Table ronde visant à instaurer une société entrepreneuriale et créatice

8 septembre 2016 — Vancouver (C.-B.)
Société de libre entreprise et de création
Présenté par Sarah Lubik

Domaine d'intérêt

Créer une société de libre entreprise socialement innovatrice.

Faits saillants

  • On parle beaucoup d'améliorer le système d'éducation pour qu'il encourage la culture d'entrepreneuriat et ait une meilleure capacité d'adaptation au changement (apprentissage par l'expérience; apprentissage des domaines de l'entrepreneuriat et des finances pour les élèves de la maternelle à la 12e année; apprentissage continu pour les enseignants; apprentissage sur l'innovation pour les étudiants matures.);
  • On a parlé de l'innovation sociale et on a reçu de nombreux exemples tirés de la communauté autochtone (p. ex. le retour du saumon de l'Okanagan), ce qui prouve que parfois l'innovation prend racine dans l'adversité;
  • Le terme « reconnaissance des formes » revient plusieurs fois relativement au fait que nous n'avons pas au Canada beaucoup de réussites majeures pouvant servir de modèle de réussite pour le démarrage d'entreprises, comme dans la Silicon Valley (p. ex. des employés de Google qui apprennent au sein de l'entreprise puis se lancent à leur compte).

Résumé de la discussion

Les discussions de la table ronde portent principalement sur les questions suivantes :

  • Comment le Canada peut-il bâtir une meilleure culture d'innovation, d'entrepreneuriat et d'innovation sociale?
  • Comment le Canada peut-il se faire connaître à l'échelle mondiale comme le pays qui réussit le mieux à attirer et à perfectionner des talents diversifiés de pointe à tous les niveaux?
  • Comment pouvons-nous collaborer pour veiller à ce que les jeunes aient les compétences qui seront recherchées dans l'économie et la société de demain?
  • Qu'est-ce que les grandes entreprises peuvent faire pour contribuer à la formation des Canadiens et combler les lacunes critiques en matière de compétences, aujourd'hui et à l'avenir? Que peuvent-elles faire pour donner une meilleure place aux innovateurs?
  • Que faisons-nous très bien dans tout le Canada pour créer une société plus axée sur l'entrepreneuriat? Que pourrions-nous faire de plus?
  • Dans cinq ans, de quoi aurait l'air notre société si elle était devenue une société très entrepreneuriale et socialement innovatrice?

En plus des discussions de la table ronde, environ 180 personnes ont participé à un forum public dans le cadre duquel elles ont exploré les rôles de la société civile, du secteur privé, des gouvernements et du système d'éducation dans les efforts en vue d'encourager la mise en place d'une société plus entrepreneuriale et socialement innovatrice.

Principales considérations et principaux défis à la mise en œuvre

De la nécessité naît l'invention : Les Canadiens ont parfois peur de prendre des risques. Il faut créer des incitatifs pour favoriser l'innovation et surmonter les craintes.

Technologie : Dans un monde connecté à l'échelle mondiale, les virages technologiques changent les paysages de nombreuses industries, et dans certains cas, en créent de nouvelles. Les travailleurs et les économies dans le monde entier doivent s'adapter à de nouveaux environnements. Il est important que le Programme d'innovation du Canada prépare les travailleurs canadiens à participer de manière utile à ce monde changeant et interconnecté.

Accent sur l'éducation : Les systèmes d'éducation actuels sont perçus comme ne répondant pas aux besoins des industries. Nous devons intensifier les efforts en vue de favoriser une exposition intersectorielle entre les études en science, technologie, ingénierie et mathématiques (STIM) et les études commerciales et en entrepreneuriat.

Principales idées et principaux résultats

Les politiques comme moteurs de l'innovation : Le gouvernement peut encourager l'innovation en lançant de « grands défis » pour la société, sans limiter les choix technologiques. Par exemple, Telsat (télévision satellite) est née d'un besoin stratégique de télédiffusion d'un océan à l'autre.

Recherche et développement (R et D) : Accroissement des dépenses de R et D (le Canada est à la traîne pour ce qui est du pourcentage du PIB); allégements fiscaux pour les centres de R et D; simplification du processus d'inscription aux programmes de R et D existants.

Capital de risque/investissements étrangers : Programme de capital de risque privé agréé pour les investissements étrangers — les investisseurs pourraient choisir le fonds et contrôler leur risque plus efficacement; les participants notent qu'on a besoin d'un environnement de capital de risque plus patient.

Attirer les talents : Créer un nouveau visa de démarrage de 5 ans pour les entrepreneurs étrangers qui veulent démarrer une entreprise au Canada; on note qu'on pourrait utiliser les commissaires chargés du commerce pour faire savoir au monde que le Canada est ouvert aux entreprises.

Apprentissage par l'expérience : Intégrer plus d'incitatifs dans les programmes coop et les bourses de recherche dans l'industrie. Il existe des occasions d'incitatifs pour des programmes coop qui permettraient d'offrir un apprentissage par l'expérience aux étudiants.

Définir « la réussite » : La réussite en innovation ne devrait pas être qualifiée uniquement par des mesures économiques (extrants, emplois et croissance), mais aussi par des mesures relatives à la qualité de vie (social, environnement, temps de loisirs et expériences).

Risque : Les Canadiens doivent accepter une plus grande concurrence et prise de risque dans leur culture (p. ex. par le système d'éducation); ou minimiser les risques pour les entrepreneurs (p. ex. assurance pour les entrepreneurs).

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