Table ronde visant à appuyer l'excellence scientifique à l'échelle mondiale

21 juillet 2016 —Ottawa (ON)
Appuyer l'excellence scientifique à l'échelle mondiale
Présenté par Tyler Wish

Domaine d'intérêt

Collaborer avec les intervenants de l’écosystème canadien des sciences de la vie afin de discuter de la meilleure façon de tirer profit de notre excellence scientifique à l’échelle mondiale pour bâtir et maintenir un écosystème d’innovation en biotechnologie solide.

Faits saillants

Perfectionnement des talents et création d'une demande à l'égard des talents, éducation, formation, transfert du savoir/propriété intellectuelle, expansion des entreprises, accès au capital et approvisionnement.

Résumé de la discussion

Ce que le Canada fait bien — forces : recherches scientifiques de haute qualité, universités relativement bien financées, bonne culture de création d'entreprises, applications des technologies des sciences de la vie dans différents secteurs, milieu des affaires concurrentiel (impôts, RS-DE), endroit agréable où vivre et travailler.

Comment tirer parti de ces forces et renforcer le secteur canadien des sciences de la vie — principaux thèmes : renforcement des talents et création d'une demande à l'égard des talents, transfert du savoir/propriété intellectuelle, expansion des entreprises, accès au capital et approvisionnement.

Principales considérations et principaux défis à la mise en œuvre

Ampleur : La géographie et la culture politique du Canada ont été qualifiées de facteurs qui nuisent à la possibilité de prendre des mesures ayant l'ampleur requise au sein de l'industrie. Les participants ont insisté sur le besoin de développer une pensée plus nationale et d'affecter des ressources aux meilleures idées afin d'atteindre la masse et l'échelle critiques requises. On a mentionné la neuroscience parmi les forces du Canada, de même que sa grande capacité scientifique/capacité de catalyseur et d'incubateur, surtout dans la région de Toronto. Les participants ont également souligné la présence de défis et de difficultés uniques sur les plans financier et réglementaire qui sont liés à l'innovation et à la commercialisation dans le secteur des sciences de la vie.

Perfectionnement des talents et éducation : Les participants ont mentionné le besoin de pouvoir compter sur un bassin important de diplômés dans les programmes STIM, et le fait que ces diplômés doivent posséder des compétences qui répondent aux besoins de l'industrie; ils doivent être suffisamment bien formés, posséder des compétences en affaires, y compris en entrepreneuriat et en commercialisation, et avoir connu des cheminements pratiques. Ils ont également indiqué que la demande nationale pour des diplômés hautement qualifiés dans ces domaines reste faible au Canada — une préoccupation majeure pour les participants.

Expansion des entreprises et accès au capital : De nombreux participants ont soulevé la question des entreprises en expansion, ainsi que du développement et de l'attraction des entreprises d'attache. Ils ont signalé que l'industrie des sciences de la vie est facilement transportable et souffre du fait que de nombreuses entreprises sont achetées et déménagent dans le Sud. Ils ont pleinement conscience du rôle des entreprises d'attache et du besoin d'en avoir d'autres. Dans ce contexte, l'éventuel manque de financement du secteur des sciences de la vie a été l'un des principaux thèmes abordés, particulièrement compte tenu des longs délais nécessaires à la commercialisation dans ce secteur.

RS-DE : Les crédits d'impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS-DE) ont été jugés par de nombreux participants comme étant un programme solide, mais possédant des lacunes ou des aspects à améliorer.

Approvisionnement : Les participants ont également indiqué que le fait que les gouvernements fédéral et provinciaux du Canada n'utilisent pas leur important potentiel d'approvisionnement pour faire progresser l'industrie des sciences de la vie constitue un obstacle significatif à la commercialisation dans le secteur canadien des sciences de la vie. Les participants ont affirmé qu'il était souvent plus facile pour une petite entreprise de vendre ou de trouver un premier client aux États-Unis qu'au Canada.

Principales idées et principaux résultats

Ampleur : Grâce à des ressources fédérales spécialisées favorisant la croissance des entreprises canadiennes des sciences de la vie et les aidant à s'y retrouver dans les programmes de financement, les crédits d'impôt, les exigences réglementaires et les possibilités d'approvisionnement du gouvernement fédéral, il serait possible d'accélérer l'innovation et le succès commercial.

Apprentissage par l'expérience et les talents : Stimuler la croissance dans le bassin d'innovateurs à un plus jeune âge en perfectionnant les compétences en STIM, en affaires et en entrepreneuriat au cours des premières années du primaire. Élargir les occasions d'apprentissage expérientiel et de bourses de l'industrie, y compris pour les scientifiques (afin qu'ils comprennent mieux les besoins professionnels), et encourager les programmes multidisciplinaires/convergents (codage/littératie des données) qui peuvent mieux répondre aux besoins de l'industrie. Mettre en place un système qui incite les titulaires de doctorat à demeurer au pays et à contribuer à l'innovation dans l'industrie à l'aide d'outils comme le mentorat, l'encadrement, l'apprentissage par l'expérience.

Accroître l'accès aux capitaux : Le Plan d'action sur le capital de risque (PACR) est perçu comme un programme solide dans un domaine où il y a un manque d'accès aux capitaux. On pourrait restructurer le PACR pour qu'il se concentre sur la création de valeur dans le secteur des sciences de la vie, possiblement en définissant l'attribution de ressources stratégiques au secteur pour lequel le financement aux étapes ultérieures est particulièrement important. D'autres sources importantes de capitaux de l'écosystème canadien des sciences de la vie sont manquantes. Les participants ont proposé de trouver de moyens créatifs d'inciter les grandes entreprises pharmaceutiques à investir dans des fonds comme le PACR — il faut céder une partie du contrôle exercé sur les investissements pour que les entreprises pharmaceutiques participent — et de mobiliser davantage les caisses de pension canadiennes et les fondations de soins de santé — qui constituent d'importantes sources de financement dans d'autres administrations.

Modification du programme de RS-DE : On considère également que le programme de RS-DE est un bon outil qui nécessite certaines modifications pour favoriser la croissance des entreprises (p. ex. assouplissement des exigences pour être une société privée sous contrôle canadien (SPCC), élimination des limites ou adaptabilité quant au nombre d'emplois créés ou des dépenses de R-D au Canada pour stimuler la croissance, admissibilité des essais cliniques).

Transfert des connaissances : Il faut mettre davantage l'accent sur le transfert des technologies des universités vers l'industrie, au lieu de se concentrer uniquement sur le démarrage d'entreprises. Des stages coop et des séances de mentorat dans l'industrie pourraient également faciliter le transfert des connaissances. Au sujet de la propriété intellectuelle (PI), les chercheurs principaux doivent être au courant de sa valeur et de l'importance que l'ensemble des éléments de PI soit ordonné. Les participants ont également mentionné des exemples de réussite relatifs à la PI plusouverte : les partenaires protègent la PI initiale et partagent des droits conjoints pour toute la PI développée conjointement. Il faut éduquer les chercheurs et les décideurs sur l'importance de rendre les données de recherche accessibles et de présenter ou promouvoir des politiques et des mesures incitatives en matière de données ouvertes, en tenant compte des préoccupations légitimes en matière de protection des renseignements personnels et en y répondant.

ApprovisionnementIl faut établir des mécanismes pour permettre aux hôpitaux canadiens de se procurer des solutions canadiennes. Par exemple, on pourrait prévoir des budgets pour adopter l'innovation ou désigner des hôpitaux comme centres d'innovation.

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