Les investissements en installations pharmaceutiques au Canada

Vue d'ensemble du marché biopharmaceutique

L’industrie mondiale des pharmaceutiques et des sciences de la vie continue d’évoluer par rapport aux modèles initiaux qui ont alimenté la croissance et soutenu le marché pendant des années. Les sociétés pharmaceutiques multinationales créent moins de ces médicaments-vedettes qui stimulaient la croissance de l’industrie. Ces sociétés se tournent plutôt vers le développement de produits biologiques et d’autres médicaments plus ciblés et nécessitant, pour bon nombre d’entre eux, encore plus de travaux de recherche et de développement. En outre, les brevets de médicaments populaires et rentables, dont les ventes représentent près de 60 milliards de dollars pour leurs fabricants, commencent à expirerNote 1. Ainsi, les manufacturiers de médicaments génériques et d’autres sociétés peuvent créer des médicaments équivalents afin d’accaparer la part de marché de fabricants de produits de marque et de forcer ainsi des sociétés comme Pfizer, Merck et Novartis à concentrer leurs ressources sur la création de stratégies visant à défendre leur part de marché plutôt qu’à l’élargir. Depuis la récession, le marché pharmaceutique canadien a affiché une croissance plus forte que celle du marché mondial, mais cette performance se traduit-elle par des investissements dans l’industrie pharmaceutique au CanadaNote 2?

Figure 1 : Croissance des ventes de produits pharmaceutiques, 2005 à 2012

Figure 1 : Croissance des ventes de produits pharmaceutiques, 2005 à 2012

Source : Economist Intelligence Unit, 2012 Industry Briefing

Description de la figure 1

Le rendement du marché pharmaceutique indique une plus forte croissance au Canada que dans le reste du monde depuis la récession 2008-2009.

Où les sociétés investissent-elles?

Dans le contexte mondial actuel, les processus d’élaboration de produits évoluent et l’on s’attend à ce que les pays établis traditionnels qui ont stimulé la croissance des revenus de l’industrie jouent un rôle moins important dans la croissance du marché mondial des sciences de la vie.

Figure 2 : Endroit et nombre d'investissements dans l'industrie des sciences de la vie 2008–2012

Figure 2 : Endroits et nombre des investissements dans l’industrie des sciences de la vie, 2008 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 2
Endroit et nombre d'investissements dans l'industrie des sciences de la vie 2008–2012
Pays Nombre d’investissements dans l’industrie des sciences de la vie
Canada 20
États-Unis 348
Mexique 24
Irlande 57
Royaume-Uni 57
Pays-Bas 21
France 34
Inde 61
Chine 97

Les sociétés sont en quête de possibilités d’augmenter leurs revenus dans les marchés en forte croissance comme la Chine, l’Inde, le Brésil, la Russie ainsi que le Mexique et l’Afrique du Sud. On s’attend à ce que les grands fabricants de médicaments de marque ciblent davantage leurs ressources afin de profiter de la croissance des produits de marque et génériques dans ces marchésNote 3.

La poursuite de l’intégration des participants du marché sera l’un des résultats importants de la dynamique changeante du marché. Cette intégration est prévue étant donné la nature mondialisée des grands acteurs de l’industrie et leur besoin de consolider leurs filières de développement de moins en moins productives et de diversifier leurs activités en délaissant les produits de marque. Les faibles filières de développement de produits qui caractérisent aujourd’hui l’industrie sont un facteur important de différentes acquisitions. D’autres acquisitions seront motivées par la nécessité d’acquérir une masse critique dans un secteur donné (comme les médicaments génériques), pour un produit donné ou à l’égard d’un type de technologie donné. Par exemple, les fabricants de produits pharmaceutiques pourraient encore se tourner vers des sociétés de biotechnologie afin de renforcer leur capacité en R. et D., surtout à mesure que les lignes de démarcation entre les sociétés de médicaments de marque traditionnelles et les entreprises de biotechnologie s’estompentNote 4. Les fusions et les acquisitions devraient se poursuivre, mais la tendance n’est pas nouvelle pour l’industrie. Il y a eu plus de 1 300 fusions et acquisitions entre 1999 et 2009 totalisant plus de 690 milliards de dollars. L’année 2009 a été la plus lucrative, les fusions et acquisitions ayant dépassé les 147 milliards de dollarsNote 5.

Il serait légitime de s’attendre à ce que cette activité engendre des entités plus grosses ayant des parts de marché plus grandes et une réduction potentielle de la concurrence, mais aucune société n’a jamais eu plus de 7 p. 100 du marché mondial. Depuis 1970, la plupart des fusions importantes de sociétés pharmaceutiques n’ont pas permis à leurs acteurs d’augmenter leur part de marché à long terme puisque le potentiel que représentaient des gammes de produits et des filières de développement de produits plus étendues ou les avantages découlant d’un gain concret de productivité à long terme ne se sont pas matérialisés. Par exemple, GlaxoSmithKline détient actuellement une part de marché combiné plus petite (4,3 %) que celle que ses trois composantes (Glaxo, Wellcome et SmithKline Beecham) détenaient dix ans plus tôtNote 6.

Il n’y a aucun doute qu’en dépit des changements considérables survenus dans l’industrie mondiale des produits pharmaceutiques et des soins de santé, celle-ci poursuivra sa croissance et demeurera un facteur important dans l’économie mondiale. Financial Times, un quotidien économique et commercial mondial de premier plan, suit dans le monde entier les annonces d’investissements de sociétés dans toutes les industries et dans tous les secteurs d’activité au moyen de sa base de données FDI Intelligence (FDI). Les données tirées de FDI pour un groupe de pays sélectionnés révèlent que de janvier 2003 à septembre 2012, près de 2 570 investissements ont été annoncés dans le secteur des sciences de la vie. Ceux-ci totalisaient environ 130 milliards de dollars US dans le monde entier et ont créé plus de 320 600 emploisNote 7. Comme on peut le voir à la figure 3, les investissements et les annonces ont été principalement concentrés dans quelques économies émergentes et marchés établis. Collectivement, les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Royaume-Uni/Irlande et la France ont reçu plus de la moitié de tous les investissements dans des projets à l’échelle mondiale au cours des dix dernières années dans le secteur des sciences de la vie. Malgré un ralentissement global de la production de recettes dans les marchés traditionnellement établis, les États-Unis reçoivent encore davantage d’annonces de projets que tout autre pays, et ce constat est vrai pour chaque année depuis 2007. Au cours des trois dernières années, deux fois plus de projets ont été annoncés aux États-Unis qu’en Chine et en Inde, collectivement.

Figure 3 : Annonces de projets mondiaux dans l'industrie des sciences de la vie par rapport aux investissements en capital 2003 à 2012.

Figure 3 : Annonce mondiale dans l’industrie des sciences de la vie et investissements de capitaux, 2003 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 3

On trouve davantage de montants investis et d’annonces de projets dans bon nombre de pays émergents et de marchés établis. Les États-Unis, la Chine, l’Inde, le Royaume-Uni/l’Irlande et la France ont reçu plus de la moitié des investissements au cours des dix dernières années pour des projets en sciences de la vie.

