue. B est la largeur de bande (en MHz) qui contient 99 % de la puissance d’émission. En outre, les dispositifs dont la p.i.r.e. maximale dépasse 500 mW doivent faire appel à la CPE pour pouvoir fonctionner à au moins 6 dB sous la p.i.r.e. maximale autorisée de 1 W.

2) Limites d’émission non désirée

i) Les appareils ayant à la fois des fréquences de fonctionnement et des largeurs de bande de canal contenues dans la bande de 5 250 à 5 350 MHz doivent se conformer aux exigences suivantes :

  1. Tous les rayonnements en dehors de la bande de 5 250 à 5 350 MHz ne doivent pas dépasser 27 dBm/MHz de p.i.r.e. si l’équipement est destiné à un usage extérieur;
  2. Tous les rayonnements en dehors de la bande de 5 150 à 5 350 MHz ne doivent pas dépasser 27 dBm/MHz de p.i.r.e. et tous les rayonnements dans la bande de 5 150 à 5 250 MHz doivent respecter les limites de densité spectrale de puissance énoncées à la section 6.2.1. L’appareil doit porter une étiquette indiquant « Pour usage intérieur seulement ».

ii) Les rayonnements non désirés des appareils ayant des fréquences de fonctionnement dans la bande de 5 250 à 5 350 MHz, mais ayant une largeur de canal qui chevauche la bande de 5 150 à 5 250 MHz, ne doivent pas dépasser -27 dBm/MHz de p.i.r.e. en dehors de la bande de 5 150 à 5 350 MHz, et leur puissance doit respecter la densité spectrale de puissance pour le fonctionnement dans la bande de 5 150 à 5 250 MHz. L’appareil doit porter une étiquette indiquant « Pour usage intérieur seulement ».

3) Prescriptions supplémentaires

De plus, les dispositifs fonctionnant dans la bande de 5 250 à 5 350 MHz et dont la p.i.r.e. maximale dépasse 200 mW doivent respecter la p.i.r.e. définie ci-après, à diverses élévations, où Θ est l'angle au-dessus du plan horizontal local (de la Terre) comme indiqué ci-dessous :

  1. -13 dBW/MHz
    pour 0° ≤ Θ < 8°
  2. -13 − 0.716 (Θ-8) dBW/MHz
    pour 8° ≤ Θ < 40°
  3. -35.9 − 1.22 (Θ-40) dBW/MHz
    pour 40° ≤ Θ ≤ 45°
  4. -42 dBW/MHz
    pour Θ > 45°

Il faut utiliser la procédure de mesure définie à l’annexe A du présent document pour vérifier la conformité de la p.i.r.e. à diverses élévations.

6.2.3 Les bandes de fréquences de 5 470 à 5 600 MHz et de 5 650 à 5 725 MHz

Jusqu'à avis contraire, les appareils visés par la présente annexe ne doivent pas être en mesure d'émettre dans la bande de 5 600 à 5 650 MHz. Cette mesure est destinée à protéger les radars météorologiques d'Environnement Canada exploités dans cette bande.

1. Limites de puissance

La puissance d'émission par conduction maximale ne doit pas dépasser 250 mW ou 11 + 10 log10 B, dBm, la plus petite valeur étant retenue. La densité spectrale de puissance ne doit pas dépasser 11 dBm dans toute largeur de bande de 1 MHz.

La p.i.r.e. maximale ne doit pas dépasser 1 W ou 17 + 10 log10 B, dBm, la plus petite valeur étant retenue. B est la largeur de bande (en MHz) qui contient 99 % de la puissance d’émission. En outre, les dispositifs dont la p.i.r.e. maximale dépasse 500 mW doivent faire appel à la CPE pour pouvoir fonctionner à au moins 6 dB sous la p.i.r.e. maximale autorisée de 1 W.

2. Limites d’émission non désirée

À l'extérieur de la bande de 5 470 à 5 725 MHz, les émissions ne doivent pas dépasser une p.i.r.e. de 27 dBm/MHz.

