Évolution de la structure industrielle et ralentissement de la croissance économique après l’an 2000 : comparaison entre le Canada et les États-Unis

Les idées et les opinions exprimées dans le document de recherche sont celles des auteurs et ne représentent aucunement les idées ou opinions du ministère de l'Innovation, Sciences et Développement économique ou du gouvernement du Canada.

Michael-John Almon,
Innovation, Sciences et Développement économique Canada

Note de bas de page *,
Innovation, Sciences et Développement économique Canada

Résumé

Le présent document traite de la contribution de chaque industrie à la croissance du PIB réel et de la productivité du travail dans le secteur des entreprises au Canada et aux États-Unis (É.-U.), de 1987 à 2000 et de 2000 à 2008. En outre, il met en évidence les différences qui sont apparues entre les secteurs des entreprises canadien et américain à l'aide d'une nouvelle méthode de décomposition où l'on utilise les dollars chaînés au lieu des dollars constants en vue de déterminer la production réelle de l'économie. La décomposition montre que, comparativement aux É.-U., il y a eu une chute abrupte de la contribution nette du secteur canadien de la fabrication au PIB réel et de la croissance globale de la productivité du travail dans la période postérieure à 2000. Toutefois, ce changement s'est fait sentir plus brusquement au Canada qu'aux É.-U. Des contributions relativement importantes provenant des secteurs de l'exploitation minière, de la construction et des services au Canada compensent une partie de l'accroissement des écarts entre les taux de croissance du PIB réel ou de la productivité du travail au Canada et aux États-Unis.

 

Table des matières

  1. Introduction
  2. Aperçu de l'évolution de la structure industrielle au Canada et aux États-Unis
  3. Contribution des industries à la croissance du PIB réel
  4. Contribution des industries à la croissance globale de la productivité du travail
  5. Conclusion

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1. Introduction

La structure industrielle des économies canadienne et américaine traverse une période d'évolution prolongée. Les transformations se sont accélérées à la suite de la crise financière de 2008 et du ralentissement économique subséquent, qu'un certain nombre de journalistes ont pris l'habitude d'appeler la « Grande Récession »Footnote 1. Même si les deux économies étroitement interreliées sont aux prises avec une multitude de tendances semblables, à l'interne (p. ex. la part décroissante de la main-d'œuvre employée dans les industries primaires et secondaires) comme à l'externe (p. ex. les pressions concurrentielles croissantes exercées par les marchés émergents), l'orientation et l'importance des réactions et des ajustements dans les industries diverses n'ont pas nécessairement été identiques de part et d'autre de la frontière.

Au cours des 20 dernières années, le rendement du secteur canadien des entreprises a généralement été inférieur à celui de son équivalent américain sous l'angle de deux principaux indicateurs économiques : la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel et la croissance globale de la productivité du travailFootnote 2. En vue de comprendre les facteurs déterminants de ce qui semble être un rendement inégal dans deux économies étroitement intégrées, il ne suffit pas de savoir que le rendement canadien dans le secteur des entreprises n'a pas été à la hauteur du rendement américain, il faut aussi cerner les sources de la croissance dans chacun des deux pays. À cette fin, nous analysons la contribution de chaque industrie à la croissance du PIB réel et à la croissance globale de la productivité du travail, au Canada et aux États-Unis, de 1987 à 2008. De plus, nous comparons et contrastons les résultats de manière à cerner les industries qui sont les principales sources de la croissance et à affiner notre compréhension de la nature des transformations observées dans la composition des deux économies.

La désindustrialisation des économies avancées après la Deuxième Guerre mondiale est une tendance bien connue : au fil des décennies, la part des industries manufacturières et primaires dans l'économie diminueFootnote 3, alors que celle des industries productrices de services augmente. Caves (1980) a montré que la croissance de la demande de services surpasse la croissance de la demande de biens à mesure que la progression de l'économie entraîne une hausse des revenus réels, mais la récente accélération de cette tendance tient probablement plutôt à l'avènement au cours des dernières années d'un déséquilibre entre les conditions de l'offre et de la demande intérieures et étrangères. Ce déséquilibre se traduit par une évolution inégale des prix relatifs de la production réelle, ce qui, à son tour, conduit à des ajustements dans la façon dont les ressources de production sont réparties entre les industries. Un modèle simplifié de l'économie mis au point par Baumol (1967) révèle, essentiellement, que les ressources sont accaparées surtout par les industries « stagnantes », ce qui a un effet négatif sur la croissance globale de la productivité du travail dans l'économie. Il convient de souligner que ce résultat particulier, souvent appelé « maladie des coûts de Baumol », fait encore l'objet de contestations et de débats assez vigoureux (voir Nordhaus, 2006).

Afin de tenir compte au mieux de cet aspect du problème, nous avons utilisé une méthode mise au point par Tang et Wang (2004; 2010) pour décomposer la croissance du PIB réel et la croissance globale de la productivité du travailNote de bas de page 4 en contributions des industries. Nous estimons qu'il s'agit de la méthode de décomposition la plus pertinente en l'occurrence, car elle permet d'utiliser efficacement l'information implicite inhérente dans la méthode de calcul de l'activité économique réelle de l'indice en chaîne de Fisher, tout en préservant l'additivité caractéristique des décompositions traditionnelles fondées sur une pondération fixe du PIB réel.

En ce qui concerne la croissance du PIB réel, cette méthode de décomposition nous permet de déterminer quelle part de la croissance est attribuable à l'effet de quantité et quelle part est attribuable à l'effet de prix. Si on utilise l'indice en chaîne de Fisher pour calculer le PIB réel, comme le font les organismes de statistique du Canada et des États-UnisNote de bas de page 5, la valeur de la production et la quantité réelle de produits et de services générés dans l'économie seront incluses dans le PIB réel, mais il y aura perte de l'additivité, en particulier lorsqu'on s'éloigne de l'année de référenceNote de bas de page 6. Ainsi, en raison du problème de l'additivité, la plupart des méthodes de décomposition classiques rejettent l'indice en chaîne de Fisher pour le calcul du PIB réel et se servent plutôt de l'indice à pondération fixe de Laspeyres. La production des industries pour l'ensemble de la période concernée est donc évaluée en fonction des prix de l'année de référence, et tout effet des prix relatifs est omis. Cependant, ce choix signifie que l'importance des industries où les prix ont diminué est surévaluée, tandis qu'à l'inverse, l'importance des industries où les prix ont augmenté est sous-évaluée. Ainsi, les méthodes de décomposition classiques risquent de mal évaluer la contribution des industries à la croissance du PIB réel et de la productivité du travail (voir Jorgenson et Stiroh, 2000; Stiroh, 2002; Faruqui et coll., 2003; Jorgenson, 2004; Ho, Rao et Tang, 2004; Sharpe et Thomson, 2010). En outre, la tendance de la production réelle globale est particulièrement sensible à l'année de référence, et des périodes de décomposition semblables peuvent donner des résultats contradictoires en fonction de l'année de référence choisie. Ce problème peut être particulièrement sérieux lorsque des avancées technologiques importantes sont réalisées en cours de période et font baisser les prix de façon marquée dans une industrie comparativement à l'économie globale, comme cela s'est produit avec les technologies de l'information et des communications, en particulier dans les années 1990 et 2000Note de bas de page 7.

La méthode mise au point par Tang et Wang permet de profiter de la pondération relative des biens et des services dans le PIB réel, qui découle de l'évaluation naturelle de la production par les producteurs et les consommateurs. Par conséquent elle tient compte de certaines des forces qui peuvent être à l'origine de la transformation de la structure industrielle du secteur des entreprises, et permet ainsi d'éviter certains des écueils décrits ci-dessus. L'inclusion de l'effet de prix dans le calcul de la contribution des industries au PIB réel (et, par extension, à la productivité du travail) est conforme à Diewert (2008) et à l'approche économique décrite dans Diewert (2002)Note de bas de page 8.

Pour ce qui est de la croissance du PIB réel, une industrie se trouve donc à contribuer par deux moyens distincts : la production réelle et le prix des produits. Par exemple, une augmentation de la demande de produits d'une industrie se traduira probablement par une contribution positive sur les deux fronts. Les prix relatifs augmenteront en raison de la demande accrue, ce qui se traduira par un effet de prix positif et poussera sans doute l'industrie à augmenter sa production, ce qui se traduira par un effet de production positif. La question est abordée à la section 3, qui traite en détail de la technique de décomposition de la croissance du PIB réel en fonction de l'industrie.

Comme pour la croissance du PIB réel, la contribution de chaque industrie à la croissance globale de la productivité du travail au Canada et aux États-Unis peut être attribuée à deux sources distinctes : l'effet de productivité pure et l'effet de déplacement. L'effet de productivité pure représente l'augmentation de la productivité au sein de l'industrie, tandis que l'effet de déplacement reflète la redistribution des ressources de production et l'évolution de la valeur de la production entre des industries ayant des niveaux de productivité différents. Ainsi, l'effet de déplacement représente la variation de « l'importance économique » des industries sur le plan de l'utilisation des ressources et de la valeur de la production. Il est donc différent de l'effet de redistribution, qui, selon la terminologie habituelle, désigne uniquement l'effet de la redistribution des ressources de production. La section 4 présente des explications sur la méthodologie et sur les résultats de la décomposition de la croissance globale de la productivité du travail dans le secteur des entreprises

À l'aide de cette méthode plus précise, nous décomposons la croissance du PIB réel et la croissance globale de la productivité du travail au Canada et aux États-Unis pour les périodes 1987-2000 et 2000-2008 de manière à obtenir la contribution de chacune des industries, puis décomposons cette contribution en chacun des effets susmentionnésNote de bas de page 9. Ce niveau de précision nous permet non seulement de déterminer la part de chaque industrie dans le rendement global des secteurs des entreprises canadien et américain, mais aussi de mieux comprendre la nature des facteurs qui expliquent ce rendement.

Les résultats de la décomposition montrent que le ralentissement de l'économie canadienne d'une période à l'autre est principalement attribuable au secteur de la fabrication, par l'intermédiaire des deux sources. Aux États-Unis par contre, la plus grande part du ralentissement de la croissance du PIB réel du secteur des entreprises vient de ce que la contribution des industries productrices de services a diminué. Sur le plan de la croissance globale de la productivité du travail, le secteur canadien de l'extraction minière ne peut être tenu responsable des difficultés économiques d'après l'an 2000, comme c'était souvent le cas dans les décompositions classiques, malgré sa contribution négative par l'effet de productivité pure. C'est la piètre productivité des industries manufacturières canadiennes qui peut encore une fois expliquer avant tout le ralentissement de la croissance globale de la productivité du travail de 2000 à 2008 comparativement à la période allant de 1987 à 2000. Cependant, le secteur de la fabrication à lui seul ne suffit pas à expliquer l'écart persistant entre le Canada et les États-Unis au chapitre de la croissance de la productivité. Même s'il est vrai que les industries manufacturières canadiennes méritent une bonne partie du blâme pour le rendement médiocre du secteur des entreprises en général, le secteur canadien des services a lui aussi continué de contribuer nettement moins à la croissance de la productivité du travail que son pendant américain.


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2. Aperçu de l'évolution de la structure industrielle au Canada et aux États-Unis

Avant de décomposer la croissance du PIB réel et la croissance globale de la productivité du travail en contributions des industries, il est essentiel de saisir la façon dont la structure industrielle canadienne et américaine a évolué au cours de la période d'observation (1987-2008). Afin d'y parvenir, nous examinons la taille relative de chaque industrie dans le secteur des entreprises au Canada et aux États-Unis sous deux angles : le nombre total d'heures travaillées, ce qui permet de déterminer l'importance de cette industrie en tant qu'employeur dans le secteur des entreprises, et la valeur nominale ajoutée, ce qui permet de déterminer l'influence directe de l'industrie sur la production nominale du secteur des entreprises. La présente section traite de ces deux mesures de la taille des industries, au Canada et aux États-Unis, en plus de porter sur la contribution de chaque industrie à la croissance de l'emploi dans le secteur des entreprises.note de bas de page 10. La section 4 contient l'analyse d'une troisième mesure de la taille, que nous avons utilisée en vue de déterminer l'importance relative des industries dans la productivité globale du travail, et qui comprend à la fois une composante main-d'œuvre et une composante- prix de la production.

Dans l'ensemble de la présente étude, la période d'observation est divisée en deux grandes périodes : 1987-2000 et 2000-2008. Les sources des données sont mentionnées à l'annexe A. Chacune des industries comprend les activités privées et les activités non privées (le cas échéant)note de bas de page 11. Le « secteur des entreprises » correspond à l'économie totale, à l'exclusion des administrations publiques et des logements occupés par le propriétaire. Ainsi, notre « secteur des entreprises » ne correspond pas tout à fait au secteur des entreprises habituel, lequel ne concerne que les activités privées. Malgré cette distinction, pour plus de simplicité, nous continuerons d'utiliser le terme « secteur des entreprises » dans cette étude.

Canada

Certaines transformations appréciables dans la composition du secteur canadien des entreprises ont eu lieu de 1987 à 2008. Au chapitre des heures travaillées, les industries manufacturières et les industries primaires (comme l'agriculture, la pêche et la foresterie) ont toutes vu leur importance relative diminuer (tableau 1). Le secteur de l'agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse, qui représentait 6,0 % de toutes les heures travaillées en 1987, n'en représentait plus que 2,8 % en 2008. Alors qu'en 1987, 18,6 % des heures travaillées dans l'ensemble du secteur des entreprises l'avaient été dans le secteur de la fabrication, la part de ce dernier n'était plus que de 12,3 % en 2008. Le secteur des services, lui, a vu sa part des heures travaillées augmenter de 7,9 points de pourcentage passant : de 65,4 % en 1987 à 73,3 % en 2008. Le tout s'inscrit dans la tendance commune à la plupart des économies avancées, où le secteur des entreprises est de plus en plus axé sur les services.

De 1987 à 2008, le nombre total d'heures travaillées dans le secteur canadien des entreprises a augmenté au taux annuel moyen de 1,6 %. La croissance a été légèrement plus rapide de 1987 à 2000 (1,66 %) que de 2000 à 2008 (1,49 %) (tableau 2). Cette croissance s'est produite en très grande partie dans le secteur des services, à l'origine de près des neuf dixièmes de la croissance globale des heures travaillées pour la période dans son ensemble. La moitié de la contribution du secteur des services revient à trois industries : les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale; les services professionnels et les services aux entreprises; les services administratifs et les services de gestion des déchets. Dans l'ensemble, le secteur de la fabrication s'est avéré un frein à la croissance du nombre d'heures travaillées, malgré la contribution positive apportée de 1987 à 2000. Au cours de cette période, 9 des 16 industries manufacturières ont eu un rendement négatif au chapitre de la croissance des heures travaillées. De 2000 à 2008, le nombre d'heures travaillées a diminué dans 13 des 16 industries du secteur manufacturier. C'est dans l'industrie de la fabrication de matériel de transport qu'a été enregistrée la variation négative la plus importante d'une période à l'autre. Les secteurs de l'extraction minière et de la construction ont contribué davantage à la croissance du nombre d'heures travaillées de 2000 à 2008 que de 1987 à 2000. Ces secteurs ont donc gagné en importance, puisque le rendement net du secteur de la fabrication a été négatif et que la contribution positive des industries productrices de services a diminué.

