Comparaison du rendement des petites et moyennes entreprises détenues majoritairement par des femmes et de celles détenues majoritairement par des hommes

Statistique Canada, Centre des projets spéciaux sur les entreprises
Julio M. Rosa et Daouda Sylla
Novembre 2016

Remerciements

Le présent rapport a été produit en collaboration avec Innovation, Sciences et Développement économique Canada (ISDE). Les auteurs désirent remercier Richard Archambault, Charles Bérubé et Patrice Rivard d'ISDE, de même que Frances Anderson de Statistique Canada, pour leurs commentaires et leurs suggestions très utiles.

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© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, représentée par le ministre de l'Industrie, 2016

N.B. Dans cette publication, la forme masculine désigne tant les femmes que les hommes.

Also available in English under the title A Comparison of the Performance of Majority Female-Owned and Majority Male-Owned Small and Medium-Sized Enterprises, November 2016.

Table des matières

Sommaire

  1. Introduction
  2. Survol de la littérature
  3. Données et statistiques descriptives
  4. Modèle économétrique et résultats
  5. Conclusion

Références

Annexe


Sommaire

Dans cette étude, des techniques économétriques sont pour la première fois appliquées à des données provenant de l'Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises effectuée par Statistique Canada en 2011 et en 2014, ainsi qu'à des données administratives de l'Environnement de fichiers couplés de Statistique Canada, afin d'examiner l'incidence du sexe des propriétaires majoritaires d'une entreprise sur le rendement de l'entreprise mesuré en fonction des indicateurs suivants : chiffre d'affaires par employé, bénéfices par employé, effectif, innovation, ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé, et taux d'intérêt sur le financement par emprunt. Ces techniques permettent d'effectuer une comparaison du rendement des entreprises selon le sexe du propriétaire, tout en prenant en considération le secteur d'activité; l'âge, la taille et les activités d'exportation des entreprises; la région d'activité, ainsi que certaines caractéristiques du propriétaire d'entreprise.

Les résultats de la présente étude montrent que le sexe des propriétaires a eu une incidence sur tous les indicateurs de rendement d'une entreprise en 2011, mais seulement sur le chiffre d'affaires par employé et sur l'effectif en 2014. Quant aux bénéfices par employé, ils étaient moins élevés pour les petites et moyennes entreprises (PME) détenues majoritairement par des femmes en 2011, mais il n'y avait aucune différence statistique entre les hommes et les femmes en 2014.

Dans l'ensemble, les PME détenues majoritairement par des femmes étaient plus susceptibles d'innover que celles détenues majoritairement par des hommes en 2011, mais on n'a observé aucune différence entre les deux en 2014. Il est intéressant de souligner que les PME détenues majoritairement par des femmes affichaient une probabilité d'innover supérieure dans les secteurs de la fabrication, des services d'hébergement et de restauration et du commerce de détail en 2014.

Le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé était inférieur pour les PME détenues majoritairement par des femmes par rapport à celles détenues majoritairement par des hommes en 2011, et le taux d'intérêt sur le financement par emprunt était plus élevé. Ces chiffres portent à croire que les institutions financières considéraient que les demandes de financement par emprunt des PME détenues majoritairement par des femmes étaient plus risquées que pour celles détenues majoritairement par des hommes. En 2014, ces différences n'étaient plus statistiquement significatives.

Dans l'ensemble, une conclusion éventuelle de cette étude est que, lorsqu'on tient compte des facteurs clés, le risque associé aux demandes de financement par emprunt des PME appartenant majoritairement à des femmes était comparable à celui des PME appartenant majoritairement à des hommes en 2014. En effet, le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé ainsi que le taux d'intérêt sur le financement par emprunt n'affichaient plus de différence statistiquement significative entre les deux catégories de PME.

1. Introduction

L'entrepreneuriat est un des éléments clés qui contribuent à la croissance économique par la création d'emplois, l'innovation et l'amélioration de la productivité. Les entrepreneurs créent des emplois; ils innovent en adoptant et en mettant sur le marché des technologies, des produits et des services nouveaux, et créent des débouchés (Audretsch, 2002; Kritikos, 2014); et ils stimulent la productivité en se faisant concurrence sur le marché.

Selon de nombreuses études, les entreprises détenues majoritairement par des femmes présentent un rendement inférieur à celles détenues majoritairement par des hommes sur le plan du chiffre d'affaires, des bénéfices, de l'effectif, de l'innovation, de l'approbation des prêts, des exportations, de la croissance du chiffre d'affaires et de la croissance de l'emploi (Industrie Canada, 2015). Ce rendement inférieur est attribuable aux secteurs industriels où les femmes entrepreneurs exercent leurs activités, aux caractéristiques et préférences personnelles de ces femmes, à leurs stratégies de gestion et aux contraintes institutionnelles. Les femmes entrepreneurs sont en effet plus nombreuses à exercer leurs activités dans les secteurs du commerce de détail et des services (Coleman, 2002; Fairlie et Robb, 2009). Elles consacrent par ailleurs moins d'heures à leur entreprise et ont moins d'expérience professionnelle (Fairlie et Robb, 2009). En outre, on considère qu'elles sont moins enclines à prendre des risques (Nissan et coll., 2012; Coleman et Robb, 2009) et qu'elles subissent des contraintes financières en ce qui concerne les prêts bancaires, le crédit et les taux d'intérêt exigés (Cavalluzzo et coll., 2002; Muravyev et coll., 2009). D'autres études n'observent toutefois aucune différence entre le rendement des entreprises détenues majoritairement par des femmes et celles détenues majoritairement par des hommes (Robb et Wolken, 2002; Orser et coll., 2006).

Les femmes entrepreneurs au Canada sont-elles désavantagées pour ce qui est du rendement de l'entreprise et de l'accès aux ressources financières? Au Canada, le rendement de l'entreprise dépend-il du sexe de l'entrepreneur? La présente étude s'efforce de répondre à ces questions en examinant l'incidence du sexe des propriétaires majoritaires d'une entreprise, mesurée en fonction des indicateurs suivants : chiffre d'affaires par employé, bénéfices par employé, effectif, innovation, ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandéNote de bas de page 1 et taux d'intérêt sur le financement par emprunt. Il est important de comprendre l'incidence du sexe des propriétaires majoritaires sur le rendement des petites et moyennes entreprises (PME) pour deux raisons : d'abord, les PME contribuent au dynamisme de l'économie en termes d'effectif, d'innovation (Watson, 2006) et de productivité; ensuite, il est essentiel de cerner les déterminants du rendement des PME afin que les bailleurs de fonds, les conseillers commerciaux et les décideurs puissent prendre des décisions stratégiques et commerciales éclairées.

Le présent document enrichit la littérature sous divers aspects. D'abord, il aborde la question des ajustements d'échelle de la mesure du rendement, soulevée par Robb et Watson (2012). Selon ces auteurs, le rendement moindre des entreprises détenues majoritairement par des femmes par rapport à celles de leurs homologues masculins pourrait s'expliquer par l'utilisation d'indicateurs de rendement qui ne tiennent pas compte de l'envergure ou de la taille de l'entreprise ni de la réticence du propriétaire à l'égard du risque. En outre, la présente étude utilise comme indicateurs de rendement le chiffre d'affaires par employé et les bénéfices par employé au lieu du chiffre d'affaires et des bénéfices. À notre connaissance, aucun document n'a étudié l'incidence du sexe des propriétaires sur le chiffre d'affaires par employé et sur les bénéfices par employé dans le contexte canadien. Ensuite, ce travail de recherche fait écho à celui de Muravyev et coll. (2009), car il soulève la question de l'accès aux prêts bancaires en mettant l'accent sur le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé et sur le taux d'intérêt sur le financement par emprunt. Enfin, il approfondit l'analyse en examinant l'incidence du sexe des propriétaires majoritaires selon le secteur industriel et en comparant les données de l'Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises effectuée par Statistique Canada en 2011 et en 2014 ainsi que les données administratives de l'Environnement de fichiers couplés de Statistique Canada.

Le restant du rapport est structuré de la façon suivante : la section 2 fait un survol de la littérature empirique, la section 3 traite des données et des statistiques descriptives, la section 4 présente le modèle économétrique et les résultats des estimations, et la section 5 donne la conclusion de l'étude.

