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Aliments et boissons transformés

Définition

Le secteur de la transformation des aliments et boissons regroupe les établissements qui transforment des produits agricoles bruts ou des produits alimentaires semi-transformés en une large gamme de produits alimentaires et de boissons semi-préparés ou prêts à la consommation.

Ce secteur comprend plusieurs sous-secteurs qui produisent un vaste éventail d’aliments et de boissons. Au chapitre des livraisons, les plus importants sous-secteurs de la transformation des aliments et boissons sont : fabrication de produits de viande, fabrication de produits laitiers, fabrication de boissons (y compris les boissons gazeuses et les boissons alcoolisées), mouture de grains céréaliers et de graines oléagineuses, ainsi que boulangeries et fabrication de tortillas. Les autres sous-secteurs sont : mise en conserve de fruits et de légumes et fabrication de spécialités alimentaires, fabrication d’aliments pour animaux, fabrication de sucre et de confiseries, ainsi que préparation et conditionnement de poissons et de fruits de mer.

Selon le Système de classification des industries de l’Amérique du Nord (SCIAN), les codes de cette industrie sont :

  • 311 — Fabrication d'aliments
  • 3121 — Fabrication de boissons

Résumé statistique

Fabrication d’aliments et de boissons — SCIAN 311 et 3121 — Principaux indicateurs économiques
(montants en millions de dollars canadiens, nombre d’emplois en milliers)
Indicateurs économiques 2016 2017 2018 2019 2020 % de variation
2019-20
% TCAC
2016-20

Définitions :

  • Marché intérieur apparent (MIA) = Livraisons + Importations – Exportations
  • Ratio d’intensité manufacturière = Produit intérieur brut (PIB) / Livraisons
  • Pénétration des importations = Importations / MIA
  • Vocation exportatrice = Exportations / Livraisons
  • Part du marché intérieur = (Livraisons – Exportations) / MIA
  • Productivité du travail = PIB / Emploi (en milliers de dollars canadiens)

Notes de bas de page

Note de bas de page 1

Les données sur les établissements ne comprennent pas les établissements « indéterminés ».

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Sources:

  • Données sur le commerce en direct (Exportations et importations)
  • Statistique Canada Tableau 36-10-0434-03 (PIB)
  • Statistique Canada Tableau 16-10-0047-01 (Livraisons)
  • Statistique Canada Tableau 14-10-0202-01 (Emploi)
  • Statistique Canada Tableau 12-10-0098-01 (Établissements exportateurs)
  • Statistique Canada Tableau 34-10-0036-01 (Dépenses en immobilisations)
  • Statistique Canada Tableau 27-10-0333-01 (Dépenses au titre de la R-D — Intra-muros)
Produit intérieur brut 30 519 31 916 32 668 33 007 32 760 -0,7 % 1,4 %
Livraisons 107 951 111 936 115 380 118 747 122 870 3,5 % 2,6 %
Importations totales 32 611 33 062 33 755 35 054 36 695 4,7 % 2,4 %
Exportations totales 33 475 35 072 36 461 38 886 40 745 4,8 % 4,0 %
Réexportations 585 625 674 704 784 11,3 % 6,0 %
Marché intérieur apparent 107 087 109 926 112 674 114 914 118 819 3,4 % 2,1 %
Part du marché intérieur 69,5 % 69,9 % 70,0 % 69,5 % 69,1 % -0,5 % -0,1 %
Balance commerciale 864 2 010 2 706 3 832 4 051 5,7 % 36,2 %
Pénétration des importations 30,5 % 30,1 % 30,0 % 30,5 % 30,9 % 1,2 % 0,3 %
Vocation exportatrice 31,0 % 31,3 % 31,6 % 32,7 % 33,2 % 1,3 % 1,4 %
Ratio d’intensité manufacturière 28,3 % 28,5 % 28,3 % 27,8 % 26,7 % -4,1 % -1,2 %
Dépenses en immobilisations 2 312,9 2 390,4 3 681,6 4 983,9 4 547,7 -8,8 % 14,5 %
Emploi 256,5 266,0 278,8 289,8 280,9 -3,1 % 1,8 %
Productivité du travail 119,0 120,0 117,2 113,9 116,6 2,4 % -0,4 %
ÉtablissementsNote de bas de page 1 6 832 7 083 7 524 7 844 7 923 1,0 % 3,0 %