En ce qui concerne la valeur ajoutée nominale, la part du secteur de la fabrication a connu un recul de 1987 (20,6 %) à 2008 (13,6 %)note de bas de page 12 semblable à la diminution de la part des heures travaillées sur la même période, mais cette constatation occulte le fait que, dans le cas de la valeur ajoutée, la perte d'importance relative s'est produite quasi exclusivement à partir de l'an 2000 (tableau 3). De fait, en 2000, le secteur de la fabrication représentait 22,0 % de la valeur ajoutée nominale produite dans le secteur canadien des entreprises, une hausse de 1,4 point de pourcentage comparativement à 1987. L'évolution de l'industrie de la fabrication de matériel de transport, principalement constituée au Canada d'entreprises de fabrication automobile et aérospatiale, a suivi de près le rendement global du secteur de la fabrication (hausse, puis réduction) et cette industrie est peut-être en bonne partie responsable de la tendance observée. En 1987, le matériel de transport représentait 2,4 % de l'ensemble de la valeur ajoutée dans le secteur des entreprises, et 12 % de la valeur ajoutée générée par le secteur de la fabrication. En 2000, dans la foulée de l'augmentation marquée des ventes annuelles de véhicules motorisés observée à la fin des années 1990, l'industrie de la fabrication de matériel de transport comptait pour 3,9 % de la valeur ajoutée dans le secteur des entreprises, et pour 18 % de la valeur ajoutée nominale produite par le secteur de la fabrication. En 2008, à la suite d'une période de diminution des ventes en Amérique du Nord (dont le pire devait venir l'année suivante), la fabrication de matériel de transport ne représentait plus que 1,6 %, de la valeur ajoutée globale, et était de nouveau à l'origine de seulement 12 % de la production d'un secteur canadien de la fabrication qui s'était nettement amoindri par rapport à l'an 2000.

Par ailleurs, la part relative de la valeur ajoutée du secteur des services n'a pas grimpé en flèche comme la part du nombre d'heures travaillées. En 1987, le secteur des services représentait 59,2 % de la valeur ajoutée globale; en 2008, sa part s'élevait à 62,3 % seulement.

C'est dans le secteur canadien de l'extraction minière qu'a eu lieu le plus important gain en taille relative, principalement grâce à l'industrie de l'extraction de pétrole et de gaz. En 1987, l'extraction minière représentait 5,6 % de la valeur ajoutée nominale produite par le secteur canadien des entreprises; en 2008, cette part avait plus que doublé, s'établissant à 11,8 %.

États-Unis

La répartition des heures travaillées dans le secteur des entreprises aux États-Unis a largement suivi la même tendance qu'au Canada (ou, plus probablement, l'économie canadienne s'est ajustée à l'évolution de l'économie américaine) (tableau 1). La part du secteur de l'agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse a reculé (de 4,1 % en 1987 à 2,7 % en 2008) et, pendant la même période, la part du secteur de la fabrication a fortement diminué (de 20,7 % à 12,7 %). La part du secteur des services est passée de 66,4 % à 75,7 %.

Aux États-Unis, le nombre d'heures travaillées dans le secteur des entreprises a crû au rythme annuel moyen de 1,11 % de 1987 à 2008, c'est-à-dire moins rapidement qu'au Canada au cours de la même période (tableau 2). La croissance a été plus forte aux États-Unis de 1987 à 2000 (1,78 %), mais elle a sensiblement ralenti de 2000 à 2008 (0,02 %). Comme au Canada, le secteur des services était la principale source de croissance de l'emploi aux États-Unis (il expliquait les neuf dixièmes de la croissance globale), et l'importance de sa contribution a fortement diminué d'une période à l'autre. Cette baisse a toutefois été beaucoup plus marquée aux États-Unis. La contribution du secteur de la fabrication à la croissance globale du nombre d'heures travaillées dans le secteur des entreprises a été encore plus négative aux États-Unis qu'au Canada; de fait, elle a été négative pour les deux périodes étudiées, et la contraction observée de 2000 à 2008 a été beaucoup plus importante au sud de la frontière. Le secteur américain de l'extraction minière a été une source de croissance moins importante que son pendant canadien, et le secteur de la construction a apporté une contribution moins élevée de 2000 à 2008 que de 1987 à 2000.

Alors qu'au Canada l'évolution de la répartition de la valeur ajoutée nominale entre les industries n'a pas suivi la même tendance que l'évolution de la part des heures travaillées, en particulier dans le cas du secteur de l'extraction minière, l'évolution des deux mesures aux États-Unis a été beaucoup plus semblable (tableau 3). La valeur ajoutée générée par le secteur de la fabrication a perdu beaucoup moins de son importance relative aux États-Unis qu'au Canada; en 1987, le secteur représentait 22,1 % de la valeur ajoutée globale aux États-Unis, comparativement à 15,3 % en 2008. La seule industrie qui a vu son importance relative augmenter de 1987 à 2000 (de 2,2 % à 2,3 %) puis diminuer au cours de la période suivante (pour retomber à 1,8 % en 2008), est celle de la fabrication de produits informatiques et électroniques. Toutefois, cette perte d'importance relative de 2000 à 2008 se compare avantageusement à celle de l'industrie canadienne correspondante pendant la même période.

L'importance relative du secteur des services a augmenté de 1987 à 2008, passant de 64,5 %, à 72,8 %; ce rendement a été tiré par la plus importante industrie productrice de services aux États-Unis, celle de la finance, de l'assurance et des services immobiliers (FASI) et de la gestion de sociétés. Cette industrie a généré 15,8 % de la valeur ajoutée dans le secteur des entreprises en 1987, 18,2 % en 2000, et 19,0 % en 2008. La part de la production attribuable à cette industrie a aussi augmenté au Canada, mais à un rythme beaucoup plus lent.

Le secteur américain de l'extraction minière a perdu de son importance entre  1987 (2,0 % de la production) et  2000 (1,3 %), mais l'essor mondial des produits de base lui a permis de récupérer, de sorte qu'il générait 2,5 % de la production américaine en 2008. Tant l'industrie de l'extraction de pétrole et de gaz et les autres types d'extractions minières ont suivi la tendance globale du secteur.

 

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3. Contribution des industries à la croissance du PIB réel

Comme nous l'avons mentionné dans l'introduction, nous calculons la contribution des industries à la croissance du PIB réel à l'aide d'une méthode de décomposition mise au point par Tang et Wang (2010). Avec cette méthode, qui utilise essentiellement une approche descendante, nous décomposons la croissance du PIB réel global en tenant compte de l'effet des variations de l'offre et de la demande, en vue de déterminer la contribution de chacune des industries du secteur des entreprises.

3.1 Méthode de décomposition

V, Vr et P correspondent respectivement au PIB nominal, au PIB réel et au déflateur du PIBNote de bas de page 13. Par ailleurs, v i , v i r  et p i  représentent la valeur ajoutée nominale, la valeur ajoutée réelle et le déflateur de la valeur ajoutée pour l'industrie i. La somme de la valeur ajoutée nominale des industries équivaut au PIB nominal, soit Σ i v i . Pour une année donnée, on peut déterminer la contribution de chacune des industries au PIB réel en le décomposant selon la formule suivante :

V r Σ i v i P = Σ i p i v i r P = Σ i p ˜ i v i r (1)

p˜i correspond au prix réel de la valeur ajoutée pour l'industrie i, selon la définition p ˜ i = p i P .

L'équation (1) montre que le PIB réel équivaut à la somme pondérée de la valeur ajoutée de chacune des industries. Les poids correspondent aux prix réels de la valeur ajoutée. Ainsi, la formule se traduit par une hausse de la valeur de la production réelle de l'industrie lorsque les prix relatifs augmentent, et par une baisse de la valeur lorsque les prix relatifs diminuent.

La croissance du PIB réel global de l'année s à l'année t, où t>s, peut aussi être décomposée de manière à déterminer la contribution de chaque industrie :

V ˙ s t r V t r V s r V s r = 1 V s r Σ i ( p ˜ it v it r p ˜ is v is r ) (2)
= 1 V s r Σ i p ˜ is ( v it r v is r ) + ( p ˜ it p ˜ is ) ( v it r v is r ) + ( p ˜ it p ˜ is ) v is r
= Σ i p ˜ is v is r v s r ( v it r v is r v is r + p ˜ it p ˜ is p ˜ is + v it r v is r v is r p ˜ it p ˜ is p ˜ is )
= Σ i v is V s v ˙ i , s t r + v is v s ( 1 + v ˙ i , s t r ) p ˜ ˙ i , s t
= Σ i w is v ˙ i , s t r + Σ w is ( 1 + v ˙ i , s t r ) p ˜ ˙ i , s t

W is = v is V s  est la part de la valeur ajoutée nominale de l'industrie i dans le PIB global,
v i , s t r  correspond à la croissance de la valeur ajoutée réelle dans l'industrie i de l'année s à l'année t et
p ˜ ˙ i,s t = p ˜ i , t p ˜ i , s p ˜ i , s   représente la variation en pourcentage du prix de la valeur ajoutée réelle dans l'industrie i de l'année s à l'année t.

L'équation (2) montre que chaque industrie contribue à la croissance du PIB réel par le biais de l'augmentation de la production réelle ou de l'augmentation des prix réels de la production. La contribution est pondérée en fonction de la part du PIB nominal ou réel de l'industrie au début de la période.

Les deux termes de droite, respectivement appelés l'effet de quantité et l'effet de prix, mesurent l'incidence sur la croissance de la variation des quantités produites par l'industrie et de la variation des prix réels de la production. L'effet de prix global est positif lorsque la production augmente dans des industries où la valeur ajoutée ou la croissance de la valeur ajoutée sont relativement élevées.

Comme nous l'avons mentionné précédemment, la méthode de décomposition ci-dessus comporte deux propriétés utiles. Premièrement, elle est compatible avec le PIB réel mesuré selon l'indice en chaîne de Fisher. Outre sa contribution à la croissance du PIB par l'entremise de la variation de la quantité produite, une industrie contribue aussi positivement (ou négativement) à la croissance du PIB réel lorsque les prix réels de la production augmentent (ou diminuent). Ainsi, il est possible de déterminer quel facteur explique la contribution des industries à la croissance du PIB réel : l'effet de quantité ou l'effet de prix. Deuxièmement, la méthode préserve l'additivité sur une longue période, car il n'est pas nécessaire que l'année s et l'année t soient consécutives.

Dans un marché concurrentiel, la variation du prix d'un bien ou d'un service et la variation de la quantité qui en est produite dépendent de l'évolution de l'offre et de la demande. À demande stable, les progrès technologiques ou la réduction du coût des intrants se traduiront par un déplacement vers la droite (vers le bas) de la courbe de l'offre de l'industrie. La production augmentera, et le prix diminuera. L'inverse est vrai lorsque la courbe de l'offre se déplace vers le haut, ce qui peut se produire en raison d'une diminution de l'efficience de la production ou d'une augmentation du coût des intrants. De même, des variations dans les préférences ou le revenu des consommateurs, ou des facteurs externes (p. ex. le commerce international) auront une incidence sur la demande d'un produit. À offre stable, une demande accrue (un déplacement vers le haut et vers la droite de la courbe de la demande) de la production d'une industrie entraînera une augmentation de la quantité et des prix, et l'inverse se produira en cas de baisse de la demande.

Dans un marché des produits concurrentiel, si l'offre et la demande augmentent en même temps dans une industrie, la quantité produite augmentera, mais l'incidence nette sur les prix dépendra de l'importance relative des deux hausses. Si la hausse de la demande est la plus forte, les prix augmenteront, tandis que si c'est la hausse de l'offre qui est la plus forte, les prix diminueront. De même, en cas de baisse simultanée de l'offre et de la demande, la quantité produite diminuera, mais l'incidence nette sur les prix dépendra de l'importance relative des deux baisses. Dans le cas des deux autres possibilités, soit si la variation de l'offre et celle de la demande prennent des directions opposées, il est possible de déterminer l'incidence sur les prix, mais l'incidence sur la quantité produite dépendra de l'importance relative des variations de l'offre et de la demande. Dans ce document, comme il est difficile de séparer les effets de la variation de l'offre et de la demande sur une période donnée, nous ne nous intéressons qu'à la variation nette causée par l'effet de quantité et l'effet de prix dans chaque industrie.

3.2 Contribution des industries à la croissance économique au Canada et aux États-Unis

La méthode de décomposition de l'équation (2) est appliquée au secteur des entreprises du Canada et des États-Unis, à partir d'ensembles de données comparables sur la valeur ajoutée et le facteur travail dans chaque pays (voir l'annexe A). Le tableau 4 présente la croissance de la valeur ajoutée réelle selon l'industrie, au Canada comme aux États-Unis. Bien sûr, le taux de croissance de la valeur ajoutée réelle d'une industrie ne fournit pas nécessairement beaucoup d'information sur l'importance de sa contribution à la croissance du PIB réel. La contribution d'une industrie dépend aussi de la variation du prix de la valeur ajoutée réelle (tableau 5). Une industrie où la croissance de la valeur ajoutée réelle est positive, mais où la variation du prix de la valeur ajoutée réelle est négative, peut avoir une incidence nette négative sur la croissance du PIB réel. Les tableaux 6 (Canada) et 7 (États-Unis) présentent les résultats de la décomposition et montrent la contribution de chaque industrie à la croissance du PIB réel.

Canada

L'analyse de la contribution des industries à la croissance du PIB réel dans le secteur canadien des entreprises montre que le secteur des services a été la principale source de croissance au cours des deux périodes à l'étude (tableau 6). De 1987 à 2000, les industries productrices de services représentaient1,77 point de pourcentage du taux de croissance annuel de 2,87 % (près des deux tiers). Les principales sources de croissance du secteur des services ont été l'industrie de la finance, de l'assurance et des services immobiliers (FASI) et de la gestion de sociétés (0,39 point de pourcentage) et celle des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale (0,34 point de pourcentage).

Le secteur de la fabrication, avec une contribution de 0,71 point de pourcentage, a été le deuxième moteur de croissance du PIB réel en importance pour la même période (en contraste marqué, comme nous le verrons, avec la contribution qu'il a apportée au cours de la période suivante). L'industrie de la fabrication de matériel de transport (0,21 point de pourcentage) a été de loin la principale source de croissance parmi les industries manufacturières de 1987 à 2000. Même si elle a apporté la plus grande contribution parmi les industries du secteur de la fabrication, elle n'en a pas moins été dépassée par plusieurs industries non manufacturières, à savoir la FASI et la gestion de sociétés; les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale; les services professionnels et les services aux entreprises; l'extraction de pétrole et de gaz. Ensemble, ces cinq industries ont généré 1,48 point de pourcentage de croissance annuelle, soit un peu plus de la moitié de la croissance globale du secteur des entreprises.

Tant dans le secteur des services que dans celui de la fabrication, la croissance a été attribuable à l'effet de quantité plutôt qu'à l'effet de prix. Dans l'ensemble, l'incidence des prix relatifs a été légèrement négative dans les deux  secteurs, mais elle a été largement contrebalancée par l'incidence positive des prix dans le secteur de l'extraction minière. De 1987 à 2000, les plus importantes incidences positives de l'effet de prix sur la croissance annuelle du PIB réel ont été enregistrées dans l'industrie de l'extraction de pétrole et de gaz (+0,16) et dans l'industrie des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale (+0,19). Dansles deux cas, la contribution de l'effet de prix a dépassé celle de l'effet de quantité. Les plus importantes incidences négatives de l'effet de prix ont été enregistrées dans l'industrie du commerce de gros (−0,13) et celle du commerce de détail (−0,10). Parmi les industries du secteur de la fabrication, celle de la fabrication de produits informatiques et électroniques a apporté une contribution assez importante par l'effet de productivité pure, malgré sa taille relativement petite, mais cette contribution positive a été annulée par l'effet de prix le plus négatif de l'ensemble du secteur (−0,07).

Au cours de la deuxième période, de 2000 à 2008, la croissance annuelle du PIB réel de l'ensemble du secteur canadien des entreprises a ralenti, s'établissant à 2,30 %. Les années 2000 ont été marquées par une dépendance accrue de la croissance à l'égard du secteur de l'extraction minière, et par la transition du secteur de la fabrication, qui est passé de moteur de croissance à frein économique. Le secteur des services est demeuré la principale source de croissance du PIB réel, avec une contribution, à peu près identique à celle de la période précédente, soit 1,78 point de pourcentage. Les deux premières industries productrices de services sont demeurées les mêmes qu'entre 1987 et 2000, mais elles ont interverti leurs positions : l'industrie des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale a été responsable d'un gain de 0,38 point de pourcentage, et celle de la FASI et de la gestion de sociétés, de 0,35 point de pourcentage. Le secteur de la fabrication a marqué tout un revirement par rapport à la période précédente, en freinant la croissance du PIB réel de 0,65 point de pourcentage. La contribution négative la plus importante est revenue à la fabrication de matériel de transport (−0,23 point de pourcentage), mais la majorité des autres industries de la fabrication ont aussi eu une incidence négative sur la croissance du secteur des entreprises. Seulement 4 des 16 industries du secteur de la fabrication ont positivement influencé la croissance du PIB réel de 2000 à 2008 : la fabrication de produits minéraux non métalliques; la première transformation des métaux; la fabrication d'aliments, de boissons et de produits du tabac; et la fabrication de produits du pétrole et du charbon. La contribution du secteur de l'extraction minière est passée de 0,27 point de pourcentage pour la période 1987-à 2000 à 0,78 point de pourcentage pour la période 2000 -2008. La contribution du secteur de la construction a aussi augmenté d'une période à l'autre, passant de 0,04 à 0,40 point de pourcentage.