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2. Survol de la littérature

Dans la présente section, nous passons brièvement en revue la littérature analysant l'incidence du sexe des propriétaires d'entreprise sur le rendement de l'entreprise. Les constatations sont mitigées. On pourrait diviser la littérature existante selon deux axes de recherche – les études donnant des preuves des écarts de rendement entre les entreprises détenues majoritairement par des femmes et celles détenues majoritairement par des hommes (Verheul et Thurik, 2001; Watson, 2006; Muravyev et coll., 2009; Coleman et Robb, 2009, 2012; Koellinger, 2008; Sanditov et Verspagen, 2011) et celles selon lesquelles il n'y a pas d'écart de rendement entre les deux (Robb et Wolken, 2002; Orser et coll., 2006; Johnsen et McMahon, 2005; Kariv, 2010; Coleman et Robb, 2012). La littérature s'attache à des indicateurs de rendement tels que le chiffre d'affaires, les bénéfices, l'effectif, l'innovation, l'approbation des prêts, les exportations, la croissance du chiffre d'affaires et la croissance de l'emploi. Bon nombre des études faisant état du faible rendement des entreprises détenues majoritairement par des femmes s'appuyaient généralement sur des analyses descriptives (Brush, 1992), ce qui peut s'expliquer par l'absence de données permettant d'effectuer une recherche plus analytique. La présente étude s'appuie sur un ensemble vaste et riche de microdonnées comprenant à la fois les caractéristiques des propriétaires et celles des entreprises.

Un ensemble croissant d'études dans le premier axe de recherche montre que les entreprises détenues majoritairement par des femmes ont un rendement inférieur à celui des entreprises de leurs homologues masculins parce qu'elles se concentrent dans les secteurs du commerce de détail et des services (Kalleberg et Leicht, 1991; Fairlie et Robb, 2009), qui se caractérisent par un faible investissement de départ (Nissan et coll., 2012) et une moindre croissance comparativement aux secteurs de la fabrication, de la construction et de l'exploitation minière. Coleman et Robb (2012), se fondant sur l'enquête Kauffman auprès des entreprises américaines (Kauffman Firm Survey), révèlent que le chiffre d'affaires des entreprises en démarrage détenues majoritairement par des femmes est inférieur à celui des entreprises en démarrage détenues majoritairement par des hommes. Dans leur enquête sur les résultats des entreprises en fonction du sexe des propriétaires majoritaires en Europe de l'Est et en Asie centrale, Sabarwal et Terrell (2008) ont constaté que les entreprises détenues majoritairement par des femmes avaient un chiffre d'affaires et une productivité multifactorielle significativement moins élevés que celles détenues majoritairement par des hommes. Cependant, selon Watson (2006), si l'on se fie aux enquêtes sur la croissance et le rendement des entreprises menées par l'Australian Bureau of Statistics les entreprises détenues majoritairement par des femmes sont plus susceptibles d'enregistrer une croissance élevée du revenu que celles détenues majoritairement par des hommes. D'autres études se sont intéressées à l'incidence du sexe des propriétaires sur les sources de financement et l'accès aux ressources financières. Dans le cadre de leur enquête sur les entreprises en démarrage des Pays-Bas, Verheul et Thurik (2001) ont constaté que les entreprises détenues majoritairement par des femmes avaient moins de capitaux, une plus faible proportion de capitaux propres et une proportion plus élevée de prêts bancaires. Par ailleurs, Watson (2006) a montré que les entreprises détenues majoritairement par des femmes étaient moins susceptibles d'avoir un ratio dette-actif élevé comparativement à celles détenues majoritairement par des hommes, ce qui laisse entendre qu'elles se tournent moins vers le financement externe. Selon une étude menée par Robb et Wolken (2002), qui a utilisé les données de l'enquête Survey of Small Business Finances menée en 1998 par le Conseil des gouverneurs de la Réserve fédérale des États-Unis, les entreprises détenues majoritairement par des femmes avaient plus souvent recours aux cartes de crédit comme méthode de financement que celles détenues majoritairement par des hommes. Par ailleurs, Orser et coll. (2006), se fondant sur les données de l'Enquête sur le financement des petites et moyennes entreprises menée en 2002 par Statistique Canada, ont constaté que le sexe des propriétaires avait une incidence sur la probabilité des demandes de financement par capitaux propres, les entreprises détenues majoritairement par des femmes étant moins susceptibles de présenter une demande de financement par capitaux propres externes comparativement à celles détenues majoritairement par des hommes. Coleman et Robb (2009) ont montré que les entreprises détenues majoritairement par des femmes étaient moins nombreuses à avoir recours au financement par emprunt et au financement par capitaux propres que celles détenues majoritairement par des hommes. Ils ont également constaté que les femmes lançaient leur entreprise avec des capitaux financiers (placements par emprunt et par actions) significativement moins élevés que les hommes. En outre, selon Coleman et Robb (2012), les femmes étaient plus susceptibles de financer leur entr eprise avec leurs propres fonds et moins susceptibles d'avoir recours à des capitaux propres externes que les hommes. En analysant les données de l'enquête Business Environment and Enterprise Performance Survey menée par la Banque mondiale en 2005, qui portait sur 34 pays, Muravyev et coll. (2009) ont tenté de déterminer si les entreprises détenues majoritairement par des femmes étaient victimes de discrimination pour ce qui est de l'accès aux prêts bancaires, comparativement aux entreprises détenues majoritairement par des hommes. Les auteurs ont constaté que les demandes de prêt bancaire présentées par des entreprises détenues majoritairement par des femmes étaient moins susceptibles d'être approuvées que celles présentées par des entreprises détenues majoritairement par des hommes. En outre, lorsqu'elles obtenaient un prêt, les entreprises détenues majoritairement par des femmes payaient des taux d'intérêt supérieurs à ceux imposés aux entreprises détenues majoritairement par des hommes. Certaines études donnent à penser que le sexe des propriétaires d'entreprise a une incidence sur la capacité d'innover de l'entrepreneur. Par exemple, en analysant les données provenant de 30 pays tirées d'enquêtes menées par le Global Entrepreneurship Monitor, Koellinger (2008) a montré que les femmes entrepreneurs ont davantage tendance à innover que les hommes. Sanditov et Verspagen (2011), en revanche, ont constaté que le fait d'être un homme augmentait la probabilité d'innover en affaires.

En outre, quelques études n'ont constaté aucune différence liée au sexe des propriétaires dans les indicateurs de rendement. Ainsi, selon Robb et Wolken (2002), le sexe des propriétaires n'aurait pas d'incidence sur le recours au crédit commercial. En se fondant sur l'enquête longitudinale Business Longitudinal Survey menée en Australie, Johnsen et McMahon (2005) ont montré que le sexe des propriétaires de PME n'avait aucune incidence sur le rendement des capitaux propres de l'entreprise, la croissance de l'emploi, la croissance du chiffre d'affaires et le rendement de la croissance de l'actif par rapport à l'ensemble des avoirs. De même, selon Kariv (2010), le sexe des propriétaires n'a pas d'incidence sur le rendement d'une entreprise, contrairement aux stratégies de gestion qui en ont une. Coleman et Robb (2012), pour leur part, n'ont constaté aucune incidence du sexe des propriétaires sur les actifs, les bénéfices et l'effectif de l'entreprise. Selon Orser et coll. (2006), le sexe des propriétaires n'a pas d'incidence sur le taux de probabilité des demandes de financement par emprunt, de crédit-bail ou de crédit commercial, comme l'ont aussi souligné Sabarwal et Terrell (2008). En outre, l'analyse de Sabarwal et Terrell (2008) ne fait état d'aucune différence statistique sur le plan des bénéfices entre les entreprises détenues majoritairement par des femmes et celles de leurs homologues masculins. Robb et Watson (2012) ont utilisé une base de données longitudinale se rapportant aux jeunes entreprises aux États-Unis afin de mesurer l'incidence du sexe des propriétaires sur les taux de fermeture de ces entreprises après quatre ans, le rendement de l'actif et sur le ratio de Sharpe. Selon les résultats obtenus, il n'y a aucune différence significative entre les jeunes entreprises détenues majoritairement par des femmes et celles détenues majoritairement par des hommes. Le présent document réexamine les deux axes de recherche en analysant un ensemble vaste et riche de microdonnées dans le contexte canadien.

