Enquête auprès des entreprises d'Industrie Canada de 2007

Direction générale et direction

Direction générale des communications et du marketing

Raison d'être

Industrie Canada a chargé Phoenix Strategic Perspectives de mener une enquête auprès des PDG et des cadres supérieurs en vue de cerner les enjeux ministériels et économiques qui sont pertinents pour le Ministère.

Contexte et objectifs

En 2002, Industrie Canada a entrepris une enquête initiale auprès des PDG et des cadres supérieurs d'entreprises canadiennes afin de cerner les divers enjeux qui touchent le Ministère. En 2004, on a réalisé une enquête de suivi. La présente enquête s'appuie sur les deux enquêtes précédentes et mesure les changements d'attitude au fil du temps, tout en étudiant les nouveaux enjeux.

L'objectif de l'enquête de 2007 auprès des entreprises consistait à définir les priorités ministérielles, la performance du Ministère et les enjeux s'y rapportant en consultant des chefs d'entreprises chevronnés. L'enquête visait particulièrement à examiner :

Résultats prévus et retombées

Les renseignements recueillis serviront à :

Information sur la recherche

Au total, on a réalisé 808 entrevues auprès de cadres de petites, moyennes et grandes entreprises entre le 29 novembre 2006 et le 5 janvier 2007. Vu la taille de l'échantillon, les résultats sont fiables à plus ou moins 3,5 p. 100, 19 fois sur 20.

Cabinet spécialisé en recherche : Phoenix Strategic Perspectives Inc.
No du contrat : U1400-061776-001-CY
Contrat émis par : Travaux publics et Services gouvernementaux Canada
Valeur du contrat : 94 925,12 $ (incluant la TPS)


Rapport final — Sondage d'Industrie Canada auprès des entreprises


Rapport final : Sondage d'Industrie Canada auprès des entreprises, édition 2007 — janvier 2007

Rapport final — Sondage d'Industrie Canada auprès des entreprises, édition 2007

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Rapport présenté à
Industrie Canada

Direction générale des communications et du marketing
Industrie Canada
Édifice C.D.-Howe
Pièce 442D, 235, rue Queen
Ottawa (Ontario) K1A 0H5
Canada
Téléphone : 343-291-3578
Télécopieur : 613-952-5162
Courriel : janis.camelon@canada.ca

Numéro du contrat : U1400-061776-001-CY
Date du contrat : 31-10-2006
ROP no 239-06

Préparé par :
Phoenix Strategic Perspectives Inc.

1678, rue Bank, bureau 2, Ottawa (Ontario) K1V 7Y6
Téléphone : 613-260-1700
Télécopieur : 613-260-1300
Courriel : info@phoenixspi.ca
www.phoenixspi.ca


Table des matières


Sommaire

Industrie Canada a chargé Phoenix SPI d'entreprendre une enquête téléphonique d'envergure nationale auprès des PDG et des cadres supérieurs pour aborder un éventail de questions d'intérêt pour le Ministère. Au total, nous avons effectué 808 entrevues auprès des dirigeants de petites, moyennes et grandes entreprises entre le 29 novembre 2006 et le 5 janvier 2007. Compte tenu de la taille d'échantillon, les résultats peuvent être tenus pour exacts dans une marge de +/- 3,5 %, 19 fois sur 20.

Priorités et rendement d'Industrie Canada

Il ressort de l'étude que les dirigeants appuient généralement les priorités éventuelles que le gouvernement fédéral pourrait adopter pour soutenir les entreprises au Canada. En effet, les dirigeants d'entreprise sont enclins à attacher de l'importance à l'ensemble des éventuels axes de priorités. En outre, dans tous les cas, les dirigeants se sont révélés plus susceptibles d'attacher à ces priorités une grande importance (40 %-63 %) qu'une importance modérée (19 %-26 %). Par ailleurs, certains enjeux étaient beaucoup plus susceptibles que d'autres d'être tenus pour des priorités d'importance. Dans une proportion d'au moins quatre pour cinq (80 %-83 %), les dirigeants sont d'avis qu'il importe que le gouvernement encourage les investissements dans l'économie, qu'il encourage l'innovation et la R.-D., qu'il favorise un marché juste et concurrentiel et qu'il adopte un régime fiscal pour les entreprises comparable à celui des entreprises sur le marché international. En outre, dans une grande majorité (75 %-78 %), les dirigeants conviennent qu'il faudrait favoriser en toute priorité le développement durable, la prestation en ligne des services gouvernementaux aux entreprises, la commercialisation et des règlements bien pensés. En revanche, les dirigeants étaient moins enclins à considérer que l'aide aux PME pour qu'elles tirent profit d'Internet et que la promotion du commerce interprovincial sont des axes de priorités (62 %-66 %).

Fait digne de mention, les activités en ligne revêtent plus d'importance pour les dirigeants aujourd'hui que par le passé. Depuis le début du suivi de ces enjeux, en 2002, les chefs d'entreprise sont devenus plus susceptibles d'attacher de l'importance à l'accessibilité sur Internet des services gouvernementaux aux entreprises (78 % c. 69 %-72 %) ainsi qu'à l'aide prodiguée aux PME pour qu'elles tirent profit d'Internet (66 % c. 57 %-60 %).

Tandis que nous observons une excellente harmonisation entre les priorités du gouvernement, en ce qui concerne le soutien des entreprises, et les perceptions des dirigeants à l'égard de l'importance des diverses priorités, en général, les avis sur le rendement fédéral dans ces domaines sont partagés. À une exception près — l'accessibilité des services gouvernementaux aux entreprises sur Internet (53 %) — aucun des axes à l'étude ne reçoit une évaluation favorable de la part d'une majorité des chefs d'entreprise. Les domaines dans lesquels le rendement du gouvernement fait l'objet des évaluations les plus favorables comprennent l'encouragement de l'innovation et de la R.-D. (43 %), le soutien de la commercialisation des produits ou idées élaborés au Canada (41 %) et le soutien du développement économique régional (39 %). Les dirigeants ont eu tendance à se montrer plus critiques à l'égard du rendement relatif aux autres axes de priorités, nommément, le commerce interprovincial, le développement durable, l'aide aux PME pour l'Internet/les occasions d'affaires électroniques, des règlements bien pensés et un régime fiscal comparable à l'échelle internationale. D'autre part, depuis que ces résultats font l'objet d'un suivi, en 2002, l'évaluation que présentent les dirigeants à l'égard du rendement du gouvernement dans le contexte de son programme pour les entreprises est plus favorable que jamais dans tous les domaines.

Collectivement, les observations indiquent que le gouvernement a mis au point un programme pour les entreprises qui parvient en grande partie à satisfaire aux besoins ou aux attentes du milieu des affaires. Dans l'ensemble, il appert néanmoins qu'il y a un écart considérable entre les préférences des dirigeants, pour ce qui concerne les priorités, et leurs perceptions à l'égard du rendement du gouvernement dans la mise en œuvre de ce programme. Ces observations rejoignent le tableau brossé grâce aux précédentes éditions de l'étude.

Rôle dans l'économie

De même, nous observons un écart flagrant entre les préférences des dirigeants et leur évaluation du gouvernement fédéral lorsque nous étudions leurs attitudes à l'égard du rôle que joue le gouvernement dans l'économie. Un grand nombre de PDG et de cadres supérieurs sont d'avis que le gouvernement du Canada joue un rôle minimaliste (44 %). Les perceptions des dirigeants à cet égard sont demeurées grosso modo les mêmes depuis le début du suivi, en 2002. Par ailleurs, dans une proportion avoisinant le quart (23 %), les dirigeants sont d'avis que le gouvernement joue le rôle d'un partenaire des entreprises canadiennes, tandis que dans une proportion légèrement inférieure (18 %), ils tiennent le gouvernement pour un catalyseur d'innovation. En conformité avec les observations antérieures, nous constatons qu'en général, les dirigeants préfèrent ces rôles plus actifs. Près de quatre dirigeants sur dix (39 %) préféreraient que le gouvernement fédéral joue le rôle d'un partenaire commercial, tandis que plus d'un cinquième des répondants préféreraient qu'il joue le rôle d'un catalyseur dans le contexte de l'innovation (23 %), ou encore celui d'un leader économique (21 %). Ils sont relativement peu nombreux à souhaiter que le gouvernement joue un rôle minimaliste dans l'économie (11 %).

Le fossé apparent qui sépare le rôle minimaliste perçu du gouvernement et le rôle d'activiste qui lui serait préféré n'a essentiellement pas changé depuis le début du suivi.

Commercialisation

Les dirigeants soutiennent grandement la priorité qu'attache le gouvernement fédéral à la commercialisation (77 %), même si à peine 41 % d'entre eux estiment que le gouvernement offre un bon rendement dans le domaine. De plus, les avis des dirigeants sont partagés sur la question de savoir si la transformation des idées ou des recherches en produits ou services commercialisables est un enjeu qui concerne leur entreprise. Selon certains, ce n'est pas un enjeu d'importance (43 %), tandis que pour d'autres, qui sont presque aussi nombreux (39 %), c'est une question qui revêt au moins une importance modérée. Nonobstant l'absence de consensus, les dirigeants sont désormais plus susceptibles qu'ils ne l'étaient auparavant de tenir la commercialisation pour un enjeu d'importance dans leur entreprise (39 % c. 29 %-32 %).

Sur le plan du soutien, les entreprises canadiennes sont plus susceptibles de considérer que le soutien financier (24 %) serait le meilleur moyen que pourrait prendre le gouvernement fédéral pour aider leurs initiatives de commercialisation. Un nombre relativement restreint de dirigeants (4 %-8 %) suggèrent d'autres formes de soutien, comme des encouragements fiscaux, des connaissances, des renseignements sur les façons de procéder, des règlements moins rigoureux et la promotion de l'industrie canadienne en général. Dans une proportion de près de un pour dix (9 %), les dirigeants sont d'avis qu'il n'est pas nécessaire que le gouvernement prenne des mesures à cet effet, tandis qu'un peu plus du quart des répondants (26 %) sont incertains. Les dirigeants semblent d'avis qu'il y aurait matière à amélioration au chapitre du rendement du gouvernement dans ce domaine. En outre, un grand nombre d'entreprises ont besoin au minimum d'une forme d'aide à la commercialisation. Tandis que les dirigeants qui se sont prêtés au sondage ne sauraient dire avec exactitude par quel moyen le gouvernement parviendrait le plus efficacement à les aider, leurs perceptions dans ce domaine révèlent néanmoins qu'il ont besoin de l'engagement du gouvernement à cet égard.

Enjeux de recherche-développement

C'est dans une bonne proportion de 61 % que les chefs d'entreprise affirment que leur entreprise entreprend au moins certaines activités de R.-D. En revanche, depuis 1997, nous observons l'augmentation progressive du nombre d'entreprises qui n'entreprennent pas d'activités de R.-D. En effet, ce résultat, qui s'établissait alors à 15 %, est passé à 38 % en 2007. Ce sont les problèmes d'argent ou de coût qui sont le plus susceptibles d'empêcher la R.-D. dans les entreprises, ou d'y faire obstacle (25 %). Un faible nombre de dirigeants (4 %-6 %) font état d'obstacles procédant de questions structurelles, comme le manque de temps, la bureaucratie gouvernementale ou encore les obstacles commerciaux. Au fil du temps, l'argent est demeuré le premier motif invoqué pour expliquer que les entreprises ne font pas de la R.-D. Par ailleurs, il y a eu une hausse spectaculaire de la proportion des entreprises qui ne font pas de la R.-D. à cause d'un manque d'intérêt ou d'une croyance selon laquelle ces activités ne s'appliquent pas à leurs produits ou services, résultat qui est passé de 21 %, en 2002, à 41 % en 2007.

Les dirigeants se tourneraient vraisemblablement vers une vaste gamme de ressources s'ils avaient besoin d'aide ou d'accès en matière de R.-D. Par ailleurs, aucune de ces ressources n'a été nommée avec régularité. Au nombre des sources citées le plus couramment (6 %-9 %), nous comptons le gouvernement fédéral (3 % des répondants ont précisé le CNRC), les ressources internes, les banques ou institutions financières, les associations industrielles ou professionnelles ainsi que le gouvernement provincial. Dans une proportion d'un peu plus de un pour cinq (21 %), les dirigeants affirment ne pas trop savoir où ils se tourneraient s'ils avaient besoin d'aide dans le contexte de la R. -D.

Qu'ils aient ou non entrepris des activités de R.-D., les dirigeants estiment qu'un éventail d'avantages pour l'économie canadienne découlent du soutien du gouvernement fédéral en recherche et développement. À cet égard, ils étaient le plus susceptibles de signaler les avantages économiques ou financiers (20 %), l'augmentation de la compétitivité (18 %) ainsi que l'amélioration de la qualité de vie (12 %) comme principaux avantages sur le plan de l'économie. Les dirigeants constatent aussi divers avantages pour leur entreprise en particulier, dont les plus courants sont les avantages financiers (14 %). Il convient toutefois de souligner que la moitié des chefs d'entreprise au pays ne s'attendent pas à ce que le soutien fédéral en R.-D. entraîne quelque avantage dans leur entreprise.

Encore que les entreprises canadiennes n'entreprennent qu'une quantité modérée à faible d'activités en R.-D., les dirigeants, qui appuient la participation du gouvernement fédéral dans le domaine de l'innovation et de la recherche-développement, estiment qu'elle produit certains avantages pour l'économie.

Sciences et technologie

Dans la même veine, les observations indiquent que les enjeux liés aux sciences et à la technologie (S et T) revêtent également de l'importance pour les PDG et cadres supérieurs canadiens. Un grand nombre des dirigeants (49 %) se disent au moins modérément intéressés à recevoir des renseignements sur les programmes gouvernementaux connexes destinés aux entreprises, et dans une proportion de un pour cinq (20 %), ils sont même très intéressés. En outre, les mesures que prend ou pourrait prendre le gouvernement pour soutenir les entreprises dans leurs activités de S et T semblent conformes aux attentes des dirigeants. Près des deux tiers (62 %) des dirigeants attachent au moins une importance modérée aux programmes qui offrent un soutien commercial ou financier aux PME cherchant à mettre sur le marché de nouveaux produits ou services. La majorité des dirigeants reconnaissent aussi l'utilité des programmes qui offrent des crédits d'impôt aux entreprises participant à la recherche en S et T, qui soutiennent le développement des compétences en S et T et qui encouragent l'établissement de partenariats de collaboration avec les universités et les collèges (58 %-59 %). Les programmes et initiatives qui offrent aux PME l'accès aux laboratoires et à l'équipement du gouvernement étaient moins susceptibles d'être considérés comme utiles (50 %). Il convient toutefois de souligner que comme nous l'avons aussi observé au chapitre de la R.-D., les dirigeants attachent de l'importance au soutien financier accordé pour le développement. Cela pourrait s'expliquer par le risque financier que supposent les activités de développement.

Investissements dans l'économie

Les dirigeants soutiennent largement l'ensemble des mesures mises à l'essai (63 %-85 %) pour ce qui est de veiller à ce que le gouvernement investisse de façon responsable dans l'économie canadienne. Ils attachent une importance toute particulière aux rapports clairs sur les investissements et les résultats, ainsi qu'aux mesures pour éviter les influences politiques (84 %-85 %). Parmi les autres mesures qu'un nombre considérable de dirigeants (75 %-76 %) ont jugées importantes, nous comptons la mesure visant à fonder les investissements sur des recommandations d'experts indépendants, et celle qui prévoit que les investissements soient remboursables. Les dirigeants se sont révélés moins enclins à être d'avis qu'il est important d'exiger un partenariat entre des entreprises et d'autres niveaux de gouvernement (63 %). Depuis le début du suivi, les rapports clairs et les mesures pour éviter les influences politiques ne manquent pas d'être les mesures auxquelles les dirigeants attachent le plus d'importance. Il convient de souligner que par rapport à 2004, les dirigeants sont considérablement plus nombreux à considérer les mesures visant à assurer une répartition régionale équitable comme importantes (le résultat est passé de 62 % à 72 %).

Les dirigeants tiennent à ce qu'on leur assure que les fonds publics soient investis comme il faut. Compte tenu de l'attention dont ces questions ont fait l'objet ces dernières années (et qu'elles reçoivent toujours), il est probable que ces mesures continueront de revêtir de l'importance dans un avenir prévisible.

Les dirigeants s'attendent à ce qu'un éventail de secteurs de l'économie connaissent une croissance rapide au cours des prochaines années. Selon les perceptions les plus répandues, les ressources naturelles (17 %), les technologies de l'information (14 %) et les technologies des communications connexes (9 %) connaîtront la croissance la plus rapide. Par ailleurs, chacun de ces secteurs était plus susceptible d'être tenu pour un secteur en croissance en 1994 que dans la plus récente édition de l'étude (9 %-17 % c. 21 %-26 %). Les deux secteurs tenus pour les plus susceptibles d'afficher une croissance rapide sont aussi ceux que les dirigeants considèrent comme les plus importants pour la santé économique du Canada. Pratiquement tous les répondants (92 %-93 %) sont d'avis que les ressources naturelles et les secteurs des TIC et des télécommunications ont de l'importance à ce chapitre. Dans la même proportion (92 %), les dirigeants attachent de l'importance au secteur des technologies environnementales, mais ils sont relativement peu nombreux (7 %) à signaler que ce secteur devrait connaître une croissance rapide. Les dirigeants d'entreprise sont aussi d'avis qu'il est important que le Canada réussisse dans le secteur de la biotechnologie (87 %) et dans l'industrie automobile (76 %). Il y a un an, les dirigeants attribuaient de l'importance à ces secteurs dans des proportions semblables.

Télécommunications

En général, les dirigeants sont satisfaits de l'état des services de télécommunications au Canada. Dans une proportion n'excédant pas 19 %, ils se disent très satisfaits de l'un ou l'autre des aspects. Les dirigeants étaient plus susceptibles d'être au moins modérément satisfaits à l'égard du niveau élevé d'innovations en matière de produits et de services au Canada (78 %). Un grand nombre des répondants (69 %-72 %) sont aussi satisfaits à l'égard de la mesure dans laquelle le système de télécommunications permet à l'économie d'être concurrentielle sur le marché international, à l'égard du niveau de R.-D. en matière de technologies de télécommunications au Canada, ainsi qu'à l'égard de la force des entreprises de télécommunications au Canada. Les dirigeants étaient beaucoup moins susceptibles de se dire satisfaits à l'égard de l'accessibilité des services de télécommunication en région rurale (45 %).