L'effet de prix a été négatif dans la plupart des industries du secteur des entreprises, mais le secteur de l'extraction minière a fait figure d'exception la plus remarquable. La quasi-totalité du 0,78 point de pourcentage ajouté par le secteur de l'extraction minière à la croissance annuelle du PIB réel de 2000 à 2008 est attribuable à l'effet de prix (+0,69) plutôt qu'à l'effet de quantité. Cela s'explique par l'essor mondial des produits de base, en particulier du pétrole, qui a poussé à la hausse les prix relatifs des produits du secteur, en grande partie grâce à la hausse de la demande dans les marchés émergents comme la Chine et l'Inde. Dans le secteur des services, la seule contribution positive appréciable de l'effet de prix s'est produite dans l'industrie des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale (+0,09), mais même dans ce cas, l'effet de prix n'a pas eu une incidence aussi forte sur la croissance que l'effet de quantité (+0,30).

C'est sans doute  dans le secteur de la fabrication que la décomposition selon les effets donne les résultats les plus intéressants. Comme nous l'avons mentionné précédemment, de 2000 à 2008, la contribution de ce  secteur à la croissance annuelle du PIB réel s'est établie à −0,65 point de pourcentage. Cette contribution négative était imputable à l'effet de prix (−0,45), en raison d'une baisse de la valeur relative des produits manufacturés, mais aussi à l'effet de quantité (−0,20), en raison d'une diminution de la production du secteur. L'incidence de l'effet de prix a été négative dans la quasi-totalité des 16 industries manufacturières; il n'a généré une contribution positive que dans l'industrie la fabrication de produits du  pétrole et du charbon (0,03 point de pourcentage), selon toutes probabilités grâce à l'essor du prix des produits de base mentionné précédemment. L'effet de prix négatif le plus important a été mesuré dans la fabrication de matériel de transport (−0,18). Cette constatation n'est pas entièrement surprenante étant donné que la demande de nouveaux véhicules motorisés aux États-Unis, lesquels représentaient sensiblement plus que 80 % du marché nord-américain au cours de la période et un débouché primordial pour la production canadienne, a plafonné en 2000 et subi une chute abrupte vers la fin de la période. Quant à l'effet de quantité, il n'a pas été aussi uniformément négatif : de 2000 à 2008, sa contribution a été positive dans 5 industries sur 16. L'effet de quantité positif le plus fort dans le secteur de la fabrication a été assez modeste, à 0,02 point de pourcentage (fabrication de produits chimiques), une contribution inférieure à celle de la même industrie au cours de la période précédente (0,05 point). La fabrication de matériel de transport a fait partie des industries manufacturières où l'effet de quantité a été le plus négatif (−0,05 point de pourcentage), mais la contribution de la fabrication de produits informatiques et électroniques a été encore pire (−0,06). Cette dernière industrie avait enregistré un des effets de quantité les plus forts du secteur de la fabrication de 1987 à 2000 (+0,13), mais elle a connu une restructuration majeure à la suite de l'éclatement de la « bulle technologique », au cours de laquelle Nortel Networks Corporation s'est effondrée, alors qu'à son sommet, la société représentait à elle seule le tiers de la valeur des entreprises inscrites à la Bourse de Toronto.

Entre les deux périodes étudiées, la composition des sources de la croissance du PIB réel dans le secteur canadien des entreprises a changé radicalement. Le secteur de la fabrication, qui était la deuxième source de croissance au cours de la première période, est devenu un frein économique au cours de la deuxième, et le secteur de l'extraction minière l'a surpassé en ce qui concerne la taille de la contribution. Les industries qui avaient joué un rôle prépondérant dans les résultats solides du secteur de la fabrication au cours de la première période, à savoir la fabrication de matériel de transport et la fabrication de produits informatiques et électroniques, ont produit les résultats les plus pitoyables au cours de la deuxième période. Même si la production du secteur de l'extraction minière a augmenté, ce n'est pas ce qui explique les gains réalisés dans le secteur : l'effet de prix a joué le principal rôle. L'essor marqué des prix des produits de base, en particulier dans l'industrie de l'extraction de pétrole et de gaz, explique en bonne partie pourquoi le secteur de l'extraction minière a autant contribué à la croissance au cours de la deuxième période. Le ralentissement de la croissance de la première à la deuxième période est surtout attribuable au secteur de la fabrication. De fait, la contribution globale de ce  secteur a diminué de 1,36 point de pourcentage, un écart d'une telle importance que même les contributions nettement accrues de l'extraction minière et de la construction n'ont pas suffi à le compenser.

États-Unis

De 1987 à 2000, le PIB réel du secteur américain des entreprises a crû à un taux annuel de 3,60 %. Le secteur des services a constitué le principal moteur de la croissance (tableau 7), ce qui n'est guère surprenant étant donné sa taille. Dans l'ensemble, les industries productrices de services ont été responsables des quatre cinquièmes de la croissance du PIB réel au cours de la période (2,94 points de pourcentage). Comme au Canada, c'est l'industrie de la FASI et de la gestion de sociétés qui a joué le plus grand rôle. Par contre, sa contribution de 0,78 point a été nettement plus importante que celle de son pendant canadien. Toujours comme au Canada, les services professionnels et les services aux entreprises (+0,45) et les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale (+0,40) ont complété le tableau des industries ayant généré les plus importantes contributions. En ce qui concerne les contributions à la croissance du PIB de 1987 à 2000, les cinq premières industries du secteur américain des entreprises faisaient partie du secteur des services.

De 1987 à 2000, alors que les services ont joué un plus grand rôle dans la croissance du PIB réel du secteur des entreprises aux États-Unis qu'au Canada, l'inverse est vrai pour les industries manufacturières. Le secteur de la fabrication a généré 0,45 point de pourcentage de croissance au cours de la première période (comparativement à 0,71 point au Canada). Par ailleurs, la composition des industries ayant contribué à la croissance du secteur de la fabrication n'a pas été la même aux États-Unis qu'au Canada. Pour la première période, alors que la fabrication de matériel de transport a occupé le premier rang au Canada, elle a joué un rôle nettement moindre (0,02 point de pourcentage) dans la croissance américaineNote de bas de page 14. Aux États-Unis, la plus importante source de croissance parmi les industries manufacturières a été la fabrication de produits informatiques et électroniques (0,09 point de pourcentage).

Dans l'ensemble, la croissance du secteur américain des entreprises de 1987 à 2000 est principalement attribuable à l'effet de quantité plutôt qu'à l'effet de prix. Comme au Canada, l'effet de prix dans le secteur de la fabrication a eu une incidence négative au sud de la frontière, mais il a été encore plus dommageable (−0,41 point de pourcentage aux États-Unis comparativement à −0,03 point de pourcentage au Canada). Étant donné la tendance continue de l'industrie, il n'est pas particulièrement étonnant d'apprendre que c'est dans la fabrication de produits informatiques et électroniques que l'effet de prix a été le plus négatif au cours de la première période (−0,45 point). Si la fabrication de produits informatiques et électroniques a constitué la première source de croissance parmi les industries manufacturières en dépit de cet effet de prix nettement négatif, c'est que l'effet de quantité y a été particulièrement favorable (+0,54, au deuxième rang de l'ensemble du s ecteur des entreprises en ce qui concerne l'effet de quantité). Ce contraste trahit peut-être l'effet de facteurs technologiques dans cette industrie au cours de la période. Étant donné l'effet de productivité pure enregistré dans la même industrie (voir la section 4), cette hausse de la demande pourrait résulter de l'adoption accrue des TIC aux États-Unis et, comme le montre la ventilation de la contribution des industries selon les effets, le recul de l'effet de prix reflète l'incidence que les progrès technologiques réalisés dans ces industries ont eue sur l'offre. Une tendance semblable, mais nettement moins marquée, a été observée dans l'industrie canadienne de la fabrication de produits informatiques et électroniques au cours de la même période. Aucune autre industrie manufacturière américaine n'a apporté une contribution de cette ampleur, qu'elle soit négative ou positive, et qu'elle soit due à l'effet de prix ou à l'effet de quantité.

Dans le secteur des services aux États-Unis, contrairement à ce qui s'est produit au Canada, l'effet de prix a eu une incidence positive (+0,31) et l'effet de quantité a aussi apporté une très forte contribution (+2,63). L'industrie de la FASI et de la gestion de sociétés a fourni la plus importante contribution par l'effet de quantité (+0,59), et la deuxième contribution par l'effet de prix (+0,19). Même si l'industrie a aussi profité au Canada d'un important effet de quantité positif, elle n'a aucunement contribué à la croissance par l'effet de prix. Cette constatation corrobore peut-être la thèse avancée à propos de cette industrie à la suite de la crise financière de 2008, selon laquelle des facteurs liés à l'offre et à la demande ont attiré des ressources dans cette industrie aux États-Unis à l'approche de l'an 2000, facteurs qui ne se sont pas fait sentir au Canada. Aux États-Unis, comme au Canada, la principale contribution positive de l'effet de prix à la croissance du secteur des entreprises a été enregistrée dans les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale (+0,25). Le commerce de gros américain, comme son équivalent canadien, a enregistré un puissant effet de quantité positif (+0,38 point de pourcentage aux États-Unis; +0,30 point au Canada) et un effet de prix négatif relativement important (−0,14 point aux États-Unis; −0,13 point au Canada).

De 2000 à 2008, le PIB réel du secteur américain des entreprises a crû de 2,03 % par année, une baisse appréciable comparativement au taux de 3,60 % enregistré de 1987 à 2000. Comme au Canada pendant la même période, le secteur de la fabrication a eu une incidence négative sur la croissance, mais l'importance de l'incidence nette du secteur a été sensiblement différente. De 2000 à 2008, le secteur américain de la fabrication a causé un recul de 0,07 point de pourcentage du PIB réel, bien moins que le −0,65 point de pourcentage attribuable à son équivalent canadien. Comme au Canada, l'industrie ayant eu la plus forte incidence négative sur la croissance du PIB réel, a été la fabrication de matériel de transport (−0,05 point de pourcentage). Même ce rendement se compare favorablement à celui de la fabrication de matériel de transport au Canada, qui a eu une incidence négative nette de 0,23 point de pourcentage sur la croissance annuelle. Dans le secteur américain de la fabrication, seules la fabrication de produits du pétrole et du charbon (+0,13) et la fabrication de produits chimiques (+0,04) ont eu une incidence nette positive sur la croissance.

Le secteur des services a été encore plus crucial pour la croissance au cours de cette période. Il a généré près des neuf dixièmes de la croissance globale du secteur des entreprises, soit 1,74 point de pourcentage. Toutefois, il s'agissait encore une fois d'un recul substantiel par rapport à la contribution de 2,94 points de pourcentage apportée de 1987 à 2000. Presque toutes les industries du secteur des services (à l'exception des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale) ont moins contribué à la croissance annuelle au cours de la deuxième période qu'au cours de la première. Quoi qu'il en soit, comme nous l'avons vu dans la partie portant sur le Canada, les principales sources de croissance dans le secteur des services sont demeurées les mêmes : la FASI et la gestion de sociétés (+0,49); les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale (+0,40); les services professionnels et les services aux entreprises (+0,33). De fait, le secteur canadien des services, dans l'ensemble, a fourni une contribution légèrement plus importante à la croissance annuelle du PIB réel que son homologue ne l'a fait aux États-Unis.

De 2000 à 2008, l'extraction minière a généré une moins grande part de la croissance aux États-Unis qu'au Canada. Néanmoins, comme au Canada, le secteur s'est classé deuxième pour l'importance de la contribution, en raison de l'affaiblissement du secteur de la fabrication. L'extraction de pétrole et de gaz a apporté une contribution de 0,13 point de pourcentage, et les autres activités d'extraction minière, 0,06 point de pourcentage. Il s'agissait d'un progrès par rapport à la période précédente, au cours de laquelle aucune des deux industries n'avait contribué positivement à la croissance américaine.

L'effet de quantité global a continué d'expliquer la totalité de la croissance du secteur américain des entreprises, mais il a été moins favorable de 2000 à 2008 que de 1987 à 2000. L'effet de prix a continué d'avoir une incidence globale négative sur la croissance du PIB réel, mais il a été quelque peu atténué comparativement à la période précédente en raison de l'importance de l'effet de prix positif dans le secteur de l'extraction minière. L'industrie de la FASI et de la gestion de sociétés a enregistré le plus grand effet de quantité positif (+0,44), devant l'industrie de l'information (+0,37), l'industrie de la fabrication de produits informatiques et électroniques (+0,29) et l'industrie des services professionnels et des services aux entreprises (+0,29). Contrairement à ce qui a été observé au Canada, l'effet de quantité dans le secteur américain de la fabrication a continué d'avoir une incidence positive sur la croissance du secteur des entreprises. La fabrication de matériel de transport, par exemple, a ajouté 0,05 point de pourcentage à la croissance, malgré l'importante baisse de la demande intérieure de véhicules motorisés qui s'est amorcée en fin de période. Le secteur de l'extraction minière fait aussi contraste d'un pays à l'autre : l'effet de quantité a été positif au Canada parce que l'industrie a réussi à augmenter sa production en réaction à la hausse des prix relatifs, mais cet effet a été négatif aux États-Unis.

La fabrication de produits informatiques et électroniques a eu l'effet de quantité le plus positif parmi les industries manufacturières (+0,29), mais aussi l'effet de prix le plus négatif (−0,31), ce qui s'est soldé par une contribution à la croissance légèrement négative pour la période (−0,02). Beaucoup d'autres industries manufacturières, comme celle de la fabrication de matériel de transport, ont connu des situations similaires (un effet de prix négatif de plus grande ampleur qu'un effet de quantité positif, se traduisant  par une contribution globale à la croissance négative de l'industrie en question). Ce phénomène n'a pas été observé dans les industries productrices de services, même si l'effet de prix a été fortement négatif dans l'industrie de l'information (−0,21), parce que l'effet de quantité a été plus que suffisant pour annuler entièrement  l'incidence négative de l'effet de prix. L'effet de prix le plus marqué a été enregistré, sans surprise, dans le secteur de l'extraction minière (0,14 point de pourcentage pour l'extraction de pétrole et de gaz; 0,06 point pour les autres activités d'extraction minière). Comme c'était le cas au Canada, la contribution positive de l'effet de prix la plus importante en dehors du secteur de l'extraction minière est venue des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale (+0,12).

La réduction de la contribution totale des industries productrices de services d'une période à l'autre est le principal facteur e responsable du ralentissement considérable de la croissance du PIB réel dans le secteur américain des entreprises. En parallèle, la contribution du secteur de la fabrication s'est amoindrie de manière comparable à celle du secteur canadien pendant la même période. Toutefois, l'effet de quantité a moins diminué aux États-Unis qu'au Canada, et la contribution négative de l'effet de prix au sud de la frontière est restée stable. Dans l'ensemble, la contribution du secteur de la fabrication a beaucoup moins reculé aux États-Unis qu'au Canada.