6.2.4 Bande de fréquences de 5 725 à 5 850 MHz

1) Limites de puissance

La largeur de bande minimale à 6 dB du matériel fonctionnant dans la bande de 5 725 à 5 850 MHz, doit être d'au moins 500 kHz.

La puissance de sortie maximale transmise par conduction ne doit pas dépasser 1 W. La densité spectrale de puissance ne doit pas dépasser 30 dBm dans toute bande de 500 kHz. Si des antennes d’émission ayant un gain de directivité de plus de 6 dBi sont utilisées, la puissance de sortie maximale transmise par conduction et la densité spectrale de puissance doivent être réduites de la valeur excédentaire en dB que le gain de directivité de l’antenne atteint en dépassant 6 dBi. Par contre, des dispositifs point à point fixes utilisés dans cette bande peuvent utiliser des antennes émettrices ayant un gain de directivité supérieur à 6 dBi sans réductions correspondantes de la puissance de conduction de l’émetteur. Les opérations point à point fixes excluent l’utilisation de systèmes point-multipointNote de bas de page 3, d’applications omnidirectionnelles et d’émetteurs multiples co-implantés acheminant la même information.

2) Limites d’émission non désirée

En ce qui concerne la bande de fréquences de 5 725 à 5 825 MHz, toute émission à des fréquences jusqu’à 10 MHz au‑delà ou en deçà des extrémités de la bande ne doit pas dépasser une p.i.r.e. de 17 dBm/MHz.

Toute émission à des fréquences à plus de 10 MHz au‑delà ou en deçà des extrémités de cette bande ne doit pas dépasser -27 dBm/MHz.

6.3 Sélection dynamique de fréquences (SDF) pour les dispositifs fonctionnant dans les bandes de 5 250 à 5 350 MHz, de 5 470 à 5 600 MHz et de 5 650 à 5 725 MHz

Industrie Canada exige l’utilisation soit de la procédure KDB 905462 de la FCC, soit de la procédure d’essai de la SDF décrite dans la norme ETSI EN 301 893 en vue de démontrer la conformité aux exigences de détection radar de la SDF établies à cette section.

Les dispositifs fonctionnant dans une partie de la largeur de bande d’émission couverte par les bandes de 5 250 à 5 350 MHz, de 5 470 à 5 600 MHz et de 5 650 à 5 725 MHz doivent être conformes aux éléments ci-dessous.

1) Seuil de détection de signaux radar de la SDF

Les dispositifs doivent utiliser un mécanisme de détection radar de la SDF pour détecter la présence de systèmes radar et éviter d’exploiter les mêmes canaux qu’eux. Le dispositif doit détecter des signaux radar dans toute sa largeur de bande d’émission. Le seuil minimal de détection de signaux radar de la SDF est décrit au tableau 1 ci-dessous.

Tableau 1 : Seuil de détection de la SDF pour des dispositifs maîtres et des dispositifs asservis dotés de détection radar
Dispositifs Seuil de la SDF
Dispositifs ayant une p.i.r.e. maximale < 200 mW ET une densité spectrale de puissance de ≤ 10dBm/MHz -62 dBm
Dispositifs de 200 mW ≤ p.i.r.e. ≤ 1 W -64 dBm
Nota : La puissance du seuil de détection est la puissance reçue, dont la moyenne est calculée d’après une référence de 1 µs pour une antenne de 0 dBi.

2) Conditions d’exploitation

L'exigence relative à la durée de vérification de disponibilité du canal s'applique en mode d'exploitation maître. L'exigence relative à la durée du changement de canal s'applique en mode d'exploitation maître et en mode d'exploitation asservi. L'exigence relative à la surveillance en cours de service ne s’applique pas aux dispositifs asservis sans mécanisme de détection radar.