Même si les dirigeants ne souhaitent pas que le gouvernement joue un rôle minimaliste dans l'économie, ils préfèrent qu'il adopte un modèle de non-ingérence pour la réglementation des services et des prix dans le secteur des télécommunications. La plupart des répondants (76 %) préfèrent que le gouvernement édicte des règles générales pour les services et prix mais qu'il se fie au marché pour ce qui est d'établir la meilleure gamme de produits et prix. Ils se sont révélés à peu près aussi enclins (74 %) à préférer que les entreprises de télécommunications ne soient pas tenues d'obtenir, pour la commercialisation de leurs services, l'autorisation préalable du gouvernement, qui interviendrait seulement au besoin.

Différences entre les sous-groupes

Dans l'ensemble, nous avons relevé un certain nombre de variations dignes de mention entre les sous-groupes. Sur le plan de la taille d'entreprise, les variations suivent souvent une tendance à la hausse ou à la baisse suivant la taille d'entreprise, ou encore elles distinguent carrément les petites entreprises des plus grandes. Ces différences se sont révélées le plus nettement dans les évaluations qu'ont présentées les dirigeants au sujet des priorités et du rendement du gouvernement fédéral et au chapitre de leurs opinions dans le contexte des enjeux liés à la R.-D. et aux télécommunications. Les petites entreprises étaient plus enclines à présenter une évaluation favorable du rendement du gouvernement par rapport à de nombreux axes de priorités et moins susceptibles de participer à la R.-D., tandis que les dirigeants des plus grandes entreprises étaient généralement plus satisfaits à l'égard des services de télécommunications au Canada.

Les différences fondées sur la région ou sur le nombre d'années de fonctionnement des entreprises étaient répandues mais plus marquées, en général, pour certaines questions. Tandis que nous n'avons pas relevé de tendance régionale constante, dans bien des cas, des différences distinguaient le Québec du reste du pays. Dans l'ensemble, les dirigeants au Québec se sont révélés plus enclins à présenter des évaluations positives du rendement du gouvernement, et ils étaient les moins enclins à entreprendre des activités de R.-D., d'une part, et les plus enclins à avoir besoin d'aide au chapitre de la commercialisation dans le contexte des S & T, d'autre part. Lorsque nous nous penchons sur le nombre d'années de fonctionnement des entreprises, ils appert que des différences distinguent souvent les entreprises plus anciennes des plus récentes, comme le révèlent tout particulièrement les résultats relatifs aux priorités et au rendement du gouvernement, domaine dans lequel les dirigeants des entreprises plus anciennes étaient plus enclins à présenter des avis positifs que les entreprises récentes.

Enfin, des différences fondées sur l'emplacement de l'entreprise, suivant qu'elle se trouve en région urbaine ou rurale, se sont révélées dans de nombreux domaines. Elles sont néanmoins plus marquées pour ce qui concerne les priorités et le rendement du gouvernement et les enjeux de R.-D./S & T. Les dirigeants des entreprises en région rurale étaient plus susceptibles d'attacher de l'importance à de nombreux axes de priorités et de présenter des évaluations favorables à l'égard du rendement du gouvernement dans l'ensemble des domaines. En outre, comparativement aux dirigeants des entreprises en milieu urbain, les répondants des régions rurales étaient plus enclins à indiquer que leur entreprise entreprend des activités de R.-D. et à envisager l'aide à la commercialisation comme un enjeu d'importance pour leur entreprise.

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Introduction

Industrie Canada a chargé Phoenix Strategic Perspectives d'entreprendre une enquête auprès des PDG et des cadres supérieurs pour aborder des questions d'intérêt pour le Ministère dans le contexte des affaires et de l'économie.

Contexte et objectifs

Il y a environ quatre ans, Industrie Canada a effectué une enquête de référence auprès des PDG et des cadres supérieurs d'entreprises d'un bout à l'autre du Canada pour aborder tout un éventail d'enjeux d'intérêt pour le Ministère. Un sondage de suivi a eu lieu en 2004. La présente étude s'appuie sur le sondage de 2004 et porte sur les changements d'attitudes qui se sont opérés au fil du temps, tout en abordant de nouvelles questions.

Le sondage auprès des entreprises de 2007 visait à aborder avec des chefs d'entreprise les priorités et le rendement du Ministère, ainsi que des enjeux connexes. Plus particulièrement, dans le cadre du sondage, nous nous sommes penchés sur de nouveaux domaines d'intérêt, comme les investissements et les télécommunications, et nous avons assuré le suivi des résultats par rapport aux sondages antérieurs. Voici les questions qui font l'objet du suivi :

Les données de suivi sur lesquelles mise le présent rapport proviennent de quatre études : 1) le sondage de référence d'Industrie Canada auprès des entreprises, édition 2002; 2) le sondage d'Industrie Canada auprès des entreprises, édition 2004; 3) l'étude sur le partenariat canadien de l'aérospatiale qu'a réalisée Décima en 2005 pour le compte d'Industrie Canada, 4) l'étude sur la réglementation du marché de la téléphonie locale qu'a réalisée Décima 1 en 2005 pour le Centre pour la défense de l'intérêt public.


1Même si l'échantillon de l'étude de 2005 sur le marché de la téléphonie locale est composé différemment (il ne réunit que des entreprises comptant au plus 100 employés), les résultats sont généralement comparables, compte tenu de la pondération du sondage de 2007 auprès des entreprises (qui met l'accent sur les points de vue des dirigeants des entreprises de taille plus restreinte, lesquelles sont beaucoup plus nombreuses dans l'économie que les grandes entreprises).


Les résultats de l'étude contribueront à éclairer les initiatives de communication et l'orientation stratégique du Ministère. En outre, ce genre d'étude personnalisée permet une meilleure diffusion, tant à l'échelle du Ministère qu'à l'extérieur, auprès des membres du portefeuille et de la population en général, des observations découlant de la recherche sur l'opinion publique (ROP) d'Industrie Canada.

Plan d'étude

Dans le droit fil des objectifs de l'étude, nous avons effectué un sondage téléphonique auprès de 808 dirigeants d'entreprises. Compte tenu de la taille d'échantillon, les résultats peuvent être tenus pour exacts dans une marge de +/- 3,5 %, 19 fois sur 20. Les entrevues se sont déroulées entre le 29 novembre 2006 et le 5 janvier 2007. Il n'y a pas eu d'entrevues dans le temps des fêtes, soit du 23 au 26 décembre 2006 et du 30 décembre 2006 au 1er janvier 2007. Les entrevues ont repris tout à fait le 2 janvier 2007.

Une description du plan d'étude est présentée ci-dessous, y compris la base du sondage, le barème de pondération et les caractéristiques du sondage. Des commentaires détaillés sur la pondération sont joints en annexe du présent rapport.

Base du sondage

Dans le contexte de ce sondage, le public cible réunissait des cadres supérieurs de petites, moyennes ou grandes entreprises. Pour distinguer les trois catégories d'entreprises, nous avons repris les seuils qui ont servi dans les sondages de 2002 et de 2004, même si le nombre total de répondants correspond au double des échantillons sur lesquels sont fondées les éditions antérieures du sondage. Voici les catégories d'entreprises, suivant la taille :

Le tableau ci-dessous présente le nombre d'entrevues effectuées auprès de dirigeants pour chacune des catégories, ainsi que la marge d'erreur correspondante :

Le tableau ci-dessous présente le nombre d'entrevues effectuées auprès de dirigeants pour chacune des catégories, ainsi que la marge d'erreur correspondante
Taille Nombre d'entrevues visé Entrevues réalisées Marge d'erreur

*Ne sais pas/Pas de réponse : n = 2. Données recueillies au moyen de la question 2 du questionnaire.

Petites entreprises 300 318 5,8 %
Moyennes entreprises 300 268 5,9 %
Grandes entreprises 200 220 6,6 %
Total 800 808* 3,5 %

Sur le plan de la région, la base du sondage prévoyait la réalisation de 200 entrevues dans chacune des quatre régions avec pondération des résultats pour veiller à ce que les résultats globaux à l'échelle nationale reflètent la répartition des entreprises au Canada. Le tableau ci-dessous présente le nombre d'entrevues effectuées dans chacune des régions, ainsi que la marge d'erreur correspondante :

Le tableau ci-dessous présente le nombre d'entrevues effectuées dans chacune des régions, ainsi que la marge d'erreur correspondante
Taille Nombre d'entrevues visé Entrevues réalisées Marge d'erreur
Atlantique 200 189 7,1 %
Québec 200 171 7,5 %
Ontario 200 217 6,7 %
Ouest 200 231 6,5 %
Total 800 808* 3,5 %

Sur le plan du secteur d'activité, la répartition des entreprises faisant l'objet du sondage est approximativement proportionnelle à la répartition des entreprises à l'échelle du Canada, selon la Structure des industries canadiennes de Statistique Canada. Les écarts entre la répartition des secteurs d'activité de l'échantillon du sondage et la structure des secteurs d'activité dans la population présente sont relativement minimes.

Barème de pondération

Le barème de pondération sur lequel repose le sondage est fondé sur la taille d'entreprise et sur la région. L'échantillon a été pondéré de façon à refléter la répartition des entreprises selon la Structure des industries canadiennes de Statistique Canada (juin 2006). Nous avons exclu de la structure des entreprises selon la taille qui a servi à la pondération des données de sondage la catégorie «  Indéterminé »2 de Statistique Canada. La pondération en fonction de la taille d'entreprise et de la région revêt de l'importance parce que des quotas liés à la taille d'entreprise et à la région ont orienté la collecte des données. Des commentaires détaillés sur la pondération sont joints en annexe du présent rapport.


2 La catégorie «  Indéterminé » désigne les entreprises qui n'établissent pas une liste de paye du personnel mais qui comprennent peut-être un effectif réunissant des employés contractuels, des membres de la famille ou les propriétaires de l'entreprise, de même que les entreprises qui ne comptaient pas d'employés au cours des 12 mois précédents.


Autres caractéristiques

En outre de ce qui précède, les caractéristiques suivantes s'appliquent à l'étude :

Le tableau ci-dessous présente les données sur le processus d'appels mis en oeuvre pour les besoins de la présente étude, y compris le taux de réponse (selon la formule standard de l'industrie).

Le tableau ci-dessous présente les données sur le processus d'appels mis en oeuvre pour les besoins de la présente étude, y compris le taux de réponse (selon la formule standard de l'industrie)
Nombre total de numéros au départ   10 477
Total des numéros non valides   907
Numéros qui ne sont plus en service 797  
Doubles 107  
Numéros de télécopieur ou de modem 0  
Appels bloqués par la compagnie de téléphone 3  
Cas non résolus   5 322
Ligne occupée, pas de réponse, répondeurs 3 176  
Abandon après dix appels infructueux 1 023  
Aiguillé au siège social 1 123  
Numéros valides, non-participants   2 190
Difficulté linguistique 29  
Autre 93  
Non disponible 72  
Refus de l'établissement 1 996  
Rupture de communication 0  
Numéros valides, participants   2 058
Entrevues achevées 807  
Non admissibles 854  
Quota atteint 397  
Taux de réponse 21,5 %  

Note aux lecteurs

Des commentaires détaillés sur la pondération et les exemplaires des questionnaires sont joints en annexe du présent rapport.

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Priorités et rendement d'Industrie Canada

La présente section s'attache aux perceptions des dirigeants à l'égard des priorités qu'a adoptées le gouvernement fédéral pour soutenir les entreprises au Canada et à l'égard de son rendement dans ces domaines. Elle porte aussi sur les points de vue des dirigeants au sujet du rôle du gouvernement fédéral dans l'économie.

Appuis très répandus à l'égard des priorités gouvernementales pour le soutien des entreprises

Les dirigeants devaient évaluer, au moyen d'une échelle de sept points (1 = moins grande priorité; 7 = plus grande priorité), un certain nombre d'axes de priorités possibles que le gouvernement du Canada pourrait poursuivre pour soutenir les entreprises au Canada. Voici les axes de priorités en question :

C'est en majorité que les dirigeants ont attribué une importance au moins modérée (c.-à-d. un résultat d'au moins 5) à chacun des axes de priorités. En revanche, nous avons observé des variations considérables au chapitre de l'importance de cette majorité, qui a atteint un sommet de 83 % pour ce qui concerne l'encouragement de l'investissement, mais ne s'est établie qu'à 62 %, le plus faible résultat à cet égard, dans le domaine de l'encouragement du commerce interprovincial.

En tête du peloton, figurent à importance presque égale, de l'avis des participants (80 %-83 %), l'encouragement de l'investissement dans l'économie, l'encouragement de l'innovation et de la R.-D., l'encouragement d'un marché juste et concurrentiel et l'adoption d'un régime fiscal pour les entreprises ressemblant à celui des entreprises concurrentes sur le marché international. En outre, d'importantes majorités de dirigeants (59 %-63 %) attachent une grande priorité à chacun de ces éléments (résultats s'établissant à 6 ou 7).

Dans une proportion d'au moins trois pour quatre, les dirigeants sont d'avis qu'il importe de traiter en toute priorité de l'encouragement du développement durable (78 %), de l'accessibilité sur Internet des services gouvernementaux aux entreprises (78 %), du soutien à la commercialisation ou au succès commercial de produits et services ayant fait l'objet de R.-D. au Canada (77 %), du soutien du développement économique régional (76 %) et de l'établissement de règlements bien pensés (75 %). Plus de la moitié des répondants se prononcent fortement en faveur des divers axes de priorités (52 %-55 %).


Importance perçue des axes de priorités éventuels

Le gouvernement du Canada a identifié diverses priorités qu'il pourrait poursuivre afin de soutenir les entreprises canadiennes. Veuillez me dire l'importance que devrait accorder le gouvernement à chacune des priorités suivantes. Veuillez répondre selon une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie la moins grande priorité et « 7 », la plus grande priorité.

Diagramme à barres d'importance perçue des axes de priorités éventuels

Dans de moins fortes proportions, néanmoins majoritaires, les dirigeants sont d'avis qu'il importe que le gouvernement veille en toute priorité à aider les PME dans le contexte d'Internet (66 %) et à favoriser le commerce interprovincial (62 %). Même si l'étude révèle que les dirigeants attachent de l'importance à ces domaines, moins de la moitié des répondants (40 %-42 %) considèrent qu'ils sont très importants. Les dirigeants se sont aussi révélés plus susceptibles de tenir ces axes de priorités pour non importants (résultats s'établissant à 1 ou 2) (19 % dans chaque cas c. 6 %-12 % dans les autres domaines).

Importance perçue des axes de priorités éventuels (suite)

Diagramme à barres d'importance perçue des axes de priorités éventuels (suite)

Le tableau ci-dessous présente l'évolution des perceptions à l'égard de l'importance des axes de priorités éventuels au fil du temps, depuis la tenue du sondage de référence en 2002. Dans l'ensemble, il appert que par rapport aux éditions antérieures du sondage, les activités en ligne ont pris de l'importance. En effet, les dirigeants se révèlent désormais plus enclins à estimer que le gouvernement doit voir en toute priorité à assurer l'accessibilité des services gouvernementaux sur Internet (78 % c. 69 %-72 %) et à aider les PME à tirer profit de l'Internet (66 % c. 57 -60 %).

Importance perçue des axes de priorités au fil du temps
(résultats positifs, soit 5 à 7)
  2007 % 2004 % 2002 %

Étude d'IC, Sondage auprès des entreprises, Phoenix SPI, janvier 2007

Encourager l'investissement dans l'économie 83 82 89
Innovation/R.-D. 83 80 81
Marché juste et concurrentiel 80 81
Régime fiscal comparable sur le marché international 80
Développement durable 78 82 83
Services aux entreprises sur Internet 78 69 72
Commercialisation 77 70 87
Développement économique régional 76 68 78
Règlements bien pensés 75 75 76
Aider PME à tirer profit d'Internet 66 57 60
Commerce interprovincial 62 68

De plus, suite à la baisse considérable qui s'est opérée au chapitre de l'importance attribuée dans ces domaines, il y a deux ans, de plus importantes majorités de dirigeants attachent de nouveau une priorité au soutien de la commercialisation et du développement économique régional. Par ailleurs, l'importance qu'attribuent les dirigeants canadiens à l'encouragement de l'investissement dans l'économie, au soutien de l'innovation et de la R.-D. et au maintien d'un marché juste et concurrentiel n'a essentiellement pas changé.

Avis partagés au sujet du rendement du gouvernement fédéral, sauf pour ce qui concerne les services aux entreprises sur Internet

Dans l'ensemble, les opinions des dirigeants sont divergentes pour ce qui concerne leurs perceptions du rendement du gouvernement fédéral dans les mêmes domaines (ils ont évalué le rendement au moyen d'une échelle de sept points : 1 = très mauvais, 7 = très bon). Exception faite de l'axe de priorités ayant pour objet de rendre les services gouvernementaux aux entreprises facilement accessibles sur Internet, aucun des domaines n'a reçu une évaluation positive de la majorités des chefs d'entreprise. Selon les perceptions d'un peu plus de la moitié (53 %) des dirigeants interrogés, le gouvernement offre un bon rendement pour ce qui est de rendre les services gouvernementaux aux entreprises facilement accessibles sur Internet. Au nombre des autres répondants, nous trouvons dans des proportions semblables ceux qui estiment que le rendement du gouvernement est mauvais dans ce domaine (23 %) et ceux qui ont présenté une évaluation neutre à ce chapitre (24 %).

Évaluation du rendement fédéral

Que pensez-vous du rendement du gouvernement du Canada dans chacun de ces domaines? Veuillez utiliser une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie que vous le trouvez très mauvais et « 7 », que vous le trouvez très bon.