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4. Contribution des industries à la croissance globale de la productivité du travail

Comme on peut s'y attendre, des variations inégales de l'offre et de la demande se traduisent par  des changements  inégaux des prix de la production et entraînent une redistribution des ressources de production entre les industries. Les effets de ce phénomène et l'évolution de l'importance relative des industries au Canada et aux États-Unis ont déjà été abordés à la section 2. Une analyse simple de l'évolution de la structure industrielle en termes de part du facteur travail ou de part de la production ne permet pas de déterminer quels facteurs influencent ces changements dans la composition du secteur, ni de cerner précisément l'incidence de ces changements. Ces derniers ont-ils des effets sur la croissance globale de la productivité du travailNote au bas de la page 15? Comment se sont-ils répercutés sur la contribution des industries à la croissance globale de la productivité du travail?

Dans cette section, nous avons utilisé la méthode de décomposition ayant servi à déterminer la contribution des industries à la croissance du PIB réel pour mesurer leur contribution à la croissance globale de la productivité du travail. La méthode est conforme au cadre mis au point par Tang et Wang (2004). Comme dans le cas de la croissance du PIB réel, la méthode de décomposition de la croissance globale de la productivité du travail se fonde sur le concept de valeur ajoutée comme mesure de la production industrielle. Elle est aussi compatible avec le PIB réel mesuré à l'aide de l'indice en chaîne de Fisher, car elle tient compte de l'effet de prix réel en plus de l'effet de quantitéNote au bas de la page 16.

4.1 Méthode d'estimation de la contribution des industries à la croissance globale de la productivité du travail

Si H représente le nombre total d'heures travaillées dans le secteur des entreprises, et que la productivité du travail dans le secteur des entreprises, x, correspond au PIB réel divisé par le nombre d'heures travaillées. La productivité du travail globale peut alors i être décomposée de manière à donner la contribution de chacune des industries constituantes comme suit :

X
= V r H = V P   H = Σ i v i P   H (4)
= Σ i ( p i v i r P   H ) = Σ i ( p i h i x i P   H )
= Σ i h i H ( p ˜ i x i ) = Σ i l i ( p ˜ i x i )
= Σ i ( s ˜ i X i )

hi représente le nombre total d'heures travaillées dans l'industrie i;
xi correspond à la valeur ajoutée réelle par heure travaillée dans l'industrie i;
s˜i=p˜ili représente la taille relative de l'industrie i, qui équivaut au produit de la part du facteur travail de l'industrie (li= hiH) et de ses prix de production réels ( p ˜ i ) .

En fonction de cette formule, le niveau de croissance globale de la productivité du travail correspond à la somme pondérée de la valeur ajoutée par heure travaillée des industries. La pondération correspond à la taille relative de chaque industrie, soit le produit de sa part des heures travaillées et de ses prix de production réels. Ainsi, la taille relative représente l'importance économique de l'industrie dans la productivité du travail globale, parce qu'elle tient compte à la fois de la taille de l'industrie en termes de part du facteur travail et de la valeur relative de la production de l'industrie. Cette formule est fondamentalement différente des méthodes habituelles qui ne tiennent compte que de l'effet de redistribution du facteur travailNote au bas de la page 17. Prendre en considération l'effet des variations des prix relatifs de la production est compatible avec le PIB réel calculé selon l'indice en chaîne de Fisher, en ce sens que l'estimation de la valeur de la production réelle de l'industrie augmente lorsque les prix relatifs augmentent, et diminue lorsque les prix relatifs diminuent.

Comme la croissance du PIB réel, la croissance globale de la productivité du travail de l'année s à l'année t, lorsque s, peut être décomposée de manière à donner la contribution de chacune des industries constituantes comme suit :

X ˙ s t = X t X s X s = 1 X s Σ i ( s ˜ i t x it s ˜ is x is ) (5)
= 1 X s Σ i s ˜ i s ( x it x is ) + ( s ˜ it s is ) ( x it x is ) + ( s ˜ it s ˜ is ) x is
= Σ i s ˜ i s x is X s ( x it x is x is + s ˜ it s ˜ is s ˜ is + x it x is x is s ˜ it s ˜ is s ˜ is )
= Σ i v i s V s x ˙ i , s t + Σ v is V s ( 1 + x ˙ i , s t ) s ˜ . i , s t
= Σ i w i s x ˙ i , s t + Σ i w is ( 1 + x ˙ i , s t ) s ˜ . i , s t
= Σ i w is x ˙ i , s t + Σ i x i s X s ( 1 + x ˙ i , s t ) Δ s ˜ i , s t .

w i s = v is V s  correspond à la part de la valeur ajoutée nominale du PIB total au début de la période,
x ˙ i , s t  correspond à la croissance de la productivité du travail dans l'industrie i de l'année s à l'année t, et
Δ s ˜ i , s t = s ˜ it s ˜ is  et s ˜ . i , s t = s ˜ it s ˜ is s ˜ is  représentent la variation et le pourcentage de variation de la taille relative de l'industrie i, de l'année s à l'année t.

En fonction de cette formule, une augmentation de la productivité du travail ou une augmentation de l'importance économique relative d'une industrie se traduit par une contribution positive à la croissance globale de la productivité du travail.

Pris de gauche à droite, les deux termes de l'équation correspondent respectivement à l'effet de productivité pureNote au bas de la page 18 et à l'effet de déplacement. L'effet de productivité pure reflète l'incidence de la hausse de la productivité du travail dans l'industrie. L'effet de déplacement reflète la variation de l'importance économique de l'industrie. Il ne correspond pas à l'effet de redistribution, qui, selon la terminologie habituelle, ne tient compte que de l'effet de la redistribution des ressources de production. L'effet de déplacement global est positif lorsque l'importance économique se déplace vers des industries dans lesquelles la productivité ou la croissance de la productivité sont relativement élevées.

4.2 Contributions des industries à la croissance globale de la productivité du travail au Canada et aux États-Unis

La méthode de décomposition de l'équation (5) est appliquée à la croissance globale de la productivité du travail dans le secteur des entreprises, au Canada comme aux États-Unis, à partir des mêmes ensembles de données que pour la décomposition de la croissance du PIB réel.

Il est question ci-dessous de la croissance annuelle moyenne de la productivité du travail dans chaque industrie, au Canada et aux États-Unis (tableau 8). Bien sûr, le taux de croissance de la productivité du travail dans une industrie ne renseigne pas nécessairement beaucoup sur l'importance de sa contribution à la croissance globale. Cette dernière dépend aussi du niveau de productivité dans l'industrie (tableau 9) et de la taille relative de l'industrie (tableau 10). Une industrie de petite taille dont le niveau de productivité est faible, mais où la productivité croît fortement au cours de la période contribuera sans doute moins à la croissance globale de la productivité qu'une industrie de bonne taille dont le niveau de productivité est élevé et où la productivité augmente modérément.

La contribution de chaque industrie est décomposée ensuite  en effet de productivité pure, lequel mesure l'incidence de la hausse de l'efficience dans l'industrie, et en effet de déplacement, lequel mesure la part de la contribution qui s'explique par la variation de l'importance économique de l'industrie en termes de prix de la production et de redistribution du travail. Ces effets sont mesurés de façon détaillée pour le Canada (tableau 11) et les États-Unis (tableau 12).

Canada

De 1987 à 2000, la productivité du travail a crû en moyenne de 1,18 % par année (tableau 8). Au cours de la période, la croissance de la productivité a été relativement faible dans les industries productrices de services, à 0,62 % par année seulement, bien loin des taux de 3,26 % et de 2,28 %, respectivement, enregistrés dans le secteur de la fabrication et le secteur de l'extraction minière. La productivité du travail a reculé dans trois industries seulement, toutes trois dans le secteur des services : les services d'enseignement, de soins de santé et d'assistance sociale (−2,15 %); les arts, spectacles et loisirs (−1,92 %); les services administratifs et les services de gestion des déchets (−0,79 %). Parmi l'ensemble du secteur des entreprises, la fabrication de produits informatiques et électroniques a enregistré la croissance de la productivité la plus forte (+10,18 %), devant la fabrication de matériel de transport (+5,22 %) et l'extraction de pétrole et de gaz (+5,07 %).

 

La taille relative des industries, exprimée par l'importance pondérée de leur contribution à la croissance globale de la productivité du travail, a aussi évolué sensiblement au cours de la période (tableau 10). Seuls les secteurs des services et de l'extraction minière ont pris de l'importance entre 1987 et 2000, car la valeur relative de la production et la part du travail du secteur de la fabrication et du secteur de l'agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse ont diminué. Dans le secteur des services, l'industrie des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale et l'industrie des services professionnels et des services aux entreprises sont celles qui ont pris le plus d'importance.

En ce qui concerne la contribution à la croissance annuelle globale de la productivité du travail, le secteur des services a eu la plus forte incidence économique en raison de sa taille relative (tableau 11); plus de la moitié (0,75 point de pourcentage) de la croissance globale de la productivité du travail de 1987 à 2000 lui est attribuable. Les services professionnels et les services aux entreprises ont été en tête de peloton dans le secteur (+0,21), devant la FASI et la gestion de sociétés (+0,20). Les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale ont apporté une contribution de 0,11 point de pourcentage, l'incidence négative de l'effet de productivité pure (−0,33) ayant été plus que contrebalancée par un effet de déplacement fortement positif (+0,44).

Même si son poids économique n'atteignait pas le tiers de celui du secteur des services, le secteur canadien de la fabrication a ajouté 0,35 point de pourcentage à la croissance globale de la productivité du travail (presque la moitié de la contribution du secteur des services), grâce à son niveau de productivité supérieur à celui du reste du secteur des entreprises et à la forte croissance de la productivité au cours de la période. La fabrication de matériel de transport a ajouté 0,16 point de pourcentage à la croissance globale de la productivité du travail, exclusivement grâce à l'effet de productivité pure. De toutes les industries canadiennes, c'est la fabrication de produits informatiques et électroniques qui a enregistré la plus forte croissance de la productivité. Toutefois, elle s'est contentée d'une contribution de 0,04 point de pourcentage, l'important effet de productivité pure (+0,11) ayant été en grande partie absorbé par le recul des prix relatifs de la production, qui s'est traduit par un effet de déplacement négatif (−0,07).

Le secteur de l'extraction minière a apporté une contribution positive de 0,18 point de pourcentage pendant la période, entièrement attribuable à l'extraction de pétrole et de gaz, autant par l'effet de productivité pure (+0,14) que par l'effet de prix (+0,07).

La croissance de la productivité du travail dans le secteur canadien des entreprises a été beaucoup plus lente de 2000 à 2008 (0,79 % par année)  qu'au cours de la période précédente (tableau 8). Le taux de croissance de la productivité dans le secteur des services a repris de la vigueur au cours de cette période (1,40 % par année), mais la croissance de la productivité a fortement diminué  dans le secteur de la fabrication, le taux de croissance annuel de 3,26 % enregistré de 1987 à 2000 passant à 0,88 % de 2000 à 2008Note au bas de la page 19. C'est dans le secteur de l'extraction minière que s'est produit le revirement le plus notable. En effet, la productivité du travail, qui avait progressé au rythme annuel de 2,28 % de 1987 à 2000, a affiché un taux de croissance de −3,76 % de 2000 à 2008. Les taux de croissance de la productivité les plus élevés ont été enregistrés dans la première transformation des métaux (+4,11 %), le commerce de gros (+3,41 %) et le commerce de détail (+3,40 %). Si le taux de croissance de la productivité du travail a été négatif dans seulement trois industries de 1987 à 2000, cette situation en a touché 12 de 2000 à 2008. Les pires reculs ont eu lieu dans l'extraction de pétrole et de gaz (−7,26 %), la fabrication de vêtements et de cuir (−3,94 %) et la fabrication de produits du pétrole et du charbon (−2,60 %).

En ce qui concerne l'évolution de l'importance relative des secteurs dans la croissance de la productivité, bon nombre des tendances observées entre 1987 et 2000 se sont maintenues de 2000 à 2008 : l'importance du secteur de la fabrication a continué de diminuer, mais encore plus rapidement qu'au cours de la période précédente; le poids du secteur de l'agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse a continué de fondre; et le poids des services publics est resté relativement constant (tableau 10). La prépondérance des industries productrices de services s'est maintenue au cours des années 2000. Par ailleurs, les secteurs de la construction et de l'extraction minière ont nettement gagné en importance au cours de cette période. Sans surprise, c'est dans le secteur de l'extraction minière que la plus forte progression a été réalisée;: en effet, les deux industries du secteur (extraction de pétrole et de gaz et autres activités minières) ont vu leur importance relative augmenter de façon appréciable.

De 2000 à 2008, le secteur des services a ajouté 0,85 point de pourcentage à la croissance globale de la productivité du travail, un peu plus que de 1987 à 2000 (tableau 11). Les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale ont généré la contribution la plus importante (+0,19), devant la FASI et la gestion de sociétés (+0,17) et les services professionnels et les services aux entreprises (+0,11). L'effet de déplacement a expliqué une bonne partie de la contribution de l'industrie des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale (+0,12), mais l'effet de productivité pure dans l'industrie a aussi eu une incidence positive (+0,07), contrairement à ce qui s'était produit au cours de la période précédente.

Le secteur canadien de la fabrication a apporté une contribution négative à la croissance globale de la productivité du travail de 2000 à 2008 (−0,91 point de pourcentage), ce qui représente un revirement considérable par rapport à la période précédente. La diminution appréciable de la contribution attribuable à l'effet de productivité pure dans le secteur de la fabrication peut être considérée comme un des principaux facteurs du ralentissement de la croissance globale de la productivité du travail dans le secteur canadien des entreprises :  l'effet de productivité du secteur qui avait ajouté 0,65 point de pourcentage à la croissance de 1987 à 2000, n'a apporté  que de 0,06 point de 2000 à 2008. Cependant, l'effet de productivité pure n'est qu'un élément. La contribution négative du secteur de la fabrication n'a pas résulté uniquement du ralentissement de la croissance de la productivité, mais aussi de l'effet de déplacement de plus en plus négatif. L'incidence de l'effet de déplacement a été négative dans 14 des 16 industries du secteur, ce qui s'est traduit par une réduction de -0,97 point de pourcentage de la croissance globale de la productivité du travail. Dans l'ensemble, l'industrie manufacturière qui a généré la plus grande contribution positive a été la fabrication de produits du pétrole et du charbon (+0,02 seulement), l'effet de déplacement positif (+0,04) ayant surpassé l'effet de productivité pure négatif (−0,01).

Le secteur de l'extraction minière est une des rares composantes économiques du secteur canadien des entreprises qui a sensiblement augmenté sa contribution à la croissance globale de la productivité du travail. Il a ajouté 0,18 point de pourcentage à la croissance de la productivité du travail au cours de la première période et 0,64 point au cours de la deuxième période. Cette contribution accrue s'est  produite en dépit du fait que, dans l'ensemble, les industries canadiennes de l'extraction minière ont affiché une croissance de la productivité médiocre. Le recul de la productivité s'est traduit par un effet de productivité pure négatif tant dans l'extraction de pétrole et de gaz (−0,45 point de pourcentage) que dans les autres activités d‘extraction minière (−0,03 point), mais la hausse appréciable des prix relatifs de la production a entraîné un effet de déplacement relativement robuste dans le secteur, en particulier dans l'industrie de l'extraction de pétrole et de gaz (+0,95). Comme l'ont aussi postulé Rao et coll. (2005), il paraît entièrement possible que, en raison de la hausse des prix relatifs, des ressources de moins en moins rentables aient été exploitées pour répondre à la croissance rapide de la demande mondiale, et que ce soit la cause du recul de la productivité dans les industries de l'extraction minièreNote au bas de la page 20.

Dans l'ensemble, la baisse de la croissance de la productivité du travail d'une période à l'autre relève principalement de l'affaiblissement de la contribution de l'effet de productivité pure (qui a diminué de 0,82 point de pourcentage) en raison de forts reculs de la productivité dans le secteur de l'extraction minière et celui  de la fabrication. Cette contribution amoindrie de l'effet de productivité pure n'a été que partiellement compensée par l'augmentation de la contribution de l'effet de déplacement (qui s'est bonifiée de 0,43 point de pourcentage), car les gains réalisés dans le secteur de l'extraction minière et celui de la construction ont été amortis par des résultats négatifs dans le secteur de la fabrication et celui des services.