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3. Données et statistiques descriptives

3.1 Sources des données

La présente étude se fonde sur les données de l'Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises effectuée par Statistique Canada en 2011 et en 2014, ainsi que sur les données administratives de l'Environnement de fichiers couplés. La population cible de l'Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises est établie à partir du Registre des entreprises de Statistique Canada. En sont exclues les entreprises n'ayant pas d'employés et celles qui comptent 500 employés ou plus, les entreprises ayant un revenu brut inférieur à 30 000 $, les organismes sans but lucratif, les coentreprises, les organismes gouvernementaux, ainsi que les entreprises de certains secteurs industriels qui ne présentent pas d'intérêt et qui ne sont pas répertoriés dans le Système de classification des industries de l'Amérique du Nord (SCIAN)Note de bas de page 2. L'enquête est effectuée par Statistique Canada au nom d'un consortium dirigé par Innovation, Sciences et Développement économique Canada. Elle a pour but de recueillir les caractéristiques générales des petites et moyennes entreprises et de leurs activités de financement. Elle présente notamment l'avantage de fournir de l'information sur les caractéristiques des PME et du propriétaire majoritaire ou directeur général. Les enquêtes menées en 2011 et en 2014 ont livré respectivement 9 977 et 10 397 questionnaires dûment remplis.

Le rendement des PME est mesuré selon le chiffre d'affaires par employé, les bénéfices par employé, l'effectif, l'innovation, le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé et le taux d'intérêt sur le financement par emprunt. Les données sur le chiffre d'affaires et les bénéfices sont tirées de l'Environnement de fichiers couplés, tandis que celles sur l'effectif, l'innovation, le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé et le taux d'intérêt du financement par emprunt sont tirées de l'Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises. Les caractéristiques des PME et du propriétaire majoritaire ou directeur général sont elles aussi tirées de cette enquête. Les données, qui sont utilisées pour expliquer les mesures du rendement, sont présentées dans le modèle économétrique. La principale variable d'intérêt est le type de propriété de l'entreprise, à savoir : PME détenues majoritairement par des femmes, PME détenues majoritairement par des hommes et PME détenues à parts égales par des hommes et des femmes. Toutes les estimations données dans le présent rapport utilisent les pondérations d'échantillon fournies par l'Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises. On trouvera en annexe une description détaillée de toutes les variables.

3.2 Analyse des statistiques descriptives

Le tableau 1 montre la répartition des PME selon le sexe des propriétaires. En 2011 comme en 2014, la proportion des entreprises détenues majoritairement par des femmes était inférieure à celle des entreprises détenues majoritairement par des hommes ou détenues à parts égales par des hommes et des femmes. Cette proportion est demeurée sensiblement la même au cours des deux périodes à l'étude, soit 15,5 % en 2011 et 15,7 % en 2014.

Tableau 1 : Répartition des PME selon le sexe des propriétaires, 2011 et 2014
Sexe des propriétaires 2011 2014
PME détenues majoritairement par des hommes (%) 66,3 64,6
PME détenues majoritairement par des femmes (%) 15,5 15,7
PME détenues à parts égales par des hommes et des femmes (%) 18,1 19,7
Nombre de PME 9 977 10 397
Sources : Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011; et Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014.

Six indicateurs de rendement ont servi à examiner l'incidence du sexe des propriétaires majoritaires des PME. Le tableau 2 présente la répartition des indicateurs de rendement selon le sexe des propriétaires majoritaires. Il montre que la moyenne du chiffre d'affaires par employé a augmenté pour les trois types de propriété entre 2011 et 2014. La moyenne du chiffre d'affaires par employé des PME détenues majoritairement par des femmes était de 204 265 $ en 2014, en hausse de 15,9 % par rapport à 2011Note de bas de page 3. Les PME détenues majoritairement par des femmes enregistraient un chiffre d'affaires par employé moins élevé que celles détenues majoritairement par des hommes et que celles détenues à parts égales par des hommes et des femmes, et ce, pour les deux périodes. De même, la moyenne des bénéfices par employé a augmenté pour tous les types de propriété entre 2011 et 2014, avec en moyenne des bénéfices plus faibles par employé au sein des PME détenues majoritairement par des femmes comparativement à celles détenues majoritairement par des hommes au cours des deux périodes. Les bénéfices par employé des PME détenues majoritairement par des femmes ont augmenté de 27,5 % entre 2011 et 2014, comparativement à 16,9 % pour les entreprises détenues majoritairement par des hommesNote de bas de page 4. On enregistre une légère progression du nombre d'employés pour tous les types de propriété entre 2011 et 2014, mais pour les deux périodes les PME détenues majoritairement par des femmes comptaient moins d'employés que celles de leurs homologues masculins ou que les PME appartenant à parts égales à des hommes et des femmes. Ces résultats concordent avec les recherches antérieures, selon lesquelles les entreprises détenues majoritairement par des femmes affichent un chiffre d'affaires et des bénéfices plus faibles et comptent moins d'employés que celles détenues majoritairement par des hommes (Coleman et Robb, 2012; Sabarwal et Terrell, 2008; Bosma et coll., 2004). Le tableau 2 montre aussi que la proportion de PME qui innovent a augmenté pour tous les types de propriété entre 2011 et 2014. En 2011, les PME détenues majoritairement par des femmes ont été légèrement plus nombreuses à entreprendre des activités novatrices que celles de leurs homologues masculins ou que celles détenues à parts égales par des hommes et des femmes. En 2014, les entreprises détenues majoritairement par des femmes sont restées plus nombreuses à innover que les entreprises détenues majoritairement par des hommes, mais moins nombreuses que celles détenues à parts égales par des hommes et des femmes. Il convient de souligner que la proportion de PME détenues majoritairement par des femmes et par des hommes ayant entrepris des activités d'innovation était sensiblement la même en 2014. Les PME détenues majoritairement par des femmes avaient un plus faible ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé que les PME détenues majoritairement par des hommes et que celles détenues à parts égales par des hommes et des femmes au cours des deux périodes. Ce ratio a toutefois augmenté de 3,6 % entre 2011 et 2014, alors qu'il diminuait de 8,6 % et de 7,8 % respecti vement pour les PME détenues majoritairement par des hommes et celles détenues à parts égales par des hommes et des femmes. Le taux d'intérêt sur le financement par emprunt a augmenté pour tous les types de propriété entre 2011 et 2014, mais il était plus élevé pour les PME détenues majoritairement par des femmes comparativement à celles détenues majoritairement par des hommes et à celles détenues à parts égales par des hommes et des femmes au cours des deux périodes. L'écart pour ce qui est du taux d'intérêt entre les PME détenues majoritairement par des femmes et celles détenues majoritairement par des hommes a rétréci en 2014. Ces résultats concordent dans une large mesure avec la littérature portant sur les contraintes financières que subissent les femmes entrepreneurs (Cavalluzzo et coll., 2002; Muravyev et coll., 2009). On trouvera en annexe un tableau détaillé pour chaque mesure du rendement (variable dépendante) et variable de contrôle (caractéristiques des propriétaires et caractéristiques des PME).

Tableau 2 : Mesures du rendement selon le sexe des propriétaires majoritaires, 2011 et 2014
Mesure du rendement 2011 2014
Hommes majoritaires Femmes majoritaires Parts égales Nombre de PME Hommes majoritaires Femmes majoritaires Parts égales Nombre de PME
Chiffre d'affaires par employé ($) 234 949 176 270 213 757 7 716 265 111 204 265 221 101 8 391
Bénéfices par employé ($) 92 369 79 817 90 674 8 259 108 009 101 760 97 822 8 938
Nombre d'employés 11,3 7,2 8,2 9 977 12,4 8,2 10,1 10 397
Innovation (%) 34,9 36,9 36,2 9 977 38,7 39,0 40,2 10 397
Ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé (%) 90,0 77,3 91,2 3 129 82,3 80,1 84,1 3 342
Taux d'intérêt sur le financement par emprunt (%) 6,3 7,6 6,3 3 129 8,4 8,7 7,8 3 342
Sources : Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011; Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014; et Statistique Canada, Environnement de fichiers couplés.