Diagramme à barres d'évaluation du rendement fédéral

C'est en minorité, mais néanmoins assez nombreux, que les dirigeants estiment que le gouvernement offre un bon rendement sur le plan de l'encouragement de l'innovation (43 %) et sur celui du soutien à la commercialisation (41 %) et au développement régional (39 %). Toutefois, près du tiers des répondants (29 %-32 %) indiquent que le rendement du gouvernement dans chacun de ces domaines est mauvais. Les avis des dirigeants sont encore plus partagés pour ce qui concerne l'évaluation de l'encouragement de l'investissement dans l'économie et de la promotion d'un marché juste et concurrentiel. Tandis que plus du tiers des répondants (35 %-37 %) présentent des résultats positifs au sujet du rendement du gouvernement dans ces domaines, dans des proportions semblables, ils se révèlent neutres ou ambivalents à ce sujet (32 %-34 %), ou encore font une évaluation négative du rendement gouvernemental (30 %-32 %).

Dans le domaine de l'encouragement du commerce interprovincial, les dirigeants d'entreprise se sont révélés plus enclins à la neutralité (37 %) que susceptibles de présenter une évaluation positive (30 %) ou négative (32 %) du rendement du gouvernement. Par ailleurs, les dirigeants étaient considérablement plus susceptibles de présenter une évaluation négative que positive au sujet du rendement du gouvernement fédéral dans tous les autres domaines, dont le régime fiscal ressemblant à celui des entreprises concurrentes sur le marché international (47 % c. 22 % pour l'évaluation positive), l'établissement de règlements bien pensés (42 % c. 27 %), l'aide aux PME pour tirer profit d'Internet (41 % c. 27 %) et l'encouragement du développement durable (41 % c. 30 %).

Évaluation du rendement fédéral (suite)

Diagramme à barres d'évaluation du rendement fédéral (suite)

La proportion des dirigeants qui n'étaient pas en mesure de présenter une évaluation, ou qui ont refusé de le faire, varie de 6 % à 23 %, sommet atteint dans le domaine de l'encouragement du commerce interprovincial. Il convient de souligner que pour l'établissement des résultats exposés dans le présent rapport, les réponses «  Ne sais pas » et «  Pas de réponse » ont été exclues (à l'instar des sondages de 2002 et de 2004).

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Meilleures évaluations du rendement du gouvernement fédéral, comparativement aux sondages antérieurs

En 2007, les dirigeants ont présenté de meilleures évaluations du rendement du gouvernement fédéral dans presque tous les domaines à l'étude, par rapport aux années précédentes.

Évaluation du rendement fédéral au fil du temps
(résultats positifs, soit 5 à 7)
  2007 % 2004 % 2002 %

Étude d'IC, Sondage auprès des entreprises, Phoenix SPI, janvier 2007

Services aux entreprises sur Internet 53 45 47
Innovation/R.-D. 43 36 40
Commercialisation 41 32 36
Développement économique régional 39 34 27
Encourager l'investissement dans l'économie 37 36 33
Marché juste et concurrentiel 35 34
Développement durable 30 30 27
Commerce interprovincial 30 22
Aider PME à tirer profit d'Internet 27 17 29
Règlements bien pensés 27 23 24
Régime fiscal comparable sur le marché international 22

Dans le graphique présenté à la prochaine page, les priorités préférées pour le gouvernement fédéral sont positionnées par rapport au rendement fédéral perçu dans ces domaines. Le graphique repose sur la moyenne des résultats présentés, au moyen de l'échelle de sept points, pour chaque axe de priorités. Pour tous les domaines qui sont inscrits au-dessus de la ligne horizontal, la moyenne des résultats témoignant de l'attribution de la priorité s'établit au moins à 5,44, tandis que pour tous les domaines inscrits en dessous, les résultats moyens sont inférieurs à 5,44. D'autre part, pour tous les domaines inscrits à droite de la ligne verticale, la moyenne des résultats témoignant de l'évaluation du rendement s'établit au moins à 3,96, tandis que pour tous les domaines inscrits à gauche de la ligne verticale, la moyenne des résultats présentés à ce chapitre est inférieure à 3,96.

Comme l'indique le graphique, les points forts relatifs (domaines dans lesquels tant les résultats pour la priorité que ceux pour le rendement sont supérieurs au point milieu de l'échelle) comprennent l'encouragement de l'investissement, l'encouragement de l'innovation et de la R.-D. et l'accessibilité des services aux entreprises sur Internet. Les défis relatifs comprennent un régime fiscal comparable sur le marché international, le développement durable et l'encouragement d'un marché juste et concurrentiel.


Rendement c. priorités

Diagramme à barres de rendement c. priorités


Selon les perceptions des dirigeants, le gouvernement joue un rôle minimaliste dans l'économie

Les dirigeants se sont révélés plus enclins à penser que le gouvernement fédéral joue un rôle minimaliste dans l'économie canadienne (40 %). D'autre part, les dirigeants étaient susceptibles d'attribuer au gouvernement un rôle actif, dont la teneur, toutefois, variait. En effet, 21 % des dirigeants sont d'avis que le gouvernement joue un rôle de catalyseur dans le soutien de l'innovation, 18 %, qu'il joue le rôle d'un partenaire des entreprises et 8 %, qu'il agit comme un leader économique ou un activiste. Dans une faible proportion (3 %), les dirigeants estiment que le gouvernement joue un autre rôle, ou encore qu'il fait figure d'obstacle, de frein (réponse spontanée).

Rôle perçu du GDC dans l'économie

Selon vous, quel est le rôle principal que le gouvernement fédéral joue présentement dans l'économie?

Diagramme à barres de rôle perçu du GDC dans l'économie

Dans une proportion de 2 %, les dirigeants ont répondu spontanément que le gouvernement du Canada ne joue pas de rôle dans l'économie.

Comparativement aux éditions antérieures du sondage, nous relevons quelques changements marqués au chapitre des perceptions des dirigeants. Il importe toutefois de souligner que les données ne sont pas entièrement comparables étant donné que les réponses «  Ne sais pas » font partie des résultats établis cette année, à la différence des résultats des deux éditions précédentes, pour lesquels ces réponses étaient exclues.

Rôle perçu du GDC dans l'économie (au fil du temps)

Diagramme à barres de rôle perçu du GDC dans l'économie (au fil du temps)


Les dirigeants préfèrent que le gouvernement joue un rôle actif dans l'économie

Dans une large proportion de 82 %, les dirigeants canadiens préfèrent que le gouvernement fédéral joue un rôle actif dans l'économie. Près de quatre sur dix (38 %), des répondants de ce groupe se sont révélés plus enclins à préférer que le gouvernement adopte un rôle de partenaire des entreprises, suivi du rôle de catalyseur dans le soutien de l'innovation (22 %) et celui de leader économique ou d'activiste (22 %). Les dirigeants sont relativement peu nombreux (10 %) à souhaiter que le gouvernement joue un rôle minimaliste. Les rôles réunis sous la rubrique «  Autre rôle » comprennent l'établissement d'un climat fiscal propice aux affaires, l'accent sur le développement durable et les conséquences dans l'environnement, la protection de la croissance des entreprises canadiennes et la réduction au minimum des tracasseries bureaucratiques. Un pour cent des répondants ont répondu spontanément que le gouvernement du Canada ne devrait pas jouer de rôle dans l'économie.

Rôle préféré pour le GDC dans l'économie

Et selon vous, quel rôle le gouvernement fédéral devrait-il jouer dans l'économie canadienne?

Diagramme à barres de rôle préféré pour le GDC dans l'économie

En 2007, les dirigeants sont moins nombreux à estimer que le gouvernement devrait jouer un rôle minimaliste dans l'économie (10 % c. 13 %-16 %) ou celui d'un catalyseur dans le soutien de l'innovation (22 % c. 27 %-29 %). Nous observons que réciproquement, la proportion des chefs d'entreprise qui préfèrent que le gouvernement joue un rôle de partenaire des entreprises augmente régulièrement depuis le début du suivi (38 % c. 34 %-36 % en 2002 et 2004). Il importe de souligner de nouveau que les données ne sont pas entièrement comparables étant donné que les réponses «  Ne sais pas » font partie des résultats établis cette année, mais ont été exclus des deux précédentes éditions du sondage.

Rôle préféré pour le GDC dans l'économie (au fil du temps)

Diagramme à barres de rôle préféré pour le GDC dans l'économie (au fil du temps)


Écart entre le rôle perçu du gouvernement dans l'économie et les préférences à ce chapitre

C'est pour ce qui concerne le rôle minimaliste que nous constatons l'écart le plus important entre les perceptions et les préférences des dirigeants — 40 % estiment que c'est le rôle que joue présentement le gouvernement, mais 10 % seulement sont d'avis que c'est le rôle que le gouvernement fédéral devrait jouer. Par ailleurs, en ce qui concerne le rôle de partenaire des entreprises ou de leader économique ou d'activiste, les dirigeants sont beaucoup plus susceptibles d'indiquer que le gouvernement fédéral devrait jouer ces rôles que d'affirmer qu'il les adopte effectivement en ce moment.

Rôle perçu c. rôle préféré pour le GDC dans l'économie

Diagramme à barres de rôle perçu c. rôle préféré pour le GDC dans l'économie

Les perceptions des dirigeants sont bien assorties avec leurs préférences dans un seul domaine. En effet, dans des proportions presque identiques, les dirigeants estiment (21 %) et préfèrent (22 %) que le gouvernement joue le rôle d'un catalyseur dans le soutien de l'innovation.

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Recherche-développement/Sciences et technologie

La présente section s'attache aux comportements et attitudes des entreprises canadiennes à l'égard des questions liées à la recherche-développement (R.-D.) et aux sciences et à la technologie (S et T).

Six entreprises sur dix entreprennent au moins certaines activités de R.-D.

Au total, 61 % des entreprises interrogées entreprennent au moins certaines activités de R.-D. pour améliorer leurs produits, leurs services ou leurs procédés opérationnels. De ce nombre, un quart (25 %) des répondants font un peu de R.-D., 23 %, une quantité modérée d'activités de R.-D. et 13 %, beaucoup d'activités de R.-D. Plus du tiers (38 %) des dirigeants indiquent ne pas du tout entreprendre de pareilles activités.

Importance des activités de R.-D. dans l'entreprise

Dans quelle mesure votre entreprise entreprend-elle des activités de R.-D. pour améliorerses produits, ses services ou ses procédés opérationnels?

Diagramme à barres d'importance des activités de R.-D. dans l'entreprise

Les entreprises canadiennes étaient beaucoup plus susceptibles d'entreprendre des activités de R.-D. dans les années 90 qu'au cours des six dernières années. Depuis le début du suivi, nous observons l'augmentation progressive de la proportion d'entreprises qui n'entreprennent pas du tout d'activités de R.-D. En effet, ce résultat, qui s'établissait à 15 % en 1997, est passé à 38 % en 2007. Exception faite de 1997, les chances d'entreprendre beaucoup d'activités de R.-D. sont demeurées à peu près les mêmes (13 %-16 % c. 29 % en 1997).

Importance des activités de R.-D. (au fil du temps)

Diagramme à barres d'importance des activités de R.-D. dans l'entreprise (au fil du temps)


Argent/coût — Les principaux obstacles à la R.-D.

Les dirigeants indiquent que divers obstacles empêchent leur entreprise de faire plus activement de la R.-D. Néanmoins, les questions d'argent et de coût sont de loin les obstacles les plus courants (25 %). Au nombre des obstacles signalés moins fréquemment (4 %-6 % des dirigeants), nous comptons le manque de temps, la bureaucratie gouvernementale et les barrières commerciales. Un nombre relativement restreint de répondants (2 %-3 %) signalent la taille d'entreprise et le manque de renseignements ou de compétences. Dans une proportion de 12 %, les dirigeants signalent que leur entreprise n'est pas confrontée à quelque obstacle que ce soit au chapitre de la R.-D.

Obstacles aux activités de R.-D. dans l'entreprise

Quels sont, s'il y a lieu, les obstacles qui empêchent votre entreprise de faire plus activement de la R.-D.?

Diagramme à barres d'obstacles aux activités de R.-D. dans l'entreprise

Dans la plus forte proportion (41 %), les dirigeants — qui sont dans ce cas-ci minoritaires même s'ils forment un groupe considérable — indiquent que les activités de R.-D. ne s'appliquent pas aux produits ou services de leur entreprise.

À l'étude de l'évolution des résultats au fil du temps, il appert que les dirigeants font état de plus en plus souvent de perceptions selon lesquelles la R.-D. est tout simplement sans objet dans le contexte de leur entreprise (cette proportion est passée de 21 %, en 2002, à 41 %, en 2007). Même si par rapport à 2004, il y a eu une légère augmentation de la proportion des dirigeants invoquant les questions d'argent et de coût pour expliquer que leur entreprise ne fait pas plus activement de la R.-D. (21 %-25 %), ces enjeux sont tout de même moins souvent tenus pour un obstacle à la R.-D. qu'il y a quatre ans (38 %).

Obstacles aux activités de R.-D. (au fil du temps)

Diagramme à barres d'obstacles aux activités de R.-D. (au fil du temps)


Toute une gamme de ressources en matière de R.-D.

À part les dirigeants selon lesquels la R.-D. est sans objet ou sans intérêt dans leur entreprise, tous les répondants devaient indiquer vers quelles ressources leur entreprise se tournerait si elle avait besoin d'aide ou d'accès en matière de R.-D. Bien que les dirigeants aient signalé toute une gamme de ressources, aucune n'a été nommée avec régularité. En fait, dans la plus forte proportion (21 %), les dirigeants ont affirmé ne pas trop savoir où ils se tourneraient s'ils avaient besoin d'aide ou encore, ils n'ont pas répondu à la question.

Les dirigeants qui ont nommé une source d'aide ont indiqué le plus souvent le gouvernement, y compris le gouvernement fédéral (9 %) et les gouvernements provinciaux (6 %), de même que le Conseil national de recherches (4 %). Les autres ressources probables dans le contexte de l'aide en matière de R.-D. sont les ressources internes (8 %), les banques (8 %) et les associations professionnelles (7 %).

Dans de plus faibles proportions (4 %-5 %), les répondants signalent aussi l'entreprise privée, l'Internet, les fournisseurs et les universités. Peu de dirigeants se tourneraient vers les conseillers/spécialistes, les sources internationales, les grappes industrielles ou vouées à la commercialisation, ainsi qu'à d'autres entreprises, si leur entreprise avait besoin d'aide ou d'accès en matière de R.-D.

Sources probables d'aide en matière de R.-D.
(N = 514; ne s'adresse pas aux répondants qui ont indiqué que la R.-D. est sans objet ou sans intérêt dans l'entreprise)

Vers qui votre entreprise se tournerait-elle si elle avait besoin d'aide ou d'accès en matière de R.-D.?

Diagramme à barres de sources probables d'aide en matière de R.-D. (N = 514; ne s'adresse pas aux répondants qui ont indiqué que la R.-D. est sans objet ou sans intérêt dans l'entreprise)

Toute une gamme de ressources sont réunies dans la catégorie «  Autre », y compris la société mère, des instituts ou des organismes en particulier, ainsi que des entreprises technologiques aux É.-U.

Les sources probables d'aide en matière de R.-D. ont peu changé ces dernières années, à une exception près. En effet, comparativement à 1998, il appert que les dirigeants sont désormais beaucoup moins enclins à se tourner vers les associations industrielles ou professionnelles s'ils ont besoin d'aide en R.-D. qu'il y a huit ans (17 % c. 4 %-8 %).

Sources d'aide en matière de R.-D. (au fil du temps)

Diagramme à barres de sources d'aide en matière de R.-D. (au fil du temps)


Des avantages économiques généraux, une compétitivité accrue — principaux avantages découlant du soutien du gouvernement fédéral en R.-D.

Tandis que les dirigeants attribuent au soutien du gouvernement fédéral en R.-D. toute une gamme d'avantages pour le Canada et pour notre économie, fait remarquable, la plus forte proportion des répondants (30 %) ne savent pas trop quels sont les avantages découlant du soutien gouvernemental dans ce domaine. Ce résultat affiche une légère hausse par rapport à 2002, année où 26 % des dirigeants n'ont pas répondu à cette question. Par ailleurs, ce sont les avantages économiques ou financiers que les dirigeants mentionnent le plus souvent (20 %). Suivent les avantages liés à la compétitivité, y compris l'augmentation de la compétitivité des entreprises canadiennes (18 %), la réduction de l'exode des cerveaux (8 %) et l'augmentation de la productivité (7 %).

Avantages du soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D.

Selon vous, quels sont pour le Canada et notre économie les principaux avantages du soutien du gouvernement fédéral en R.-D.?

Diagramme à barres d'avantages du soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D.

Au nombre des avantages découlant du soutien du gouvernement fédéral, les dirigeants indiquent aussi la création de nouveaux produits, de meilleure qualité (7 %) et la création de nouvelles entreprises (6 %), de même que l'ouverture de nouveaux marchés (3 %). Les avantages perçus qui ne sont pas liés aussi directement à la réussite économique comprennent l'amélioration de la qualité de vie (12 %) et les avantages environnementaux (3 %). Une faible proportion des dirigeants (4 %) sont d'avis que le soutien du gouvernement fédéral en R.-D. n'entraîne pas d'avantages.

Les avantages réunis dans la catégorie «  Autre » comprennent les allégements fiscaux, la progression du marché, plus d'emplois, plus de technologies, l'encouragement de l'investissement au Canada, la prévention des rachats à l'étranger et l'accroissement du commerce.

Des changements minimes se sont opérés ces quatre dernières années. Par rapport à 2002, les dirigeants sont moins enclins à estimer que le soutien du gouvernement fédéral en R.-D. entraîne des avantages économiques généraux (19 % en 2002 c. 14 %-16 %), mais plus disposés à signaler l'augmentation de la compétitivité (12 %-18 %). En outre, depuis 2004, il y a eu un repli marqué de la proportion des répondants qui estiment que l'amélioration de la qualité de vie (12 % c. 17 %) et l'augmentation de la productivité (7 % c. 14 %) comptent au nombre de ces avantages.