S’il appert que les États-Unis ont récemment dominé la scène mondiale au chapitre des investissements, une analyse du nombre d’annonces de projets par habitant révèle que le Canada se rapproche des États-Unis. Toutefois, un pays aussi petit que l’Irlande qui a obtenu plusieurs projets au cours des dernières années semble être le plus dominant parmi les pays sélectionnés, comme en témoigne la figure 4.

Figure 4 : Annonces de projets par pays, par millions d’habitants 2003–2012.

Figure 4 : Annonces de projets dans les pays sélectionnés, 2003 à 2012 - par million de population

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 4

Par habitant, l’Irlande a reçu un plus grand nombre de projets en fabrication, en R-D, et en conception, développement et mise à l’essai entre 2003 et 2012.

Il semble que les sociétés investissent moins dans de nouvelles installations et exploitations, malgré une croissance annuelle estimative de 3,5 p. 100 pour l’industrie pharmaceutique mondialeNote 8. Le nombre de projets, les sommes investies et la création d’emplois ont diminué année après année depuis l’atteinte d’un sommet dans les trois catégories en 2009. Après cette date, le nombre de projets annoncés a diminué de près de 20 p. 100 tandis que les capitaux investis et la création d’emplois ont diminué de plus de 30 p. 100 jusqu’à la fin de 2011. La FDI fait état de 161 projets annoncés de janvier à septembre 2012. Si ce rythme se maintient au quatrième trimestre, on estime qu’environ 215 projets seront annoncés pour l’année, soit une baisse de 22,4 p. 100 par rapport à 2011 et de 37,7 p. 100 par rapport à 2009Note 9. Ces indicateurs valident les tendances générales du marché, c’est-à-dire que les exploitations améliorent leur efficacité et nécessitent moins d’investissement pour une plus forte productivité.

Globalement, les investissements importants dans les sciences de la vie qui créent au moins 100 emplois sont plus rares. En 2011, le nombre de grands projets a diminué de 19 p. 100 par rapport à 2010. Dans les trois premiers trimestres de 2012, 62 grands projets ont été annoncés, ce qui permet d’extrapoler que l’année se terminera avec moins de 100 annonces de grands projets pour la première fois depuis 2007Note 10.

Figure 5 : Annonces de grands projets, 2007 à 2012

Figure 5 : Annonces de grands projets, 2007 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 5
Annonces de grands projets, 2007 à 2012
Année Projets annoncés Variation en pourcentage
2007 97 0
2008 101 4,10%
2009 136 34,70%
2010 136 0,00%
2011 110 -19,10%
2012 62 -43,60%

Deux tendances sont susceptibles d’entraîner une baisse des investissements. Les revenus annuels ont peu augmenté ou ont diminué sur les deux ou trois dernières années pour un groupe de sociétés sélectionnéesNote 11. La baisse des revenus pourrait faire en sorte que ces sociétés investissent moins de ressources dans leurs installations, tant existantes que nouvelles.

Ce repli des investissements pourrait aussi être un signe que les sociétés tentent d’améliorer leur productivité globale et d’utiliser les ressources disponibles pour alimenter leur croissance future. Il concorde aussi avec les réponses générales concernant les éléments sur lesquels les sociétés se fondent pour choisir les endroits où investir. Ces décisions sont déterminées par plusieurs coûts financiers et d’opportunité connexes, en particulier le fait d’avoir accès à une main-d’œuvre qualifiée et à des marchés en forte croissance de même que la possibilité de fonctionner dans un environnement à faible coûtNote 12. Ce constat met en lumière le fait que les marchés émergents continueront de jouer un rôle de plus en plus important dans la croissance du secteur des sciences de la vie en offrant des environnements à coût réduit et une main-d’œuvre de plus en plus compétente.

Comment les sociétés investissent-elles?

De façon générale, nous pouvons répartir les tendances des investissements mondiaux dans les sciences de la vie entre quatre secteurs : produits pharmaceutiques, matériels médicaux, biotechnologie et soins de santé, les investissements étant largement concentrés dans les produits pharmaceutiques et les matériels médicaux. Pris ensemble, ces deux secteurs représentent 82 p. 100 de tous les projets dans l’industrie et 83 p. 100 des dépenses en capital prévues depuis 2003. L’industrie a consacré davantage d’investissements à des projets liés aux produits pharmaceutiques puisque ce secteur a représenté plus de 55 p. 100 des projets et environ 66 p. 100 des investissements prévus de capitaux sur cette période de dix an s. Les projets du secteur pharmaceutique ont reçu davantage d’investissements, mais les projets de matériels médicaux nécessitent plus de main-d’œuvre et, ce faisant, créent 16,5 p. 100 plus d’emplois par projet que le secteur pharmaceutiqueNote 13.

Figure 6 : Répartition de la chaîne de valeur de l’industrie des sciences de la vie par pays.

Figure 6 : Chaîne de valeur de l’industrie des sciences de la vie selon le pays

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 6
Répartition de la chaîne de valeur de l'industrie des sciences de la vie par pays.
Pays Principale activité de la chaîne de valeur
Activité dominante Activité secondaire
Canada Logistique R-D
États-Unis Fabrication Administration centrale
Mexique Fabrication Soutien administratif/Ventes
Irlande Fabrication R-D
France Fabrication Administration centrale
Royaume-Uni Soutien administratif/Ventes Fabrication
Pays-Bas Logistique Administration centrale
Inde Soutien administratif/Ventes Fabrication
Chine Soutien administratif/Ventes Fabrication

De façon analogue à la segmentation des secteurs de l’industrie, nous pouvons répartir la plupart des projets dans l’industrie pharmaceutique entre trois activités : fabrication; recherche et développement (R. et D.); et conception, développement et essai. Ces activités représentent les étapes du développement de nouveaux produits dans l’industrie des sciences de la vie. Les annonces de R. et D. comprennent les projets qui seront axés sur la création de connaissances scientifiques, de technologies et de produits. Les annonces du secteur manufacturier portent sur des projets dans le cadre desquels des produits seront fabriqués tandis que les investissements dans la conception, le développement et les essais sont destinés à améliorer et tester des produits finis avant que ceux-ci soient mis en marché.

Parmi ces activités, la fabrication a reçu proportionnellement le plus grand nombre d’investissements privés dans l’industrie, plus de deux fois le nombre de projets d’activités de R. et D. et près de six fois le nombre de projets de conception, de développement et d’essais. Cette tendance vaut pour le nombre d’emplois créés et les investissements en capitaux estimatifs pour des projets de fabrication comparativement aux annonces relatives aux deux autres activitésNote 14.

Si nous voulons mieux comprendre les catégories d’investissements mondiaux, il est utile d’examiner les activités par rapport aux secteurs par rapport aux types de projets (c.-à-d. nouveaux investissements, agrandissement d’installations ou colocalisation de plusieurs installations dans un même endroit). Lorsque nous examinons les investissements tous ensemble dans le graphique ci-dessous, la catégorie des nouvelles installations de fabrication pharmaceutique ressort comme la catégorie d’investissement la plus privilégiée par les sociétés dans le monde entier depuis 2010.

