Archivé — Document hors-série No 13 : Le perfectionnement des compétences des cadres au Canada

par Keith Newton, Industrie Canada, décembre 1995


Résumé

Les compétences des gestionnaires canadiens sont-elles suffisantes pour leur permettre de relever les défis posés par une économie fondée sur la connaissance? Telle est la question qui figure au coeur de notre étude. Si l'innovation continuelle est le moteur de la croissance et que l'innovation repose sur les connaissances et les idées nouvelles, les ressources humaines revêtent alors une importance cruciale et il nous faut redoubler d'efforts à tous les niveaux du système de perfectionnement des compétences. Les décideurs dans les secteurs public et privé doivent donc entreprendre une évaluation critique du vaste éventail de programmes et de services axés sur l'acquisition de compétences et la création du savoir.

Dans notre étude, nous mettons l'accent sur l'un des segments du système d'acquisition du savoir, c'est-à-dire l'enseignement, la formation et le perfectionnement des cadres. On y examine l'assertion à l'effet qu'il existe des lacunes inquiétantes au niveau des compétences des cadres au Canada. Après une brève description du contexte à l'intérieur duquel se pose ce défi à la compétitivité de l'économie, nous nous penchons sur la question du caractère adéquat des services disponibles. Nous faisons état de données qui donnent à penser que des lacunes existent et nous mettons en relief les problèmes spéciaux auxquels sont confrontées les petites et les moyennes entreprises. Nous examinons les hypothèses selon lesquelles le Canada ne possède pas une culture de la formation et que le perfectionnement des cadres ne fait pas partie intégrante du processus de conduite des affaires au Canada.

Nous passons ensuite à une évaluation plus poussée du marché des produits et des services de perfectionnement des cadres. Nous y faisons état de l'éventail des besoins en services de perfectionnement des cadres et nous évoquons la nécessité de disposer de modules de base, auxquels vient s'ajouter un système d'acquisition permanente de compétences nouvelles, souvent spécialisées et parfois difficiles à trouver. Cette démarche met en relief deux éléments importants.

  • Il existe un vesoin manifest de se doter d'instruments et de services de diagnostic efficaces et accessibles qui permettent d'isoler les domaines où il y a des lacunes.
  • La disponibilité ainsi que la souplesse et la commodité de la prestation d'un produit ou d'un service pertinent sont des éléments importants.

Un examen du vaste éventail de produits, de services et de fournisseurs du côte de l'offre donne à penser que le problème ne se situe pas au niveau de la quantité : il nous faut plutôt considérer des éléments qualitatifs comme la pertinence, l'actualité, la souplesse et les coùts. Nous concluons qu'il n'y a pas de concordance efficiente entre l'offre et la demande sur ce marché complexe. Il s'agit d'un cas classique d'information imparfaite.

Dans la section suivante, nous analysons la question de l'information à partir de données provenant de tout un ensemble de sources. Cet examen débouche directement sur l'orientation stratégique permettant de déterminer la meilleure façon de combler cet écart et d'envisager le rôle de l'État et les principes sur lesquels ce rôle devrait s'appuyer. Nous isolons les domaines possibles où le gouvernement pourrait remplir un rôle de facilitation et nous présentons des recommandations sur la mise en place de mesures précises. Enfin, nous concluons en mettant en relief le rôle des modalités de partenariat et la nécessité d'entreprendre et de poursuivre des recherches afin de renforcer l'infrastructure d'information nécessaire à la gestion du perfectionnement des compétences.

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