Avantages du soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D. (au fil du temps)

Diagramme à barres d'avantages du soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D. (au fil du temps)


Selon une majorité de dirigeants, le soutien du gouvernement fédéral en R.-D. n'entraîne pas d'avantages pour leur entreprise

Pour ce qui concerne leur entreprise, la majorité des dirigeants ne constatent pas d'avantages directs découlant du soutien du gouvernement fédéral en R.-D. — 50 % sont d'avis que leur entreprise n'en retire aucun avantage, tandis que dans une proportion de 16 %, ils en sont incertains. Aux dires des chefs d'entreprise qui estiment que le soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D. présente des avantages, les avantages financiers arrivent en tête de liste (14 %). Suivent à une certaine distance un éventail d'autres avantages, y compris l'augmentation de la compétitivité (6 %), la création de nouveaux produits ou services (5 %) et les avantages liés aux possibilités de financement (4 %). Peu de dirigeants (2 %-3 %) signalent l'augmentation de la productivité, le maintien en poste des employés qualifiés, l'augmentation de la taille d'entreprise ou les allégements fiscaux3.


3 Les dirigeants d'entreprise ne devaient pas répondre à cette question dans les précédents sondages.


Avantages du soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D. pour votre entreprise

Et, d'après vous, quels sont les principaux avantages du soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D. pour votre entreprise?

Diagramme à barres d'avantages du soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D. pour votre entreprise


Opinions partagées à l'égard du besoin d'aide pour la commercialisation

Les opinions des dirigeants sont partagées pour ce qui est de la mesure dans laquelle leur entreprise a besoin d'aide pour transformer ses idées ou ses recherches en des produits ou services commercialisables. De l'avis d'une minorité importante des dirigeants (43 %), cette question a peu ou pas d'importance dans l'entreprise. En revanche, ils sont presque aussi nombreux (39 %) à indiquer que cette préoccupation revêt au moins une importance modérée dans leur entreprise. Les autres répondants (13 %) sont généralement neutres (résultats s'établissant à 4, le point milieu de l'échelle). Cette question ne s'adressait pas aux répondants selon lesquels la R.-D. est sans objet ou sans intérêt dans leur entreprise.

Besoin d'aide pour la commercialisation
(N = 513; ne s'adresse pas aux répondants qui ont indiqué que la R.-D. est sans objet ou sans intérêt dans l'entreprise)

Dans quelle mesure votre compagnie a-t-elle besoin d'aide pour transformer ses idées ou ses recherches en des produits ou services commercialisables? Veuillez répondre selon une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie que ce n'est pas du tout une préoccupation pour votre entreprise et « 7 », que c'est une très grande préoccupation.

Diagramme à barres de besoin d'aide pour la commercialisation (N = 513; ne s'adresse pas aux répondants qui ont indiqué que la R.-D. est sans objet ou sans intérêt dans l'entreprise)

Depuis 2002, les entreprises sont de plus en plus susceptibles d'être d'avis qu'il importe qu'elles reçoivent de l'aide pour transformer leurs idées et leurs recherches en des produits ou services commercialisables (le résultat est passé de 29 %, en 2002, à 32 % en 2004, et il atteint 39 % en 2007).

Besoin d'aide pour la commercialisation (au fil du temps)

Diagramme à barres de besoin d'aide pour la commercialisation (au fil du temps)

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Le soutien financier — meilleur moyen que pourrait prendre le gouvernement pour aider dans la commercialisation des idées

Les dirigeants signalent tout un éventail de moyens que le gouvernement pourrait prendre pour aider leur entreprise à transformer ses idées en des produits ou services commercialisables4.


4 Les dirigeants d'entreprise ne devaient pas répondre à cette question dans les précédents sondages.


Meilleur moyen pour aider les entreprises à commercialiser leurs idées/recherches
(N = 513; ne s'adresse pas aux répondants qui ont indiqué que la R.-D. est sans objet ou sans intérêt dans l'entreprise)

Quel serait le meilleur moyen que pourrait prendre le gouvernement du Canada pour aider votre entreprise à transformer ses idées ou ses recherches en des produits ou service commercialisables?

Diagramme à barres de meilleur moyen pour aider les entreprises à commercialiser leurs idées/recherches (N = 513; ne s'adresse pas aux répondants qui ont indiqué que la R.-D. est sans objet ou sans intérêt dans l'entreprise)

Nous observons néanmoins que les mesures d'aide financière arrivent en tête de liste pour le soutien des initiatives de commercialisation. Au total, le tiers des dirigeants suggèrent que le gouvernement offre du soutien financier (24 %) ou des encouragements fiscaux (8 %).

Les dirigeants mentionnent aussi d'autres formes d'aide à la commercialisation, y compris le soutien d'expert (6 %), les renseignements pratiques sur la façon de procéder (5 %), l'assouplissement des règlements (4 %) et la promotion de l'industrie canadienne (4 %). Peu de dirigeants recommandent que le gouvernement facilite l'accès aux programmes, qu'il aide à trouver des acheteurs ou qu'il veille aux communications entreprises gouvernement. La catégorie «  Autre » réunit les mesures de mise en commun de l'information, une meilleure compréhension des entreprises, les occasions de prises de contact ou de constitution de réseaux, l'amélioration ou une meilleure utilisation de l'Internet et l'encouragement de la capacité concurrentielle sur le marché international.

Dans une proportion de plus de un pour trois, les dirigeants n'ont pas formulé de commentaires substantiels à ce sujet — 26 % étaient incertains et 9 % ont indiqué qu'il n'y a pas de mesure d'aide que le gouvernement pourrait prendre dans le contexte de la commercialisation.

Cette question ne s'adressait pas aux répondants selon lesquels la R.-D. est sans objet ou sans intérêt dans leur entreprise.


En majorité, les dirigeants estiment que les initiatives de S et T du gouvernement sont utiles

Les dirigeants devaient évaluer l'utilité, pour leur industrie, d'un certain nombre d'initiatives que le gouvernement du Canada prend à l'heure actuelle ou pourrait prendre un jour pour aider les entreprises dans leurs activités de sciences et technologies (S et T) (au moyen d'une échelle de sept points, 7 = très utile, 1 = d'aucune utilité)5. Dans le contexte de cette question, ils devaient réfléchir aux entreprises de leur industrie. Voici les initiatives visées par l'évaluation :


5 Les dirigeants d'entreprise ne devaient pas répondre à cette question dans les précédents sondages.


En majorité, les dirigeants se sont révélés susceptibles de tenir chacune des initiatives pour utile (résultats s'établissant à 5-7), encore qu'il y ait des variations considérables sur le plan de l'importance des dites majorités. Il appert que les répondants étaient plus enclins à reconnaître l'utilité des services de consultation et de l'aide financière à l'intention des PME (62 %). Plus particulièrement, dans une proportion de 46 %, ils tiennent cette initiative pour très utile. Dans une proportion d'environ six pour dix (58 %-59 %), les dirigeants sont d'avis que les crédits d'impôt pour la recherche en S et T, le soutien du développement des compétences en S et T et l'encouragement des partenariats entreprises-universités sont des moyens utiles de soutenir les entreprises dans leurs activités du domaine des S et T.

Les chefs d'entreprise se sont révélés moins susceptibles d'estimer qu'il serait utile, pour les entreprises de leur industrie, que le gouvernement offre aux PME l'accès à ses laboratoires et à son équipement (50 %). Il ne faut pas non plus se surprendre de ce que les dirigeants se révèlent aussi plus enclins à estimer que par rapport aux autres initiatives, cette mesure est peu ou pas utile (38 % c. 22 %-28 %).

Soutien du GDC en S et T

Le gouvernement du Canada prend certaines mesures, ou pourrait prendre certaines mesures, pour aider les entreprises canadiennes dans leurs activités relatives aux sciences et à la technologie. Veuillez me dire à quel point chacune de ces mesures serait utile pour votre industrie, et ce, à l'aide d'une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie que la mesure en question ne serait d'aucune utilité et « 7 », qu'elle serait très utile. Que pensez-vous de la mesure suivante…

Diagramme à barres de soutien du GDC en S et T


Intérêt modéré à recevoir des renseignements dans le domaine des S et T

Près de la moitié (49 %) des dirigeants interrogés se disent au moins assez intéressés à recevoir des renseignements sur les programmes du gouvernement du Canada en S et T qui sont destinés aux entreprises6. Dans une proportion de un pour cinq, les dirigeants signalent qu'ils sont très intéressés à recevoir de pareils renseignements. Par ailleurs, dans une proportion correspondant exactement à la moitié des répondants, les dirigeants indiquent qu'ils ne sont pas intéressés à recevoir ce genre de renseignements.

Intérêt à recevoir des renseignements dans le domaine des S et T

Dans quelle mesure votre entreprise serait-elle intéressée à recevoir des renseignements sur les programmes du gouvernement du Canada en sciences et technologie, destinés aux entreprises? Serait-elle très intéressée, assez intéressée, peu intéressée ou nullement intéressée?

Diagramme à barres d'iIntérêt à recevoir des renseignements dans le domaine des S et T


6 Les dirigeants d'entreprise ne devaient pas répondre à cette question dans les précédents sondages.

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Investissements

La présente section s'attache aux perceptions des dirigeants à l'égard de diverses mesures que pourrait poursuivre le gouvernement du Canada pour contribuer à faire en sorte que les fonds publics soient investis de façon responsable dans l'économie.

Les dirigeants soutiennent largement les mesures pour l'investissement responsable

Les dirigeants devaient indiquer leurs points de vue au sujet d'un certain nombre de mesures ayant pour objet de contribuer à ce que le gouvernement investisse les fonds publics de façon responsable dans l'économie. Ils devaient indiquer au moyen d'une échelle de sept points (1 = pas du tout important; 7 = très important) l'importance qu'ils attribueraient à chacun des aspects suivants :

Il appert que les dirigeants soutiennent largement ces mesures. En fait, dans une proportion d'au moins six pour dix, les dirigeants considèrent chacune des mesures comme importante (résultats s'établissant à 5-7). Les dirigeants se sont révélés le plus susceptibles d'attribuer de l'importance à l'obligation de soumettre des rapports clairs sur les investissements et les résultats prévus (85 %), ainsi qu'aux mesures pour éviter l'influence politique (84 %). Dans ces deux domaines, plus des deux tiers (67 %-68 %) des répondants soutiennent fortement les mesures, auxquelles ils attribuent dans chaque cas un degré élevé d'importance (résultats s'établissant à 6 ou à 7).

Pour que le GDC investisse de façon responsable

En ce qui concerne maintenant l'investissement dans l'économie et les entreprises canadiennes, lorsque le gouvernement du Canada investit des fonds publics dans l'économie, quelle importance devrait-il accorder selon vous aux aspects suivants afin d'investir de façon responsable? Veuillez utiliser une échelle de 1 à 7, où « 1 » signifie que cela n'est pas du tout important et « 7 », que cela est très important.

Diagramme à barres de pour que le GDC investisse de façon responsable

Environ les trois quarts des répondants accordent de l'importance à l'obligation de fonder les décisions d'investir sur les recommandations d'experts indépendants (76 %; 51 % indiquent que cette mesure est très importante), à la mesure visant à faire en sorte que les investissements faits dans des entreprises soient remboursables (75 %), de même qu'à la mesure visant à assurer une répartition régionale équitable (72 %). Un peu moins de deux répondants sur trois (63 %) sont d'avis qu'il est important d'exiger des partenariats avec des entreprises et d'autres niveaux de gouvernement. Les dirigeants étaient plus susceptibles de tenir chacune de ces mesures pour très importante (résultats s'établissant à 6 ou à 7) que pour assez importante (résultats s'établissant à 5).

Les résultats témoignant des perceptions selon lesquelles les mesures ne revêtent guère ou pas d'importance, qui varient de 8 % à 20 %, sont le plus élevés pour ce qui concerne la mesure visant à exiger des partenariats avec des entreprises et d'autres niveaux de gouvernement (20 %), ainsi que celle sur la répartition régionale (15 %).

Au fil du temps, du point de vue des chefs d'entreprise, les rapports clairs sur les investissements et les résultats, de même que les mesures de protection contre l'influence politique, sont demeurés les initiatives les plus importantes pour veiller à ce que le gouvernement investisse de façon responsable. Suite à une baisse soudaine en 2004 (62 %), le résultat sur la répartition régionale équitable affiche une augmentation considérable (72 %) et atteint presque le sommet enregistré en 2002 (74 %). Les différences relevées dans les autres domaines sont relativement minimes.

Pour que le GDC investisse de façon responsable (au fil du temps)
  2004 % 2002 % 2007 %

Étude d'IC, Sondage auprès des entreprises, Phoenix SPI, janvier 2007

Rapports clairs — investissements/résultats 85 84 88
Protection contre l'influence politique 84 86
Recommandations d'experts indépendants 76 72 73
Investissements remboursables 75 72 77
Répartition régionale équitable 72 62 74
Partenariats avec des entreprises 63 58 62


Les technologies de l'information et les ressources naturelles — principaux secteurs en croissance

Les dirigeants signalent toute une gamme de secteurs économiques qui devraient, à leur avis, connaître la croissance la plus rapide au cours des prochaines années. Au nombre des divers secteurs, les technologies de l'information et des communications (qui totalisent 23 %) et les ressources naturelles (17 %) arrivent en tête de liste. Dans des proportions plus faibles (7 % dans chaque cas), les dirigeants sont d'avis que le secteur des produits de santé et des produits thérapeutiques de même que celui des technologies environnementales connaîtront une croissance rapide.

Secteurs qui devraient connaître une croissance rapide

Selon vous, quel secteur de l'économie connaîtra la croissance la plus rapide au cours des prochaines années?

Diagramme à barres de secteurs qui devraient connaître une croissance rapide

Peu de dirigeants (2 %-4 %) prévoient que le secteur manufacturier et les secteurs de la construction, des sciences et technologies, des services fondés sur le savoir, du tourisme, de l'hydroélectricité et de l'énergie connaîtront une croissance rapide. Les secteurs réunis dans la catégorie «  Autre » comprennent le secteur aérospatial, les services financiers, l'ingénierie, le secteur militaire, les services aux aînés, la fonction publique en général et le secteur de l'énergie renouvelable.

Dans une proportion de un pour cinq (20 %), les dirigeants ne savent pas trop quel secteur connaîtra la croissance la plus rapide. Ce résultat n'a guère changé depuis 2002, année où 18 % des dirigeants n'étaient pas parvenus à désigner un secteur.

Depuis le début du suivi en 1994, les dirigeants sont devenus moins susceptibles d'estimer que les secteurs des ressources naturelles, des technologies de l'information et du tourisme connaîtront une croissance rapide. Il convient aussi de souligner la diminution des chances que les dirigeants signalent les secteurs des produits de santé et de la biotechnologie depuis 2002. N'oublions pas qu'en 2007, une seule réponse était acceptée (à la différence des éditions antérieures du sondage, au cours desquelles les dirigeants pouvaient présenter plusieurs réponses).

Secteurs qui devraient connaître une croissance rapide (au fil du temps)
  2007 % 2002 % 1994 %

Étude d'IC, Sondage auprès des entreprises, Phoenix SPI, janvier 2007

Ressources naturelles/agriculture/secteur agroalimentaire 17 15 21
Technologies de l'information/systèmes d'information 14 22 26
Technologies des communications 9 7 22
Technologies et services environnementaux 7
Produits de santé/thérapeutiques 7 19
Construction 4 5
Tourisme 2 13 15
Biotechnologie 1 8


En majorité, les dirigeants estiment que toutes les industries sont importantes dans l'économie

Les dirigeants estiment majoritairement que toutes les industries à l'étude sont importantes dans l'économie canadienne, encore qu'il y ait des variations considérables aux chapitres de l'envergure de la majorité (65 %-93 %) et de l'intensité de l'importance attribuée (18 %-60 %). Presque tous les répondants (92 %-93 %) attribuent de l'importance au secteur des ressources naturelles, à l'industrie des technologies environnementales et à celles des TIC ou des télécommunications. En revanche, seules les industries des ressources naturelles et des technologies environnementales sont tenues pour très importantes par la majorité des dirigeants (53 %-60 %).

Importance des industries dans l'économie

Veuillez me dire dans quelle mesure vous croyez que les industries suivantes contribueront dans l'avenir à la santé économique du Canada. Pour chacune d'entre elles, veuillez me dire si vous croyez qu'il est très important que le Canada réussisse dans cette industrie, s'il est important qu'il réussisse.

Diagramme à barres d'importance des industries dans l'économie

Dans une proportion de plus de quatre pour cinq (87 %), les dirigeants considèrent que l'industrie de la biotechnologie est importante. En outre, dans une proportion de trois pour quatre (76 %), ils sont d'accord pour dire que l'industrie automobile est importante dans l'économie, tandis que les deux tiers (65 %) sont de cet avis pour l'industrie aérospatiale. Malgré ces évaluations positives, les dirigeants sont beaucoup plus enclins à tenir ces deux industries pour relativement moins importantes, comparativement aux autres industries à l'étude (22 %-30 % c. 5 %-8 %).

Les perceptions des dirigeants à l'égard de la question de savoir quelles industries contribueront à assurer la santé économique du Canada n'ont pas beaucoup changé depuis 2005 (à noter que le libellé de la question et les choix de réponse ont été modifiés depuis le sondage précédent7).

Importance des industries dans l'économie (au fil du temps)
(résultats positifs, soit 5 à 7)

Diagramme à barres d'importance des industries dans l'économie (au fil du temps) (résultats positifs, soit 5 à 7)

*Modification du libellé de la question et des choix de réponse en 2006 Note : Suivi de Decima, 2005


7 Suivi de Decima, 2005, «  Étude du Partenariat canadien de l'aérospatiale ».

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Points de vue sur les télécommunications

La présente section s'attache aux points de vue des dirigeants canadiens au sujet des services de télécommunications au Canada, de même qu'au sujet de la réglementation de l'industrie.

En majorité, les dirigeants sont satisfaits de la plupart des aspects des services de télécommunications

Les dirigeants devaient indiquer la mesure dans laquelle ils sont satisfaits à l'égard des services de télécommunications actuels au Canada. Plus particulièrement, ils devaient dire s'ils sont satisfaits des aspects suivants :

Exception faite d'un aspect — l'accès aux services de télécommunications en région rurale — les dirigeants se disent majoritairement satisfaits de chacun de ces aspects de l'industrie des télécommunications au Canada. En effet, les dirigeants se sont révélés moins enclins à indiquer être satisfaits de l'accès aux services de télécommunications en région rurale (45 % c. 69 %-78 %, pour les autres aspects). Ils étaient aussi beaucoup plus susceptibles d'être insatisfaits à l'égard de la question de l'accessibilité en région rurale (41 % c. 12 %-21 %).