Figure 7 : Annonces mondiales dans l'industrie des sciences de la vie 2010–2012

Figure 7 : Annonces d’investissements dans les sciences de la vie à l’échelon mondial, 2010 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 7

Les nouvelles installations de fabrication de produits pharmaceutiques se démarquent et constituent le type d'investissement le plus fréquent pour les entreprises à l'échelle mondiale depuis 2010.

Les nouvelles installations ont tendance à dominer les investissements destinés à la conception et à la R. et D., mais les investissements dans la fabrication semblent partagés également entre les nouvelles installations et les agrandissements.

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Aperçu du marché canadien

Malgré l’attention accordée aux marchés émergents, les États-Unis ont continué d’occuper une place importante dans l’industrie pharmaceutique mondiale à cause de la taille de son marché et de la présence de sièges sociaux de quelques-uns des plus grands acteurs de l’industrie. Pour sa part, le Canada pourrait être considéré comme un acteur de soutien de l’industrie dans son ensemble plutôt qu’un de ses chefs de file, comme nous pouvons le voir dans la figure 8. De janvier 2003 à septembre 2012, environ 2 570 investissements de capitaux dans l’industrie des sciences de la vie ont été annoncés. La majorité de ces projets visaient les États-Unis et des économies émergentes comme la Chine et l’Inde. Ces trois pays recueillent 472 (18,3 %), 244 (9,5 %) et 168 (6,5 %) des annonces de projets, respectivement. Sur cette même période de près de dix ans, le Canada a obtenu 63 projets, soit environ 2 p. 100 des annonces, ce qui équivaut à environ 2,5 milliards de dollars US d’investissements estimatifs et 5 340 nouveaux emplois. À titre comparatif, rien qu’en 2011, 91 nouveaux projets ont été annoncés aux États-Unis pour des investissements totalisant 3,5 milliards de dollars US et 9 150 nouveaux emploisNote 15. Si nous analysons ces données sur une base plus comparable, le total des investissements pour un million d’habitants représenterait 7,4 $US par investissement pour le Canada sur la période de dix ans dans son ensemble et 11 $US par investissement aux États-Unis en 2011. Quant à la création d’emplois pour 100 000 habitants, les estimations pour le Canada s’établissent à près de 1,6 emploi tandis que les États-Unis obtiennent près de trois emplois pour 100 000 habitants sur ces mêmes périodes.

Figure 8 : Annonces dans l'industrie des sciences de la vie par rapport aux investissements en capital 2003–2012.

Figure 8 : Annonces de projets dans les sciences de la vie selon les investissements en capitaux, 2003 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 8

Le Canada n'est pas le chef de file en matière d'investissements. Ce sont les États-Unis qui remportent cette palme.

Au cours des dix dernières années, l’industrie des sciences de la vie canadienne a bénéficié de sa proximité des États-Unis, surtout dans la première moitié de cette période. Depuis 2003, 17 sociétés américaines ont annoncé 22 projets au Canada. Il n’y a toutefois eu que cinq annonces depuis 2008. L’année la plus active du Canada en matière d’annonces de projets a été 2007 : 12 des 63 projets y ont été annoncés. Parmi ceux-ci figure le plus grand projet annoncé au Canada, un investissement de 600 millions de dollars de Charles River Laboratories dans un nouveau centre de recherche et développement à Sherbrooke (Québec) qui devait créer 1 000 emplois. À lui seul, ce projet représente 24 p. 100 de tous les investissements prévus au Canada et environ 19 p. 100 de la création d’emplois depuis 2003. Cependant, les multinationales pharmaceutiques de marque Merck (incluant Schering-Plough) et Pfizer ont fait les plus récentes annonces d’investissements de sociétés américaines au Canada. Dans les deux cas, ces sociétés envisagent d'agrandir leurs unités de production au QuébecNote 16.

Bien que les grandes multinationales n’aient pas fait d’investissements récents au Canada, quelques-unes des plus grandes sociétés biopharmaceutiques du monde en ont déjà fait. D’après FDI, Novartis, Merck et Sanofi ont toutes fait plusieurs investissements au Canada au cours des dix dernières années, dont Novartis qui a annoncé cinq projets et Merck/Schering-Plough qui a investi un montant estimatif de 180 millions de dollars US.

Merck et Pfizer ont annoncé des projets d’agrandissement d’unités de production au Québec. L’Ontario et le Québec ont reçu l’essentiel des annonces de projets, comparativement aux autres provinces. Comme on y trouve un grand nombre d’unités de production actives et d’établissements de recherche prestigieux, il n’est pas étonnant que ces deux provinces soient un choix populaire en matière d’investissements. Comme nous pouvons le voir dans la figure 9, aucune autre province n’a reçu plus de trois investissements dans le secteur des sciences de la vie depuis 2003Note 17.

Figure 9 : Nombre d'annonces dans l'industrie des sciences de la vie par province 2003–2012.

Figure 9 : Nombre d’annonces de projets dans les sciences de la vie selon la province, 
2003 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 9

Le Québec et l'Ontario ont reçu la plus grande proportion des annonces de projets.

Les récents investissements susmentionnés de Merck et Pfizer illustrent trois thèmes distincts pour l’industrie pharmaceutique canadienne.

  • Les investissements les plus fréquents sont destinés aux agrandissements d’unités de production du secteur des sciences de la vie, suivis de nouveaux investissements en R. et D. Comme nous pouvons le voir à la figure 10, l’agrandissement d’unités de production dans les sciences de la vie a été le domaine d’investissement le plus actif à la grandeur du pays depuis 2003, contrairement à l’industrie mondiale qui a reçu davantage d’investissements dans de nouvelles unités de production dans le secteur des sciences de la vie sur cette même période.

Figure 10 : Investissements dans le secteur des sciences de la vie au Canada et dans le monde selon le type de projet et d'activité, 2003 à 2012

Figure 10 : Investissements dans le secteur des sciences de la vie au Canada et dans le monde selon le type de projet et d’activité, 2003 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 10
Investissements dans le secteur des sciences de la vie au Canada et dans le monde selon le type de projet et d'activité, 2003 à 2012
Type de projet/Activité Colocalisation Agrandissement Nouveau
Canada É.-U. Canada É.-U. Canada É.-U.
Conception, développement et mise à l'essai 1 19 2 50 1 203
Fabrication 1 60 25 638 7 839
R-D 2 39 7 162 17 560
  • Le secteur pharmaceutique a reçu une part disproportionnée des annonces de projets, des créations d’emplois et des investisse ments en capitaux prévus comparativement aux secteurs des matériels médicaux, de la biotechnologie et des soins de santé, comme nous pouvons le voir dans la figure 11. La tendance est préoccupante puisque tout récemment, l’industrie a ciblé ses efforts en recherche et développement sur la biotechnologie et les produits de la catégorie des matériels médicaux.