Aperçu économique et analyse

L’industrie canadienne de la transformation des aliments et des boissons affiche une croissance constante des livraisons et des exportations depuis 2016. En 2020, les livraisons totales se sont élevées à 123 milliards de dollars, et le taux de croissance sur 5 ans était de 3 %. De 2016 à 2020, la croissance des exportations a continué de dépasser celle des importations, ce qui a fait passer l’excédent commercial du Canada à 4 millions de dollars en 2020. Le marché intérieur apparent des produits et des marchandises a connu une augmentation modérée au cours de la période, passant de 107 à 119 milliards de dollars, tandis que la part du marché intérieur que détenaient les transformateurs canadiens d’aliments et de boissons a légèrement diminué, pour s’établir à un taux annuel moyen de 0,1 %. En 2020, l’industrie canadienne de la transformation des aliments et des boissons représentait 69,1 % du marché intérieur. L’emploi dans ce secteur a diminué de 3,1 % de 2019 à 2020 en raison de la pandémie de COVID-19. Par rapport à l’année précédente, la pandémie a également contribué à un déclin de 8,8 % au chapitre des investissements en immobilisations dans le secteur et à une baisse de 0,7 % du produit intérieur brut.

Le secteur de la transformation des aliments et des boissons est la plus grande industrie manufacturière du Canada, tant au chapitre du PIB que de l’emploi total. Il est également le plus grand acheteur de produits agricoles bruts au Canada, soit plus de 70 % de la production agricole du pays. Le secteur canadien de la transformation des aliments est orienté vers l’exportation et affiche un excédent commercial positif et croissant; il figure au 11e rang des plus importants exportateurs mondiaux de produits alimentaires à valeur ajoutée. Le secteur bénéficie des accords commerciaux du Canada, notamment de la ratification de nouveaux accords de libre-échange comme l’Accord Canada–États-Unis–Mexique (ACEUM) et l’Accord de continuité commerciale Canada–Royaume-Uni, qui offrent de plus grandes possibilités d’exportation et d’accès aux marchés.

Le secteur de la transformation des aliments et des boissons est composé de plusieurs sous-secteurs, dont les plus importants sont la fabrication de boissons et la fabrication de produits de viande, qui représentent respectivement 17 et 18 % du PIB. Le secteur compte 7 923 établissements où travaillent des employés, et il est composé à 99 % de petites et moyennes entreprises (PME) qui embauchent moins de 500 personnes. Malgré la présence importante de PME, de nombreux sous-secteurs sont fortement consolidés, comme ceux de l’emballage du bœuf, des grignotines et de la boulangerie, où les grandes entreprises nationales et étrangères réalisent la majorité des ventes. Les 20 plus grandes entreprises de transformation des aliments au Canada représentent 40 % des revenus et des emplois du secteur; la consolidation de l’industrie demeure relativement constante.

Les transformateurs canadiens d’aliments et de boissons ont fait preuve de résilience tout au long de la pandémie de COVID-19. Dès le début de la pandémie, le secteur a dû faire face à des défis importants, tels que des éclosions de la maladie dans les usines de transformation, qui ont entraîné des fermetures temporaires, notamment dans les installations de transformation de la viande. Comme de nombreux autres secteurs de l’économie, les chaînes d’approvisionnement en aliments et boissons ont été mises à rude épreuve en raison de la volatilité de la demande et des changements dans les habitudes de consommation. La fermeture des entreprises de restauration et le ralentissement du secteur de l’hôtellerie ont poussé les transformateurs à explorer d’autres débouchés pour la vente au détail. Les entreprises ont adapté leurs installations et leurs procédures, et elles ont investi dans des équipements de protection individuelle afin de prévenir la propagation de la COVID-19 dans les lieux de travail. Par rapport à d’autres industries, les indicateurs économiques de la transformation alimentaire, tels que les ventes, sont restés solides en 2020.

L’industrie et le gouvernement continuent de collaborer pour tirer parti des possibilités de croissance du secteur, notamment en améliorant l’accès aux compétences et aux talents, en soutenant l’adoption de technologies et en renforçant la relation entre les transformateurs et les détaillants. Le secteur a également collaboré avec le gouvernement pour mettre sur pied des grappes d’innovation qui rassemblent des entreprises, des établissements universitaires et des organismes à but non lucratif afin d’accélérer la mise au point de produits et de processus novateurs. Parmi ces grappes figurent la Supergrappe des industries des protéines du Canada, ainsi que le Réseau canadien d’innovation en alimentation.

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