États-Unis

De 1987 à 2000, le secteur américain des entreprises a enregistré une croissance annuelle de la productivité de 1,79 %, un bien meilleur résultat que celui de son équivalent canadien (1,18 %) pendant la même période (tableau 8). Le secteur des services a connu une croissance de la productivité plus lente que le secteur des entreprises dans son ensemble, à 1,38 % par année au cours de la période (près du double de la croissance enregistrée dans le secteur canadien des services). Comme au Canada, le secteur de la fabrication aux États-Unis a enregistré une forte croissance de la productivité (taux annuel moyen de 4,09 %, comparativement à 3,26 % au Canada). Dans le secteur de l'extraction minière, par contre, la croissance de la productivité du travail a été plus faible aux États-Unis qu'au Canada (1,36 % comparativement à 2,28 %). Par ailleurs, la croissance de la productivité américaine dans ce secteur a été entièrement attribuable à l'extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz (+5,34 %), ce qui n'a pas été le cas au Canada. Au sein, les industries suivantes : de ces trois secteurs, la plus forte croissance de la productivité du travail a été enregistrée dans la fabrication de produits informatiques et électroniques (+25,77 %), la fabrication de produits du pétrole et du charbon (+6,21 %), et l'extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz (+5,34 %).

De 1987 à 2000, l'évolution de la taille relative des secteurs au chapitre de la croissance de la productivité a généralement suivi les mêmes tendances aux États-Unis et au Canada (tableau 10). Le poids du secteur de la fabrication a diminué encore plus rapidement aux États-Unis qu'au Canada, en grande partie en raison  d'une brusque perte d'importance de l'industrie de la fabrication de produits informatiques et électroniques, où les prix relatifs ont chuté. Les industries productrices de services ont gagné en importance, grâce à un mélange d'industries semblable à celui qui a fait grimper le secteur canadien des services. Les secteurs de l'extraction minière et de la construction ont suivi des trajectoires nettement différentes de celles de leurs équivalents canadiens : le secteur de la construction a gagné en importance, tandis que le secteur de l'extraction minière a vu son poids relatif diminuer.

Même si la croissance de la productivité a été relativement faible dans le secteur des services, c'est le secteur qui a contribué le plus à la croissance globale de la productivité du travail (tableau 12). De 1987 à 2000, sa contribution au taux de croissance étoit de 1,70 point de pourcentage.. Comme au Canada, cette influence est attribuable à l'immense part qu'il représente dans le secteur des entreprises. Toutes les industries productrices de services ont eu une incidence positive sur la croissance globale de la productivité du travail, le peloton de tête étant composé de la FASI et de la gestion de sociétés (+0,48); des services professionnels et des services aux entreprises (+0,31); et des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale (+0,23).

Malgré une croissance de la productivité plus forte qu'au nord de la frontière, la contribution du secteur américain de la fabrication a été moins importante (+0,08) que celle de son équivalent canadien (+0,35) pendant la période de 1987 à 2000. Seules 7 des 16 industries manufacturières ont apporté une contribution positive à la croissance de la productivité du travail, dont la plus importante est venue de la fabrication de produits informatiques et électroniques (+0,05). Sans surprise, étant donné les gains de productivité impressionnants réalisés dans cette industrie pendant la période, l'effet de productivité pure a été fortement positif (+0,55). Cependant, l'effet de déplacement négatif (−0,51) a en grande partie estompé ces bons résultats, l'industrie ayant perdu beaucoup de son importance relative de 1987 à 2000. De fait, alors qu'au Canada quelques industries manufacturières ont enregistré un effet de déplacement positif, cet effet n'a été positif dans aucune industrie manufacturière américaine, l'importance relative du secteur de la fabrication dans la productivité globale ayant subi une contraction majeure aux États-Unis.

Le secteur de l'extraction minière a eu une incidence négative de 0,03 point de pourcentage sur la croissance de la productivité du travail dans le secteur américain des entreprises. L'incidence positive de l'effet de productivité pure (+0,04) a été rayée par l'incidence négative de l'effet de déplacement (−0,07) en raison de la perte d'importance du secteur.

En contraste marqué avec le ralentissement de la croissance de la productivité observé au Canada, la productivité du travail dans le secteur américain des entreprises a crû plus rapidement de 2000 à 2008 (2,02 % par année) que de 1987 à 2000 (tableau 8). Cette divergence dans la croissance de la productivité du travail des deux pays est la principale dynamique qui sous-tend le besoin d'expliquer et de comparer le rendement des deux économies. À 1,98 %, le taux de croissance annuel du secteur américain des services de 2000 à 2008 s'est situé bien au-dessus du taux de 1,38 % enregistré de 1987 à 2000 et du taux de 1,40 % enregistré dans le secteur canadien des services au cours de la même période. Les chefs de file parmi les industries productrices de services ont été l'industrie de l'information (+9,56 %), le commerce de gros (+3,32 %), et les services administratifs et de gestion de déchets (+3,11 %). Le secteur de la fabrication a continué de réaliser des gains de productivité impressionnants (5,42 % par année), contrairement à son pendant canadien, où la productivité a reculé. Dans le secteur de l'extraction minière, un revirement semblable à celui qui s'est produit au Canada a été observé aux États-Unis : le taux de croissance est passé de 1,36 % à -5,35 % par année.

Sur le plan de la productivité du travail, l'évolution de l'importance relative des principales composantes du secteur des entreprises a suivi essentiellement les mêmes tendances aux États-Unis qu'au Canada (tableau 10). Le secteur de la fabrication a continué de perdre de son importance, tandis que le secteur des services a continué de prendre de l'expansion. Le secteur de l'extraction minière et celui de la construction ont tous les deux gagné en importance de 2000 à 2008. Cependant, contrairement à son équivalent canadien, le secteur américain de l'agriculture, de la foresterie, de la pêche et de la chasse a pris un peu plus de place dans le tableau économique. En 2008, le poids relatif des diverses composantes  du secteur des entreprises aux États-Unis laissait penser que la croissance de la productivité du travail y dépendait davantage du secteur des services et moins des secteurs de l'extraction minière et de la fabrication qu'au Canada. De 2000 à 2008, la contribution du secteur des services à la croissance globale de la productivité du travail a représenté 1,74 point de pourcentage (tableau 12), une légère augmentation par rapport à la période précédente et, encore une fois, un résultat bien plus positif que la contribution de 0,85 point de pourcentage apportée par le secteur canadien au cours de la même période. Dans l'ensemble, l'effet de productivité pure a expliqué 1,55 point de pourcentage de la contribution du secteur des services, et l'effet de déplacement, le 0,19 point restant. Par contraste, dans le secteur canadien des services, l'effet de déplacement a eu une incidence positive négligeable (+0,02), et l'incidence de l'effet de productivité pure a été bien moins importante (+0,83). L'industrie américaine de la FASI et de la gestion de sociétés a apporté la plus importante contribution (0,49 point de pourcentage) à la croissance globale de la productivité, grâce à un effet de productivité pure robuste (+0,31) et à une incidence positive appréciable de l'effet de déplacement (+0,17). Les services d'enseignement, les soins de santé et l'assistance sociale ont ajouté 0,40 point de pourcentage à la croissance de la productivité (au deuxième rang), mais cet apport était presque entièrement dû à l'effet de déplacement (+0,37) et non à l'effet de productivité pure (+0,02).

De 2000 à 2008, le secteur de la fabrication a freiné la croissance de la productivité du travail dans le secteur des entreprises, aux États-Unis comme au Canada. Cependant, l'incidence négative des industries manufacturières américaines (−0,08) ne représentait pas le dixième de celle de leurs homologues canadiennes. Si l'effet de déplacement dans le secteur américain de la fabrication (−0,94) a apporté une contribution négative comparable à celle du secteur canadien (−0,97), l'effet de productivité pure a été nettement plus positif aux États-Unis (+0,87) qu'au Canada (+0,06). La principale contribution à la croissance de la productivité du travail est venue de la fabrication de produits du pétrole et du charbon (+0,12), où l'effet de productivité pure (+0,04) et l'effet de déplacement (+0,08) ont tous deux eu une incidence positive.

De 2000 à 2008, le secteur de l'extraction minière est une des seules composantes  économiques majeures où les États-Unis ont connu de moins bons résultats que le Canada au chapitre de la croissance de la productivité du travail. Au total, le secteur américain de l'extraction minière a ajouté 0,19 point de pourcentage à la croissance, une amélioration comparativement à son apport négatif de la période précédente, mais une contribution inférieure à celle du secteur canadien (+0,64). L'effet de productivité pure a eu une incidence négative dans le secteur (−0,08), mais ce recul de la productivité a été amplement compensé par l'effet de déplacement (+0,27). Ce portrait était semblable au tableau canadien, mais les contributions positives ont été nettement plus importantes au nord de la frontière, en particulier dans l'industrie de l'extraction de pétrole et de gaz. Même dans l'industrie de l'extraction minière, alors que l'effet de productivité pure a été identique dans les deux pays (−0,03), l'effet de déplacement a été plus fort au Canada (+0,18) qu'aux États-Unis (+0,09), ce qui s'est traduit par une contribution nette inférieure au sud de la frontière.

L'accélération de la croissance globale de la productivité du travail dans le secteur des entreprises d'une période à l'autre a découlé à la fois d'une hausse de 0,12 point de pourcentage de l'effet de productivité pure et d'une réduction de l'incidence négative de l'effet de déplacement, représentant elle aussi environ 0,12 point de pourcentage. La contribution accrue du secteur des services à la productivité a plus que compensé l'incidence négative de l'effet de productivité pure dans la construction, les services publics et les industries primaires. Cependant, l'amélioration de la croissance qui découle de la contribution négative réduite de l'effet de déplacement n'est pas attribuable aux principaux secteurs économiques du secteur des entreprises, comme celui de la fabrication et celui des services; ce sont plutôt les secteurs primaires comme celui de l'agriculture et celui de l'extraction minière qui en ont été la source.


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5. Conclusion

Malgré le degré d'intégration élevé des économies du Canada et des États-Unis et la nature plutôt ouverte des deux pays, leur structure industrielle et leur exposition aux pressions externes ne sont pas les mêmes. En raison de ces différences, les deux pays n'ont pas réagi de la même façon à l'évolution des conditions de l'offre et de la demande dans les marchés étrangers et intérieurs, qui s'est accentuée de 1987 à 2008.

En ce qui concerne la croissance du PIB réel, le ralentissement observé au Canada après l'an 2000 était beaucoup plus modéré que celui qu'ont connu les États-Unis, comme en témoigne l'absence de récession au Canada en 2001. La convergence apparente des taux de croissance du PIB réel à la deuxième période tenait essentiellement au recul marqué de la contribution du secteur des services aux États-Unis, dont la part correspondait davantage à celle du secteur des services du Canada, et à la contribution accrue du secteur de l'extraction minière (augmentation de 0,51 point de pourcentage), et du secteur de la construction (augmentation de 0,36 point de pourcentage) au Canada. N'eût été de ces deux secteurs, la résilience de la croissance économique réelle du Canada aurait radicalement changé dans les années 2000, car le secteur de la fabrication a exercé une pression à la baisse beaucoup plus prononcée au Canada qu'aux États-Unis. Cette situation s'explique vraisemblablement par l'affaiblissement des conditions de la demande dans les industries manufacturières des deux pays, ressenti de toute évidence de façon plus prononcée dans le secteur canadien que dans le secteur américain de la fabrication.

Si la convergence générale de la croissance économique réelle au Canada et aux États-Unis qui s'est dessinée de 2000 à 2008 par rapport à la période allant de 1987 à 2000 peut être attribuable à la contribution changeante d'un certain nombre de secteurs, la divergence des taux de croissance globale de la productivité du travail ne semble pas aussi nuancée.

Le secteur canadien de la fabrication est le principal responsable du ralentissement de la croissance de la productivité du travail dans le secteur des entreprises après l'an 2000, par comparaison avec les États-Unis. Si certains éléments, et surtout le secteur des services, du secteur canadien des entreprises ont continué de fournir un apport moins élevé à la croissance globale que leurs pendants américains et peut-être contribué à maintenir l'écart de croissance de la productivité, l'élargissement de l'écart d'une période à l'autre est imputable à la chute abrupte de la contribution nette du secteur canadien de la fabrication, laquelle a reculé  de 1,26 point de pourcentage. Seule la contribution accrue des secteurs de l'extraction minière, de la construction et des services a empêché l'écart de se creuser davantage. Tant aux États-Unis qu'au Canada, l'effet de déplacement a entraîné des contributions négatives semblables dans le secteur de la fabrication, étant donné que les autres industries ont gagné de l'importance économique de 2000 à 2008, mais ce changement s'est fait sentir plus brusquement au Canada qu'aux États-Unis. Parallèlement, la croissance de la productivité dans le secteur a connu un recul  marqué au Canada, qui explique près de la moitié de la baisse de la contribution du secteur de la fabrication à la croissance globale de la productivité du travail.

 

Le secteur canadien de l'extraction minière, loin d'être un frein à la croissance globale de la productivité du travail comme le laissait présager la faible croissance de la productivité – Rao et coll. (2005) l'avait désigné parmi plusieurs responsables possibles du ralentissement observé après l'an 2000, et Baldwin et Gu (2009) l'avaient présenté comme le principal responsable du ralentissement de la croissance globale de la productivité du travail – a, en réalité, apporté un avantage net par la voie de l'effet de déplacement. Comme les niveaux de productivité du secteur dépassent largement la moyenne du secteur des entreprises, le fait que le secteur a gagné de l'importance économique a neutralisé en partie le frein appliqué par la perte d'importance économique du secteur canadien de la fabrication. De plus, l'amélioration de la productivité dans les industries productrices de services du Canada a aussi aidé à réduire la contribution négative du secteur de la fabrication, mais ces industries ont continué de contribuer nettement moins à la productivité globale que leurs homologues aux États-Unis.

Quelques-unes de ces tendances semblent sur le point de s'affaiblir ou de se renverser à la suite de la « Grande Récession ». Si les conditions de l'offre et de la demande en Amérique du Nord et outre-mer se sont partiellement ajustées au lendemain de la crise financière de 2008 et de la récession mondiale subséquente, bon nombre des facteurs sous-jacents qui ont poussé et tiré la structure industrielle du Canada et celle des États-Unis dans des directions différentes sont toujours à l'œuvre. Les avancées technologiques, la progression de la demande de produits de base dans les marchés émergents et l'intensification de la concurrence mondiale sont toutes des tendances appelées à persister dans l'avenir prévisible.

Aux États-Unis, l'épicentre de la crise mondiale, les effets à long terme sur les industries les plus touchées ne sont pas faciles à saisir. Les gains sur les plans de l'économie et de la productivité réalisés dans l'industrie de la FASI et de la gestion de sociétés pourraient se révéler moins robustes que les données se terminant en 2008 ne semblent l'indiquer actuellement, car certains des effets de l'offre diminueront vraisemblablement par suite des contrecoups généralisés de la crise financière de 2008-2009. Il semble toutefois improbable que cette industrie se marginalisera. L'industrie de la finance est appelée à connaître une croissance plus stable à l'avenir, mais elle pourrait contribuer moins aux gains de productivité dans le secteur des entreprises qu'elle ne l'a fait de 2000 à 2008.

Au Canada, le rôle grandissant qu'a joué le secteur de l'extraction minière dans la croissance de l'économie et de la productivité du travail au cours des années 2000 semble loin de s'estomper, car la montée des prix relatifs des produits de base s'explique par la demande croissante des marchés émergents. Comme la valeur externe du dollar canadien est liée aux prix des produits de base, il apparaît plausible que le secteur de la fabrication du Canada continuera de se rajuster et de se rééquilibrer en réponse à l'affaiblissement des conditions de la demande, attribuable à l'érosion de sa compétitivité à l'échelle internationale. Toutefois, les inquiétudes suscitées par le scénario de la « maladie hollandaise », où les prix des produits de base continuent d'exercer une pression à la hausse sur la monnaie et minent progressivement la compétitivité du secteur de la fabrication, sont peut-être exagérées, comme en discutent Bayoumi et Mühleisen (2006) et Macdonald (2007). Il est plus probable que le secteur de la fabrication du Canada se transformera en une version plus petite et allégée, comportant un éventail d'industries cadrant mieux avec ses avantages concurrentiels.