Figure 11 : Annonces de projets d'investissements dans l'industrie des sciences de la vie au Canada par secteur 2003 à 2012.

Figure 11 : Annonces d’investissements dans les sciences de la vie au Canada selon le secteur, 2003 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 11

Le secteur des produits pharmaceutiques a reçu un nombre démesuré d'annonces de projets, de création d'emploi et d'investissements en capital prévus comparativement aux secteurs des dispositifs médicaux, de la biotechnologie et des services de santé.

Annonces de projets d'investissements dans l'industrie des sciences de la vie au Canada par secteur 2003 à 2012
  Investissement en capital (dollars américains) Emplois créés Nombre de projets
Produits pharmaceutiques 1 926 3 969 Près de 3 500
Dispositifs médicaux 342,1 814 Près de 1 000
Biotechnologie 240,2 551 Un peu plus de 500
Services de santé 1,6 4 Presque 0
  • La figure 12 illustre les investissements selon le domaine d’activité dans le secteur des sciences de la vie. Les investissements dans la fabrication obtiennent le plus grand nombre d’annonces enregistrées dans la base de données de FDI depuis 2003. Le nombre de ces investissements a varié d’une année à une autre, mais il totalise 33 projets sur les dix dernières années avec des pointes d’annonces en 2003, 2007 et 2011. Le nombre d’annonces de projets de recherche et développement a été comparable à celui des annonces de projets de fabrication, soit 26. Toutefois, seulement cinq projets de R. et D. ont été annoncés depuis 2009, même si ces projets nécessitent plus de main-d’œuvre et de capitaux que les projets dans le domaine de la fabrication.

Figure 12 : Annonces dans le secteur des sciences de la vie au Canada selon l'activité, 2003 à 2012

Figure 12 : Annonces dans le secteur des sciences de la vie au Canada selon l’activité, 2003 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 12
Annonces dans le secteur des sciences de la vie au Canada selon l'activité, 2003 à 2012
  Investissement en capital (dollars américains) Emplois créés Nombre de projets
Fabrication 942,5 2 498 Près de 35
Recherche et développement 1 310,5 2 537 Près de 25
Conception, développement et mise à l'essai 257 303 Près de 4

Contrairement aux tendances mondiales, pour lesquelles les nouveaux investissements représentaient la plus grande part des annonces de projets, le Canada a connu plus de succès auprès des sociétés qui agrandissent leurs installations plutôt qu’en attirant des investissements en nouvelles installationsNote 18. Ces agrandissements prouvent que les sociétés sont à l’aise avec le climat d’affaires et les conditions d’exploitation générales au pays, mais le Canada doit trouver des façons d’attirer davantage d’investissements en nouvelles installations. Depuis 2008, quatre nouveaux projets seulement ont été annoncés dans le secteur des sciences de la vie à la grandeur du pays, comme nous pouvons le voir dans la figure 13. Selon des participants de l’industrie, il est à prévoir que les nouvelles sociétés qui entreront sur le marché seront probablement de petites entreprises ayant une gamme de produits restreinteNote 19.

Figure 13 : Annonces annuelles dans l'industrie des sciences de la vie au Canada par type de projets 2003 à 2012.

Figure 13 : Annonces annuelles dans le secteur des sciences de la vie au Canada selon le type de projet, 2003 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 13

Depuis 2008, seulement 4 nouveaux projets en sciences de la vie ont été annoncés à l'échelle nationale.

Pour attirer davantage d’investissements de grande envergure, le Canada doit améliorer sa capacité à faire valoir ses avantages par opposition à ceux de ses concurrents. FDI fournit plus d’information sur les décisions en matière d’investissements et recueille des renseignements auprès de participants à son enquête sur les critères décisionnels utilisés pour sélectionner un endroit où investir. À l’échelle mondiale, ces critères se concentrent sur les coûts d’exploitation, la disponibilité de la main-d’œuvre et la facilité de faire des affaires dans un pays. Malgré la présence d’universités de recherche prestigieuses, d’une main-d’œuvre très qualifiée et d’un climat économique stable, les répondants ont majoritairement indiqué que l’appui du gouvernement et la facilité de faire des affaires sont au nombre des facteurs qui font pencher la balance du côté du Canada pour leurs projets. Des répondants ont mentionné que les « incitatifs financiers, la fiscalité ou le financement » étaient un facteur décisif dans le choix du Canada, en soulignant que les crédits d’impôt de R. et D. du Canada avaient influé sur les décisions d’investissements. C’est préoccupant pour le Canada puisque le critère « Financement et incitatifs » est peu prioritaire dans les décisions relatives aux investissements mondiaux. Les répondants ont aussi fréquemment cité la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée pour expliquer pourquoi leur société avait choisi le Canada, ce qui concorde mieux avec les tendances mondiales.

Figure 14 : Critères de sélection d'un lieu d'investissement dans le secteur des sciences de la vie, 2003 à 2012

Figure 14 : Critères de sélection d’un lieu d’investissement dans le secteur des sciences de la vie, 2003 à 2012

Source : FDI Intelligence Database

Description de la figure 14
Critères de sélection d'un lieu d'investissement dans le secteur des sciences de la vie, 2003 à 2012
  Canada (%) Mondial (%)
Mesures incitatives, impôts ou financement 67 5
Réglementation ou climat des affaires 17 8
Main-d'œuvre qualifiée 17 20
Accès aux marchés et croissance 17 21
Autres  0 46

En général, les sociétés envisageront d’investir au Canada dans des installations de grande valeur étant donné les hauts niveaux de scolarité et le contexte opérationnel stable et peu risqué pour les affaires qu’elles y trouvent. Dans le passé, le Canada a aussi bénéficié du taux de change avantageux par rapport au dollar américain qui permettait de mener des opérations nécessitant un personnel hautement qualifié à moindre coût qu’aux États-Unis. Au cours des dernières années cependant, les devises canadiennes et américaines ont été presque au pair, faisant ainsi disparaître tous les avantages connexes comme nous pouvons le voir dans la figure 15Note 20.

Figure 15 : Investissement dans l'industrie des sciences de la vie au Canada et aux États-Unis par rapport au taux de change du $ CAN en $ US 2003 à 2012.

Figure 15 : Investissements dans les sciences de la vie au Canada et aux États-Unis selon le taux de change des devises canadienne et américaine, 2003 à 2012

Source : Données sur les investissements tirées de la FDI Intelligence Database; taux de change courant provenant de la Réserve fédérale américaine

Description de la figure 15

Dans le passé, le Canada a su tirer profit de la disparité entre le dollar canadien et américain, ce qui lui a permis d'obtenir les services d'une main d'œuvre hautement qualifiée à bon prix. Au cours des dernières années, la quasi parité entre les deux devises a réduit les avantages dont jouissait le Canada.