Les dirigeants se sont révélés plus susceptibles de se dire satisfaits à l'égard du niveau élevé d'innovations en matière de produits et de services (78 %). Dans des proportions semblables (69 %-72 %), les dirigeants sont aussi satisfaits de la mesure dans laquelle le système de télécommunications permet à l'économie canadienne d'être concurrentielle sur le marché international, de même qu'à l'égard de la R.-D. dans le domaine des télécommunications au Canada, et à l'égard de la force des entreprises de télécommunications appartenant à des intérêts canadiens. Dans une proportion d'environ un pour dix (8 %-11 %), les dirigeants sont très satisfaits à l'égard de ces aspects de l'industrie.

Satisfaction à l'égard des services de télécommunications au Canada

Veuillez me dire si vous êtes très satisfait(e), satisfait(e), insatisfait(e) ou très insatisfait(e) des aspects suivants des services de télécommunications actuels au Canada.

Diagramme à barres de satisfaction à l'égard des services de télécommunications au Canada

Par rapport à 20058, les niveaux de satisfaction n'ont guère changés. Les différences relevées varient de 1 % à 4 %, encore que nous observions une légère baisse du niveau de satisfaction dans quatre des cinq domaines à l'étude.

Satisfaction à l'égard des services de télécommunications (au fil du temps)
(Résultats positifs)

Diagramme à barres de satisfaction à l'égard des services de télécommunications (au fil du temps) (Résultats positifs)


8 Suivi de Décima, 2005, «  Réglementation du marché de la téléphonie locale et questions connexes ».


Les dirigeants préfèrent des modèles de non-ingérence pour la réglementation du marché des télécommunications

Les trois quarts des dirigeants (74 %-76 %) préféreraient l'adoption d'une démarche de non-ingérence dans la réglementation des services et des prix dans l'industrie des télécommunications à une démarche plus normative et interventionniste (21 %-22 %). Les dirigeants préféreraient à l'établissement de règles détaillées que le gouvernement fédéral édicte des règles générales et se fie au mécanisme de surveillance en place dans le marché et à la concurrence pour déterminer la meilleure gamme de services et de prix. Ils préféreraient aussi que les entreprises de télécommunications n'aient pas besoin d'obtenir l'autorisation préalable du gouvernement pour offrir de nouveaux services et en établir les prix, pourvu que le gouvernement ait la possibilité d'intervenir au besoin.

Approche préférée pour la réglementation des télécommunications

Le gouvernement du Canada peut réaliser ses objectifs de différentes façons. Je vous présenterai deux situations comportant chacune deux approches différentes. Veuillez me dire laquelle des approches proposées vous préférez :

Diagramme à barres d'approche préférée pour la réglementation des télécommunications

Depuis 20059, nous n'avons guère relevé de changement pour ce qui concerne les préférences du secteur privé à l'égard d'une démarche moins interventionniste dans le contexte des services et des prix dans l'industrie des télécommunications.

Approche préférée pour la réglementation des télécommunications
(au fil du temps)

Diagramme à barres d'approche préférée pour la réglementation des élécommunications (au fil du temps)


9 Suivi de Décima, 2005, «  Réglementation du marché de la téléphonie locale et questions connexes ».

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Variations entre les sous-groupes

La présente section s'attache aux variations observées entre les sous-groupes pour les divers enjeux abordés dans le cadre du sondage. Sont étudiés la taille d'entreprise, la région, le nombre d'années de fonctionnement et l'emplacement (suivant que l'entreprise se trouve en milieu rural ou urbain).

Taille d'entreprise

Pour les besoins de la présente analyse, nous avons regroupé les entreprises en fonction des catégories suivantes :

Aperçu

Dans l'ensemble, nous avons relevé des différences considérables en fonction de la taille d'entreprise. Les variations suivent souvent une tendance à la hausse ou à la baisse suivant la taille d'entreprise, ou encore elles distinguent carrément les petites entreprises des grandes. Ces différences se sont révélées le plus nettement dans les évaluations qu'ont présentées les dirigeants au sujet des priorités et du rendement du gouvernement fédéral ainsi qu'au chapitre de leurs opinions dans le contexte des enjeux liés à la R.-D. et aux télécommunications. Les petites entreprises, d'une part, étaient plus enclines à présenter une évaluation favorable du rendement du gouvernement par rapport à de nombreux axes de priorités et d'autre part, elles étaient moins susceptibles de participer à la R.-D. Par ailleurs, les dirigeants des plus grandes entreprises étaient généralement plus satisfaits à l'égard des services de télécommunications au Canada.

Priorités et rendement d'Industrie Canada

De nombreuses variations ressortent des évaluations des priorités du gouvernement fédéral dans le soutien des entreprises canadiennes. Les dirigeants de petites entreprises se sont révélés plus enclins à attribuer de l'importance à l'accessibilité des services gouvernementaux sur Internet (79 % c. 73 % dans chacune des catégories d'entreprises plus grandes), à l'aide aux PME pour tirer profit d'Internet (67 % c. 57 %-58 %) et au soutien du développement économique régional (76 % c. 69 %-72 %). En revanche, il appert que les dirigeants des grandes entreprises sont plus disposés à estimer que le gouvernement doit voir en toute priorité à garantir des règlements bien pensés (83 % c. 74 %-77 %) et à encourager l'innovation ainsi que la R.-D. (88 % c. 83 % dans chacune des catégories d'entreprises de taille plus restreinte).

Les dirigeants des petites entreprises se distinguent lorsqu'il est question de l'évaluation du rendement du gouvernement fédéral dans ces domaines. En effet, comparativement aux plus grandes entreprises, les dirigeants des petites entreprises sont plus enclins à présenter des évaluations positives du rendement du gouvernement pour ce qui concerne l'encouragement du commerce interprovincial (30 % c. 24 %-25 %), le soutien pour la commercialisation des produits et idées (42 % c. 37 %-38 %), l'accessibilité des services gouvernementaux aux entreprises sur Internet (54 % c. 48 %-51 %) et le soutien du développement économique régional (40 % c. 36 -38 %). N'oublions pas que l'accessibilité des services gouvernementaux sur Internet et le développement économique régional sont aussi deux des trois domaines que les dirigeants des petites entreprises sont le plus susceptibles de tenir pour des priorités. Les autres variations, généralement minimes, ne suivent pas une tendance en particulier.

En ce qui concerne les perceptions et les préférences des dirigeants à l'égard du rôle que joue le gouvernement du Canada dans l'économie, les répondants des grandes entreprises se sont montrés plus enclins à affirmer que le gouvernement devrait jouer le rôle d'un catalyseur dans le soutien apporté à l'innovation (28 % c. 22 %-23 %). Par ailleurs, ces dirigeants étaient moins susceptibles d'estimer que le gouvernement joue présentement ce rôle (13 % c. 19 %-21 %). Aux chapitres des autres axes de priorités éventuels, les différences entre les perceptions suivant la taille d'entreprise sont minimes.

La recherche-développement (R.-D.), les sciences et la technologie (S et T)

Observation dont il ne faut pas se surprendre, la mesure dans laquelle les entreprises entreprennent au moins une assez bonne quantité d'activités R.-D. augmente en fonction de leur taille (résultats de 60 % à 83 %). Pour ce qui concerne les obstacles qui empêchent les entreprises de faire des activités de R.-D., les questions d'argent et de coût revêtent plus d'importance pour les moyennes entreprises (30 % c. 25 % dans chacune des deux autres catégories), tandis que les dirigeants des petites entreprises se sont révélés plus enclins à affirmer que la R.-D. ne s'applique pas dans le contexte de leur entreprise (42 % c. 35 % dans chacune des catégories d'entreprises plus grandes). Les dirigeants des plus grandes entreprises, lorsqu'ils ont besoin d'aide ou d'accès en matière de R.-D., sont plus susceptibles de se tourner vers les ressources disponibles à l'interne (18 %-19 % c. 8 %) ou d'embaucher des conseillers et des spécialistes (9 %-11 % c. 3 %). En outre, comparativement aux entreprises de taille plus restreinte, les dirigeants des entreprises comptant au moins 200 employés sont plus de deux fois plus susceptibles de signaler les universités (11 % c. 3 %-5 %). Réciproquement, les plus petites entreprises sont plus susceptibles de signaler le gouvernement fédéral (9 % c. 6 %-7 %) et les institutions financières (8 % c. 1 %-2 %).

Maintenant, en ce qui concerne les perceptions des dirigeants à l'égard des avantages du soutien du gouvernement fédéral en R.-D., les répondants des plus grandes entreprises se sont révélés plus enclins à nommer la plupart des résultats comme avantages dans l'économie. Tandis que ces dirigeants se sont révélés plus enclins à nommer la réduction de l'exode des cerveaux (15 % c. 4 %-8 %), nous observons aussi que les proportions des répondants signalant les avantages suivants augmentent en fonction de la taille d'entreprise : l'augmentation de la productivité (7 %-15 %) et de la compétitivité (18 %-32 %), les avantages économiques/financiers (20 %-28 %) ainsi que la création de nouveaux produits de meilleure qualité (6 %-14 %). Par ailleurs, plus l'entreprise est grande, moins le dirigeant ou la dirigeante est susceptible de signaler l'amélioration de la qualité de vie comme avantage dans l'économie (8 %-12 %). En ce qui concerne leur entreprise, les dirigeants des plus grandes entreprises sont plus enclins à juger qu'au nombre des principaux avantages en découlant, le soutien du gouvernement fédéral en R.-D. entraîne des profits financiers (19 %-21 % c. 14 %), une amélioration de la compétitivité (12 % c. 6 %-7 %) et l'augmentation de la taille d'entreprise (8 % c. 2 %-6 %).

Au chapitre de la commercialisation, les dirigeants des plus petites entreprises sont plus enclins à indiquer que les investissements du gouvernement du Canada constituent un enjeu d'importance dans leur compagnie (21 % dans chaque cas c. 11 % des grandes entreprises). Plus grande est l'entreprise, plus les dirigeants sont susceptibles d'indiquer que les encouragements fiscaux constituent une aide importante dans le contexte de la transformation des idées ou recherches en des produits ou services commercialisables (de 7 % à 19 %). Les dirigeants des grandes entreprises sont aussi plus enclins à signaler le soutien financier (28 % c. 19 %-24 %) et l'assouplissement de la réglementation (9 % c. 2 %-4 %) comme mesures que le gouvernement peut prendre pour aider leur entreprise sur le plan de la commercialisation.

La taille d'entreprise joue un rôle au chapitre de l'utilité perçue des programmes gouvernementaux visant à soutenir la recherche en S et T. Plus l'entreprise est petite, plus le dirigeant ou la dirigeante est susceptible de reconnaître l'utilité de la mesure visant à offrir aux PME un accès aux laboratoires et à l'équipement du gouvernement (de 25 % à 34 %) ainsi que celle de la mesure visant à offrir de l'aide financière et des services de consultation technique ou commerciale (de 28 % à 46 %). D'autre part, plus la taille d'entreprise est importante, plus le dirigeant ou la dirigeante est susceptible de reconnaître la valeur du soutien du gouvernement au chapitre du développement des compétences en S et T dans les universités (de 39 % à 44 %).

Investissements

Pour ce qui concerne les mesures visant à faire en sorte que le gouvernement investisse les fonds publics de façon responsable dans l'économie, les dirigeants des petites entreprises se sont révélés plus enclins à affirmer qu'il faudrait que les investissements soient remboursables (76 % c. 65 %-66 % des plus grandes entreprises), que la répartition régionale soit équitable (73 % c. 59 %-64 %) et que les investissements soient fondés sur des partenariats entre les entreprises et le gouvernement (63 % c. 58 %-60 %). Les dirigeants de plus grandes entreprises étaient moins disposés à attribuer de l'importance aux mesures de protection contre l'influence politique (80 % c. 84 %-87 %).

Nous n'avons relevé qu'une seule différence digne de mention au chapitre des secteurs de l'économie en croissance : les dirigeants des plus grandes entreprises se sont révélés plus enclins à estimer que le secteur des ressources naturelles connaîtra une croissance rapide au cours des prochaines années (22 %-24 % c. 16 % des petites entreprises).

Pour ce qui concerne l'importance des diverses industries, les dirigeants de moyennes entreprises étaient les moins susceptibles d'estimer que l'industrie automobile (71 % c. 75 %-77 %) et l'industrie de la biotechnologie (82 % c. 88 %-89 %) sont importantes pour la santé économique du Canada. Par ailleurs, les dirigeants des plus petites entreprises se sont révélés plus enclins à attribuer de l'importance à l'industrie aérospatiale (64 %-66 % c. 60 %).

Points de vue sur les télécommunications

Dans l'ensemble, il appert que les dirigeants des plus grandes entreprises sont généralement plus satisfaits des divers aspects des services de télécommunications au Canada. Ils se sont révélés plus enclins à se dire satisfaits du niveau d'innovations en matière de technologie, de produits et de services (84 % c. 76 %-79 % des plus petites entreprises), de la force des entreprises appartenant à des intérêts canadiens (76 % des moyennes et grandes entreprises c. 69 % des petites entreprises), ainsi que de la mesure dans laquelle le système de télécommunications permet au Canada d'être concurrentiel sur le marché international (79 %-81 % c. 71 %). En revanche, l'étude révèle que les dirigeants des plus grandes entreprises sont les moins enclins à se dire satisfaits de l'accès aux services de télécommunications en région rurale (41 % c. 45 %-48 %).

Plus l'entreprise est grande, plus le dirigeant ou la dirigeante est susceptible de préférer une démarche de non-ingérence pour ce qui concerne la réglementation des télécommunications. Plus particulièrement, l'étude révèle que suivant une plus grande taille d'entreprise, les dirigeants sont plus susceptibles de préférer que le gouvernement édicte des règles générales pour les services et les prix et n'intervienne qu'au besoin (de 76 % à 87 % des grandes entreprises) et de préférer que les entreprises de télécommunications n'aient pas besoin d'obtenir l'autorisation préalable du gouvernement pour commercialiser leurs services (de 73 % à 84 % des grandes entreprises).


Région

Pour les besoins de la présente analyse, nous avons regroupé les entreprises en fonction des catégories suivantes :

Aperçu

Les différences régionales, qui sont répandues, sont plus marquées pour bon nombre d'enjeux. Même si nous n'avons pas relevé de tendance régionale constante, des différences distinguent souvent le Québec du reste du pays. Dans l'ensemble, les dirigeants du Québec se sont révélés plus enclins à présenter des évaluations positives du rendement du gouvernement, et ils étaient les moins susceptibles d'entreprendre des activités de R-.D., d'une part, et les plus susceptibles, d'autre part, d'avoir besoin d'aide au chapitre de la commercialisation dans le contexte des S et T.

Priorités et rendement d'Industrie Canada

Les perceptions à l'égard de ce que le gouvernement du Canada devrait faire pour soutenir les entreprises canadiennes varient, parfois beaucoup, d'une région à l'autre. En effet, les fluctuations varient d'aussi peu que 7 % à un sommet de 23 %. Bien que nous n'ayons pas relevé de tendances constantes, des différences distinguent souvent l'Ontario du reste du pays. À cet égard, l'étude révèle que les dirigeants ontariens sont les moins susceptibles d'attribuer de l'importance au soutien du développement économique régional (68 % c. 74 % au Québec, 81 % dans l'Ouest et 87 % dans le Canada atlantique) et à l'accessibilité des services gouvernementaux sur Internet (67 % c. 77 %-79 % au Québec et dans la région de l'Atlantique, et 89 % dans l'Ouest). En revanche, ils sont les plus disposés à mettre l'accent sur un marché juste et concurrentiel (90 % c. 72 %-78 % ailleurs au pays), et de concert avec leurs homologues de l'Atlantique, les dirigeants ontariens sont les plus enclins à estimer que le gouvernement doit voir en toute priorité à soutenir la commercialisation (80 %-81 % c. 74 %-75 %) et à encourager le développement durable (81 %-82 % c. 77 %).

C'est dans l'Ouest canadien que la proportion de dirigeants estimant que l'établissement de règlements bien pensés constitue une priorité est la plus élevée (78 %), résultat qui diminue de plus en plus lorsque nous nous dirigeons vers l'est (le résultat passe de 76 % en Ontario à 66 % dans le Canada atlantique). L'adoption d'un régime fiscal ressemblant à celui des entreprises concurrentes sur le marché international revêt plus d'importance dans l'Ouest (89 %) et en Ontario (80 %), tandis que l'encouragement du commerce interprovincial est considéré comme davantage prioritaire par les dirigeants du Québec (77 %) et du Canada atlantique (73 %).

Pour ce qui concerne les évaluations du rendement du gouvernement dans ces domaines, les dirigeants québécois présentent les évaluations les plus favorables, sauf dans trois domaines qui font exception. Les dirigeants de l'Ontario se sont révélés les plus susceptibles d'affirmer que le gouvernement offre un bon rendement sur le plan de l'accessibilité des services gouvernementaux sur Internet (59 % c. 55 % au Québec, et 48 %-49 % ailleurs au pays) et sur le plan du soutien pour la commercialisation (52 % c. 49 % au Québec, 39 % dans l'Atlantique et 29 % dans l'Ouest). Dans un tour d'horizon d'ouest en est, nous avons aussi relevé une augmentation des chances que les dirigeants présentent une évaluation favorable au chapitre de l'encouragement et du maintien d'un marché juste et concurrentiel (le résultat passe de 22 %, dans l'Ouest, à 37 % en Ontario et à 45 % au Québec, pour atteindre 53 % dans la région de l'Atlantique).

Nous observons aussi des variations régionales au chapitre des perceptions et des préférences des dirigeants à l'égard du rôle du gouvernement dans l'économie. C'est en Ontario que les dirigeants se sont révélés les plus susceptibles de tenir le gouvernement pour un leader économique ou un activiste (12 % c. 4 %-7 %), tandis que dans le Canada atlantique, les dirigeants étaient les plus enclins à estimer que le gouvernement est un partenaire des entreprises canadiennes (26 % c. 24 % dans l'Ouest et 12 %-15 % ailleurs au pays). En outre, l'étude révèle que les dirigeants de l'Ouest canadien sont beaucoup plus susceptibles d'estimer que le gouvernement joue le rôle d'un catalyseur (32 % c. 11 %-18 %). C'est au Québec que la croyance selon laquelle le gouvernement ne joue qu'un rôle minimaliste est la plus répandue (50 %) et dans l'Ouest, que les dirigeants l'ont mentionnée le moins souvent (32 %).