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4. Modèle économétrique et résultats

4.1 Modèle économétrique

On a eu recours à une analyse multivariée afin de déterminer s'il y avait ou non un lien entre le sexe des propriétaires majoritaires et les indicateurs du rendement des PME. Le modèle économétrique de base suivant a été utilisé :

Y i = α + βTypeDePropriete i + γ X i + ε i

Yi représente un des indicateurs suivants du rendement de la PME i : le chiffre d'affaires par employé (chiffre d'affaires/employé); les bénéfices par employé (bénéfices/employé); l'effectif (effectif); la variable dichotomique, à laquelle on accorde la valeur « 1 » si la PME a innové dans au moins une des quatre catégories d'innovation (innovation de produits, innovation de procédés, innovation en marketing et innovation organisationnelle) au cours des trois dernières années et la valeur « 0 » dans le cas contraire (innovation); le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé (taux d'approbation financière); le taux d'intérêt sur le financement par emprunt (taux d'intérêt). « Type de propriété » est une variable qualitative qui correspond aux différents types de structure de propriété, à savoir les PME détenues majoritairement par des femmes, les PME détenues majoritairement par des hommes et les PME détenues à parts égales par des hommes et des femmes; Xi est un vecteur des variables de contrôle qui comprend les caractéristiques de la PME et celles du propriétaire majoritaire ou du directeur général; et εi est un terme d'erreur. Les caractéristiques du propriétaire majoritaire ou du directeur général comprennent l'âge (âge), le niveau de scolarité (scolarité) et l'expérience en gestion (expérience). Les caractéristiques de la PME comprennent l'âge de la PME (âge PME), la taille de la PME (taille PME), une variable dichotomique pour l'exportation (exportation), une variable dichotomique pour contrôler les effets fixes du secteur industriel (industrie) et une variable dichotomique pour contrôler les effets fixes de la région (région). Le modèle est estimé au moyen d'une analyse de régression des moindres carrés ordinaires pour les variables dépendantes continues (chiffre d'affaires/employé, bénéfices/employé, effectif, taux d'approbation financière et taux d'intérêt) et d'une analyse de régression logistique pour la variable dépendante binaire (innovation). Tous les écarts-types calculés sont robustes.

4.2 Résultats économétriques par indicateur de rendement

La présente section fait état des résultats empiriques obtenus en prenant en compte tous les secteurs industriels pour toutes les variables dépendantes, ainsi que des résultats empiriques par secteur industriel pour le chiffre d'affaires/employé, les bénéfices/employé, l'effectif et l'innovation. Les résultats ne prennent pas en compte le taux d'approbation financière ni le taux d'intérêt étant donné le petit nombre d'observations relatives à ces variables. Seuls les effets marginaux de la principale variable d'intérêt – à savoir le type de propriété – sont mentionnés.

4.2.1 Chiffre d'affaires par employé

Le tableau 3 montre l'incidence du sexe des propriétaires majoritaires d'entreprise sur le chiffre d'affaires par employé en prenant en compte tous les secteurs, et par secteur industriel, d'après les données de l'Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises de 2011 et de 2014. Pour tous les secteurs combinés, le chiffre d'affaires des entreprises détenues majoritairement par des femmes était inférieur à celui des entreprises détenues majoritairement par des hommes, l'écart étant de 20,9 % en 2011 et de 18,4 % en 2014. Ce résultat appuie les constatations de Coleman et Robb (2012) concernant le rendement plus faible des entreprises détenues majoritairement par des femmes au chapitre du chiffre d'affaires. Selon le secteur, le chiffre d'affaires par employé des entreprises détenues majoritairement par des femmes était inférieur à celui des entreprises détenues majoritairement par des hommes en 2011 dans le secteur primaire (−49,8 %), la construction (−44,1 %), les services professionnels, scientifiques et techniques (−34,6 %) et les autres services (−37,0 %). En 2014, il était inférieur dans le secteur primaire (−63,7 %), la construction (−21,2 %), la fabrication (−14,3 %), le commerce de détail (−28,3 %), le commerce de gros (−25,8 %) et les autres services (−37,9 %).

Tableau 3 : Incidence du sexe des propriétaires majoritaires d'entreprise sur le chiffre d'affaires par employé, 2011 et 2014
Secteur industriel Ln (chiffre d'affaires par employé)
Analyse de régression des moindres carrés ordinaires
2011 2014
Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME
Femmes majoritaires Parts égales Femmes majoritaires Parts égales
Tous les secteurs 0,209Note ***
(0,047)
−0,098Note **
(0,043)
7 716 −0,184Note ***
(0,037)
−0,157Note ***
(0,033)
8 391
Secteur primaire −0,498Note **
(0,228)
0,468
(0,376)
343 −0,637Note ***
(0,191)
−0,239
(0,182)
327
Construction −0,441Note ***
(0,124)
−0,037
(0,150)
720 −0,212Note *
(0,126)
−0,155Note **
(0,061)
1 138
Fabrication −0,151
(0,117)
−0,219Note **
(0,091)
1 070 −0,143Note *
(0,083)
0,003
(0,088)
903
Services professionnels, scientifiques et techniques −0,346Note **
(0,143)
−0,051
(0,091)
1 030 −0,102
(0,110)
−0,362Note ***
(0,123)
863
Services d'hébergement et de restauration −0,126
(0,113)
−0,111
(0,113)
374 −0,012
(0,067)
−0,029
(0,062)
834
Commerce de détail −0,094
(0,122)
−0,013
(0,115)
812 −0,283Note ***
(0,059)
−0,178Note *
(0,103)
1 134
Commerce de gros −0,034
(0,214)
0,026
(0,109)
1 302 −0,258Note ***
(0,100)
−0,012
(0,150)
821
Transport et entreposage −0,052
(0,243)
0,027
(0,118)
841 0,277
(0,226)
−0,091
(0,115)
681
Autres services −0,370Note ***
(0,077)
0,047
(0,107)
537 −0,379Note ***
(0,071)
0,006
(0,093)
684
Autres secteursNote 5 −0,065
(0,124)
−0,251
(0,131)
687 −0,136
(0,112)
−0,243Note ***
(0,078)
1 006

Note : Les écarts-types sont indiqués entre parenthèses.

Sources :

  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011;
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014; et
  • Statistique Canada, Environnement de fichiers couplés.

4.2.2 Bénéfices par employé

Le tableau 4 fait état des bénéfices par employé. Dans l'ensemble, les bénéfices par employé des entreprises détenues majoritairement par des femmes étaient inférieurs de 12 372 $ à ceux des entreprises détenues majoritairement par des hommes en 2011 et on n'a observé aucune différence statistique à ce chapitre en 2014Note 6. Les résultats de 2011 concordent avec ceux de nombreuses études connexes recensées dans la littérature. Par exemple, Bosma et coll. (2004) avaient constaté que les fondateurs d'entreprise de sexe masculin aux Pays-Bas affichaient un meilleur rendement que leurs homologues de sexe féminin sur le plan des bénéfices (sans ajustement d'échelle). Selon Coleman et Robb (2012) et Sabarwal et Terrell (2008), en revanche, le sexe n'aurait aucune incidence sur les bénéfices. Quant aux résultats par secteur industriel, ils indiquent que les bénéfices par employé des PME détenues majoritairement par des femmes étaient inférieurs à ceux des PME détenues majoritairement par des hommes dans la construction (−28 133 $), la fabrication (−26 868 $) et les autres services (−24 430 $) en 2011, et dans le secteur primaire (−66 666 $), le commerce de détail (−22 371 $) et le commerce de gros (−44 716 $) en 2014.