Indicateurs comparatifs

Pour mieux comprendre les décisions d’investissement des sociétés actives dans le secteur mondial des sciences de la vie et pourquoi elles arrêteraient ou non leur choix sur le Canada, nous devons pousser plus loin l’analyse des qualités et de l’infrastructure du Canada et faire une comparaison entre le Canada et d’autres pays-repères qui pourraient être considérés comme des concurrents en matière d’investissements. Nous avons retenu neuf pays en fonction de leur population, de la taille prévue du marché pharmaceutique et des renseignements disponibles dans la base de données FDI sur le nombre et le montant des investissements au cours des dernières années. En examinant le Canada isolément et par comparaison avec d’autres pays, nous pourrons cerner les avantages généraux que le Canada offre à des investisseurs de l’industrie, mais aussi saisir les qualités qui lui font défaut. Nous analysons ici un éventail d’indicateurs afin d’évaluer les environnements d’exploitation (infrastructure, talent, marchés) et les coûts (main-d’œuvre, fiscalité, incitatifs). L’importance relative des catégories retenues peut varier considérablement selon l’entreprise et le type d’exploitation, mais elles donnent une idée des indicateurs pertinents que leurs dirigeants utilisent pour prendre des décisions d’investissement.

L’International Institute for Management Development (IMD) a créé une série de sondages et une base de données dans laquelle sont réunis des renseignements sur l’image et les qualités de pays aux plans du climat d’affaires et du développement de l’entrepriseNote 21. Les pointages et les classements comparatifs sont basés sur des données objectives (p. ex. le nombre de diplômés dans un domaine donné) ou qualitatives, d’après les réponses à des sondages menés auprès de cadres supérieurs dans le monde entier. Nous avons retenu quatre catégories extraites de la base de données d’IMD afin d’évaluer la qualité et la réputation de la main-d’œuvre dans chaque pays : main-d’œuvre qualifiée, relations de travail, attrait et conservation de talents et exode des cerveaux. D’après les caractéristiques susmentionnées, les pays retenus sont les suivants : Australie, Chine, France, Inde, Irlande, Mexique, Pays-Bas, Royaume-Uni et États-Unis. Parmi ces pays-repères sélectionnés, le Canada se classe premier en ce qui concerne sa réputation à l’étranger comme pays qui encourage la création d’entreprises. De fait, le pointage du Canada dépasse ce lu i des Pays-Bas en deuxième place par 12 p. 100.

Figure 16 : Image à l'étranger

Figure 16 : Réputation à l’étranger

Source : IMD, Global Competitiveness Rankings, 2012.

Description de la figure 16
Image à l'étranger
Image à l'étranger 2007 2012
Australie 8,13 7,51
Canada 8,18 8,43
Chine continentale 7,06 5,85
France 4,46 4,21
Inde 7,30 6,90
Irlande 8,82 7,31
Mexique 5,57 4,57
Pays-Bas 8,09 7,52
Royaume-Uni 7,06 7,16
États-Unis 5,94 6,72

La qualité et la taille du bassin de travailleurs qualifiés que le Canada possède sont des facteurs importants de cette réputation. Si le bassin de travailleurs était considéré dans le passé comme une force du Canada, d’autres classements d’IMD révèlent que parmi les pays sélectionnés, le Canada glisse plutôt vers le milieu du peloton.

Pour la disponibilité de travailleurs qualifiés, le Canada se classait à peu près au milieu des pays sélectionnés, tout juste derrière les États-Unis, tandis que l’Irlande se classait en tête. La statistique est révélatrice, étant donné que le Canada compte environ sept fois plus d’habitants que l’Irlande, qui affiche la plus forte croissance de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée au cours des cinq dernières années, suivie du MexiqueNote 22 Note 23. Des économies émergentes comme le Mexique commencent à être mieux perçues en ce qui concerne la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée, comme en font foi les investissements dans ces endroitsNote 24.

Cela ne veut pas dire pour autant que le maintien d’un bassin suffisant de travailleurs qualifiés ne doit pas être une priorité pour le Canada. De fait, le Canada n’a cédé le pas qu’à l’Australie en ce qui concerne l’attention accordée à l’attrait et à la conservation de talents au sein des organisations, devant d’autres pays industrialisés comme les États-Unis et le Royaume-Uni.

Figure 17 : Attirer et maintenir en poste des personnes qualifiées

Figure 17 : Attirer et garder des talents

Source : IMD, Global Competitiveness Rankings, 2012. cotés de 0 (faible) à 10 (bon)

Description de la figure 17
Attirer et maintenir en poste des personnes qualifiées
Attirer et maintenir en poste des personnes qualifiées 2007 2012
Australie 8,13 7,91
Canada 7,89 7,79
Chine continentale 5,88 7,71
France 6,15 6,67
Inde 7,93 7,44
Irlande 8,08 7,45
Mexique 4,67 6,32
Pays-Bas 7,82 7,15
Royaume-Uni 6,94 6,74
États-Unis 7,77 7,34

Si cet élément demeure prioritaire, les classements d’IMD montrent qu’il faudrait commencer à se préoccuper de la capacité de l’économie à rivaliser si des travailleurs hautement scolarisés et qualifiés devaient décider de quitter la population active canadienne. Une fois encore, le Canada se classe au milieu du groupe de pays en ce qui concerne l’incidence de la perte d’une population hautement scolarisée et qualifiée, autrement dit l’exode de cerveaux, sur la compétitivité. Sur les dix premiers pays, l’exode des cerveaux devrait toucher le moins les États-Unis tandis que la Chine serait la plus touchée par la perte de talents de premier plan.

Figure 18 : Exode des cerveaux

Figure 18 : Exode des cerveaux

Source : IMD, Global Competitiveness Rankings, 2012. cotés de 0 (faible) à 10 (bon)

Description de la figure 18
Exode des cerveaux
Exode des cerveaux 2007 2012
© IMD World competitiveness en ligne 1995–2013
Australie 5,32 5,86
Canada 6,04 6,06
Chine continentale 3,48 3,52
France 5,20 5,68
Inde 5,50 6,03
Irlande 8,00 6,15
Mexique 4,24 4,98
Pays-Bas 6,15 6,80
Royaume-Uni 5,65 5,31
États-Unis 7,22 7,21

Dans le passé, les unités de production étaient des exploitations à forte intensité de main-d’œuvre où les relations de travail avaient une énorme incidence sur la performance de l’unité. Le Canada était perçu comme un pays ayant peu de problèmes de relations de travail. Selon les données nationales, la moyenne annuelle des heures perdues par travailleur dans des conflits de travail s’établit à environ une heure ou moins depuis 2006, une statistique qui affiche une baisse radicale depuis 1976, année où elle a atteint un sommet à près de dix heures par travailleurNote 25.

Cependant, les classements d’IMD pour les cinq dernières années révèlent que les relations de travail au Canada ne sont pas aussi bonnes qu’elles l’ont été. Depuis 2007, le classement du Canada a chuté de près d’un point complet, sur une échelle de 0 (faible) à 10 (bon), soit environ 13 p. 100 ce qui concorde avec la situation dans d’autres pays industrialisésNote 26. Toutefois, les économies de pays plus émergents, comme le Mexique et l’Irlande, affichent une amélioration de leurs relations de travail sur cette période. De fait en 2012, le Canada et le Mexique étaient sur un pied d’égalité sur le plan des relations de travail productives.