Lorsqu'il est question des rôles préférés, nous constatons des fractures entre les catégories : les dirigeants du Québec se sont révélés les plus susceptibles de préférer que le gouvernement agisse comme leader économique (27 % c. 20 %-24 %), les dirigeants de l'Ouest, de préférer qu'il joue le rôle d'un partenaire (45 % c. 41 %, dans la région de l'Atlantique, et 31 %-35 % ailleurs), et ceux de l'Ontario (27 %) et du Québec (26 %), de préférer qu'il fasse office de catalyseur. Il appert que les dirigeants du Québec et du Canada atlantique sont les moins enclins à préférer que le gouvernement joue un rôle minimaliste dans l'économie canadienne (5 % dans chaque cas c. 10 %-13 %).

La recherche-développement, les sciences et la technologie

Les entreprises au Québec sont les plus susceptibles de ne pas avoir entrepris d'activités de R.-D. du tout (44 % c. 34 %-37 %). Au chapitre des obstacles qui empêchent les entreprises de faire plus activement de la R.-D., les questions d'argent et de coût sont plus susceptibles d'être soulevées en Ontario (28 %) et dans l'Ouest (27 %), comparativement au reste du pays (19 %-23 %). Les dirigeants dans l'Ouest se sont révélés les moins enclins à indiquer que la R.-D. ne s'applique pas aux activités de leur compagnie (36 % c. 42 %-48 % ailleurs au pays) et les plus enclins à signaler qu'il n'y a pas d'obstacles à la R.-D. (14 % c. 9 %-12 %).

L'étude révèle que les dirigeants du Québec sont les plus susceptibles de nommer les gouvernements fédéral (12 % c. 6 %-10 %) et provincial (16 % c. 3 %-10 %), ainsi que l'entreprise privée (9 % c. 1 %-6 %) comme ressources qu'ils consulteraient s'ils avaient besoin d'aide. Ce sont aussi les seuls dirigeants qui n'ont pas indiqué qu'ils recouraient à des ressources internes (0 % c. 9 % en Ontario et 12 % dans le Canada atlantique et dans l'Ouest), aux universités (0 % c. 4 % dans chaque cas, pour la région de l'Atlantique et l'Ouest canadien, et 10 % en Ontario) ou à l'Internet (0 % c. 5 %-8 % ailleurs au pays). Les dirigeants de la région de l'Atlantique sont par ailleurs les plus disposés à nommer les associations industrielles (13 % c. 5 %-7 % ailleurs au pays).

En ce qui concerne les perceptions des dirigeants au sujet des avantages découlant du soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D., les répondants du Québec étaient les plus susceptibles de tenir l'amélioration de la qualité de vie pour le principal avantage dans l'économie (21 % c. 7 %-12 %). L'augmentation de la compétitivité est un avantage plus important selon les dirigeants de l'Ontario (25 % c. 20 % au Québec, et 12 %-17 % ailleurs au pays). D'autre part, les dirigeants de l'Ontario et de la région de l'Atlantique se sont révélés plus enclins à souligner la réduction de l'exode des cerveaux (11 %-14 % c. 2 %-7 %) et l'augmentation de la productivité (12 % dans chaque cas c. 3 %-4 %). Lorsqu'il est question des avantages pour leur entreprise, les dirigeants du Québec et de l'Ouest sont beaucoup plus susceptibles que les autres d'évoquer les avantages financiers (20 % dans chaque cas c. 6 %-12 %). En outre, comparativement à leurs homologues des autres régions, les dirigeants du Québec se sont révélés les plus portés à mentionner tous les autres principaux avantages pour leur entreprise : les possibilités de financement, la création de nouveaux produits, le maintien en poste de travailleurs qualifiés et l'augmentation de la taille d'entreprise.

Sur le plan de la commercialisation, les dirigeants au Québec étaient plus susceptibles d'estimer que ce genre d'aide constitue un enjeu pour leur entreprise (57 % c. 45 % en Ontario et 28 %-31 % ailleurs). Fait dont il ne faut pas se surprendre, ils sont aussi les plus enclins à indiquer que le soutien financier serait la meilleure mesure à prendre pour les aider à commercialiser leurs idées et produits (36 % c. 26 % en Ontario, et 17 % ailleurs au pays). Les dirigeants de l'Ontario et de la région de l'Atlantique ont plus souvent indiqué les encouragements fiscaux que leurs homologues des autres régions (12 % c. tout au plus 7 %).

Nous avons relevé des différences régionales distinctes au chapitre des initiatives que pourrait prendre le gouvernement fédéral pour soutenir les entreprises dans leurs activités de S et T. Les dirigeants de l'Atlantique se sont révélés plus susceptibles d'indiquer qu'il serait utile, dans leur industrie, que le gouvernement offre aux PME d'avoir accès à ses laboratoires et à son équipement (54 % c. 48 %-51 %), qu'il encourage les entreprises à collaborer avec les universités (69 % c. 57 %-59 %) et qu'il soutienne le développement des compétences en matière de S et T (69 % c. 63 % dans l'Ouest et 54 %-58 % au Québec et en Ontario). Il appert par ailleurs que les dirigeants au Québec sont légèrement plus enclins à estimer que les crédits d'impôt du gouvernement pour la recherche en S et T sont utiles (62 % c. 57 %-59 %), tandis que ceux de l'Ontario sont beaucoup moins susceptibles de reconnaître l'utilité de la mesure gouvernementale visant à offrir aux PME de l'aide financière et des services de consultation technique et commerciale (56 % c. 64 %-65 %).

Comparativement à leurs homologues des autres régions au Canada, les chefs d'entreprise de la région de l'Atlantique (60 %) et du Québec (60 %) se sont révélés plus susceptibles de se dire au moins assez intéressés à recevoir des renseignements sur les programmes gouvernementaux dans le domaine des S et T (par rapport à. 44 %-48 % en Ontario et dans l'Ouest).

Investissements

En ce qui concerne les mesures visant à faire en sorte que le gouvernement investisse les fonds publics dans l'économie de façon responsable, il appert que l'initiative ayant pour objet d'exiger que les investissements soient remboursables revêt une importance semblable dans toutes les régions, sauf dans l'Ouest, où les dirigeants la tiennent pour plus importante (71 %-73 % c. 78 %). Exception faite de l'Ontario, les dirigeants se font une opinion semblable de la mesure ayant pour objet de fonder les investissements sur les recommandations d'experts indépendants (77 %-81 % c. 68 %). Dans ce domaine, les chefs d'entreprise du Québec et de la région de l'Atlantique se sont révélés plus susceptibles d'attribuer de l'importance aux partenariats (70 % dans chaque cas c. 59 %-61 %) et à la répartition régionale équitable (78 %-81 % c. 73 % dans l'Ouest et 65 % en Ontario). Les rapports clairs sur les investissements revêtent plus d'importance chez les dirigeants de l'Ontario et de l'Atlantique (87 %-88 % c. 82 %-83 %), tandis que les mesures de protection contre l'influence politiques ont moins d'importance dans le Canada atlantique qu'ailleurs au pays (78 % c. 84 %-86 %).

Les dirigeants d'entreprise du Québec et dans le Canada atlantique se sont révélés plus susceptibles d'affirmer que le secteur des technologies de l'information connaîtra la croissance la plus rapide au cours de prochaines années (23 % dans chaque cas c. 14 % en Ontario et 6 % dans l'Ouest). Par ailleurs, il appert que les dirigeants des provinces de l'Ouest et de l'Ontario sont plus enclins à estimer que le secteur des technologies des communications affichera une croissance rapide (10 %-11 % c. 7 % au Québec et 2 % dans le Canada atlantique). De même, les dirigeants des provinces de l'Ouest se sont aussi révélés beaucoup plus susceptibles de signaler que le secteur des ressources naturelles est en croissance (29 % c. 19 % dans le Canada atlantique, 11 % au Québec et 7 % en Ontario).

En ce qui concerne les industries importantes pour assurer la santé économique du Canada, nous avons relevé des différences régionales considérables dans deux domaines. En effet, les dirigeants de l'Ontario et des provinces de l'Atlantique étaient plus enclins à attribuer de l'importance à l'industrie automobile (83 %-85 % c. 75 % au Québec et 66 % dans l'Ouest), tandis que l'industrie aérospatiale était plus susceptible d'être tenue pour importante au Québec (76 %) et dans le Canada atlantique (72 %) (comparativement à 66 % dans l'Ouest et à 55 % en Ontario).

Points de vue sur les télécommunications

Dans le contexte des services de télécommunications au Canada, l'étude révèle que les dirigeants de l'Ouest et du Québec sont plus susceptibles d'être satisfaits de l'accessibilité des services de télécommunications en région rurale (52 %-54 % c. 43 %, dans la région de l'Atlantique et 34 %, en Ontario). Les dirigeants dans le Canada atlantique sont les plus satisfaits de la mesure dans laquelle le système de télécommunications aide le Canada à être concurrentiel sur le marché international (76 % c. 70 %-72 %) de même que de la force des entreprises de télécommunications appartenant à des intérêts canadiens (78 % c. 67 %-71 %). Les chefs d'entreprise à l'extérieur du Québec se font une opinion semblable du niveau d'innovations en matière de technologie et de produits (79 %-80 % c. 75 % au Québec), tandis qu'en dehors de l'Ontario, l'ensemble des dirigeants sont à peu près aussi enclins à se dire satisfaits de la R.-D. au Canada (70 %-73 % c. 64 % en Ontario).

Les dirigeants des provinces de l'Ouest et de l'Ontario sont généralement du même avis pour ce qui concerne la réglementation des télécommunications. Ils sont en effet plus susceptibles d'estimer que le gouvernement devrait édicter des règles générales et se fier au mécanisme de surveillance en place dans le marché et à la concurrence pour déterminer les meilleurs gammes de produits et de prix (79 %-81 % c. 66 %-68 %) et plus susceptibles, également, de préférer que les entreprises puissent offrir des services de télécommunications sans avoir préalablement obtenu l'autorisation du gouvernement (85 % dans l'Ouest et 72 % en Ontario c. 69 % dans le Canada atlantique et 58 % au Québec).

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Nombre d'années de fonctionnement

Pour les besoins de la présente analyse, nous avons regroupé les entreprises en fonction des catégories suivantes :

Aperçu

Les différences fondées sur le nombre d'années de fonctionnement des entreprises sont répandues et parfois marquées. Bien qu'elles ne suivent pas de tendances constantes, les différences distinguent souvent les plus anciennes entreprises des plus récentes. Cela se vérifie particulièrement pour ce qui concerne les priorités et le rendement du gouvernement. Nous avons relevé des tendances à la hausse ou à la baisse qui suivent le nombre d'années de fonctionnement des entreprises en quelques occasions seulement.

Priorités et rendement d'Industrie Canada

Le nombre d'années de fonctionnement influe sur les points de vue des dirigeants à l'égard des priorités du gouvernement. Les dirigeants des plus anciennes entreprises (qui sont en fonctionnement depuis plus de 40 ans) se sont révélés plus susceptibles que les autres d'estimer que le gouvernement devrait voir en toute priorité à de nombreux enjeux à l'étude, dont les suivants :

Les dirigeants d'anciennes entreprises (en fonctionnement depuis 21 à 40 ans) se sont révélés les plus susceptibles d'estimer que le soutien pour la commercialisation (67 % c. 78 %-83 %) et l'encouragement de l'investissement (78 % c. 86 %-88 %) sont des axes de priorités importants. D'autre part, les mesures d'aide aux PME pour qu'elles tirent profit d'Internet étaient plus susceptibles d'être tenues pour prioritaires par les dirigeants des entreprises récentes (75 % c. 61 %-68 %), tandis que l'encouragement du commerce interprovincial s'est révélé plus important pour les dirigeants des entreprises d'âge moyen (en fonctionnement depuis 11 à 20 ans) (71 % c. 53 % des entreprises récentes et 62 %-66 % des autres entreprises).

Pour ce qui concerne l'évaluation du rendement du gouvernement dans ces domaines, nous relevons des variations entre les sous-groupes, lesquelles ne suivent toutefois pas une tendance constante. Il ressort de l'étude que les entreprises récentes sont moins enclines à présenter une évaluation favorable au sujet des efforts que déploie le gouvernement pour aider les PME à tirer profit d'Internet (20 % c. 30 %-35 %) et pour promouvoir un marché juste et concurrentiel (28 % c. 36 %-40 %). Les dirigeants des entreprises d'âge moyen se sont révélés moins enclins à affirmer que le gouvernement offre un bon rendement dans le soutien de la commercialisation (38 % c. 42 %-44 %). Le rendement du gouvernement à l'égard de l'adoption d'un régime fiscal concurrentiel était plus susceptible d'être évalué favorablement par les dirigeants d'entreprises d'âge moyen ou d'anciennes entreprises (qui sont en fonctionnement depuis 11 à 40 ans) (24 %-27 % c. 12 %-19 %), tandis que son rendement dans le soutien du développement économique régional fait l'objet d'évaluations plus favorables chez les dirigeants des entreprises d'âge moyen ou d'entreprises les plus anciennes (46 % c. 36 %-37 % des autres entreprises). La proportion de répondants présentant une évaluation favorable augmente en fonction du nombre d'années de fonctionnement pour les mesures suivantes : garantir des règlements bien pensés (19 %-36 %), promouvoir le développement durable (23 %-42 %) et encourager les investissements (29 %-48 %). En outre, les dirigeants des plus anciennes entreprises se sont révélés plus enclins à présenter des évaluations favorables à l'égard du rendement du gouvernement pour ce qui concerne tous les autres axes de priorités.

En ce qui concerne maintenant le rôle que joue le gouvernement dans l'économie, les répondants des plus anciennes entreprises étaient les plus susceptibles d'estimer que le gouvernement joue présentement un rôle de partenaire des entreprises (30 % c. 12 % des anciennes entreprises et 19 %-21 % des autres entreprises). Les dirigeants d'entreprises d'âge moyen étaient les moins disposés à signaler que le gouvernement joue un rôle minimaliste (36 % c. 40 %-45 %). Lorsqu'il est question du rôle préféré pour le gouvernement, les dirigeants des anciennes entreprises (qui sont en fonctionnement depuis plus de 20 ans) sont plus enclins à indiquer qu'il devrait jouer un rôle de partenaire des entreprises (43 %-44 % c. 31 %-37 % des plus récentes entreprises), tandis que les perceptions selon lesquelles le gouvernement devrait jouer un rôle de leader économique sont plus susceptibles d'être présentées par les dirigeants des entreprises d'âge moyen (30 % c. 12 % des anciennes entreprises et 23 %-26 % des autres).

La recherche-développement, les sciences et la technologie

Les plus anciennes entreprises se sont révélées les moins susceptibles d'entreprendre des activités de R.-D. (26 % c. 35 %-41 %). D'autre part, il appert que les questions d'argent et de coût constituent de plus importants obstacles aux activités accrues de R.-D. dans les entreprises récentes (33 % c. 16 %-25 %). Les dirigeants d'entreprises récentes étaient moins susceptibles d'indiquer que la R.-D. ne s'applique pas dans le contexte de leur compagnie (35 % c. 41 %-44 %). Par ailleurs, la proportion de dirigeants signalant qu'il n'y a pas d'obstacles à la R.-D. augmente en fonction du nombre d'années de fonctionnement des entreprises (de 8 % à 21 %). Aux chapitres de l'aide et de l'accès en matière de R.-D., les dirigeants des entreprises d'âge moyen sont les plus susceptibles de faire appel au Conseil national de recherches (10 % c. 2 % des autres dirigeants). Les dirigeants des entreprises les plus anciennes penchent davantage pour les ressources internes (18 % c. 2 %-12 % des autres entreprises) et pour l'Internet (17 % c. 3 %-7 %), tandis qu'ils sont moins enclins que ceux des entreprises plus récentes (qui sont en fonctionnement depuis tout au plus 40 ans) d'indiquer qu'ils consulteraient le gouvernement fédéral (2 % c. 8 %-12 %) ou le gouvernement provincial (1 % c. 4 %-10 %), de même que les associations industrielles ou professionnelles (2 % c. 6 %-10 %).

Dans le domaine des principaux avantages découlant du soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D., les dirigeants des entreprises les plus anciennes sont plus enclins à signaler la réduction de l'exode des cerveaux (22 % c. 12 % des entreprises récentes et 2 %-4 % des autres), l'augmentation de la compétitivité (29 % c. 17 %-19 %), de même que la création de produits nouveaux, ou de meilleure qualité (15 % c. 4 %-7 %). Plus l'entreprise est en fonctionnement depuis longtemps, moins le dirigeant, la dirigeante est susceptible de signaler les avantages économiques (de 23 % à 8 %). De même, les probabilités que les dirigeants estiment que le soutien du gouvernement fédéral en matière de R.-D. entraînerait des avantages financiers pour leur entreprise diminuent à mesure qu'augmente le nombre d'années de fonctionnement (de 17 % à 12 %). En revanche, les dirigeants des entreprises les plus anciennes sont les plus enclins à indiquer que le soutien n'entraîne pas d'avantages (61 % c. 44 %-51 %).

Exception faite des dirigeants des entreprises anciennes (en fonctionnement depuis 21 à 40 ans) (29 %), la proportion des dirigeants indiquant que la commercialisation est une préoccupation ne varie pas vraiment en fonction du nombre d'années de fonctionnement (42 %-45 %). Dans l'ensemble, les dirigeants des entreprises plus récentes se révèlent plus enclins à tenir le soutien financier pour la meilleure mesure que le gouvernement pourrait adopter pour aider leur compagnie à transformer ses idées ou recherches en des produits ou services commercialisables (28 %-32 % c. 11 %-16 % des entreprises anciennes). En revanche, les dirigeants des entreprises anciennes sont plus susceptibles d'indiquer le soutien d'expert (14 % c. tout au plus 8 %), tandis que les dirigeants des entreprises les plus anciennes sont les moins susceptibles de signaler les encouragements fiscaux (1 % c. 7 %-10 %).