Tableau 4 : Incidence du sexe des propriétaires majoritaires d'entreprise sur les bénéfices par employé, 2011 et 2014
Secteur industriel Bénéfices par employé
Analyse de régression des moindres carrés ordinaires
2011 2014
Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME
Femmes majoritaires Parts égales Femmes majoritaires Parts égales
Tous les secteurs −12 371,8Note **
(6 205,4)
−5 299,5
(5 610,6)
8 259 −13 469,4
(8 860,0)
−15 463,0Note ***
(5 961,1)
8 938
Secteur primaire −23 672,7
(24 893,2)
14 473,5
(21 363,0)
646 −66 665,6Note ***
(22 435,8)
−96 753,2Note ***
(33 153,0)
672
Construction −28 133,0Note *
(14 839,0)
−4 372,3
(16 009,2)
733 41 438,3
(34 998,4)
−8 213,4
(6 918,5)
1 155
Fabrication −26 867,7Note ***
(9 243,8)
−22 175,8
(16 190,1)
1 088 9 074,2
(17 042,0)
6 015,0
(9 982,2)
916
Services professionnels, scientifiques et techniques −31 435,0
(27 685,6)
−21 274,0
(19 062,3)
1 080 10 149,4
(17 127,5)
−7 707,2
(16 668,1)
900
Services d'hébergement et de restauration −3 215,1
(12 832,9)
−9 989,5
(12 076,5)
379 695,7
(6 382,7)
1 623,1
(6 652,7)
839
Commerce de détail −3 941,7
(6 273,4)
−2 386,2
(5 931,5)
820 −22 371,0Note **
(11 171,0)
−15 349,4Note **
(6 126,1)
1 144
Commerce de gros −15 501,5
(17 243,0)
14 582,4
(28 698,4)
1 360 −44 715,8Note ***
(14 242,3)
44 704,1
(48 438,8)
841
Transport et entreposage −16 473,2
(19 801,7)
10 030,7
(21 711,0)
856 1 235,4
(30 290,6)
−20 492,2
(23 504,1)
690
Autres services −24 430,2Note **
(11 226,7)
10 489,4
(10 378,0)
543 2 222,7
(16 294,9)
3 798,4
(11 209,6)
686
Autre secteursNote 5 −1 149,6
(18 865,9)
−12 692,4
(17 585,5)
754 −34 275,3
(28 623,3)
−35 641,8
(21 667,5)
1 095

Note : Les écarts-types sont indiqués entre parenthèses.

Sources :

  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011;
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014; et
  • Statistique Canada, Environnement de fichiers couplés.

4.2.3 Effectif

Le tableau 5 montre les résultats de la régression de l'effectif, calculée à partir de toutes les variables de contrôle à l'exception de la taille de l'entreprise puisque celle-ci est établie à partir du nombre d'employés, qui est la variable dépendante. De façon générale, les PME détenues majoritairement par des femmes comptaient moins d'employés que celles détenues majoritairement par des hommes en 2011 (−25,1 %) et en 2014 (−19,5 %). Bosma et coll. (2004) ont par ailleurs constaté que les fondateurs d'entreprise de sexe masculin aux Pays-Bas comptaient davantage d'employés que leurs homologues de sexe féminin. En revanche, Coleman et Robb (2012) n'ont constaté aucune incidence du sexe sur l'effectif. Quant aux résultats par secteur industriel, ils révèlent que les entreprises détenues majoritairement par des femmes comptaient en 2011 un plus grand nombre d'employés dans le secteur primaire (47,3 %) comparativement aux entreprises détenues majoritairement par des hommes, mais que leur effectif était moins nombreux dans les secteurs suivants : services professionnels, scientifiques et techniques (−29,0 %); services d'hébergement et de restauration (−24,0 %); commerce de détail (−50,3 %); commerce de gros (−36,1 %); et autres services (−18,0 %). En 2014, les PME détenues majoritairement par des femmes comptaient moins d'employés que celles détenues majoritairement par des hommes dans les secteurs suivants : secteur primaire (−20,8 %); services d'hébergement et de restauration (−22,3 %); commerce de détail (−32,0 %); et autres services (−14,8 %). Elles comptaient aussi moins d'employés (−20,4 %) dans la catégorie « autres secteurs » comparativement à celles détenues majoritairement par des hommes.

Tableau 5 : Incidence du sexe des propriétaires majoritaires d'entreprise sur l'effectif, 2011 et 2014
Secteur industriel Ln (effectif)
Analyse de régression des moindres carrés ordinaires
2011 2014
Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME
Femmes majoritaires Parts égales Femmes majoritaires Parts égales
Tous les secteurs −0,251Note ***
(0,038)
−0,117Note ***
(0,035)
9 977 −0,195Note ***
(0,029)
−0,082Note ***
(0,028)
10 397
Secteur primaire 0,473Note *
(0,271)
−0,062
(0,103)
852 −0,208Note *
(0,113)
−0,180Note ***
(0,067)
883
Construction −0,075
(0,163)
−0,407Note ***
(0,064)
909 −0,069
(0,129)
−0,010
(0,080)
1 373
Fabrication −0,089
(0,164)
−0,130
(0,09)
1 243 −0,124
(0,147)
−0,274Note ***
(0,083)
962
Services professionnels, scientifiques et techniques −0,290Note ***
(0,113)
−0,278Note ***
(0,085)
1 394 −0,101
(0,088)
0,012
(0,095)
1 079
Services d'hébergement et de restauration −0,240Note *
(0,144)
−0,085
(0,172)
447 −0,223Note ***
(0,077)
−0,134Note *
(0,080)
974
Commerce de détail −0,503Note ***
(0,057)
−0,200Note **
(0,09.5)
946 −0,320Note ***
(0,081)
−0,239Note ***
(0,062)
1 310
Commerce de gros −0,361Note **
(0,147)
−0,065
(0,094)
1 468 −0,159
(0,127)
−0,167Note *
(0,094)
879
Transport et entreposage −0,084
(0,131)
−0,126
(0,131)
989 0,124
(0,186)
0,025
(0,128)
765
Autres services −0,180Note **
(0,080)
−0,051
(0,102)
744 −0,148Note *
(0,079)
−0,026
(0,100)
853
Autres secteursNote 5 −0,075
(0,107)
0,320Note **
(0,137)
985 −0,204Note ***
(0,069)
0,122
(0,107)
1 319

Note : Les écarts-types sont indiqués entre parenthèses.

Sources :

  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011; et
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014.

4.2.4 Innovation

Le tableau 6 présente les résultats de la régression logistique. Si l'on prend en compte tous les secteurs, les PME détenues majoritairement par des femmes étaient plus susceptibles d'innover dans une proportion de 5,3 unités de pourcentage que celles de leurs homologues masculins en 2011, mais on n'a observé aucune différence statistiquement significative entre les deux catégories de PME en 2014. Les résultats de 2011 appuient les constatations antérieures de Koellinger (2008), qui se fondaient sur 30 pays sondés dans le cadre des enquêtes du Global Entrepreneurship Monitor. En revanche, selon les constatations de Sanditov et Verspagen (2011), qui se fondaient sur 20 pays européens sondés dans le cadre des enquêtes du Global Entrepreneurship Monitor, les entrepreneurs de sexe masculin étaient plus susceptibles d'innover. Quant aux résultats par secteur industriel, ils montrent qu'en 2011, les entreprises détenues majoritairement par des femmes étaient plus susceptibles, dans une proportion de 11,2 unités de pourcentage, de faire preuve d'innovation par rapport aux PME détenues majoritairement par des hommes dans la catégorie « autres secteurs ». En 2014, la probabilité que les PME détenues majoritairement par des femmes fassent preuve d'innovation, par rapport aux PME détenues majoritairement par des hommes, était la suivante : +10,2 unités de pourcentage dans le secteur de la fabrication; −10,5 unités de pourcentage dans le secteur des services professionnels, scientifiques et techniques; +11,2 unités de pourcentage dans le secteur des services d'hébergement et de restauration; et +12,5 unités de pourcentage dans le secteur du commerce de détail. Le meilleur rendement des entreprises détenues majoritairement par des femmes dans les secteurs de la fabrication, des services d'hébergement et de restauration et du commerce de détail peut s'expliquer par la plus forte proportion de femmes employées dans ces secteurs. Cette explication est confirmée par Pfeifer et Wagner (2014), qui ont constaté que les entreprises de fabrication allemandes comptant une plus grande proportion d'employées de sexe féminin étaient plus susceptibles d'innover.

