Jean Laflèche : Mettre en marché une invention

Cette vidéo présente aux étudiants des notions touchant la propriété intellectuelle (brevets, secrets commerciaux, confidentialité, etc.) d'une manière amusante et divertissante.

Les professeurs pourront profiter de ce nouvel outil pour appuyer la présentation de l'étude de cas Jean Laflèche.

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Voici Jean Laflèche ! Un gars qui a grandi à la campagne avec plein d'IDÉES GÉNIALES.

Jean pouvait réparer n'importe quoi — tracteurs, scies à chaîne, VTT — croyez-moi, n'importe quoi. En fait, il passait tellement de temps à réparer qu'il s'est mis à concevoir de nouvelles choses qui ne briseraient pas. Il voulait devenir ingénieur.

Au collège, l'un de ses professeurs, Benoit Côté, l'avait encouragé à participer à des concours d'innovations vertes. Jean attrapa vite la fièvre de l'innovation verte, et « Jean Laflèche, entrepreneur » était né. Il s'inscrivit à plein de cours sur le démarrage d'entreprises et la commercialisation. « Jean Laflèche, entrepreneur » voulait être prêt à tout.

Dans sa troisième année d'études, il alla travailler pour son oncle François, un entrepreneur spécialisé dans le recyclage du verre. Et c'est là que se présenta l'OCCASION qu'il attendait. Transport François Inc. faisait la collecte du verre dans la municipalité. C'est de retour à l'entrepôt que commença le lo-o-n-g travail ennuyeux. Les travailleurs triaient à la main le verre, parce que le verre trié en fonction de la couleur rapportait plus. Le verre était ensuite broyé par l'Éco-Crusher — une machine danoise vendue dans plusieurs pays. Oncle François avait une bonne réputation auprès de la municipalité et de ses clients, mais il était prêt à prendre sa retraite. C'était donc L'OCCASION rêvée pour Jean. Il élabora donc un plan d'affaires, obtint un prêt et acheta l'entreprise.

Jean se rendit vite compte que le lo-o-n-g processus de triage à la main lui coûtait cher. Comment pouvait-il économiser de l'argent ou en faire plus ? Après plusieurs nuits blanches, il eut une IDÉE GÉNIALE — utiliser une machine automatisée dotée de lasers pour trier le verre. Moins de temps pour trier le verre représentait plus de temps pour la collecte du verre et plus d'argent. Dans un garage à la ferme, Jean retrouva ses fusils au laser parmi ses vieux jouets, et se mit au travail.

Après plusieurs jours d'essais, il avait en mains un prototype qui pourrait bien fonctionner avec l'Éco-Crusher et d'autres machines du même genre. L'IDEE GÉNIALE de Jean était en train de devenir réalité : elle était unique, il avait fait des recherches sur Internet. (Canada : Base de données sur les brevets canadiens) Il aimait tant son idée qu'il voulait la protéger. Pouvait-il obtenir un brevet? Et s'il avait besoin d'une protection par brevet dans de nombreux pays, comment s'y prendrait-il ?

Il appela sa machine le SuperTrieur. Il aimait tant le nom qu'il se demandait s'il y avait une façon de le protéger. Combien cela coûterait-il et cela en valait-il même la peine? Et comment procéder ?

Il savait que son ancien professeur au collège serait en mesure de l'aider. Benoit Côté était heureux que Jean ait eu une IDÉE GÉNIALE, (le professeur se bouche les oreilles pour ne pas entendre l'idée de Jean) mais il ne voulait pas de détails tout de suite. Il l'envoya plutôt au Bureau de recherche appliquée du collège.

Mme Payer au Bureau de recherche appliquée était heureuse elle aussi que Jean ait eu une IDÉE GÉNIALE, (Mme Payer se bouche les oreilles pour ne pas entendre l'idée de Jean) mais elle ne voulait pas de détails tout de suite. Jean devait d'abord signer une entente de confidentialité. Et, elle avertit Jean de ne pas parler ouvertement de son invention ni de montrer les plans à qui que ce soit pour le moment. Jean se demandait bien pourquoi.

Même si Jean n'avait pas utilisé les ressources du collège pour créer son invention, le collège l'aiderait quand même à la commercialiser, moyennant certains frais, parce qu'il était un petit entrepreneur local. (Un membre du collège et Jean se serrent la main pour confirmer leur entente.)

Mme Payer le dirigea aussi vers un professionnel de la propriété intellectuelle pour (titre affiché sur la porte : Expert en propriété intellectuelle) discuter de la meilleure façon de protéger son invention. Et M. Côté, avec un groupe d'étudiants, offrit à Jean de terminer la mise au point de son prototype et de discuter de stratégies d'affaires. Qui va fabriquer et distribuer le SuperTrieur ? Jean va-t-il poursuivre son projet seul ou en partenariat avec d'autres entreprises ? Quelles sont ses autres options ?

Maintenant, Jean ne peut plus jouer avec ses fusils au laser — ils font partie à jamais de son prototype. Mais, ça va. Ces jours-ci, il est très occupé à mettre au point un prototype pour sa dernière invention, mais chut... c'est un secret... pour le moment !

Découvrez des ressources utiles

Une production de l'Office de la propriété intellectuelle du Canada, un organisme d'Industrie Canada. Gouvernement du Canada.

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