Figure 19 : Relations de travail

Figure 19 : Relations de travail

Source : IMD, Global Competitiveness Rankings, 2012. cotés de 0 (faible) à 10 (bon)

Description de la figure 19
Relations de travail
Relations de travail 2007 2012
Australie 7,85 5,42
Canada 7,20 6,23
Chine continentale 5,77 5,71
France 4,08 4,30
Inde 6,37 6,18
Irlande 7,61 7,69
Mexique 5,81 6,23
Pays-Bas 7,85 7,55
Royaume-Uni 7,15 6,81
États-Unis 6,91 6,69

Ces classements ne sont pas propres au secteur des sciences de la vie, mais ils fournissent un portrait général de la façon dont le Canada est perçu par rapport à d’autres endroits. D’autres facteurs entrent en jeu dans la prise de décisions en matière d’investissements dans la fabrication, mais les marchés du travail seront généralement le facteur ayant le plus de poids dans le processus décisionnel.

Coûts comparatifs

Les environnements à coûts réduits seront toujours un facteur pertinent pour les sociétés qui, dans certains cas, ont dû composer avec une réduction de leurs ressources financières au fil de l’évolution des marchés mondiaux et de l’expiration des brevets de leurs produits. Nous avons consulté le 2011 Global Pay Summary de Mercer et le 2012 Construction Index de Faithful Gould afin de déterminer comment les coûts au Canada se comparent avec ceux des pays-repères.

Chef de file reconnu mondialement en recherche et services-conseils en ressources humaines, Mercer fournit des renseignements sur les salaires de 50 postes dans un éventail de domaines fonctionnels pour 67 pays. Un indice a été créé afin de comparer la rémunération totale selon le poste pour un groupe choisi de postes du secteur manufacturier dans dix pays. Comme nous le voyons dans le graphique ci-dessous, la rémunération totale moyenne a tendance à être plus élevée au Canada que dans les économies émergentes, mais aussi plus élevée que dans les autres pays industrialisés. Les employeurs canadiens offrent le salaire de base annuel le plus élevé pour 23 des 50 postes et la rémunération totale la plus élevée pour 22 des 50 postes. Le tableau montre par ailleurs que le Canada paie non seulement mieux que d’autres pays des Amériques, mais aussi que d’autres grandes nations dans le mondeNote 27 Note 28.

Figure 20 : Indice de la masse salariale – international.

Figure 20 : Indices des salaires de la main-d’œuvre internationale

Source : 2011 Mercer Pay Summary

Description de la figure 20

La masse salariale moyenne tend à être plus élevée au Canada que dans les pays émergents. Elle est également plus élevée que dans les autres pays industrialisés. Les employeurs canadiens offrent le salaire annuel de base le plus élevé pour 23 des 50 postes et la contribu tion monétaire la plus élevée pour 22 des 50 postes. Ce tableau illustre plus en détail le fait que le Canada paie davantage que les autres pays des Amériques, mais également plus que les autres grands pays dans le monde.

Le coût de construction est un autre indicateur financier dont les sociétés doivent tenir compte lorsqu’elles investissent dans une nouvelle installation ou dans l’agrandissement de leurs exploitations. Ces coûts représentent habituellement une dépense ponctuelle, mais ils peuvent avoir une incidence radicale sur les incidences financières d’un investissement, selon l’échelle des dépenses qui seront engagées.

Faithful Gould, un cabinet de gestion et d’expertise-conseil en construction de renommée internationale, lui-même une division de la société d’ingénierie mondiale Atkins, présente un indice annuel comparant les coûts de construction dans différents marchés/pays dans le monde entier. Les marchés retenus dans l’enquête sont des villes populeuses qui représentent généralement l’un des centres financiers du pays, sinon le seul centre financier. Les mesures sont comparées au marché américain, Chicago servant de lieu-repère. Comme nous le voyons dans la figure 21, les coûts de construction ont tendance à être plus élevés dans des villes d’Europe de l’Ouest et, comme nous pouvions nous y attendre, ils sont les plus faibles en Chine et en IndeNote 29. Les coûts au Canada sont plus comparables avec ceux de villes d’Europe de l’Est que de ses vis-à-vis nord-américains, les États-Unis et le Mexique.

Figure 21 : Indice des coûts de construction.

Figure 21 : Indices du coût de construction

Source : Faithful Gould, 2012 Construction Cost Index

Description de la figure 21

Les coûts de construction sont plus élevés dans les pays de l'Europe occidentale et, comme il faut s'y en attendre, les moins élevés en Chine et en Inde. Les coûts de construction au Canada se comparent à ceux aux États-Unis.

Ces deux indices font ressortir le fait que le coût d’exploitation au Canada peut constituer un handicap pour des sociétés qui envisagent le Canada comme option d’investissement en nouvelles installations.

L’environnement fiscal peut aussi largement influer sur les décisions relatives aux investissements dans le secteur des sciences de la vie, surtout pour les unités de production et les exploitations de remplissage/finition/distribution. Le gouvernement du Canada a activement réduit les taux de l’impôt fédéral sur le revenu des sociétés à un taux actuellement très concurrentiel de 15 p. 100. Toutefois, conjugués avec les taux d’imposition provinciaux, les taux effectifs de taxation nets peuvent varier de 25 p. 100 à plus de 30 p. 100. Ces taux de taxation sont concurrentiels et dans la plupart des cas plus avantageux que dans bien des pays développés, mais des sociétés à forte marge à la recherche d’environnements fiscaux avantageux envisageront d’abord des marchés comme l’Irlande, la Suisse, Singapour, le Costa Rica ou Porto Rico.

Comparaison de l'environnement fiscal et de l'aide aux entreprises
  Taux de taxation Crédit d'impôt pour la R. et D. Subventions en espèces Abattements de l'impôt sur le revenu des sociétés Abattements d'impôt foncier Prestation de programmes de formation Mise à disposition d'immeubles ou d'infrastructures

Source : 2013 Deloitte Tax Guide, expérience de Deloitte

Notes

Note I

Autres pays présentés comme des « premiers de classe » en ce qui concerne les incitatifs offerts aux entreprises

Retour à l'appel de note I referrer

Australie 30 %
Canada 25 à 30 %
Chine 25 %
(dans les zones économiques spéciales)
Costa RicaNote I 30 %
Inde 32 %
(dans les zones économiques spéciales)

(dans les zones économiques spéciales)
Irlande 12,5 %
France 33,3 %
(selon l'endroit)
Mexique 30 %
Pays-Bas 25 %
SingapourNote I 17 %
Royaume-Uni 24 %
(selon l'endroit)
États-Unis 35 à 40 %
(au niveau de l'État)

(au niveau de l'État)

(au niveau de l'État)

(au niveau de l'État)

(au niveau de l'État)