Tableau 6 : Incidence du sexe des propriétaires majoritaires d'entreprise sur l'innovation, 2011 et 2014
Secteur industriel Innovation
Régression logistique
2011 2014
Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME
Femmes majoritaires Parts égales Femmes majoritaires Parts égales
Tous les secteurs 0,053Note **
(0,025)
0,009
(0,020)
9 977 0,026
(0,017)
0,029Note *
(0,015)
10 397
Secteur primaire −0,045
(0,071)
0,039
(0,050)
852 −0,069
(0,070)
0,143Note ***
(0,043)
883
Construction −0,012
(0,084)
0,050
(0,055)
909 −0,026
(0,070)
−0,003
(0,039)
1 373
Fabrication 0,098
(0,071)
0,002
(0,057)
1 243 0,102Note *
(0,060)
−0,005
(0,048)
962
Services professionnels, scientifiques et techniques 0,094
(0,062)
−0,014
(0,062)
1 394 −0,105Note **
(0,052)
−0,045
(0,050)
1 079
Services d'hébergement et de restauration −0,077
(0,063)
−0,054
(0,084)
447 0,112Note **
(0,046)
−0,024
(0,038)
974
Commerce de détail −0,025
(0,055)
−0,041
(0,057)
946 0,125Note ***
(0,040)
0,139Note ***
(0,040)
1 310
Commerce de gros 0,018
(0,083)
0,059
(0,051)
1 468 −0,041
(0,068)
−0,070
(0,052)
879
Transport et entreposage 0,103
(0,069)
−0,032
(0,047)
989 0,067
(0,071)
−0,021
(0,049)
765
Autres services −0,043
(0,054)
−0,113Note **
(0,055)
744 0,009
(0,047)
−0,028
(0,050)
853
Autres secteursNote 5 0,112Note *
(0,058)
0,056
(0,057)
985 0,010
(0,039)
0,063
(0,045)
1 319

Note : Les écarts-types sont indiqués entre parenthèses.

Sources :

  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011; et
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014.

4.2.5 Ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé et taux d'intérêt sur le financement par emprunt

Aux fins de l'analyse du ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé et du taux d'intérêt sur le financement par emprunt, l'échantillon est limité aux PME ayant présenté une demande de financement par emprunt. Les résultats sont présentés au tableau 7Note 7. Le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé pour les PME détenues majoritairement par des femmes était inférieur de 9,6 unités de pourcentage à celui des PME détenues majoritairement par des hommes en 2011, mais on n'a observé aucune différence statistiquement significative entre ces deux catégories de PME en 2014. Les résultats de 2011 concordent avec la littérature faisant état d'un accès moindre aux ressources financières pour les femmes entrepreneurs. Par exemple, Muravyev et coll. (2009) ont constaté que les entreprises détenues majoritairement par des femmes étaient moins susceptibles d'obtenir un prêt bancaire que celles détenues majoritairement par des hommes.

Tableau 7 : Incidence du sexe des propriétaires majoritaires d'entreprise sur le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé, 2011 et 2014
Secteur industriel Ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé
Analyse de régression des moindres carrés ordinaires
2011 2014
Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME
Femmes majoritaires Parts égales Femmes majoritaires Parts égales
Tous les secteurs −0,096Note **
(0,043)
0,011
(0,024)
3 129 0,026
(0,027)
0,039Note *
(0,020)
3 342

Note : Les écarts-types sont indiqués entre parenthèses.

Sources :

  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011; et
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014.

Le tableau 8 présente les résultats de l'analyse de régression des moindres carrés ordinaires utilisant le taux d'intérêt sur le financement par emprunt. En règle générale, des taux d'intérêt plus élevés indiquent que les institutions financières ou les autres bailleurs de fonds estiment que les demandes de financement par emprunt comportent plus de risques. Or, en 2011, les taux d'intérêt sur le financement par emprunt des entreprises détenues majoritairement par des femmes étaient en moyenne supérieurs de 1 unité de pourcentage à ceux des PME détenues majoritairement par des hommes. Cette constatation concorde avec celle de Muravyev et coll. (2009), à savoir que les entreprises détenues majoritairement par des femmes payaient des taux d'intérêt supérieurs à ceux payés par les entreprises détenues majoritairement par des hommes au titre du financement par emprunt accordé. En 2014, on n'a observé aucune différence statistiquement significative à ce chapitre entre les deux catégories de PME.

Selon les résultats présentés au tableau 7 et au tableau 8, les bailleurs de fonds estimaient généralement que les demandes de financement accordées aux PME détenues majoritairement par des femmes présentaient davantage de risques que pour les PME détenues majoritairement par des hommes en 2011, mais considéraient que le risque était similaire en 2014. Cette constatation est corroborée par le fait que le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé était significativement inférieur pour les PME détenues majoritairement par des femmes en 2011 et que le taux d'intérêt exigé sur le financement par emprunt des entreprises détenues majoritairement par des femmes était significativement plus élevé. En 2014, on n'a observé aucune différence significative entre les femmes et les hommes au chapitre du ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé ou du taux d'intérêt sur le financement par emprunt. De même, le tableau 7 et le tableau 8 indiquent que les demandes de financement par emprunt des entreprises détenues à parts égales par des hommes et des femmes étaient considérées comme ne présentant pas plus de risque que celles des entreprises détenues majoritairement par des hommes en 2011, et qu'elles étaient encore moins risquées en 2014. Par ailleurs, en 2011, les entreprises appartenant à parts égales à des hommes et des femmes et celles appartenant majoritairement à des hommes ne présentaient pas de différence significative pour ce qui est du ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé et du taux d'intérêt sur le financement par emprunt. En 2014, en revanche, le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé des entreprises appartenant à parts égales à des hommes et des femmes était significativement plus élevé que pour les entreprises détenues majoritairement par des hommes, et le taux d'intérêt sur le financement par emprunt était significativement plus faible. Il convient aussi de mentionner que, pour ce qui est des bénéfices par employé et de l'innovation, la différence statistique entre les PME détenues majoritairement par des femmes et celles détenues majoritairement par des hommes disparaît lorsque l'évaluation du risque des demandes de financement par emprunt est similaire pour les deux catégories de PME.

Tableau 8 : Incidence du sexe des propriétaires majoritaires d'entreprise sur le taux d'intérêt du financement par emprunt, 2011 et 2014
Secteur industriel Taux d'intérêt sur le financement par emprunt
Analyse de régression des moindres carrés ordinaires
2011 2014
Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME Hommes majoritaires
(catégorie de référence)
Nombre de PME
Femmes majoritaires Parts égales Femmes majoritaires Parts égales
Tous les secteurs 1,006Note *
(0,515)
−0,013
(0,385)
3 129 −0,114
(0,415)
−0,648Note *
(0,339)
3 342

Note : Les écarts-types sont indiqués entre parenthèses.

Sources :

  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011; et
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014.

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5. Conclusion

Le présent document enrichit la littérature empirique traitant de l'incidence du sexe des propriétaires d'entreprise sur les indicateurs de rendement. Il examine les différences entre les PME détenues majoritairement par des femmes et celles détenues majoritairement par des hommes en fonction des indicateurs de rendement suivants : chiffre d'affaires par employé, bénéfices par employé, effectif, innovation, ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé, et taux d'intérêt sur le financement par emprunt. Il étudie aussi l'incidence du sexe des propriétaires majoritaires par secteur industriel et compare les résultats en utilisant les données provenant de l'Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises effectuée en 2011 et en 2014.

Les résultats indiquent que le sexe des propriétaires majoritaires a eu une incidence sur toutes les mesures du rendement de l'entreprise en 2011, mais seulement sur le chiffre d'affaires par employé et l'effectif en 2014. En effet, le chiffre d'affaires par employé et l'effectif des PME détenues majoritairement par des femmes étaient inférieurs à ceux enregistrés par les PME détenues majoritairement par des hommes en 2011 et en 2014. Ces résultats concordent avec les résultats de recherches antérieures faisant état du rendement des femmes entrepreneurs au chapitre du chiffre d'affaires et de l'effectif comparativement aux hommes entrepreneurs. La présente étude montre que le chiffre d'affaires par employé des PME détenues majoritairement par des femmes était inférieur à celui des PME de leurs homologues masculins en 2011, mais on ne constatait aucune différence statistique entre les deux en 2014. Cette absence de différence statistique en 2014 peut s'expliquer par l'ajustement selon la taille, puisque les PME détenues majoritairement par des femmes affichent une moins bonne performance que les PME détenues majoritairement par des hommes lorsque les données ne sont pas ajustées selon la taille. L'étude montre également que les PME détenues majoritairement par des femmes étaient plus susceptibles d'innover que celles détenues majoritairement par des hommes en 2011, mais que cette différence disparaissait en 2014. Pour ce qui est de l'accès aux ressources financières, les résultats portent à croire que les bailleurs de fonds estimaient que les demandes de financement par emprunt des PME détenues majoritairement par des femmes comportaient davantage de risque que celles des PME détenues majoritairement par des hommes en 2011, mais que ces demandes présentaient le même risque en 2014. Ce résultat est corroboré par le fait qu'en 2011, le ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé était inférieur pour les PME détenues majoritairement par des femmes comparativement à celles détenues majoritairement par des hommes et que le taux d'intérêt sur le financement par emprunt était significativement plus élevé. Toutefois, en 2014, on n'a constaté aucune différence statistiquement significative entre les deux catégories de PME pour ce qui est du ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé ou du taux d'intérêt sur le financement par emprunt. En ce qui concerne le chiffre d'affaires par employé, les bénéfices par employé, l'effectif et l'innovation, l'analyse sectorielle a montré que les PME détenues majoritairement par des femmes avaient un rendement inférieur à celui des PME détenues majoritairement par des hommes dans de nombreux secteurs industriels ou qu'il n'y avait aucune différence entre les deux, selon la période à l'étude. Par contre, il importe de souligner que les PME détenues majoritairement par des femmes comptaient plus d'employés dans le secteur primaire que celles détenues majoritairement par des hommes en 2011 et qu'elles étaient plus susceptibles d'innover dans les secteurs de la fabrication, des services d'hébergement et de restauration et du commerce de détail en 2014.