  1. Surveillance en cours de service : un dispositif de RL-EL devrait pouvoir surveiller le canal d'exploitation afin de vérifier si un radar n'a pas changé de canal ou n'est pas entré en exploitation sur le même canal à l'intérieur de portée dudit dispositif. Lors de la surveillance en cours de service, la fonction de détection de radar cherche sans cesse des signaux radars dans les intervalles entre les émissions normales du dispositif de RL-EL.
  2. Durée de vérification de disponibilité du canal : avant de commencer à émettre sur un canal, et lorsqu'il doit changer de canal, le dispositif doit vérifier si un système radar est en exploitation sur ledit canal. Le dispositif peut commencer à émettre sur ce canal si, dans un intervalle de 60 secondes, il n'y détecte aucun signal radar d'une puissance supérieure au seuil de brouillage spécifié à la section 6.3 1) ci-dessus.
  3. Durée de changement de canal : après détection d'un signal radar, le dispositif doit cesser toute émission sur le canal d'exploitation dans les 10 secondes qui suivent.
  4. Durée d'émission pendant la fermeture du canal : comprend 200 ms à partir du début de la durée de changement de canal, plus tous les signaux de commande intermittents supplémentaires nécessaires pour faciliter un changement de canal (une durée cumulative de 60 ms) pendant le reste de la période de 10 s que dure le changement de canal.
  5. Période de non-occupation : un canal sur lequel la présence d'un signal radar a été repérée, soit par vérification de la disponibilité du canal, soit par surveillance en cours de service, ne peut pas être occupé par le dispositif de RL-EL pendant une période de 30 minutes. La période de non-occupation commence dès que le signal radar est détecté.

6.4 Autres exigences

1) Pour mesurer les rayonnements non désirés, il faut utiliser les fréquences porteuses ou les canaux les plus près des extrémités de la bande. Les fréquences centrales de ces porteuses ou de ces canaux doivent être indiquées dans le rapport d’essai.

2) Le dispositif doit interrompre automatiquement l'émission en cas d'absence d'information à transmettre ou en cas de panne. Une description de ce mécanisme d'arrêt doit être jointe à la demande de certification. À noter que l'objectif de cette disposition n'est pas d'empêcher la transmission d'informations de contrôle ou de signalisation, ni l'utilisation de codes répétitifs exigés par la technique.

3) Les exploitants de services mobiles par satellite peuvent surveiller les émissions produites par les dispositifs de RL-EL dans la bande de 5 150 à 5 250 MHz. Si le niveau des émissions totales de tous les systèmes te rre stres se rapproche de la valeur de 10 W/MHz, les exploitants pourront demander auprès d’Industrie Canada une réévaluation des paramètres techniques des dispositifs de RL-EL. La somme des émissions peut être constituée de l'émission de tous les dispositifs se trouvant sous l'empreinte du faisceau d'antennes du satellite mobile, et non seulement des dispositifs situés sur le sol canadien.

4) Sécurité des dispositifs

Tous les dispositifs de RL-EL doivent inclure des fonctions de sécurité pour les protéger contre les modifications du logiciel par des tiers non autorisés.

Les fabricants doivent mettre en place des fonctions de sécurité dans tout dispositif à modulation numérique qui peut fonctionner dans les bandes de 5 GHz, de sorte qu’un tiers ne puisse pas reprogrammer les dispositifs afin de les exploiter à l’extérieur des paramètres pour lesquels ils ont été certifiés. Le logiciel doit empêcher l’utilisateur de faire fonctionner l’émetteur à des fréquences d’exploitation, à une puissance de sortie, à des types de modulation ou à des paramètres de radiofréquences autres que ceux approuvés. Pour ce faire, les fabricants peuvent utiliser diverses méthodes, dont un réseau privé grâce auquel seuls les utilisateurs autorisés peuvent télécharger un logiciel, des signatures électroniques dans le logiciel ou un codage du matériel qui est décodé par logiciel pour vérifier que le nouveau logiciel peut être chargé en toute légalité dans un appareil en vue de respecter ces exigences; les fabricants doivent décrire ces méthodes dans leur demande de certification de matériel.

Les fabricants doivent prendre des mesures pour s’assurer que les fonctions de la SDF ne peuvent pas être désactivées par l’opérateur du dispositif de RL-EL.