Au chapitre des initiatives du gouvernement fédéral visant à soutenir les entreprises qui entreprennent des activités de S et T, les dirigeants des entreprises anciennes se sont révélés plus enclins à reconnaître l'utilité de l'encouragement des partenariats entre les entreprises et les établissements d'enseignement postsecondaire (64 % c. 51 %-59 % des autres). À ce chapitre, les dirigeants des entreprises les plus récentes sont par ailleurs plus enclins à pencher pour la prestation aux PME d'une aide financière et de services de consultation commerciale et technique (76 % c. 53 %-61 %) ainsi que pour les crédits d'impôt gouvernementaux pour la recherche dans un domaine des S et T (68 % c. 63 % des entreprises anciennes et. 47 %-52 % des autres). Le soutien du développement des compétences en S et T (48 % c. 54 %-68 %) et l'accès, pour les PME, aux installations du gouvernement (40 % c. 49 %-53 %) étaient beaucoup moins susceptibles d'être tenus pour des initiatives utiles par les dirigeants des entreprises les plus anciennes.

L'étude révèle aussi que les dirigeants des entreprises les plus anciennes sont les moins enclins à se dire intéressés à recevoir des renseignements au sujet des programmes du gouvernement en matière de S et T qui sont destinés aux entreprises (35 % c. 44 % des entreprises anciennes, et 54 %-57 % des autres entreprises).

Investissements

Nous avons observé des variations considérables au chapitre de l'importance qu'attribuent les dirigeants aux mesures pour veiller à ce que le gouvernement investisse les fonds publics de façon responsable dans l'économie. Les dirigeants des entreprises d'âge moyen et ceux des entreprises les plus anciennes se sont révélés plus enclins que les autres à attribuer de l'importance aux rapports clairs (90 %-91 % c. 82 %-84 %) et aux décisions fondées sur les recommandations d'experts indépendants (82 %-83 % c. 72 %-73 %). Plus l'entreprise est en fonctionnement depuis longtemps, plus le dirigeant ou la dirigeante est susceptible d'attribuer de l'importance à la répartition régionale équitable (de 61 % à 77 %) et aux mesures de protection contre l'influence politique (de 83 % à 91 %). Les investissements remboursables (82 % c. 72 %-77 %) et les partenariats avec le gouvernement revêtent plus d'importance pour les dirigeants des entreprises les plus anciennes (77 % c. 56 %-69 % des autres).

Les dirigeants des entreprises plus récentes se sont révélés plus disposés à indiquer que le secteur des ressources naturelles (18 %-20 % c. 11 %-14 %), le secteur des technologies de l'information (19 % c. 8 %-15 %) et le secteur des technologies des communications (11 % c. 3 %-9 %) connaîtront la croissance la plus rapide au cours des prochaines années. Pour ce qui concerne les évaluations de l'importance de diverses industries dans la santé économique du Canada, les dirigeants des entreprises d'âge moyen se sont révélés les plus susceptibles d'attribuer de l'importance à l'industrie de la biotechnologie (93 % c. 84 %-89 %) et à l'industrie aérospatiale (77 % c. 61 %-62 %). Les entreprises les mieux établies, c.-à-d. les plus anciennes, sont d'avis que l'industrie des TIC ou des télécommunications (98 % c. 89 %-95 %), ainsi que l'industrie automobile (86 % c. 66 %-82 %), sont les plus importantes dans l'économie.

Points de vue sur les télécommunications

Nous avons observé que la satisfaction à l'égard des aspects de l'industrie des télécommunications varie considérablement en fonction du nombre d'années de fonctionnement des entreprises. Les dirigeants des deux catégories d'entreprises dont le nombre d'années de fonctionnement est moyen se sont révélés les plus enclins à se dire satisfaits du niveau de R.-D. au Canada (69 %-73 % c. 64 %-66 %) et de l'accessibilité des services de télécommunications en région rurale (48 %-49 % c. 41 %-45 %). Les dirigeants des entreprises d'âge moyen sont aussi les plus susceptibles d'être satisfaits à l'égard de la force des entreprises de télécommunications appartenant à des intérêts canadiens (78 % c. 63 %-72 % des autres entreprises), tandis que les dirigeants des entreprises les plus anciennes (84 % c. 64 %-77 %) sont les plus susceptibles d'être satisfaits à l'égard de la mesure dans laquelle le système de télécommunications aide l'économie canadienne à être concurrentielle sur le marché international. Plus l'entreprise compte d'années de fonctionnement, plus le dirigeant ou la dirigeante est susceptible d'être satisfait ou satisfaite à l'égard du niveau d'innovations en matière de technologie et de produits (de 71 % à 92 %).

Sur le plan des modèles de réglementation, la proportion des dirigeants qui préfèrent que le gouvernement n'édicte que des règles générales pour la prestation des services et qu'il se fie à la concurrence dans le marché varie de 66 %, parmi les entreprises d'âge moyen, à 92 % parmi les entreprises les plus anciennes. Les proportions de dirigeants qui préfèrent que les entreprises de télécommunications puissent offrir leurs services sans autorisation préalable du gouvernement sont sensiblement les mêmes, quel que soit le nombre d'années de fonctionnement des entreprises.


Emplacement

Pour les besoins de la présente analyse, la comparaison oppose les entreprises situées en milieu urbain aux entreprises situées en région rurale (y compris les petits centre urbains) au pays. Nous nous sommes servis des codes postaux pour établir l'emplacement. La deuxième lettre de chaque code postal permet d'établir si une entreprise se trouve en milieu urbain ou en région rurale.

Nous avons relevé des différences relatives à l'emplacement des entreprises dans tous les domaines. Ces différences sont toutefois le plus marquées pour ce qui concerne les priorités et le rendement du gouvernement ainsi que les enjeux liés à la R.-D. et aux S et T. Les dirigeants des entreprises en région rurale étaient plus susceptibles d'attacher de l'importance à de nombreux axes de priorités et de présenter des évaluations positives à l'égard du rendement du gouvernement dans tous les domaines. En outre, comparativement aux dirigeants des entreprises en milieu urbain, les répondants des régions rurales étaient plus enclins à indiquer que leur entreprise entreprend des activités de R.-D. et à estimer que le soutien pour la commercialisation est un enjeu d'importance dans leur entreprise.

Priorités et rendement d'Industrie Canada

L'étude révèle que quel que soit l'emplacement de leur entreprise, les dirigeants attribuent des niveaux d'importance semblables aux axes de priorités éventuels que voici : rendre les services gouvernementaux accessibles sur Internet, promouvoir et maintenir un marché juste et concurrentiel, garantir des règlements bien pensés, adopter un régime fiscal pour les entreprises canadiennes ressemblant à celui des entreprises concurrentes sur le marché international et aider les PME à tirer profit d'Internet. En dehors de ces divers axes, nous avons relevé d'importantes différences entre les dirigeants des entreprises en milieu urbain et leurs homologues en région rurale. En effet, les dirigeants des entreprises en région rurale se sont révélés plus enclins, parfois même beaucoup plus enclins à estimer que le gouvernement devrait voir en toute priorité aux enjeux suivants :

Il ressort aussi de l'étude que les dirigeants des entreprises en région rurale sont plus susceptibles de présenter des évaluations positives à l'égard du rendement du gouvernement dans tous les domaines. Les différences les plus marquées ont trait aux initiatives pour rendre les services gouvernementaux accessibles sur Internet (71 % c. 49 %), pour aider les PME à tirer profit d'Internet (57 % c. 19 %), pour soutenir le développement économique régional (53 % c. 35 %) et pour promouvoir et maintenir un marché juste et concurrentiel (47 % c. 29 %). En outre, les dirigeants des régions rurales sont plus susceptibles de présenter des évaluations positives pour ce qui concerne le rendement du gouvernement dans les domaines suivants :

Pour ce qui concerne maintenant le rôle que joue le gouvernement fédéral dans l'économie, nous observons une franche coupure entre les perceptions et les préférences. Les dirigeants des entreprises en milieu urbain se sont révélés plus enclins à affirmer que le gouvernement joue présentement un rôle minimaliste dans l'économie (43 % c. 37 %) ou celui d'un partenaire des entreprises canadiennes (21 % c. 15 %). Réciproquement, les dirigeants des entreprises en région rurale étaient plus susceptibles d'indiquer que le gouvernement joue le rôle d'un catalyseur dans le soutien de l'innovation (24 % c. 18 %). Au chapitre des préférences, les dirigeants des entreprises en milieu urbain étaient plus enclins à préférer le rôle de catalyseur (23 % c. 20 %) et ceux des entreprises en région rurale, le rôle de partenaire des entreprises (45 % c. 38 %).

La recherche-développement, les sciences et la technologie

Les entreprises en région rurale se sont révélées beaucoup plus susceptibles d'entreprendre à tout le moins une quantité modérée d'activités de R.-D. (58 % c. 34 %). Au chapitre des obstacles empêchant les entreprises de faire plus activement de la R.-D., il appert que les questions d'argent et de coût revêtent autant d'importance pour les dirigeants en milieu urbain que pour ceux en région rurale (26 %-27 %). Il ressort aussi de l'étude que les dirigeants des entreprises en région rurale sont plus susceptibles d'affirmer que la R.-D. ne s'applique pas à leur compagnie (43 % c. 38 %). Pour ce qui est d'obtenir de l'aide ou de l'accès en matière de R.-D., les dirigeants d'entreprises en région rurale sont considérablement plus portés vers les associations professionnelles (20 % c. 4 %) et vers le gouvernement provincial (10 % c. 5 %). D'autre part, les dirigeants oeuvrant dans des entreprises en milieu urbain optent davantage pour les institutions financières (11 % c. 4 %) ou pour Internet (7 % c. 3 %).

Au chapitre des perceptions des dirigeants à l'égard des principaux avantages découlant du soutien du gouvernement fédéral en R.-D., les répondants des entreprises en région rurale sont plus enclins à indiquer l'amélioration de la qualité de vie (14 % c. 9 %). Les dirigeants en milieu urbain, pour leur part, sont légèrement plus disposés à signaler les avantages économiques ou financiers (21 % c. 17 %) ainsi que l'augmentation de la compétitivité (19 % c. 15 %). Sur la plan des avantages pour leur entreprise, les dirigeants en région rurale sont beaucoup plus susceptibles de signaler les avantages financiers (22 % c. 12 %), les possibilités de financement (10 % c. 3 %) et la création de nouveaux produits (9 % c. 4 %).

Les dirigeants des entreprises en région rurale sont plus enclins à estimer que le soutien pour la commercialisation est une préoccupation d'importance dans leur compagnie (48 % c. 37 %). Au sujet de la meilleure mesure que pourrait adopter le gouvernement pour les aider dans ce domaine, les dirigeants des entreprises en région rurale sont plus susceptibles d'indiquer le soutien financier (31 % c. 24 %), le soutien d'expert (13 % c. 4 %) et l'assouplissement des règlements (10 % c. 3 %). Fait intéressant, ils sont aussi plus susceptibles d'indiquer que leur entreprise n'aurait pas besoin d'aide du gouvernement pour transformer ses idées ou recherches en des produits ou services commercialisables (16 % c. 5 %).

Les initiatives du gouvernement fédéral visant à soutenir les entreprises dans leurs activités de S et T sont plus susceptibles de plaire aux dirigeants des entreprises en région rurale, qui se révèlent plus disposés à reconnaître l'utilité de l'ensemble des initiatives : la prestation d'aide financière et de services de consultation commerciale et technique (74 % c. 59 %), le soutien du développement des compétences en S et T (72 % c. 57 %), l'encouragement des partenariats (69 % c. 56 %), les crédits d'impôt gouvernementaux pour la recherche dans un domaine des S et T (64 % c. 58 %) et l'accès aux laboratoires du gouvernement (58 % c. 47 %). En outre, en majorité, les dirigeants des entreprises en région rurale (60 %) aimeraient recevoir des renseignements sur les programmes du gouvernement du Canada en S et T destinés aux entreprises (comparativement à 47 % des chefs d'entreprises en milieu urbain).

Investissements

En ce qui concerne les mesures pour veiller à ce que le gouvernement investisse les fonds publics de façon responsable dans l'économie, quel que soit l'emplacement de leur entreprise, les dirigeants sont à peu près aussi susceptibles d'attribuer de l'importance aux rapports clairs, aux mesures de protection contre l'influence politique, aux décisions fondées sur des recommandations d'experts indépendants ainsi qu'aux partenariats. Par ailleurs, les dirigeants des entreprises en région rurale sont plus enclins à tenir les investissements remboursables pour importants (85 % c. 75 %), tandis que les dirigeants des entreprises en milieu urbain sont plus susceptibles d'indiquer que la répartition régionale équitable a de l'importance dans ce contexte (74 % c. 70 %).

Les dirigeants des entreprises en milieu urbain se sont révélés plus susceptibles de prévoir la croissance rapide du secteur des ressources naturelles (21 % c. 9 %), du secteur des technologies des communications (10 % c. 4 %) et du secteur des produits de santé (8 % c. 4 %). Ils sont aussi un peu plus enclins à affirmer que l'industrie des TIC est importante dans la santé économique du Canada (94 % c. 89 %). Les dirigeants des régions rurales penchent plus pour l'industrie aérospatiale (71 % c. 61 %) et pour l'industrie automobile (79 % c. 74 %) que leurs homologues en région urbaine.

Points de vue sur les télécommunications

Il convient de s'attarder à quelques différences observées à ce chapitre. D'abord, les dirigeants des entreprises en milieu rural se sont révélés plus disposés à se dire satisfaits de la mesure dans laquelle les services de télécommunications sont accessibles en région rurale (55 % c. 44 %). L'étude révèle par ailleurs que les dirigeants des milieux urbains sont plus enclins à se dire satisfaits de la R.-D. dans le domaine au Canada (73 % c. 68 %) et de la mesure dans laquelle le pays est concurrentiel dans l'économie grâce à l'industrie des télécommunications (76 % c. 66 %). Enfin, au chapitre de la réglementation, les dirigeants des entreprises en région rurale sont plus susceptibles de préférer que les entreprises de télécommunications puissent offrir leurs services sans autorisation préalable du gouvernement (81 % c. 74 %).

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Caractéristiques des participants du sondage

La présente section s'attache aux caractéristiques des participants du sondage et de leurs entreprises, y compris le poste du répondant ou de la répondante, sa langue, la taille d'entreprise, le nombre d'années de fonctionnement de l'entreprise, le secteur d'activité, la région et l'emplacement en milieu urbain ou en région rurale.

Poste (données non pondérées)

Diagramme à barres de poste (données non pondérées)


Langue (données non pondérées)

Diagramme circulaire de langue (données non pondérées)


Nombre d'employés à temps plein (données non pondérées)

Diagramme à barres de nombre d'employés à temps plein (données non pondérées)


Nombre d'années de fonctionnement (données non pondérées)

Diagramme à barres de nombre d'années de fonctionnement (données non pondérées)


Secteur d'activité (données non pondérées)

Diagramme à barres de Secteur d'activité (données non pondérées)


Région (données non pondérées)

Diagramme à barres de région (données non pondérées)


Emplacement (données non pondérées)

Diagramme circulaire de emplacement (données non pondérées)

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Annexe

Commentaires détaillés sur la pondération

Le barème de pondération définitif adopté dans le sondage est fondé sur la taille d'entreprise et sur la région. L'échantillon a été pondéré de façon à refléter la répartition des entreprises selon la Structure des industries canadiennes de Statistique Canada (juin 2006). Nous avons exclu de la structure des entreprises selon la taille qui a servi à la pondération des données du sondage la catégorie «  Indéterminé »10 de Statistique Canada. La pondération en fonction de la taille d'entreprise et de la région revêt de l'importance parce que des quotas liés à la taille d'entreprise et à la région ont orienté la collecte des données. À cet égard, suivent des commentaires sur la base de sondage.

Étant donné que des quotas s'attachant à la taille d'entreprise et à la région ont servi à orienter la collecte de données, nous avons entrepris le processus de pondération en plusieurs étapes. Dans un premier temps, les données ont été pondérées de façon à ce que les résultats s'attachant à chaque région reflètent la structure des entreprises, selon la taille et la sous-région, dans les diverses régions (p. ex., pour le Canada atlantique, nous avons veillé à ce que les facteurs de pondération reflètent la répartition des entreprises dans cette région selon la taille et selon la province). Ce processus nous a permis d'établir des analyses régionales plus précises. Nous avons ensuite fait en sorte que dans l'ensemble, les données globales soient représentatives de la répartition nationale des entreprises, suivant la taille et la région, à l'échelle du pays.

Taille d'entreprise
Catégories Population de fait* Données de sondage non pondérées Données de sondage pondérées
N % N % %

*Source : Statistique Canada, Structure des industries canadiennes, juin 2006

Exclusion de la cat. «  Indéterminé » 1 255 404         
1 à 4 613 820 57 % 104 13 % 57 %
5 à 19 306 213 29 % 137 17 % 29 %
20 à 49 91 640 9 % 77 10 % 9 %
50 à 199 475 492 4 % 268 33 % 4 %
200 à 499 7 769 1 % 90 11 % 1 %
500 ou + 3 151 0 % 130 16 % 0 %
NSP/PDR 2 0 %
  1 070 139 100 % 808 100 % 100 %


10 La catégorie «  Indéterminé » désigne les entreprises qui n'établissent pas une liste de paye du personnel mais qui comprennent peut-être un effectif réunissant des employés contractuels, des membres de la famille ou les propriétaires de l'entreprise, de même que les entreprises qui ne comptaient pas d'employés au cours des 12 mois précédents.