Le Canada offre bien un crédit d’impôt pour la recherche et le développement bien connu, ce qui explique probablement pourquoi beaucoup de sociétés ont cité les « incitations financières… » comme raison d’investir au Canada. Toutefois, ce programme d’incitatifs fiscaux n’est pas encore concurrentiel avec les pays ayant un faible taux de taxation énumérés ci-dessus et le Canada n’offre pratiquement aucun incitatif ayant un quelconque poids pour les unités de production ou de distribution. Les modifications qu’on propose d’apporter au Programme d’encouragements fiscaux à la recherche scientifique et au développement expérimental (RS-DE) sont encore plus préoccupantes. Si nous y ajoutons la baisse proposée du taux du crédit d’impôt à l’investissement (CII), de 20 à 15 p. 100 pour les sociétés non sous contrôle canadien, les principales mesures d’encouragement à l’investissement du Canada seront encore moins attrayantes. En outre, le retrait des dépenses d’immobilisation du calcul du CII ajoutera un autre obstacle aux investissements de capitaux. Par conséquent, les centres de R. et D. peuvent avoir une certaine motivation à s’installer au Canada, mais les modifications du programme handicaperont davantage la compétitivité mondiale du Canada et la structure de coût actuelle du Canada découragera de façon générale le reste de la chaîne de valeur.

Environnement opérationnel

La facilité de gérer et de faire des affaires dans un pays donné peut avoir une incidence aussi importante sur la mise en place d’une installation que la disponibilité de la main-d’œuvre ou l’engagement financier requis. Les pays non dotés de l’infrastructure matérielle, juridique et publique de base ne seront probablement pas aussi attrayants pour les sociétés investisseuses qui peuvent déterminer dans quels pays les biens peuvent être facilement transportés, les affaires facilement et équitablement menées et la transparence des lois et des règlements facilement comprise. C’est particulièrement vrai pour les exploitations de grande valeur dont les dirigeants tiennent à réduire les risques, par exemple pour la biotechnologie et les produits biologiques.

En dépit de l’évolution du contexte réglementaire applicable à l’industrie pharmaceutique au Canada, la perception générale est que le Canada est un bon endroit pour y faire des affaires. Le Rapport sur la compétitivité mondiale 2011-2012 du Forum économique mondial (FEM) évalue plusieurs catégories liées à la bureaucratie, aux garanties juridiques et à l’éthique en affairesNote 30. Le Canada ne descend sous le 50e rang centile que dans une de ces catégories et, de façon agrégée, il se classe dans les premiers 15 p. 100 parmi plus de 140 pays analysés. À titre de comparaison, des pays comme les États-Unis et la Chine sont classés au 33e et au 38e rang centile, respectivement.

L’infrastructure globale est aussi un facteur à considérer important pour les sociétés. Comme il est prévu que la croissance se concentre dans les marchés émergents, l’infrastructure nécessaire (p. ex. la disponibilité et la stabilité de l’approvisionnement en électricité, l’accès à des centres de transport et le lien physique entre différents endroits) risque de ne pas y être aussi facilement disponible et utilisable que dans des nations établies et industrialisées. Le FEM classe l’infrastructure globale des pays ainsi que différentes catégories d’infrastructure. Par rapport au groupe de pays sélectionnés, le Canada ne cède le pas qu’à la France et arrive sur un pied d’égalité avec les Pays-Bas pour la meilleure infrastructure globale. Suivent les États-Unis dont l’infrastructure obtient une note environ 5 p. 100 inférieure à celle du Canada. Lorsque l’évaluation porte sur la qualité de différentes infrastructures de transport, c’est-à-dire les routes, les voies ferrées, le transport aérien et l’accès à des installations portuaires, de même que sur la qualité de l’approvisionnement en électricité, la France, les Pays-Bas et le Canada se démarquent systématiquement de leurs rivauxNote 31.

D’autres éléments moins tangibles de l’infrastructure d’un pays joueront un rôle crucial en ce qui concerne l’attractivité d’un pays pour les investisseurs dans les sciences de la vie. Les lois régissant la propriété intellectuelle (PI) et d’autres contrôles juridiques et réglementaires peuvent avoir une incidence sur les facteurs de coûts financiers et d’options dont une société doit tenir compte lorsqu’elle pèse ses options d’investissement.

Les États-Unis, le Canada, les Pays-Bas et l’Irlande offrent tous des contextes juridiques et réglementaires favorisant la recherche scientifique et l’innovation tout en protégeant les actifs incorporels de l’entreprise. Selon les classements d’IMD, tous ces pays se disputent le premier rang au chapitre de la réglementation qui soutient le développement et l’application de technologie, la création d’entreprises et l’innovation. En outre, le Canada et les États-Unis ont des lois qui favorisent la recherche scientifique et l’innovation. Il n’y a probablement rien d’étonnant dans le fait que les pays qui arrivent en tête du classement sont les pays les plus industrialisés. Pour leur part, les grandes économies émergentes dans le groupe sélectionné, soit la Chine, l’Inde et le Mexique, sont encore à la traîne en ce qui concerne l’élaboration et la mise en œuvre de l’infrastructure juridique qui favorise, soutient et protège la production scientifique.

Recherche et développement

Les sociétés actives en recherche et développement cherchent souvent plus que des contextes juridiques solides. Dans une enquête que FDI a menée auprès de cadres supérieurs, les répondants ont dit vouloir faire partie d’une masse critique qui comprend une main-d’œuvre qualifiée, des activités de recherche et d’innovation et un potentiel de croissance. Le Canada offre bon nombre de ces attributs.

Des ressources financières canalisées dans un nouveau projet et de nouvelles études attireront l’attention des sociétés du secteur des sciences de la vie. En 2009 et 2010, le Canada s’est classé au milieu du peloton des pays qui rivalisent au chapitre des dépenses totales en R. et D. Les économies des États-Unis et de la France consacrent entre et 2 et 3 p. 100 de leur produit intérieur brut (PIB) à ces catégories de dépenses et se classent ainsi en tête du groupe. Les dépenses du Canada représentent un peu moins de 2 p. 100 de son PIB, une performance très similaire à celle d’autres pays concurrents. Lorsqu’on prend en compte les dépenses des entreprises en R. et D., le Canada glisse au classement parce que ces dépenses représentent moins de 1 p. 100 de son PIB total. Le Canada arrive au même rang pour les dépenses totales en R. et D. de son économie par habitant Note 32 La figure 22 résume les dépenses en pourcentage du PIB et par habitant :

Figure  22 : Dépenses en R. et D., 2009–2010

Figure 22 : Dépenses en R. et D., 2009-2010

Source : IMD, 2012 Global Competitiveness Rankings

Description de la figure 22
Dépenses en R. et D., 2009 à 2010
  Dépenses du pays en R-D (%) Dépenses des entreprises en R-D (%) Dépense du pays en R-D par habitant (M$US)
Australie 1,33
Canada 1,85 0,95 811,35
Chine continentale 1,73 1,27 70,71
France 2,26 1,41 933,755
Inde 0,79 0,195 10,21
Irlande 1,705 1,165 821,52
Mexique 0,45 0,18 37,965
Pays-Bas 1,835 0,87 871,46
Royaume-Uni 1,82 1,105 653,935
États-Unis 2,86 1,97 1 318,62