(5) Manuel de l’utilisateur

Le manuel de l'utilisateur sur les dispositifs de RL-EL doit inclure des instructions sur les restrictions susmentionnées, notamment :

  1. les dispositifs fonctionnant dans la bande de 5 150 à 5 250 MHz sont réservés uniquement pour une utilisation à l'intérieur afin de réduire les risques de brouillage préjudiciable aux systèmes de satellites mobiles utilisant les mêmes canaux;
  2. pour les dispositifs munis d'antennes amovibles, le gain maximal d'antenne permis pour les dispositifs utilisant les bandes de 5 250 à 5 350 MHz et de 5 470 à 5 725 MHz doit être conforme à la limite de la p.i.r.e;
  3. pour les dispositifs munis d'antennes amovibles, le gain maximal d'antenne permis (pour les dispositifs utilisant la bande de 5 725 à 5 850 MHz) doit être conforme à la limite de la p.i.r.e. spécifiée pour l'exploitation point à point et l'exploitation non point à point, selon le cas;
  4. les pires angles d'inclinaison nécessaires pour rester conforme à l'exigence de la p.i.r.e. applicable au masque d'élévation, et énoncée à la section 6.2.2 3), doivent être clairement indiqués.

(6) Les utilisateurs devraient aussi être avisés, d’une part, que les utilisateurs de radars de haute puissance sont désignés utilisateurs principaux (c.-à-d., qu'ils ont la priorité) des bandes de 5 250 à 5 350 MHz et de 5 650 à 5 850 MHz et, d’autre part, que ces radars pourraient causer du brouillage et/ou des dommages aux dispositifs de RL-EL.


Annexe A — Procédures de mesure de la p.i.r.e. à diverses élévations

La présente annexe décrit deux méthodes d’évaluation de la conformité avant l’installation d’un produit en ce qui concerne la p.i.r.e. à diverses élévations de site par rapport à l’exigence applicable énoncée à la section 6.2.2 3) de la présente norme.

Première méthode — Mesure

Les mesures doivent être effectuées à un emplacement d’essai qui a été validé au moyen des procédures décrites dans la norme ANSI C63.4 ou l’édition la plus récente de la norme CISPR 16-1-4 relatives aux mesures à des fréquences supérieures à 1 GHz, de manière à simuler un environnement en espace libre proche (voir le CNR-Gen pour les versions applicables des normes ANSI et CISPR).

1) Couvrir de matériaux absorbants le tapis de sol entre l’émetteur et l’antenne de réception pour réduire au minimum les réflexions. Les matériaux absorbants utilisés devraient avoir un affaiblissement nominal minimal de 20 dB dans la gamme de fréquences de mesure d’intérêt. Ils devraient être placés de manière à reproduire la disposition utilisée pour respecter le critère d’acceptabilité applicable, établi dans les normes susmentionnées relatives à la validation des lieux.

2) Ajuster l’antenne de réception à une hauteur de 1,5 m. Cette antenne doit être conçue et fabriquée pour fonctionner sur la totalité de la gamme de fréquences d’intérêt, par exemple, elle devrait comporter un cornet à gain normalisé approprié.

3) La distance entre l’antenne de réception et la source rayonnante doit être suffisante pour permettre l’obtention des conditions de champ lointain.

4) Fixer l’émetteur à une hauteur de 1,5 m.

5) Configurer l’appareil soumis à l’essai (ASE) pour produire la densité spectrale de puissance maximale selon la valeur mesurée pendant l’évaluation de la conformité à la section 6.2 2 (c.-à-d. la fréquence du canal, le type de modulation et le débit de données). Si l’ASE est muni d’une antenne amovible et que celle-ci est prévue pour une installation à distance (c.-à-d. montée sur pylône), il peut être remplacé par un générateur de signaux adéquat. Le niveau et la fréquence sur le générateur doivent être réglés de manière à reproduire la densité spectrale de puissance maximale, mesurée dans une largeur de bande de 1 MHz, obtenue pendant l’évaluation de la conformité aux indications présentées à la section 6.2.2

6) Positionner l’émetteur ou l’antenne rayonnante pour pouvoir effectuer les mesures de diagramme de site.