Les États-Unis et le Canada empruntent indéniablement une voie commune en ce qui concerne l'importance croissante de l'industrie des services d'enseignement, des soins de santé et de l'assistance sociale. Le poids de cette industrie dans la croissance de la productivité du travail et du PIB réel s'amplifie régulièrement depuis 1987. Le vieillissement de la population des deux pays accroîtra sans doute la demande de services de soins de santé et d'assistance sociale. Peu de signes indiquent que l'effet de prix qui sous-tend la contribution de cette industrie s'estompera dans l'un ou l'autre des pays.

Les économies canadienne et américaine comptent de plus en plus sur les services. Si le rythme auquel les économies se détournent des industries manufacturières classiques ralentira probablement à mesure que les conditions de l'offre et de la demande se rééquilibreront, rien n'indique vraiment que cette tendance s'arrêtera totalement. Par conséquent, corriger la faible contribution de la productivité du travail du secteur canadien des services par rapport au rendement de son homologue américain constitue peut-être l'un des plus grands tours de force que le Canada doit accomplir. Une des lacunes les plus flagrantes dans la recherche canadienne sur la productivité est le manque de compréhension complète et nuancée des enjeux structuraux de ces industries. Il faudra combler ce vide pour faire en sorte que la divergence entre la productivité du Canada et celle des États-Unis observée après l'an 2000 ne marque pas le début d'un mouvement persistant, mais devienne plutôt une aberration historique.

 

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Annexe A : Valeur ajoutée et heures travaillées selon l'industrie, au Canada et aux États-Unis

Dans cette annexe, nous traitons des sources des données canadiennes et américaines sur la valeur ajoutée et le nombre d'heures travaillées, selon l'industrie.

Valeur ajoutée

Les données sur la valeur ajoutée proviennent d'une tabulation spéciale de Statistique Canada. Elles correspondent au tableau CANSIM no 379-0023 dans le cas de la valeur ajoutée en dollars historiques et au tableau no 383-0021 dans le cas de la valeur ajoutée réelle. Les estimations de la valeur ajoutée comprennent à la fois les activités privées et les activités non privées, mais pas les revenus de location attribués aux logements occupés par le propriétaire. En vue de les rendre comparables aux données américaines, les données originales sur la valeur ajoutée aux prix de base ont été converties en données sur la valeur ajoutée au coût des facteurs, à partir de données sur les taxes indirectes nettes sur la production tirées de tableaux d'entrées-sorties de Statistique Canada.

En ce qui concerne les États-Unis, les données sur la valeur ajoutée proviennent du U.S. Bureau of Economic Analysis (BEA). En vue de les rendre comparables aux données canadiennes, elles ont subi deux ajustements. D'abord, les revenus de location attribués aux logements occupés par le propriétaire ont été exclus. Ensuite, la valeur ajoutée aux prix du marché a été convertie en valeur ajoutée au coût des facteurs à partir de données sur les taxes indirectes nettes sur les produits et la production, elles aussi fournies par le BEA.

Heures travaillées

Pour le Canada comme pour les États-Unis, les données sur les heures travaillées selon l'industrie comprennent les heures travaillées pour l'ensemble des emplois, qu'ils relèvent d'activités privées ou non privées. Les données canadiennes proviennent d'une tabulation spéciale de Statistique Canada correspondant aux données du tableau CANSIM no 383-0009. Les données américaines proviennent du Bureau of Labor Statistics.


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Tableaux

Tableau 1 : Part des heures travaillées dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (pourcentage)

Tableau 1 : Part des heures travaillées dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (pourcentage)
secteur Canada États-Unis
1987 2000 2008 1987 2000 2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 6,0 3,9 2,8 4,1 2,8 2,7
Extraction minière 1,5 1,3 1,7 0,9 0,5 0,7
Extraction de pétrole et de gaz 0,4 0,3 0,5 0,2 0,1 0,1
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 1,0 1,0 1,1 0,6 0,4 0,6
Services publics 0,9 0,8 0,9 0,8 0,6 0,5
Construction 7,7 6,8 9,1 7,0 7,5 7,7
Fabrication 18,6 15,9 12,3 20,7 16,4 12,7
Produits en bois 1,2 1,1 0,8 0,7 0,6 0,4
Produits minéraux non métalliques 0,6 0,5 0,5 0,6 0,5 0,5
Première transformation des métaux 1,1 0,8 0,5 0,8 0,6 0,4
Produits métalliques 1,3 1,5 1,3 1,9 1,7 1,4
Machines 1,1 1,1 0,9 1,6 1,4 1,1
Produits informatiques et électroniques 0,9 0,8 0,6 2,4 1,7 1,2
Matériels et appareils électriques 0,6 0,4 0,3 0,8 0,6 0,4
Matériel de transport 2,1 1,9 1,4 2,6 2,0 1,5
Meubles et produits connexes 1,3 1,3 1,0 1,5 1,3 1,1
Aliments, boissons et produits du tabac 2,6 1,9 1,6 1,9 1,6 1,6
Usines de textiles et de produits textiles 0,5 0,4 0,2 0,9 0,6 0,3
Vêtements et cuir 1,3 0,8 0,4 1,2 0,5 0,2
Produits du papier et impression 2,0 1,5 1,2 1,6 1,3 1,0
Produits du pétrole et du charbon 0,2 0,1 0,2 0,2 0,1 0,1
Produits chimiques 1,0 0,7 0,7 1,2 0,9 0,8
Produits en caoutchouc et en plastique 0,8 1,0 0,8 0,9 0,9 0,7
Services 65,4 71,4 73,3 66,4 72,2 75,7
Commerce de gros 5,6 6,3 6,0 5,8 5,4 5,3
Commerce de détail 12,0 11,0 10,9 12,6 11,8 11,4
Transport et entreposage 5,8 5,8 5,9 4,6 4,9 4,8
Industrie de l'information 2,3 2,7 2,6 2,8 3,3 2,6
FASI et gestion de sociétés 6,6 6,7 7,2 9,1 8,4 8,9
Services professionnels et services aux entreprises 4,3 6,3 6,9 5,2 6,5 7,2
Services administratifs et gestion des déchets 2,7 4,0 5,0 4,3 6,8 6,8
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale 11,6 14,5 14,8 9,5 12,1 14,8
Arts, spectacles et loisirs 1,2 1,7 1,9 1,0 1,3 1,4
Hébergement et services de restauration 6,9 6,7 6,1 6,5 6,6 7,2
Autres services, sauf administrations publiques 6,3 5,7 5,9 4,9 5,1 5,3
Secteur des entreprises 100 100 100 100 100 100
 

Tableau 2 : Contribution à la croissance des heures travaillées dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (points de pourcentage par année)

Tableau 2 : Contribution à la croissance des heures travaillées dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (points de pourcentage par année)
  Canada États-Unis
1987-2000 2000-2008 1987-2008 1987-2000 2000-2008 1987-2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse −0,08 −0,10 −0,09 −0,05 −0,01 −0,03
Extraction minière 0,01 0,07 0,03 −0,01 0,02 0,00
Extraction de pétrole et de gaz −0,01 0,04 0,01 −0,01 0,00 −0,00
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 0,01 0,04 0,02 −0,01 0,02 0,00
Services publics 0,01 0,02 0,01 −0,01 −0,00 −0,01
Construction 0,05 0,41 0,18 0,16 0,03 0,11
Fabrication 0,06 −0,24 −0,05 −0,01 −0,47 −0,18
Produits en bois 0,01 −0,03 −0,00 0,00 −0,02 −0,01
Produits minéraux non métalliques −0,01 0,01 −0,00 0,00 −0,01 −0,00
Première transformation des métaux −0,01 −0,02 −0,01 −0,00 −0,03 −0,01
Produits métalliques 0,04 −0,01 0,02 0,02 −0,03 −0,00
Machines 0,02 −0,01 0,01 0,01 −0,03 −0,01
Produits informatiques et électroniques 0,01 −0,02 0,00 −0,01 −0,07 −0,04
Matériels et appareils électriques −0,01 −0,01 −0,01 −0,01 −0,02 −0,01
Matériel de transport 0,02 −0,04 −0,00 −0,00 −0,06 −0,03
Meubles et produits connexes 0,02 −0,02 0,01 0,01 −0,03 −0,01
Aliments, boissons et produits du tabac −0,01 −0,01 −0,01 0,01 −0,01 0,00
Usines de textiles et de produits textiles −0,01 −0,02 −0,01 −0,01 −0,04 −0,02
Vêtements et cuir −0,02 −0,04 −0,03 −0,04 −0,03 −0,04
Produits du papier et impression −0,01 −0,02 −0,02 0,00 −0,05 −0,02
Produits du pétrole et du charbon −0,00 0,01 0,00 −0,00 −0,00 −0,00
Produits chimiques −0,01 0,01 −0,00 0,00 −0,02 −0,01
Produits en caoutchouc et en plastique 0,03 −0,01 0,01 0,01 −0,02 −0,00
Services 1,62 1,33 1,51 1,70 0,46 1,22
Commerce de gros 0,15 0,05 0,12 0,07 −0,01 0,04
Commerce de détail 0,12 0,15 0,13 0,15 −0,05 0,08
Transport et entreposage 0,09 0,10 0,10 0,11 −0,01 0,06
Industrie de l'information 0,07 0,02 0,05 0,09 −0,08 0,03
FASI et gestion de sociétés 0,12 0,18 0,14 0,10 0,06 0,09
Services professionnels et services aux entreprises 0,24 0,17 0,22 0,20 0,09 0,16
Services administratifs et gestion des déchets 0,15 0,20 0,17 0,29 0,00 0,18
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale 0,46 0,25 0,38 0,40 0,35 0,38
Arts, spectacles et loisirs 0,06 0,06 0,06 0,05 0,01 0,03
Hébergement et services de restauration 0,10 0,02 0,07 0,12 0,07 0,10
Autres services, sauf administrations publiques 0,05 0,11 0,08 0,10 0,02 0,07
Secteur des entreprises 1,66 1,49 1,60 1,78 0,02 1,11
 

Tableau 3 : Part de la valeur nominale ajoutée dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (pourcentage)

Tableau 3 : Part de la valeur nominale ajoutée dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (pourcentage)
  Canada États-Unis
1987 2000 2008 1987 2000 2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 3,5 2,6 1,9 2,5 1,5 1,6
Extraction minière 5,6 7,2 11,8 2,0 1,3 2,5
Extraction de pétrole et de gaz 3,4 5,6 9,1 1,1 0,8 1,6
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 2,3 1,6 2,7 0,8 0,5 0,9
Services publics 3,6 3,1 2,7 2,6 1,9 1,9
Construction 7,5 5,7 7,7 6,3 6,2 6,0
Fabrication 20,6 22,0 13,6 22,1 18,5 15,3
Produits en bois 1,1 1,4 0,6 0,5 0,4 0,2
Produits minéraux non métalliques 0,8 0,5 0,5 0,6 0,6 0,4
Première transformation des métaux 1,6 1,4 1,1 0,8 0,6 0,5
Produits métalliques 1,3 1,6 1,2 1,8 1,6 1,3
Machines 1,1 1,5 1,1 1,8 1,5 1,1
Produits informatiques et électroniques 1,0 1,4 0,6 2,2 2,3 1,8
Matériels et appareils électriques 0,7 0,5 0,3 0,8 0,6 0,5
Matériel de transport 2,4 3,9 1,6 3,3 2,4 1,7
Meubles et produits connexes 0,8 1,1 0,8 1,2 1,2 1,0
Aliments, boissons et produits du tabac 3,0 2,5 2,2 2,2 2,0 1,6
Usines de textiles et de produits textiles 0,4 0,3 0,1 0,6 0,4 0,2
Vêtements et cuir 0,8 0,6 0,1 0,6 0,3 0,1
Produits du papier et impression 2,7 2,3 1,2 1,8 1,3 0,9
Produits du pétrole et du charbon 0,3 0,3 0,5 0,8 0,6 1,4
Produits chimiques 1,9 1,6 1,2 2,1 2,0 2,0
Produits en caoutchouc et en plastique 0,8 1,1 0,6 0,9 0,9 0,6
Services 59,2 59,4 62,3 64,5 70,6 72,8
Commerce de gros 6,0 5,9 6,3 6,4 6,5 6,1
Commerce de détail 7,3 5,9 6,2 8,6 7,4 6,4
Transport et entreposage 6,2 5,3 5,1 4,2 3,8 3,6
Industrie de l'information 3,6 3,9 4,1 4,9 5,2 5,5
FASI et gestion de sociétés 10,8 11,6 12,2 15,8 18,2 19,0
Services professionnels et services aux entreprises 3,2 5,2 5,7 6,5 8,7 9,9
Services administratifs et gestion des déchets 2,0 2,4 3,0 2,4 3,7 3,9
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale 13,5 12,7 13,4 8,0 8,9 10,5
Arts, spectacles et loisirs 0,9 1,0 1,0 0,9 1,2 1,2
Hébergement et services de restauration 2,8 2,7 2,5 3,2 3,3 3,4
Autres services, sauf administrations publiques 2,9 2,8 3,0 3,6 3,6 3,3
Secteur des entreprises 100 100 100 100 100 100
 

Tableau 4 : Croissance annuelle de la valeur ajoutée réelle dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (pourcentage)

Tableau 4 : Croissance annuelle de la valeur ajoutée réelle dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (pourcentage)
  Canada États-Unis
1987-2000 2000-2008 1987-2008 1987-2000 2000-2008 1987-2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 1,9 0,1 1,2 3,3 1,7 2,7
Extraction minière 2,6 1,0 2,0 −0,7 -1,6 -1,1
Extraction de pétrole et de gaz 3,3 1,0 2,4 −4,0 −1,6 −3,1
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 1,7 2,1 1,8 3,7 −0,8 2,0
Services publics 1,3 2,1 1,6 2,7 −0,3 1,5
Construction 0,9 4,8 2,4 2,0 -2,1 0,4
Fabrication 3,8 −0,8 2,0 4,0 2,1 3,3
Produits en bois 3,4 −1,2 1,6 −0,7 1,1 0,0
Produits minéraux non métalliques 0,9 1,9 1,3 3,2 −2,1 1,2
Première transformation des métaux 3,7 1,0 2,7 2,4 −4,9 −0,4
Produits métalliques 4,4 −0,6 2,5 2,4 −0,2 1,4
Machines 4,7 0,5 3,1 1,5 1,3 1,4
Produits informatiques et électroniques 11,9 −4,1 5,8 25,2 16,7 21,9
Matériels et appareils électriques 2,0 −4,1 −0,3 2,0 1,2 1,7
Matériel de transport 6,4 −2,0 3,2 0,9 2,5 1,5
Meubles et produits connexes 5,1 −0,7 2,9 3,7 1,5 2,8
Aliments, boissons et produits du tabac 1,1 0,4 0,8 1,6 1,0 1,4
Usines de textiles et de produits textiles 0,6 −7,1 −2,3 1,6 −5,2 −1,0
Vêtements et cuir 0,3 −10,9 −4,0 −1,6 −3,6 −2,4
Produits du papier et impression 1,1 −2,2 −0,1 0,6 −1,1 −0,1
Produits du pétrole et du charbon 3,7 0,3 2,4 4,0 8,2 5,6
Produits chimiques 2,9 1,0 2,2 2,1 1,4 1,8
Produits en caoutchouc et en plastique 6,3 −1,7 3,2 5,0 −0,8 2,8
Services 3,0 3,3 3,1 3,9 2,6 3,4
Commerce de gros 4,8 4,3 4,6 5,8 3,1 4,7
Commerce de détail 2,6 4,8 3,4 4,7 0,9 3,2
Transport et entreposage 2,7 1,8 2,4 4,6 2,7 3,8
Industrie de l'information 5,8 3,9 5,1 5,4 6,6 5,9
FASI et gestion de sociétés 3,4 3,8 3,5 3,6 2,4 3,1
Services professionnels et services aux entreprises 6,2 3,0 5,0 4,1 3,2 3,8
Services administratifs et gestion des déchets 3,8 4,7 4,2 5,7 3,1 4,7
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale 1,1 2,3 1,6 1,7 2,9 2,2
Arts, spectacles et loisirs 2,2 2,4 2,3 4,7 1,1 3,3
Hébergement et services de restauration 2,0 1,4 1,8 2,7 1,5 2,3
Autres services, sauf administrations publiques 1,7 3,2 2,3 1,6 −0,8 0,7
Secteur des entreprises 2,9 2,3 2,7 3,6 2,0 3,0
 

