Archivé — Sommaires de recherche : Document de travail 2008-01 : Effet des restrictions à l'IDE sur l'investissement direct entrant dans les pays de l'OCDE

par Madanmohan Ghosh, Panagiotis Syntetos et Weimin Wang

Il est généralement admis que les bienfaits de l'investissement direct étranger (IDE) surpassent ses inconvénients. C'est pourquoi attirer l'IDE est devenu essentiel dans la stratégie de développement national de plusieurs économies. La Conférence des Nations Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) souligne dans son World Investment Report (2006) qu'il y a eu changements des politiques relatives à l'IDE dans le monde en 2005, et que la plupart de ces changements facilitaient l'entrée et les activités d'entreprises étrangères. Cependant, l'IDE demeure nettement moins libéralisé que le commerce international des marchandises. De récentes études entreprises par l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) montrent que malgré le déclin considérable des obstacles à l'IDE depuis 1980, les obstacles à l'IDE entrant sont encore répandus dans les pays de l'OCDE. Le Canada fait partie des pays imposant le plus d'obstacles à l'IDE entrant.

L'étude examine les effets des obstacles à l'IDE sur les stocks d'IDE entrant en utilisant des données de panel chronologiques (de 1981 à 2004) de 23 pays de l'OCDE. Les résultats de nos expériences montrent que les obstacles à l'IDE ont bel et bien une incidence importante sur les stocks d'IDE entrant. L'élasticité approximative à court terme des stocks d'IDE relativement aux obstacles à l'IDE se situe entre -0,06 et -0,14 et l'élasticité à long terme, de -0,64 à -1,49. Ceci signifie qu'en réduisant les obstacles à l'IDE, les pays comme le Canada peuvent sensiblement augmenter leurs stocks d'IDE entrant.

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