7) Trouver le point de référence 0° sur le plan horizontal.

8) Pendant le positionnement de l’antenne de réception, une attention particulière devrait être portée pour éviter la polarisation croisée. Les antennes dont la polarisation de montage est connue devraient être évaluées avec une antenne de réception orientée dans la même direction de polarité. Si l’antenne d’émission a une polarisation inconnue ou qu’elle peut être montée dans l’une ou l’autre des directions de polarisation, il faut mesurer la p.i.r.e. pour déterminer la polarité de montage qui donne la valeur de p.i.r.e. la plus élevée. Des essais doivent être effectués avec l’antenne de réception et l’ASE montés dans chaque direction de polarité.

9) L’émission doit être centrée sur l’affichage de l’analyseur de spectre ayant les réglages ci-dessous.

  1. Si la densité spectrale de puissance de l’ASE a été évaluée avec un détecteur de crête et que l’antenne ne peut pas être enlevée de l’ASE, l’analyseur de spectre doit être fixé à un détecteur de crête ayant une largeur de bande de résolution et une largeur de bande vidéo de 1 MHz.
  2. Si la densité spectrale de puissance de l’ASE a été évaluée au moyen d’un détecteur d’échantillon doté de la fonction de calcul de la moyenne de puissance, et si l’antenne ne peut pas être enlevée de l’ASE, l’analyseur de spectre doit être fixé à un détecteur d’échantillon, configuré pour produire 100 moyennes de puissance et ayant une largeur de bande de résolution ainsi qu’une largeur de bande vidéo de 1 MHz.
  3. Si l’antenne peut être enlevée de l’ASE, un signal à onde entretenue (OE) égal à celui de la mesure de la densité spectrale de puissance peut être utilisé; l’analyseur de spectre doit être fixé à un détecteur de crête ayant une largeur de bande de résolution et une largeur de bande vidéo de 1 MHz.

10) Faire pivoter la plaque tournante à 360° en enregistrant l’intensité de champ à chaque échelon. Dans l’ensemble du faisceau principal de l’antenne, la valeur de l’échelon doit être maintenue à un maximum de 1°.

Une fois à l’extérieur du faisceau principal de l’antenne, la valeur maximale de l’échelon doit être la suivante, lorsqu’elle est comparée aux exigences énoncées à la section 6.2.2 :

  1. entre 0° et 8°, valeur maximale de l’échelon de 2°;
  2. entre 8° et 40°, valeur maximale de l’échelon de 4°;
  3. entre 40° et 45°, valeur maximale de l’échelon de 1°;
  4. entre 45° et 90°, valeur maximale de l’échelon de 5°.

Lorsque le masque atteint 90°, il sera inversé, et la valeur de l’échelon suivra le modèle précédent.

Aux fins de la présente procédure, le faisceau principal de l’antenne est défini comme la largeur du faisceau de 3 dB.

11) À l’aide de l’équation suivante, convertir les valeurs de l’intensité de champ mesurées en densité de p.i.r.e. (dBW/1 MHz) :

  • \( densité\;de\;la\;p.i.r.e.\;(dBW/1 MHz) = 10log \bigg( \frac{(E^{*}R)^2}{30}\bigg) \)
  • E = intensité de champ en V/m
  • r = mesure de la distance en m

12) Tracer les résultats en fonction du masque d’émission par rapport au plan horizontal.

13) À l’aide du tracé, le 0° peut être tourné pour déterminer le pire angle d’inclinaison de l’installation.

14) Effectuer des essais au moyen de l’antenne ayant le gain le plus élevé pour chaque type d’antenne, au besoin.

15) Doivent être indiqués clairement dans le manuel de l’utilisateur, les types d’antennes (s’il y en a plusieurs), le ou les numéros de modèle de l’antenne et le ou les pires angles d’inclinaison nécessaires pour rester conforme à l’exigence relative au masque d’élévation précisée à la section 6.2.2 3) du présent document.