Tableau 5 : Prix de la valeur ajoutée réelle dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (1987 = 100)

Tableau 5 : Prix de la valeur ajoutée réelle dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (1987 = 100)
  Canada États-Unis
1987 2000 2008 1987 2000 2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 100 85,5 75,9 100 64,9 71,6
Extraction minière 100 132,9 242,6 100 116,6 316,6
Extraction de pétrole et de gaz 100 156,6 286,9 100 196,7 581,6
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 100 85,3 143,1 100 62,5 144,0
Services publics 100 106,3 94,7 100 81,2 98,9
Construction 100 99,3 110,1 100 122,0 163,2
Fabrication 100 95,9 76,0 100 79,5 65,5
Produits en bois 100 120,2 68,5 100 125,8 89,6
Produits minéraux non métalliques 100 92,5 87,5 100 96,0 90,6
Première transformation des métaux 100 77,3 71,4 100 85,4 136,9
Produits métalliques 100 107,6 101,3 100 102,5 97,3
Machines 100 115,1 98,4 100 108,5 91,6
Produits informatiques et électroniques 100 47,1 37,0 100 9,9 2,8
Matériels et appareils électriques 100 91,1 83,0 100 93,4 80,9
Matériel de transport 100 108,7 62,1 100 103,3 70,1
Meubles et produits connexes 100 101,3 99,2 100 103,5 90,7
Aliments, boissons et produits du tabac 100 105,2 105,2 100 117,8 103,4
Usines de textiles et de produits textiles 100 106,3 96,3 100 79,3 66,3
Vêtements et cuir 100 104,5 85,4 100 90,1 65,6
Produits du papier et impression 100 110,8 78,8 100 114,3 97,4
Produits du pétrole et du charbon 100 121,1 215,5 100 86,5 146,5
Produits chimiques 100 82,9 67,7 100 116,0 123,8
Produits en caoutchouc et en plastique 100 89,5 72,5 100 81,4 75,3
Services 100 99,0 96,4 100 106,1 104,6
Commerce de gros 100 77,3 70,4 100 77,9 67,9
Commerce de détail 100 83,7 72,4 100 75,6 71,8
Transport et entreposage 100 88,5 88,5 100 81,7 74,3
Industrie de l'information 100 76,3 69,8 100 85,0 64,5
FASI et gestion de sociétés 100 100,5 94,3 100 115,6 118,1
Services professionnels et services aux entreprises 100 110,3 114,7 100 125,8 130,3
Services administratifs et gestion des déchets 100 111,6 115,4 100 120,1 114,8
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale 100 117,7 124,2 100 141,6 155,5
Arts, spectacles et loisirs 100 135,2 132,3 100 122,9 128,4
Hébergement et services de restauration 100 107,9 105,5 100 117,7 123,8
Autres services, sauf administrations publiques 100 111,0 110,5 100 128,4 148,5
Secteur des entreprises 100 100 100 100 100 100
 

Tableau 6 : Contribution à la croissance annuelle du PIB réel dans le secteur canadien des entreprises, selon l'industrie (points de pourcentage)

Tableau 6 : Contribution à la croissance annuelle du PIB réel dans le secteur canadien des entreprises, selon l'industrie (points de pourcentage)
  Effet de quantité Effet de prix Total
1987-2000 2000-2008 1987-2008 1987-2000 2000-2008 1987-2008 1987-2000 2000-2008 1987-2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 0,06 0,00 0,04 −0,04 −0,04 −0,04 0,02 −0,04 0,00
Extraction minière 0,12 0,09 0,11 0,14 0,69 0,35 0,27 0,78 0,46
Extraction de pétrole et de gaz 0,10 0,05 0,08 0,16 0,55 0,31 0,26 0,60 0,39
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 0,02 0,04 0,03 −0,02 0,14 0,04 0,01 0,18 0,07
Services publics 0,05 0,06 0,05 0,02 −0,04 −0,01 0,06 0,02 0,05
Construction 0,04 0,31 0,14 0,00 0,09 0,04 0,04 0,40 0,18
Fabrication 0,74 −0,20 0,38 −0,03 −0,45 −0,19 0,71 −0,65 0,19
Produits en bois 0,05 0,00 0,03 0,02 −0,08 −0,02 0,06 −0,08 0,01
Produits minéraux non métalliques 0,00 0,01 0,01 0,00 0,00 0,00 0,00 0,01 0,00
Première transformation des métaux 0,05 0,01 0,03 −0,03 −0,01 −0,02 0,02 0,00 0,01
Produits métalliques 0,06 −0,01 0,03 0,01 −0,01 0,00 0,06 −0,02 0,03
Machines 0,06 0,01 0,04 0,01 −0,02 0,00 0,07 −0,02 0,04
Produits informatiques et électroniques 0,13 −0,06 0,06 −0,07 −0,02 −0,05 0,06 −0,09 0,00
Matériels et appareils électriques 0,01 −0,02 0,00 0,00 0,00 0,00 0,00 −0,02 −0,01
Matériel de transport 0,19 −0,05 0,10 0,03 −0,18 −0,05 0,21 −0,23 0,04
Meubles et produits connexes 0,04 −0,01 0,02 0,00 0,00 0,00 0,04 −0,01 0,02
Aliments, boissons et produits du tabac 0,03 0,01 0,02 0,01 0,00 0,01 0,04 0,01 0,03
Usines de textiles et de produits textiles 0,00 −0,02 −0,01 0,00 0,00 0,00 0,00 −0,02 −0,01
Vêtements et cuir 0,00 −0,04 −0,01 0,00 −0,01 0,00 0,00 −0,04 −0,02
Produits du papier et impression 0,02 −0,03 0,00 0,02 −0,08 −0,02 0,04 −0,11 −0,02
Produits du pétrole et du charbon 0,00 0,00 0,00 0,01 0,03 0,02 0,01 0,03 0,02
Produits chimiques 0,05 0,02 0,04 −0,02 −0,04 −0,03 0,03 −0,02 0,01
Produits en caoutchouc et en plastique 0,06 −0,01 0,03 −0,01 −0,02 −0,01 0,05 −0,03 0,02
Services 1,85 2,00 1,91 −0,08 −0,22 −0,13 1,77 1,78 1,77
Commerce de gros 0,30 0,26 0,28 −0,13 −0,07 −0,11 0,17 0,19 0,18
Commerce de détail 0,17 0,30 0,22 −0,10 −0,12 −0,10 0,07 0,18 0,11
Transport et entreposage 0,16 0,10 0,13 −0,06 0,00 −0,04 0,10 0,10 0,10
Industrie de l'information 0,22 0,16 0,20 −0,09 −0,05 −0,07 0,14 0,11 0,13
FASI et gestion de sociétés 0,40 0,45 0,42 0,00 −0,10 −0,04 0,39 0,35 0,38
Services professionnels et services aux entreprises 0,26 0,16 0,22 0,02 0,03 0,02 0,28 0,19 0,24
Services administratifs et gestion des déchets 0,08 0,13 0,10 0,02 0,01 0,02 0,10 0,14 0,12
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale 0,15 0,30 0,20 0,19 0,09 0,15 0,34 0,38 0,36
Arts, spectacles et loisirs 0,02 0,03 0,02 0,02 0,00 0,01 0,04 0,02 0,04
Hébergement et services de restauration 0,05 0,04 0,05 0,02 −0,01 0,01 0,07 0,03 0,06
Autres services, sauf administrations publiques 0,05 0,09 0,06 0,02 0,00 0,01 0,07 0,09 0,08
Secteur des entreprises 2,86 2,27 2,63 0,02 0,03 0,02 2,87 2,30 2,65
 

Tableau 7 : Contribution à la croissance annuelle du PIB réel dans le secteur américain des entreprises, selon l'industrie (points de pourcentage)

Tableau 7 : Contribution à la croissance annuelle du PIB réel dans le secteur américain des entreprises, selon l'industrie (points de pourcentage)
  Effet de quantité Effet de prix Total
1987-2000 2000-2008 1987-2008 1987-2000 2000-2008 1987-2008 1987-2000 2000-2008 1987-2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 0,05 0,03 0,04 −0,06 0,01 −0,03 −0,01 0,04 0,01
Extraction minière 0,00 −0,02 −0,01 0,00 0,21 0,08 0,00 0,19 0,07
Extraction de pétrole et de gaz −0,02 −0,02 −0,02 0,02 0,14 0,07 0,00 0,13 0,05
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 0,02 0,00 0,01 −0,02 0,06 0,01 0,00 0,06 0,02
Services publics 0,06 −0,01 0,04 −0,04 0,04 −0,01 0,02 0,04 0,03
Construction 0,11 −0,14 0,02 0,09 0,23 0,15 0,20 0,10 0,16
Fabrication 0,87 0,36 0,67 −0,41 −0,43 −0,42 0,45 −0,07 0,25
Produits en bois 0,00 0,00 0,00 0,01 −0,01 0,00 0,00 −0,01 0,00
Produits minéraux non métalliques 0,02 −0,01 0,01 0,00 0,00 0,00 0,02 −0,01 0,00
Première transformation des métaux 0,02 −0,03 0,00 −0,01 0,03 0,01 0,01 0,00 0,01
Produits métalliques 0,04 −0,01 0,02 0,00 −0,01 0,00 0,04 −0,02 0,02
Machines 0,02 0,01 0,02 0,01 −0,02 0,00 0,03 −0,02 0,01
Produits informatiques et électroniques 0,54 0,29 0,45 −0,45 −0,31 −0,40 0,09 −0,02 0,05
Matériels et appareils électriques 0,01 0,00 0,01 0,00 −0,01 −0,01 0,01 −0,01 0,00
Matériel de transport 0,02 0,05 0,03 0,00 −0,10 −0,04 0,02 −0,05 0,00
Meubles et produits connexes 0,04 0,02 0,03 0,00 −0,02 −0,01 0,05 0,00 0,03
Aliments, boissons et produits du tabac 0,03 0,01 0,03 0,03 −0,03 0,00 0,06 −0,02 0,03
Usines de textiles et de produits textiles 0,01 −0,02 0,00 −0,01 −0,01 −0,01 0,00 −0,02 −0,01
Vêtements et cuir −0,01 −0,01 −0,01 0,00 −0,01 −0,01 −0,01 −0,02 −0,01
Produits du papier et impression 0,01 −0,01 0,00 0,01 −0,02 0,00 0,02 −0,04 0,00
Produits du pétrole et du charbon 0,02 0,04 0,03 −0,01 0,09 0,03 0,01 0,13 0,05
Produits chimiques 0,05 0,02 0,04 0,03 0,01 0,02 0,07 0,04 0,06
Produits en caoutchouc et en plastique 0,04 −0,01 0,02 −0,01 −0,01 −0,01 0,03 −0,02 0,01
Services 2,63 1,88 2,34 0,31 −0,14 0,14 2,94 1,74 2,48
Commerce de gros 0,38 0,19 0,30 −0,14 −0,11 −0,13 0,24 0,08 0,18
Commerce de détail 0,38 0,07 0,26 −0,18 −0,05 −0,13 0,20 0,02 0,13
Transport et entreposage 0,18 0,10 0,15 −0,06 −0,05 −0,06 0,12 0,05 0,09
Industrie de l'information 0,28 0,37 0,31 −0,07 −0,21 −0,12 0,21 0,16 0,19
FASI et gestion de sociétés 0,59 0,44 0,53 0,19 0,05 0,14 0,78 0,49 0,67
Services professionnels et services aux entreprises 0,31 0,29 0,30 0,14 0,04 0,10 0,45 0,33 0,41
Services administratifs et gestion des déchets 0,17 0,12 0,15 0,05 −0,02 0,02 0,22 0,09 0,17
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale 0,15 0,28 0,20 0,25 0,12 0,20 0,40 0,40 0,40
Arts, spectacles et loisirs 0,05 0,01 0,03 0,02 0,01 0,01 0,07 0,02 0,05
Hébergement et services de restauration 0,09 0,05 0,07 0,04 0,02 0,03 0,13 0,07 0,11
Autres services, sauf administrations publiques 0,06 −0,03 0,02 0,07 0,06 0,07 0,13 0,03 0,09
Secteur des entreprises 3,72 2,10 3,10 −0,12 −0,07 −0,10 3,60 2,03 3,00
 

Tableau 8 : Croissance annuelle de la productivité du travail dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (pourcentage)

Tableau 8 : Croissance annuelle de la productivité du travail dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (pourcentage)
  Canada États-Unis
1987 2000 2008 1987 2000 2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 3,60 3,02 3,38 4,77 2,36 3,85
Extraction minière 2,28 -3,76 −0,02 1,36 -5,35 -1,19
Extraction de pétrole et de gaz 5,07 −7,26 0,37 −0,22 −4,54 −1,86
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 0,57 −1,32 −0,15 5,34 −4,82 1,47
Services publics 0,40 −0,66 0,00 3,98 0,46 2,64
Construction 0,12 −0,42 −0,08 −0,34 -2,36 -1,11
Fabrication 3,26 0,88 2,36 4,09 5,42 4,59
Produits en bois 2,08 1,39 1,82 −1,33 5,64 1,33
Produits minéraux non métalliques 1,58 0,16 1,04 2,76 −0,20 1,63
Première transformation des métaux 4,76 4,11 4,51 2,77 0,00 1,71
Produits métalliques 1,28 0,16 0,85 1,36 1,69 1,49
Machines 2,85 1,82 2,46 0,83 3,78 1,95
Produits informatiques et électroniques 10,18 −2,08 5,51 25,77 22,38 24,48
Matériels et appareils électriques 3,92 −1,98 1,67 2,83 5,39 3,80
Matériel de transport 5,22 0,41 3,39 1,02 5,99 2,92
Meubles et produits connexes 2,80 1,35 2,24 2,76 4,35 3,37
Aliments, boissons et produits du tabac 1,72 1,05 1,46 1,01 1,44 1,18
Usines de textiles et de produits textiles 1,60 −1,70 0,34 3,32 3,34 3,32
Vêtements et cuir 2,34 −3,94 −0,05 3,54 6,72 4,75
Produits du papier et impression 1,72 −0,62 0,83 0,42 3,10 1,44
Produits du pétrole et du charbon 4,00 −2,60 1,49 6,21 8,39 7,04
Produits chimiques 3,98 0,07 2,49 2,10 3,24 2,53
Produits en caoutchouc et en plastique 2,72 −0,50 1,49 3,44 2,30 3,00
Services 0,62 1,40 0,91 1,38 1,98 1,61
Commerce de gros 2,23 3,41 2,68 4,49 3,32 4,04
Commerce de détail 1,58 3,40 2,27 3,38 1,26 2,57
Transport et entreposage 1,06 0,07 0,68 2,33 2,86 2,53
Industrie de l'information 2,78 3,02 2,87 2,25 9,56 5,04
FASI et gestion de sociétés 1,62 1,20 1,46 2,34 1,71 2,10
Services professionnels et services aux entreprises 1,29 0,34 0,92 0,57 1,86 1,06
Services administratifs et gestion des déchets −0,79 0,22 −0,40 0,26 3,11 1,35
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale −2,15 0,54 −1,13 −1,90 0,24 −1,08
Arts, spectacles et loisirs −1,92 −0,85 −1,52 0,72 0,42 0,60
Hébergement et services de restauration 0,50 1,05 0,71 0,88 0,48 0,73
Autres services, sauf administrations publiques 0,74 1,27 0,94 −0,44 −1,14 −0,71
Secteur des entreprises 1,18 0,79 1,04 1,79 2,02 1,88
 