Il est important de bien comprendre l'incidence du sexe des propriétaires d'entreprise sur le rendement des PME afin de pouvoir aider les entrepreneurs, les bailleurs de fonds, les conseillers commerciaux et les décideurs à prendre des décisions stratégiques et commerciales éclairées. Toutefois, des questions demeurent encore sans réponse. Des analyses approfondies pourraient se pencher sur les points suivants : l'incidence de l'accès aux ressources financières sur le rendement des PME; l'incidence du sexe des propriétaires majoritaires sur l'exportation et la recherche-développement; l'incidence des caractéristiques des entrepreneurs sur le rendement des PME (p. ex. congés de maternité et statut d'immigrant); et la dynamique des indicateurs de rendement sur le plan de la croissance. Chacun de ces facteurs pourrait aider à mieux comprendre l'incidence du sexe des propriétaires majoritaires d'entreprise sur le rendement des PME.

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Références

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Annexe

Tableau A1 : Description des variables
Chiffre d'affaires/ employé Montant du chiffre d'affaires par employé de la PME (source : Statistique Canada, Environnement de fichiers couplés).
Bénéfices/employé Bénéfices par employé de la PME (source : Statistique Canada, Environnement de fichiers couplés).
Effectif Nombre d'employés de la PME.
Innovation Variable dichotomique à laquelle on accorde la valeur « 1 » si la PME a innové dans au moins une des quatre catégories d'innovation (innovation de produits, innovation de procédés, innovation en marketing et innovation organisationnelle) au cours des trois dernières années et la valeur « 0 » dans le cas contraire.
Taux d'approbation financière Ratio du montant autorisé au montant demandé du financement par emprunt le plus élevé pour les hypothèques, les marges de crédit et les cartes de crédit commerciales. Le ratio peut varier entre 0 % et 100 %, où « 0 » équivaut au rejet de la demande de financement, « 1 » équivaut à l'approbation de la valeur totale du financement demandé par la PME et toute valeur intermédiaire équivaut au montant partiel obtenu.
Taux d'intérêt Taux d'intérêt annuel sur le montant le plus élevé de financement par emprunt.
Type de propriété Variable qualitative indiquant le sexe des propriétaires de la PME, à savoir entreprise détenue majoritairement par des femmes ou par des hommes ou entreprise détenue à parts égales par des hommes et des femmes. Les entreprises détenues majoritairement par des hommes constituent le groupe de référence aux fins de la présente étude.
Âge Âge du propriétaire majoritaire ou du directeur général de la PME, mesuré en années.
Scolarité Niveau de scolarité du propriétaire majoritaire ou du directeur général de la PME, à savoir études secondaires ou moins, ou études postsecondaires.
Expérience Nombre d'années d'expérience du propriétaire majoritaire ou du directeur général en tant que propriétaire ou directeur d'une entreprise.
Âge PME Âge de la PME, mesuré en années (source : Statistique Canada, Environnement de fichiers couplés).
Taille PME Taille de la PME selon le nombre d'employés, soit de 1 à 4, de 5 à 19 et de 20 à 499 employés.
Exportation Variable dichotomique prenant la valeur « 1 » si la PME exporte et la valeur « 0 » si elle n'exporte pas.
Industrie Secteur industriel dans lequel la PME exerce ses activités (secteur primaire; construction; fabrication; services professionnels, scientifiques et techniques; services d'hébergement et de restauration; commerce de détail; commerce de gros; transport et entreposage; autres services; et autres secteurs).
Région Région où la PME exerce ses activités (Atlantique, Québec, Ontario, Manitoba, Saskatchewan, Alberta, et Colombie-Britannique et territoires).
Tableau A2 : Valeur moyenne des variables indépendantes relatives à la régression du chiffre d'affaires par employé, selon le type de propriété
Variable 2011 2014
Hommes majoritaires Femmes majoritaires Parts égales Hommes majoritaires Femmes majoritaires Parts égales
Chiffre d'affaires par employé ($) 234 949 176 270 213 757 265 111 204 265 221 101
Âge du propriétaire (en années) 51,4 51,4 52,2 51,1 49,8 51,6
Expérience du propriétaire (en années) 22,0 18,6 21,9 21,2 18,3 20,2
Scolarité
Études secondaires ou moins (%) 32,0 32,5 29,4 30,8 25,1 29,2
Études postsecondaires (%) 68,0 67,5 70,6 69,2 74,9 70,8
Taille de l'entreprise (nombre d'employés)
De 1 à 4 employés (%) 45,7 48,6 48,3 46,3 49,4 49,4
De 5 à 19 employés (%) 37,8 40,3 43,1 36,9 39,3 38,2
De 20 à 499 employés (%) 16,5 11,1 8,6 16,8 11,3 12,4
Âge de l'entreprise (en années) 13,0 11,3 12,7 13,5 11,6 12,5
Entreprise exportatrice (%) 13,5 5,6 10,7 14,2 10,2 11,5
Industrie
Secteur primaire (%) 2,7 1,7 3,2 2,6 1,1 2,6
Construction (%) 17,8 5,2 13,9 19,2 6,1 15,4
Fabrication (%) 9,1 3,5 8,9 8,2 4,9 7,6
Services professionnels, scientifiques et techniques (%) 12,4 11,9 11,5 11,7 12,9 9,5
Services d'hébergement et de restauration (%) 7,6 11,6 8,7 8,5 13,8 13,8
Commerce de détail (%) 13,6 25,1 16,9 12,3 18,8 16,3
Commerce de gros (%) 8,5 3,5 7,4 7,7 4,3 6,1
Transport et entreposage (%) 6,2 4,1 5,0 6,3 3,2 6,4
Autres services (%) 6,7 10,2 7,4 6,8 8,6 6,6
Autres secteursNote de bas de page 5 (%) 15,4 23,2 17,1 16,6 26,2 15,6
Région
Atlantique (%) 6,1 7,4 6,2 6,7 6,3 6,1
Québec (%) 23,8 21,2 10,7 25,0 20,3 11,3
Ontario (%) 34,1 32,7 36,2 34,8 38,5 38,3
Manitoba (%) 2,8 3,0 4,1 2,4 2,0 3,2
Saskatchewan (%) 2,6 3,3 3,0 2,6 3,0 3,2
Alberta (%) 13,7 15,5 17,2 14,3 11,7 18,0
Colombie-Britannique et territoires (%) 16,9 17,0 22,5 14,2 18,3 20,0
Nombre de PME 5 573 824 1 319 5 705 1 035 1 651
Sources :
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011;
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014; et
  • Statistique Canada, Environnement de fichiers couplés.
Table A3: Valeur moyenne des variables indépendantes relatives à la régression des bénéfices par employé, selon le type de propriété
Variable 2011 2014
Hommes majoritaires Femmes majoritaires Parts égales Hommes majoritaires Femmes majoritaires Parts égales