La figure suivante est un exemple de masque d’élévation d’ordre polaire utilisant la référence de la première méthode en dBuV/m à 3 m.

Figure A1 – Tracé polaire du masque d’élévation converti en dBuV/m à 3 m

La figure suivante est un exemple de masque d’élévation d’ordre polaire utilisant la référence de la première méthode en dBµV/m à 3 m.

Figure A1 – Tracé polaire du masque d’élévation converti en dBuV/m à 3 m

Il est à noter que sur le tracé polaire ci-dessus, l’horizon terrestre est placé à l’horizontal, le long de la ligne 0°-180°.


Deuxième méthode – Diagramme de rayonnement de l’antenne

Cette méthode peut être utilisée seulement si un diagramme de gain d’antenne précis pour l’élévation est fourni par le fabricant. Le tracé d’élévation doit montrer un affaiblissement suffisant pour évaluer la conformité au masque d’élévation. Les instructions d’installation du fabricant doivent être consultées pour toutes les recommandations d’inclinaison de l’installation.

1) Utiliser la valeur de la densité spectrale de puissance maximale transmise par conduction mesurée selon les indications données à la section 6.2 2) pour modifier les valeurs sur l’axe de l’amplitude du diagramme de rayonnement d’antenne, de sorte qu’il lise la densité de la p.i.r.e.

  • densité de la p.i.r.e. = DSPMAX + G
  • densité de la p.i.r.e. = densité de puissance isotrope rayonnée équivalente en dB (W/MHz)
  • DSPMAX = densité spectrale de puissance de sortie maximale transmise par conduction (exprimée en dBW et axée sur une largeur de bande mesurée de 1 MHz)
  • G = gain d’antenne en dBi

Si le diagramme de rayonnement d’antenne fourni par le fabricant est normalisé, ajouter aussi la valeur du gain maximale en dBi.

  • densité de la p.i.r.e. = DSPMAX + GNorm + GMAX
  • GNorm = la valeur du gain normalisé, en dB (axe d’amplitude de départ du diagramme de rayonnement d’antenne)
  • GMAX = la valeur du gain d’antenne maximal, en dBi

2) Sur le même tracé polaire, mis à jour conformément à ce qui précède, dessiner le masque d’horizon selon les spécifications fournies à la section 6.2.2 3).

3) Le point 0° peut être tourné, au besoin, pour que l’ASE soit conforme au masque d’horizon. L’angle d’inclinaison nécessaire pour être conforme au masque représentera l’inclinaison minimale de l’installation. Cette valeur devrait être incluse dans le manuel de l’utilisateur pour indiquer clairement les exigences d’installation afin de maintenir la conformité aux indications présentées à la section 6.2.2 3), dans des conditions après installation.

La figure suivante présente un exemple de l’application de cette méthode.

Figure A2 – Exemple de l’application de la deuxième méthode

La figure suivante est un exemple de tracé d’élévation visant un matériel à l’étude et utilisant la méthode du diagramme de rayonnement de l’antenne.

Figure A2 – Exemple de l’application de la deuxième méthode

Comme le montre la figure A2, cette antenne ne satisfait pas aux exigences énoncées à la section 6.2.2 3), car la densité de sa p.i.r.e. est supérieure à -13 dB(W/MHz) à 0° et à -42 dB(W/MHz) à plus de 45°.

Footnotes

Note de bas de page 1

Les systèmes de transmission numérique utilisés dans la bande de 5 725 à 5 850 MHz doivent respecter les exigences énoncées à la section 6 du présent document.

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Note de bas de page 2

Toutefois, les stations éloignées de systèmes point-multipoint seront autorisées à dépasser une p.i.r.e. de plus de 4 W, aux mêmes conditions que les systèmes point à point.

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Note de bas de page 3

Toutefois, les stations éloignées de systèmes point-multipoint seront autorisées à dépasser une p.i.r.e. de plus de 4 W, aux mêmes conditions que les systèmes point à point.

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