Région
  Population de fait* Données de sondage non pondérées Données de sondage pondérées
Exclusion de la cat. «  Indéterminé » N % N % %

*Source : Statistique Canada, Structure des industries canadiennes, juin 2006

Province
Colombie-Britannique 167 809 16 % 88 11 % 16 %
Alberta 147 803 14 % 92 11 % 14 %
Saskatchewan 39 191 4 % 30 4 % 4 %
Manitoba 35 633 3 % 21 3 % 3 %
Ontario 356 619 33 % 217 27 % 33 %
Québec 239 311 22 % 171 21 % 22 %
Nouveau-Brunswick 26 155 2 % 52 6 % 2 %
Nouvelle-Écosse/Î-.P.-É. 36 774 3 % 101 13 % 3 %
Terre-Neuve/Labrador 16 909 2 % 36 4 % 2 %
Yukon 1 597 0 % 0 %
T.N.-O. 1 714 0 % 0 %
Nunavut 624 0 % 0 %
Région
Ouest 394 371 37 % 231 29 % 37 %
Ontario 356 619 33 % 217 27 % 33 %
Québec 239 311 22 % 171 21 % 22 %
Canada atlantique 79 838 8 % 189 23 % 7 %
Total 1 070 139 100 % 808 100 % 100 %

Nous avons aussi examiné l'échantillon sur le plan de la répartition des secteurs d'activité. Tel que l'indique le tableau ci-dessous, la répartition des secteurs est semblable à celle dont témoignent les données de Statistique Canada, encore qu'il y ait des variations, comme nous pouvions nous y attendre.

Secteur d'activité
  Population de fait* Données de sondage*
Exclusion de la cat. «  Indéterminé N % N %

*Source : Statistique Canada, Structure des industries canadiennes, juin 2006

L'hébergement et les services de restauration 74 140 7 % 89 11 %
Les services administratifs et de soutien 49 974 5 % 5 1 %
L'agriculture/la foresterie 56 961 5 % 42 5 %
Les arts/les spectacles/les loisirs 18 608 2 % 34 4 %
La construction 119 459 11 % 52 6 %
Les services éducatifs 12 190 1 %
Les services financiers et l'assurance 39 231 4 % 42 5 %
Les soins de santé/l'aide sociale 84 595 8 % 5 1 %
L'industrie de l'information/l'industrie culturelle 13 941 1 % 14 2 %
La gestion d'entreprises 13 405 1 % 5 1 %
Le secteur manufacturier 60 766 6 % 140 17 %
L'exploitation minière, pétrolière et gazière 9 374 1 % 32 4 %
Autres services 96 688 9 % 111 14 %
Les services profess./scientifiques/techn. 122 247 11 % 52 6 %
L'administration publique 7 975 1 %
L'immobilier 42 850 4 % 20 2 %
Les organismes de bienfaisance enregistrés   0 %
Le commerce de détail 134 372 13 % 83 10 %
Le transport et l'entreposage 48 062 4 % 47 6 %
Les services publics 1 369 0 % 5 1 %
Le commerce de gros 63 932 6 % 29 4 %
NSP/PDR   0 % 1 0 %
Total 1 070 139 100 % 808 100 %

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Sondage d'Industrie Canada auprès des entreprises, édition 2006

Bonjour, puis-je parler à/au ________________ ? (Nom ou titre de la personne inscrite sur la liste)

Bonjour, je suis ________ de Phoenix, une maison de recherche sur l'opinion publique. Nous avons été chargés par le gouvernement du Canada de mener un sondage auprès des cadres supérieurs de certaines entreprises. Le but de cette étude est de connaître le point de vue des dirigeants d'entreprises sur certaines questions touchant les entreprises et l'économie canadiennes. Ce sondage est inscrit au système national d'inscription des sondages.

Seriez-vous disposé(e) à participer à ce sondage? Vous êtes tout à fait libre de participer ou non à cette étude mais votre contribution nous serait des plus utiles. Les résultats aideront le gouvernement canadien à mieux comprendre les besoins des entreprises et à établir des politiques et des programmes répondant à ces besoins. Toutes les réponses seront traitées de façon confidentielle. Nous pouvons faire l'entrevue maintenant ou à un moment qui vous conviendrait mieux.


Notes à l'intention de l'intervieweur :

Les représentants de petites entreprises doivent être propriétaires, PDG, présidents, dirigeants ou chefs décideurs. Les représentants des moyennes et grandes entreprises doivent être vice-présidents ou directeurs des relations gouvernementales, des relations publiques ou des opérations. Si le répondant ne répond pas à ces critères, demander à parler à une des personnes occupant ces fonctions ou mettez fin à l'entretien.

Si le répondant veut connaître la durée de l'entrevue, dites-lui que l'entrevue ne devrait pas durer plus de 20 minutes.

Si le répondant met en doute la validité de cette étude, invitez-le à communiquer avec Mme Lynn Patry, du Gouvernement du Canada, au 613-948-1549 (ou demander à Mme Patry de téléphoner au répondant).

Si le répondant veut des précisions au sujet du système national d'inscription des sondages, dites :
Le système d'enregistrement a été mis sur pied par l'industrie de la recherche par sondage pour permettre au public de vérifier la légitimité d'un sondage, d'obtenir des renseignements sur cette industrie ou de déposer une plainte. Le numéro sans frais du système d'enregistrement est le 1-800-554-9996.

Les réponses seront protégées en vertu de la Loi sur la protection des renseignements personnels. Indiquez ceci au répondant, au besoin. Dites-lui aussi ce qui suit, s'il le faut : «  Vos réponses n'auront aucune incidence sur vos rapports avec le Gouvernement du Canada ».

Le questionnaire comporte des questions de suivi, c'est-à-dire des questions qui ont déjà été posées dans le cadre de sondages antérieurs, y compris le sondage initial d'Industrie Canada (2002), le sondage de suivi (2004) et le sondage sur les besoins informationnels des PME (2001). ces questions sont accompagnées d'un code tel que T04. le «  t » signifie «  tracking » (suivi) et «  04 » représente l'année du sondage (2004) réalisé auprès des entreprises.

Ne pas lire les titres en bleu aux répondants.

À toutes les questions, ajoutez l'option «  Ne sait pas / N'a pas répondu ».


1. Avant de commencer, pourriez-vous me dire le nom du poste que vous occupez au sein de votre entreprise ? (Ne pas lire la liste; Consulter les exigences de l'étude; Au besoin, demander a parler au cadre supérieur voulu) T02 / T04

2. Combien d'employés votre entreprise compte-t-elle au Canada ? Il est question ici autant des employés à plein temps que des employés à temps partiel. Veuillez convertir le nombre d'employés à temps partiel en un nombre équivalent d'employés à plein temps. (Lire la liste au besoin) (Ne comprend pas le personnel à contrat ni les sous-traitants) (Inclut tous les bureaux au Canada) T02 / T04


Les priorités et le rendement d'Industrie Canada

Le gouvernement du Canada a identifié diverses priorités qu'il pourrait poursuivre afin de soutenir les entreprises canadiennes. Veuillez me dire l'importance que devrait accorder le gouvernement à chacune des priorités suivantes. Veuillez répondre selon une échelle de 1 à 7, où «  1 » signifie la moins grande priorité et «  7 », la plus grande priorité. Qu'en est-il de… … (Faire une rotation) T02 / T04

3. Encourager l'innovation ainsi que la recherche et le développement au sein des entreprises canadiennes.

4. Promouvoir et maintenir un marché juste et concurrentiel.

5. Soutenir la commercialisation ou le succès commercial de produits et services ayant fait l'objet de recherche ou de développement au Canada.

6. Soutenir le développement économique régional.

7. Encourager l'investissement dans l'économie et les entreprises canadiennes.

8. Aider les petites et moyennes entreprises à tirer profit d'Internet et des occasions d'affaires électroniques.

9. Rendre les services gouvernementaux aux entreprises facilement accessibles sur Internet.

10. Garantir des règlements bien pensés afin de contribuer à la croissance de l'économie et des entreprises.

11. Promouvoir le développement durable, c'est-à-dire l'atteinte d'un équilibre entre la croissance économique et ses effets sur l'environnement.

12. Promouvoir le commerce interprovincial.

13. Adopter un régime fiscal pour les entreprises canadiennes ressemblant à celui des entreprises concurrentes sur le marché international.

Que pensez-vous du rendement du gouvernement du Canada dans chacun de ces domaines ? Veuillez utiliser une échelle de 1 à 7, où «  1 » signifie que vous le trouvez très mauvais et «  7 », que vous le trouvez très bon. Que pensez-vous de… (Faire une rotation) (Si le répondant n'a pas de connaissances ou de base sur lesquelles fonder son jugement, accepter «  ne sait pas » mais sans proposer cette réponse ni l'encourager) T02 / T04

14.Encourager l'innovation ainsi que la recherche et le développement au sein des entreprises canadiennes.

15. Promouvoir et maintenir un marché juste et concurrentiel.

16. Soutenir la commercialisation ou le succès commercial de produits et services ayant fait l'objet de recherche ou de développement au Canada.

17. Soutenir le développement économique régional.

18. Encourager l'investissement dans l'économie et les entreprises canadiennes.

19. Aider les petites et moyennes entreprises à tirer profit d'Internet et des occasions d'affaires électroniques.

20. Rendre les services gouvernementaux aux entreprises facilement accessibles sur Internet.

21. Garantir des règlements bien pensés afin de contribuer à la croissance de l'économie et des entreprises.

22. Promouvoir le développement durable, c'est-à-dire l'atteinte d'un équilibre entre la croissance économique et ses effets sur l'environnement.

23. Promouvoir le commerce interprovincial.

24. Adopter un régime fiscal pour les entreprises canadiennes ressemblant à celui des entreprises concurrentes sur le marché international.

25. Selon vous, quel est le rôle principal que le gouvernement fédéral joue présentement au sein de l'économie canadienne ? S'agit-il… (Lire La liste; Ne pas faire de rotation; Retenir une seule réponse) T02 / T04

26. Et selon vous, quel rôle le gouvernement fédéral devrait-il jouer dans l'économie canadienne ? Devrait-il s'agir… (Lire La liste; Ne pas faire de rotation; Retenir une seule réponse) T02 / T04


Recherche et développement / Sciences et technologie

J'aimerais maintenant que nous abordions le sujet de la recherche et du développement, qu'on appelle communément R & D.

27. Dans quelle mesure votre entreprise entreprend-elle des activités de recherche et de développement pour améliorer ses produits, ses services ou ses procédés opérationnels ? Diriez-vous qu'elle entreprend beaucoup, assez, un peu seulement ou pas du tout d'activités de ce genre ? T02 / T04

28. Quels sont, s'il y a lieu, les obstacles qui empêchent votre entreprise de faire plus activement de la recherche et du développement ? (Ne pas lire la liste; accepter deux réponses) T02 / T04

Si répond «  ne s'applique pas aux produits ou services de l'entreprise » ou «  manque d'intérêt » à la Q28 sauter la Q29

29. Vers qui votre entreprise se tournerait-elle si elle avait besoin d'aide ou d'accès en matière de recherche et de développement? (Ne pas lire la liste; Retenir une seule réponse) T02 / T04

30. Selon vous, quels sont pour le Canada et notre économie les principaux avantages du soutien du gouvernement fédéral en recherche et développement? Y en a-t-il d'autres ? (Ne pas lire la liste. Distinguer la première réponse. Accepter les réponses multiples) T02 / T04 modifiée

31. Et, d'après vous, quels sont les principaux avantages du soutien du gouvernement fédéral en matière de recherche et développement, pour votre entreprise ? Y en a-t-il d'autres ? (Ne pas lire la liste. Distinguer la première réponse. Accepter les réponses multiples)

Si a répondu «  Ne s'applique pas aux produits ou services de l'entreprise »ou «  Manque d'intérêt » à la Q28 sauter les questions 32 et 33.

32. Dans quelle mesure votre compagnie a-t-elle besoin d'aide pour transformer ses idées ou ses recherches en des produits ou services commercialisables ? Veuillez répondre selon une échelle de 1 à 7, où «  1 » signifie que ce n'est pas du tout une préoccupation pour votre entreprise et «  7 », que c'est une très grande préoccupation. T04

33. Quel serait le meilleur moyen que pourrait prendre le gouvernement du Canada pour aider votre entreprise à transformer ses idées ou ses recherches en des produits ou services commercialisables ? (Ne pas lire la liste. Retenir une seule réponse)

Parlons maintenant des sciences et de la technologie, qu'on appelle communément S & T.

Le gouvernement du Canada prend certaines mesures, ou pourrait prendre certaines mesures, pour aider les entreprises canadiennes dans leurs activités relatives aux sciences et à la technologie. Veuillez me dire à quel point chacune de ces mesures serait utile pour votre industrie et ce, à l'aide d'une échelle de 1 à 7, où «  1 » signifie que la mesure en question ne serait d'aucune utilité et «  7 », qu'elle serait très utile. Que pensez-vous de la mesure suivante… (Lire la liste et faire une rotation)*

34. Des crédits d'impôt gouvernementaux à l'intention des entreprises participant à la recherche dans un domaine scientifique ou technologique. (Note à l'intention de l'intervieweur : Il s'agit du crédit d'impôt pour la recherche scientifique et le développement expérimental ou RSDE)

35. Des services gouvernementaux de consultation, de nature technique et commerciale, ainsi qu'une aide financière à l'intention des petites et moyennes entreprises canadiennes voulant commercialiser de nouveaux produits (Note à l'intention de l'intervieweur : Il s'agit du programme d'aide à la recherche industrielle ou pari)

36. Offrir aux petites et moyennes entreprises l'accès aux laboratoires et à l'équipement du gouvernement pour réaliser leurs activités de recherche et de développement dans le domaine des produits de haute technologie et leur donner l'occasion de consulter des chercheurs de renommée internationale. (Note à l'intention de l'intervieweur : Il s'agit du Centre de recherches sur les communications Canada (CRC) et des Laboratoires et centres du conseil national de recherches du Canada)

37. L'encouragement des entreprises, par le gouvernement, à travailler avec les universités canadiennes et les collèges canadiens pour développer des technologies.

38. L'appui du gouvernement en matière de développement de compétences scientifiques et technologiques au sein des entreprises, des collèges et des universités.

39. Dans quelle mesure votre entreprise serait-elle intéressée à recevoir des renseignements sur les programmes du gouvernement du Canada en sciences et en technologie, destinés aux entreprises ? Serait-elle très intéressée, assez intéressée, peu intéressée ou nullement intéressée ?

Opinions concernant les investissements du gouvernement fédéral dans l'économie canadienne

En ce qui concerne maintenant l'investissement dans l'économie et les entreprises canadiennes, lorsque le gouvernement du Canada investit des fonds publics dans l'économie, quelle importance devrait-il accorder selon vous à chaque aspect suivant afin d'investir de façon responsable? Veuillez utiliser une échelle de 1 à 7, où «  1 » signifie que cela n'est pas du tout important et «  7 », que cela est très important. Qu'en est-il de… (Faire une rotation) T02 / T04

40. Exiger un partenariat avec des entreprises et d'autres niveaux de gouvernement.

41. Exiger des rapports clairs sur les investissements et les résultats prévus.

42. Exiger qu'un investissement fait dans une compagnie soit remboursable.

43. Exiger que les décisions d'investir soient fondées sur les recommandations d'experts indépendants.

44. Exiger une répartition régionale équitable.

45. Faire en sorte que l'attribution des investissements ne soit soumise à aucune influence politique.

46. Selon vous, quel secteur de l'économie connaîtra la croissance la plus rapide au cours des prochaines années ? (Ne pas lire la liste; Distinguer la première réponse; Accepter une réponse) TF94 / T02

Veuillez me dire dans quelle mesure vous croyez que les industries suivantes contribueront dans l'avenir à la santé économique du Canada. Pour chacune d'entre elles, veuillez me dire si vous croyez qu'il est très important que le Canada réussisse dans cette industrie, s'il est important qu'il réussisse, pas si important qu'il réussisse ou pas du tout important qu'il réussisse. Qu'en est-il… (Lire et faire une rotation) (Modifiée ; Suivi : Étude du Partenariat canadien de l'aérospatiale, automne 2005)

47. … de l'industrie automobile ?

48. … de l'industrie aérospatiale ?

49. … de l'industrie des technologies de l'information et des communications (TIC) ou des télécommunications ?

50. … de l'industrie de la biotechnologie ?

51. … du secteur des ressources naturelles ?

52. … de l'industrie des technologies environnementales ?

Opinions concernant les télécommunications

Parlons maintenant des télécommunications. (TF05 — Suivi. Questions posées lors du sondage de Decima)

Veuillez me dire si vous êtes très satisfait(e), satisfait(e), insatisfait(e) ou très insatisfait(e) des aspects suivants des services de télécommunication actuels au Canada. (Lire la liste et faire une rotation)

53. Un niveau élevé d'innovations en matière de technologie, de produits et de services.

54. La force des entreprises de télécommunication appartenant à des intérêts canadiens.

55. L'accès pour les personnes habitant en région rurale aux services de télécommunication.

56. La recherche et le développement de nouvelles technologies de télécommunication au Canada.

57. Un système de télécommunication qui nous permette d'être concurrentiel sur le marché international.

Le gouvernement du Canada peut réaliser ses objectifs de différentes façons. Je vous présenterai deux situations comportant chacune deux approches différentes. Veuillez me dire laquelle des approches proposées vous préférez :

58. Le gouvernement devrait établir une liste des services que les entreprises de télécommunication sont autorisées ou non à offrir ainsi que leurs tarifs ou... Le gouvernement devrait édicter des règles générales et devrait se fier au mécanisme de surveillance en place dans le marché et à la concurrence pour déterminer les meilleures gammes de produits et de prix.

59. Le gouvernement devrait autoriser tout nouveau service de télécommunication et en déterminer le prix avant qu'une entreprise puisse le commercialiser ou… Les entreprises devraient pouvoir commercialiser les services de télécommunication sans autorisation préalable du gouvernement, pourvu que le gouvernement ait la possibilité de surveiller le marché et d'intervenir au besoin.

Caractéristiques de l'entreprise consultée

Je dois encore vous poser deux questions, à des fins statistiques. Je vous rappelle que vos réponses à ces questions et aux questions précédentes seront traitées de façon confidentielle.

60. Depuis combien d'années, environ, votre entreprise est-elle en affaires ? T02 / T04

Noter le nombre d'années : _________________

61. À quel secteur ou à quelle industrie votre entreprise appartient-elle ? Si votre entreprise appartient à plus d'un secteur d'activité, veuillez nommer le secteur principal. (Ne pas lire la liste; Retenir une seule réponse) T02 / T04

Voilà qui conclut l'entrevue. Je vous remercie beaucoup d'avoir participé à ce sondage.

Noter par observation ou à partir de la base de données :

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