Bénéfices par employé ($) 92 369 79 817 90 674 108 009 101 760 97 822
Âge du propriétaire (en années) 51,6 51,2 52,4 51,3 50,3 51,7
Expérience du propriétaire (en années) 22,3 18,7 22,3 21,5 18,6 20,6
Scolarité
Études secondaires ou moins (%) 32,1 31,8 30,6 31,0 25,0 29,9
Études postsecondaires (%) 67,9 68,2 69,4 69,0 75,0 70,1
Taille de l'entreprise (nombre d'employés)
De 1 à 4 employés (%) 47,0 49,2 50,0 47,5 51,0 51,1
De 5 à 19 employés (%) 37,2 40,0 41,6 36,3 38,0 36,9
De 20 à 499 employés (%) 15,8 10,8 8,4 16,3 11,1 12,0
Âge de l'entreprise (en années) 13,1 11,4 12,8 13,6 12,0 12,6
Entreprise exportatrice (%) 13,4 5,4 10,7 14,0 10,2 11,5
Industrie
Secteur primaire (%) 6,3 2,4 7,2 5,2 2,1 7,8
Construction (%) 16,7 5,3 13,3 18,5 5,8 14,5
Fabrication (%) 8,5 3,3 8,4 7,9 4,6 7,0
Services professionnels, scientifiques et techniques (%) 12,3 11,6 11,0 11,7 12,5 9,2
Services d'hébergement et de restauration (%) 7,2 11,2 8,2 8,1 13,0 12,9
Commerce de détail (%) 12,7 24,4 16,0 11,7 17,9 15,4
Commerce de gros (%) 8,2 3,4 7,1 7,5 4,1 5,6
Transport et entreposage (%) 5,9 4,0 4,7 6,0 3,1 5,9
Autres services (%) 6,4 9,9 7,0 6,4 8,1 6,1
Autres secteursNote de bas de page 5 (%) 15,9 24,5 17,2 17,1 28,8 15,6
Région
Atlantique (%) 6,2 8,0 6,0 6,9 6,0 6,1
Québec (%) 23,7 21,8 11,0 24,9 20,0 11,3
Ontario (%) 33,6 31,6 35,0 34,6 39,2 37,1
Manitoba (%) 3,0 3,2 4,4 2,5 2,1 3,6
Saskatchewan (%) 3,3 3,3 4,0 2,7 2,9 4,2
Alberta (%) 13,6 15,3 17,5 14,2 11,7 17,9
Colombie-Britannique et territoires (%) 16,6 16,8 22,1 14,2 18,2 19,7
Nombre de PME 5 957 867 1 435 6 056 1 085 1 797
Sources :
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011;
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014; et
  • Statistique Canada, Environnement de fichiers couplés.
Table A4: Valeur moyenne des variables indépendantes relatives à la régression de l'effectif, selon le type de propriété
Variable 2011 2014
Hommes majoritaires Femmes majoritaires Parts égales Hommes majoritaires Femmes majoritaires Parts égales
Nombre d'employés 11,3 7,2 8,2 12,4 8,2 10,1
Innovation (%) 34,9 36,9 36,2 38,7 39,0 40,2
Âge du propriétaire (en années) 51,5 51,5 52,5 51,5 50,3 52,1
Expérience du propriétaire (en années) 21,9 17,9 22,2 21,6 18,2 21,0
Scolarité
Études secondaires ou moins (%) 33,7 33,2 32,1 31,7 26,1 31,6
Études postsecondaires (%) 66,3 66,8 67,9 68,3 73,9 68,4
Taille de l'entreprise (nombre d'employés)
De 1 à 4 employés (%) 51,4 59,0 53,5 51,9 58,1 54,5
De 5 à 19 employés (%) 35,1 33,7 38,7 33,9 33,5 34,8
De 20 à 499 employés (%) 13,5 7,3 7,9 14,3 8,4 10,7
Âge de l'entreprise (en années) 13,0 11,1 12,6 13,7 11,8 12,8
Entreprise exportatrice (%) 11,8 5,0 10,0 12,8 8,4 11,0
Industrie
Secteur primaire (%) 7,2 2,1 8,8 5,9 2,5 10,3
Construction (%) 17,9 5,0 14,1 19,5 5,3 13,8
Fabrication (%) 7,5 2,8 7,5 7,1 3,6 6,5
Services professionnels, scientifiques et techniques (%) 12,0 10,7 11,4 12,1 11,4 8,5
Services d'hébergement et de restauration (%) 7,8 14,4 7,9 7,6 12,8 12,4
Commerce de détail (%) 11,7 21,4 14,1 11,1 18,2 14,9
Commerce de gros (%) 6,9 2,7 6,4 6,6 3,2 5,1
Transport et entreposage (%) 5,6 2,9 4,7 5,9 2,7 5,6
Autres services (%) 6,6 11,4 7,7 6,8 10,8 6,5
Autres secteursNote de bas de page 5 (%) 17,0 26,7 17,5 17,6 29,6 16,4
Région
Atlantique (%) 6,8 8,9 5,8 7,4 6,6 6,1
Québec (%) 23,3 23,8 11,3 24,8 22,3 11,1
Ontario (%) 34,4 33,3 36,2 34,9 39,1 37,7
Manitoba (%) 3,3 3,0 4,4 2,9 2,3 4,0
Saskatchewan (%) 3,4 2,9 4,6 2,9 2,9 4,8
Alberta (%) 12,2 11,5 16,6 12,8 9,7 16,4
Colombie-Britannique et territoires (%) 16,6 16,4 21,0 14,3 17,1 19,8
Nombre de PME 7 064 1 221 1 692 6 922 1 424 2 051
Sources :
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011;
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014; et
  • Statistique Canada, Environnement de fichiers couplés.
Tableau A5 : Valeur moyenne des variables indépendantes relatives à la régression du ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé et à la régression du taux d'intérêt sur le financement par emprunt, selon le type de propriété
Variable 2011 2014
Hommes majoritaires Femmes majoritaires Parts égales Hommes majoritaires Femmes majoritaires Parts égales
Ratio du montant autorisé de financement par emprunt au montant demandé (%) 90,0 77,3 91,2 82,3 80,1 84,1
Taux d'intérêt (%) 6,3 7,6 6,3 8,4 8,7 7,8
Âge du propriétaire (en années) 49,8 49,7 51,1 48,7 48,1 48,9
Expérience du propriétaire (en années) 20,8 17,4 22,0 19,3 15,3 19,4
Scolarité
Études secondaires ou moins (%) 36,0 28,5 32,8 31,4 24,4 32,8
Études postsecondaires (%) 64,0 71,5 67,2 68,6 75,6 67,2
Taille de l'entreprise (nombre d'employés)
De 1 à 4 employés (%) 39,6 47,5 42,0 41,3 48,2 44,5
De 5 à 19 employés (%) 40,7 44,6 44,5 37,6 38,4 41,7
De 20 à 499 employés (%) 19,7 8,0 13,5 21,2 13,4 13,8
Âge de l'entreprise (en années) 12,6 10,1 12,6 12,5 9,9 11,2
Entreprise exportatrice (%) 13,8 4,5 9,7 15,5 12,2 12,9
Industrie
Secteur primaire (%) 10,6 4,0 16,0 7,9 3,5 16,6
Construction (%) 19,5 5,5 16,5 23,4 9,2 14,6
Fabrication (%) 9,8 5,4 7,3 7,6 4,7 6,2
Services professionnels, scientifiques et techniques (%) 9,8 13,6 5,7 9,6 11,1 5,5
Services d'hébergement et de restauration (%) 6,2 13,5 14,4 6,5 15,7 11,6
Commerce de détail (%) 11,7 17,7 11,3 10,1 18,3 13,9
Commerce de gros (%) 7,0 4,0 5,7 7,5 3,0 5,8
Transport et entreposage (%) 7,0 2,1 5,6 6,7 4,1 6,5
Autres services (%) 5,0 11,7 6,2 7,0 8,8 6,3
Autres secteursNote de bas de page 5 (%) 13,4 22,5 11,2 13,7 21,5 13,1
Région
Atlantique  (%) 6,1 9,6 7,2 6,6 5,1 5,5
Québec (%) 27,1 28,1 11,1 28,6 29,3 11,9
Ontario (%) 31,3 29,8 35,1 32,4 30,6 38,0
Manitoba (%) 4,5 2,6 5,5 3,5 3,0 5,6
Saskatchewan (%) 4,2 3,6 6,6 3,0 4,0 6,1
Alberta (%) 12,0 12,2 15,5 13,9 8,5 15,2
Colombie-Britannique et territoires (%) 14,9 14,1 19,1 11,9 19,6 17,8
Nombre de PME 2 280 329 520 2 286 390 666
Sources :
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2011;
  • Statistique Canada, Enquête sur le financement et la croissance des petites et moyennes entreprises, 2014; et
  • Statistique Canada, Environnement de fichiers couplés.

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