Tableau 9 : Productivité du travail relative dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (Secteur des entreprises = 100)

Tableau 9 : Productivité du travail relative dans le secteur des entreprises, selon l'industrie (Secteur des entreprises = 100)
  Canada  États-Unis
1987 2000 2008 1987 2000 2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 57,9 77,3 91,0 60,7 81,7 81,3
Extraction minière 379,1 425,3 289,4 228,2 211,7 111,1
Extraction de pétrole et de gaz 771,8 1220,9 593,1 483,8 348,6 190,0
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 214,7 194,8 163,1 130,3 199,9 110,3
Services publics 424,5 376,9 333,6 311,9 407,1 356,4
Construction 97,4 84,9 76,8 90,1 68,4 47,9
Fabrication 111,0 144,3 145,2 106,5 142,1 184,1
Produits en bois 97,4 107,9 111,0 76,9 50,2 65,3
Produits minéraux non métalliques 125,5 129,8 122,8 97,7 108,3 89,5
Première transformation des métaux 146,1 228,0 293,1 100,9 113,3 93,0
Produits métalliques 99,3 99,4 94,0 99,5 93,5 90,8
Machines 93,0 111,7 120,5 109,9 95,6 109,4
Produits informatiques et électroniques 120,2 346,7 251,7 90,6 1309,4 5442,6
Matériels et appareils électriques 105,5 144,2 112,3 99,6 112,5 144,1
Matériel de transport 118,5 193,9 185,8 129,7 116,8 157,5
Meubles et produits connexes  64,5 78,3 81,4 79,2 89,5 106,7
Aliments, boissons et produits du tabac 116,6 123,8 125,9 116,7 103,8 97,9
Usines de textiles et de produits textiles 79,2 82,6 66,9 67,7 81,9 82,0
Vêtements et cuir 58,5 66,8 44,1 54,0 67,1 95,5
Produits du papier et impression 130,3 139,1 123,9 106,7 88,6 95,7
Produits du pétrole et du charbon 144,8 182,4 130,2 425,1 559,4 816,3
Produits chimiques 186,3 262,2 245,9 178,6 184,0 196,9
Produits en caoutchouc et en plastique 100,8 121,4 109,0 97,4 119,0 119,5
Services 90,5 84,1 88,2 97,1 92,2 91,9
Commerce de gros 106,3 120,4 147,4 110,1 153,2 168,9
Commerce de détail 61,0 63,7 78,1 68,6 83,7 78,6
Transport et entreposage 105,9 103,7 97,7 89,6 95,9 102,2
Industrie de l'information 156,6 189,8 225,0 177,0 185,4 324,6
FASI et gestion de sociétés 164,9 172,9 178,2 174,1 186,4 181,6
Services professionnels et services aux entreprises  74,7 74,7 72,0 124,8 106,3 105,0
Services administratifs et gestion des déchets 72,9 54,5 52,0 55,7 45,7 49,5
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale 115,6 74,3 72,8 84,6 52,3 45,4
Arts, spectacles et loisirs 70,4 46,5 40,5 85,3 73,5 64,3
Hébergement et services de restauration 41,1 37,4 38,1 48,3 42,9 38,0
Autres services, sauf administrations publiques 46,6 43,8 45,4 73,1 54,7 42,3
Secteur des entreprises 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0 100,0
 

Tableau 10 : Taille relativeNote de bas de page * des industries dans le secteur des entreprises (secteur des entreprises = 100)

Tableau 10 : Taille relative des industries dans le secteur des entreprises (secteur des entreprises = 100)
  Canada États-Unis
1987 2000 2008 1987 2000 2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 6,0 3,4 2,1 4,1 1,8 1,9
Extraction minière 1,5 1,7 4,1 0,9 0,6 2,3
Extraction de pétrole et de gaz 0,4 0,5 1,5 0,2 0,2 0,8
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 1,0 0,8 1,6 0,6 0,3 0,8
Services publics 0,9 0,8 0,8 0,8 0,5 0,5
Construction 7,7 6,7 10,0 7,0 9,1 12,5
Fabrication 18,6 15,2 9,3 20,7 13,0 8,3
Produits en bois 1,2 1,3 0,5 0,7 0,7 0,4
Produits minéraux non métalliques 0,6 0,4 0,4 0,6 0,5 0,4
Première transformation des métaux 1,1 0,6 0,4 0,8 0,5 0,6
Produits métalliques 1,3 1,6 1,3 1,9 1,7 1,4
Machines 1,1 1,3 0,9 1,6 1,5 1,0
Produits informatiques et électroniques 0,9 0,4 0,2 2,4 0,2 0,0
Matériels et appareils électriques 0,6 0,4 0,2 0,8 0,5 0,3
Matériel de transport 2,1 2,0 0,8 2,6 2,1 1,1
Meubles et produits connexes 1,3 1,4 1,0 1,5 1,4 1,0
Aliments, boissons et produits du tabac 2,6 2,0 1,7 1,9 1,9 1,6
Usines de textiles et de produits textiles 0,5 0,4 0,2 0,9 0,4 0,2
Vêtements et cuir 1,3 0,8 0,3 1,2 0,4 0,1
Produits du papier et impression 2,0 1,7 0,9 1,6 1,5 0,9
Produits du pétrole et du charbon 0,2 0,2 0,4 0,2 0,1 0,2
Produits chimiques 1,0 0,6 0,5 1,2 1,1 1,0
Produits en caoutchouc et en plastique 0,8 0,9 0,6 0,9 0,7 0,5
Services 65,4 70,7 70,7 66,4 76,6 79,2
Commerce de gros 5,6 4,9 4,2 5,8 4,2 3,6
Commerce de détail 12,0 9,2 7,9 12,6 8,9 8,2
Transport et entreposage 5,8 5,1 5,3 4,6 4,0 3,6
Industrie de l'information 2,3 2,1 1,8 2,8 2,8 1,7
FASI et gestion de sociétés 6,6 6,7 6,8 9,1 9,7 10,5
Services professionnels et services aux entreprises 4,3 6,9 7,9 5,2 8,2 9,4
Services administratifs et gestion des déchets 2,7 4,4 5,8 4,3 8,2 7,8
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale 11,6 17,1 18,3 9,5 17,1 23,1
Arts, spectacles et loisirs 1,2 2,2 2,5 1,0 1,7 1,8
Hébergement et services de restauration 6,9 7,2 6,5 6,5 7,8 8,9
Autres services, sauf administrations publiques 6,3 6,3 6,5 4,9 6,6 7,8
 

Tableau 11 : Contribution à la croissance globale de la productivité du travail dans le secteur canadien des entreprises, selon l'industrie (points de pourcentage)

Tableau 11 : Contribution à la croissance globale de la productivité du travail dans le secteur canadien des entreprises, selon l'industrie (points de pourcentage)
  Effet de quantité Effet de prix Total
1987-2000 2000-2008 1987-2008 1987-2000 2000-2008 1987-2008 1987-2000 2000-2008 1987-2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 0,11 0,07 0,09 −0,14 −0,14 −0,14 −0,03 −0,07 −0,05
Extraction minière 0,15 −0,48 −0,09 0,03 1,13 0,45 0,18 0,64 0,36
Extraction de pétrole et de gaz 0,14 −0,45 −0,09 0,07 0,95 0,40 0,21 0,50 0,32
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 0,01 −0,03 −0,01 −0,04 0,18 0,05 −0,03 0,15 0,04
Services publics 0,02 −0,02 0,00 −0,01 0,00 −0,01 0,00 −0,02 −0,01
Construction 0,00 −0,04 −0,01 −0,06 0,34 0,09 −0,06 0,30 0,08
Fabrication 0,65 0,06 0,42 −0,30 −0,97 −0,55 0,35 −0,91 −0,13
Produits en bois 0,03 0,03 0,03 0,01 −0,12 −0,04 0,04 −0,09 −0,01
Produits minéraux non métalliques 0,01 0,00 0,00 −0,02 0,00 −0,01 −0,01 0,00 −0,01
Première transformation des métaux 0,06 0,05 0,06 −0,06 −0,07 −0,07 0,00 −0,02 −0,01
Produits métalliques 0,02 0,00 0,01 0,02 −0,04 0,00 0,04 −0,04 0,01
Machines 0,03 0,02 0,03 0,01 −0,06 −0,01 0,05 −0,04 0,01
Produits informatiques et électroniques 0,11 −0,05 0,05 −0,07 −0,05 −0,06 0,04 −0,09 −0,01
Matériels et appareils électriques 0,02 −0,01 0,01 −0,02 −0,02 −0,02 0,00 −0,03 −0,01
Matériel de transport 0,16 0,01 0,10 0,00 −0,28 −0,11 0,16 −0,27 −0,01
Meubles et produits connexes 0,02 0,01 0,02 0,01 −0,04 −0,01 0,03 −0,02 0,01
Aliments, boissons et produits du tabac 0,05 0,03 0,04 −0,05 −0,05 −0,05 0,00 −0,03 −0,01
Usines de textiles et de produits textiles 0,00 0,00 0,00 −0,01 −0,02 −0,01 0,00 −0,02 −0,01
Vêtements et cuir 0,01 −0,01 0,00 −0,02 −0,04 −0,03 −0,01 −0,05 −0,02
Produits du papier et impression 0,04 −0,01 0,02 −0,03 −0,13 −0,07 0,00 −0,13 −0,05
Produits du pétrole et du charbon 0,00 −0,01 0,00 0,01 0,04 0,02 0,01 0,02 0,01
Produits chimiques 0,07 0,00 0,04 −0,07 −0,04 −0,06 0,00 −0,04 −0,02
Produits en caoutchouc et en plastique 0,02 0,00 0,01 0,01 −0,05 −0,01 0,03 −0,05 0,00
Services 0,31 0,83 0,51 0,43 0,02 0,28 0,75 0,85 0,79
Commerce de gros 0,14 0,21 0,16 −0,07 −0,11 −0,09 0,06 0,09 0,08
Commerce de détail 0,10 0,21 0,14 −0,14 −0,12 −0,13 −0,04 0,09 0,01
Transport et entreposage 0,06 0,00 0,04 −0,06 0,01 −0,03 0,00 0,02 0,01
Industrie de l'information 0,10 0,12 0,11 −0,03 −0,07 −0,05 0,07 0,05 0,06
FASI et gestion de sociétés 0,20 0,14 0,17 0,00 0,03 0,01 0,20 0,17 0,19
Services professionnels et services aux entreprises 0,06 0,02 0,04 0,15 0,09 0,13 0,21 0,11 0,17
Services administratifs et gestion des déchets −0,03 0,01 −0,01 0,09 0,09 0,09 0,06 0,10 0,07
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale −0,33 0,07 −0,18 0,44 0,12 0,32 0,11 0,19 0,14
Arts, spectacles et loisirs −0,02 −0,01 −0,01 0,04 0,02 0,03 0,03 0,01 0,02
Hébergement et services de restauration 0,01 0,03 0,02 0,01 −0,04 −0,01 0,02 −0,01 0,01
Autres services, sauf administrations publiques 0,02 0,04 0,03 0,00 0,01 0,01 0,02 0,05 0,03
Secteur des entreprises 1,24 0,42 0,92 −0,05 0,38 0,11 1,18 0,79 1,04
 

Tableau 12 : Contribution à la croissance globale de la productivité du travail dans le secteur américain des entreprises, selon l'industrie (points de pourcentage)

Tableau 12 : Contribution à la croissance globale de la productivité du travail dans le secteur américain des entreprises, selon l'industrie (points de pourcentage)
  Effet de quantité Effet de prix Total
1987-2000 2000-2008 1987-2008 1987-2000 2000-2008 1987-2008 1987-2000 2000-2008 1987-2008
Agriculture, foresterie, pêche et chasse 0,08 0,04 0,06 −0,13 0,00 −0,08 −0,04 0,04 −0,01
Extraction minière 0,04 −0,08 −0,01 −0,07 0,27 0,06 −0,03 0,19 0,05
Extraction de pétrole et de gaz 0,01 −0,06 −0,02 −0,02 0,18 0,05 −0,01 0,12 0,04
Extraction minière, sauf l'extraction de pétrole et de gaz 0,03 −0,03 0,01 −0,05 0,09 0,01 −0,01 0,06 0,02
Services publics 0,09 0,01 0,06 −0,11 0,03 −0,06 −0,02 0,04 0,00
Construction −0,02 −0,15 −0,07 0,12 0,25 0,17 0,10 0,10 0,10
Fabrication 0,87 0,87 0,87 −0,78 −0,94 −0,84 0,08 −0,08 0,02
Produits en bois 0,00 0,02 0,00 0,00 −0,03 −0,01 0,00 −0,01 −0,01
Produits minéraux non métalliques 0,01 0,00 0,01 −0,01 −0,01 −0,01 0,01 −0,01 0,00
Première transformation des métaux 0,02 0,00 0,01 −0,03 0,01 −0,01 0,00 0,00 0,00
Produits métalliques 0,02 0,02 0,02 −0,01 −0,04 −0,02 0,01 −0,02 0,00
Machines 0,01 0,04 0,02 −0,01 −0,06 −0,03 0,00 −0,02 0,00
Produits informatiques et électroniques 0,55 0,39 0,49 −0,51 −0,41 −0,47 0,05 −0,02 0,02
Matériels et appareils électriques 0,02 0,03 0,02 −0,02 −0,03 −0,03 0,00 0,00 0,00
Matériel de transport 0,02 0,13 0,06 −0,05 −0,18 −0,10 −0,02 −0,05 −0,03
Meubles et produits connexes 0,03 0,05 0,04 −0,01 −0,05 −0,02 0,03 0,00 0,01
Aliments, boissons et produits du tabac 0,02 0,02 0,02 0,00 −0,04 −0,01 0,02 −0,01 0,01
Usines de textiles et de produits textiles 0,02 0,01 0,01 −0,03 −0,03 −0,03 −0,01 −0,02 −0,01
Vêtements et cuir 0,02 0,01 0,02 −0,04 −0,03 −0,03 −0,02 −0,02 −0,02
Produits du papier et impression 0,01 0,03 0,02 −0,01 −0,07 −0,03 0,00 −0,04 −0,02
Produits du pétrole et du charbon 0,03 0,04 0,03 −0,04 0,08 0,01 −0,01 0,12 0,04
Produits chimiques 0,05 0,06 0,05 −0,02 −0,03 −0,02 0,03 0,04 0,03
Produits en caoutchouc et en plastique 0,03 0,02 0,03 −0,02 −0,03 −0,02 0,01 −0,01 0,00
Services 1,04 1,55 1,24 0,66 0,19 0,48 1,70 1,74 1,71
Commerce de gros 0,29 0,21 0,26 −0,17 −0,13 −0,15 0,12 0,08 0,10
Commerce de détail 0,27 0,10 0,21 −0,22 −0,07 −0,17 0,05 0,02 0,04
Transport et entreposage 0,09 0,11 0,10 −0,05 −0,05 −0,05 0,05 0,05 0,05
Industrie de l'information 0,11 0,54 0,27 0,01 −0,38 −0,14 0,11 0,16 0,13
FASI et gestion de sociétés 0,39 0,31 0,36 0,09 0,17 0,12 0,48 0,49 0,48
Services professionnels et services aux entreprises 0,04 0,17 0,09 0,27 0,16 0,23 0,31 0,33 0,32
Services administratifs et gestion des déchets 0,01 0,12 0,05 0,15 −0,02 0,08 0,16 0,09 0,13
Services d'enseignement, soins de santé et assistance sociale −0,17 0,02 −0,10 0,41 0,37 0,39 0,23 0,40 0,30
Arts, spectacles et loisirs 0,01 0,00 0,01 0,04 0,01 0,03 0,05 0,02 0,04
Hébergement et services de restauration 0,03 0,02 0,02 0,04 0,06 0,05 0,07 0,07 0,07
Autres services, sauf administrations publiques −0,02 −0,04 −0,03 0,08 0,07 0,08 0,06 0,03 0,05
Secteur des entreprises 2,11 2,23 2,15 −0,32 −0,20 −0,27 1,79 2,02 1,88

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