La disponibilité de financement par capital de risque est un deuxième indicateur financier qui peut servir d’indicateur solide des investissements dans les sciences de la vie et la R. et D. Pour tous les pays, cette disponibilité a généralement diminué depuis 2008 tandis que l’économie mondiale traversait la récession et que le capital de risque à investir s’est fait rare. En 2012, les États-Unis ressortent comme l’endroit où le financement par capital de risque est le plus disponible, suivi des Pays-Bas et du CanadaNote 33. Ce type de financement est important pour les petites sociétés du secteur des sciences de la vie en quête de capitaux pour financer le développement de produits, soutenir leur croissance ou se préparer à des acquisitions. Dans plusieurs marchés inclus dans cette comparaison, ce type de ressource financière n’est pas facilement accessible.

Instantané d’un investissement :

Charles River Laboratories (Wellington, Mass., États-Unis) investit à Sherbrooke, au Canada, dans un projet de recherche et développement du secteur pharmaceutique.

Charles River Laboratories a annoncé son intention de construire un centre de recherche à Sherbrooke, au Québec, afin de soutenir la croissance des services précliniques de la société. L’établissement fournirait des services essentiels de découverte et de développement de médicaments aux industries pharmaceutiques et biopharmaceutiques internationales. L’annonce mentionnait un immeuble d’environ 300 000 pieds carrés. À terme, le centre de Sherbrooke devrait employer 1 000 personnes.

« Notre objectif était de trouver un endroit ressemblant à Montréal, tout aussi commode pour nos clients, où nous pourrions installer ce nouveau centre. Sherbrooke est idéale pour plusieurs raisons, notamment sa proximité d’établissements d’enseignement de calibre mondial qui produisent des diplômés bien formés au travail de laboratoire et dans les sciences de la vie, de même que les possibilités de collaboration et d’accès à une technologie de pointe, a dit Christopher Perkin, vice-président principal et président, Services précliniques canadiens. Nous apprécions grandement l’aide du gouvernement du Québec qui appuie ce projet tout comme nous appuyons les efforts que nos clients déploient pour mettre des médicaments en marché plus rapidement et à meilleur coût. »

Emplois créés : 1 000
Investissement : 601,3 millions de dollars US
Type de projet FDI : Nouvelle installation

Charles River Laboratories au Canada, août 2007

Le financement et les considérations financières peuvent influer sur les décisions relatives à l’emplacement, mais la main-d’œuvre et l’infrastructure de recherche ont généralement plus de poids. Le bassin de chercheurs compétents qui exécutent des recherches reconnues, partagé par le milieu universitaire et les entreprises, aide le Canada et les États-Unis à se distinguer de plusieurs autres pays concurrents. Ces deux pays ressortent pour ce qui est de l’attrait qu’ils exercent pour les scientifiques et les chercheurs et le développement de recherches internationales reconnues. Ils obtiennent des pointages au moins 13 p. 100 plus élevés pour l’attrait qu’ils exercent sur les chercheurs et de 6 p. 100 plus élevés pour la qualité de la recherche universitaire que ceux des huit autres pays inclus dans la comparaison. Le Canada se distingue même encore plus en se classant au premier rang pour la disponibilité d’ingénieurs qualifiés dans la population active, comme nous pouvons le voir dans la figure 23.

Figure 23 : Infrastructure scientifique.

Figure 23 : Infrastructure scientifique

Source : IMD, 2012 Global Competitiveness Report

Description de la figure 23

Le Canada et les États-Unis se démarquent pour attirer les scientifiques et les chercheurs et pour l'élaboration de travaux de recherche internationaux reconnus. Leurs résultats sont au moins 13 p. 100 plus élevés pour attirer les scientifiques et 6 p. 100 plus élevés pour la qualité des recherches académiques par rapport aux huit autres pays. Le Canada se démarque encore davantage en obtenant le plus haut pointage pour la disponibilité des ingénieurs qualifiés au sein de la population active.

La coopération entre les secteurs public et privé joue un rôle encore plus important comme source d’innovations et de percées dans l’industrie des sciences de la vie que dans d’autres industries. Une fois encore, le Canada et les États-Unis se démarquent parmi les pays où les rapports de coopération de cette nature contribuent au développement de technologies et au transfert réussi des connaissances entre les universités et les sociétésNote 34.

Le Canada a occupé une position enviable en matière d’investissements en R. et D., mais des pressions s’exercent sur les entreprises du monde entier pour qu’elles augmentent leur production d’innovations, ce qui change le modèle d’investissement traditionnel en R. et D. Les investisseurs en R. et D. s’intéressent principalement à la qualité des innovations, à la nouveauté et aux applications pratiques de la R. et D. Par conséquent, les investissements en R. et D. sont généralement fondés sur la disponibilité de talents et, plus récemment, sur l’accès à des idées novatrices. L’essor actuel de la « rétroinnovation » est un exemple. Les sociétés ont toujours concentré leurs investissements et leurs activités de R. et D. dans les pays développés comme les États-Unis, le Canada et l’Europe de l’Ouest où elles pouvaient trouver le plus de talent. Les produits développés en Occident étaient ensuite commercialisés dans le monde entier, y compris dans les pays autrefois en développement. Aujourd’hui, ces pays, dont l’Inde, la Chine et le Brésil, possèdent une infrastructure d’éducation et de recherche bien établie, et surtout, ils offrent des perspectives exceptionnelles en recherche et développement. Par exemple en Inde, des recherches sont en cours sur la médecine ayurvédique ancestrale dans le but de trouver des applications thérapeutiques novatrices qui pourraient être commercialisées dans le monde entier. Ce modèle de R. et D. nouveau ajoutera de la pression sur la recherche dans des pays comme les États-Unis et le Canada où le développement de nouveaux médicaments a ralenti au cours des dernières années.

haut de la page

Remplissage/finition/distribution

La taille du marché local et les dépenses moyennes en soins de santé sur le marché intérieur peuvent avoir une incidence sur les décisions relatives à l’emplacement d’unités de remplissage/finition/distribution. Les dépenses en soins de santé du Canada sont inférieures à celles de pays comme les États-Unis et la France, mais elles ont continué d’augmenter par habitant au cours des cinq dernières années.

Certaines économies, dont les États-Unis, consacrent un pourcentage considérable de leur économie totale à des dépenses en santé, soit près de 18 p. 100 ou 8 400 $ par habitant. Le Canada, les Pays-Bas et la France composent le groupe suivant de pays, en fonction des montants comparables qu’ils consacrent à ces dépenses. Les trois pays ont consacré entre 11 et 12 p. 100 de leur PIB et environ 5 000 à 6 000 $ par habitant aux soins de santé en 2010. Comme nous pouvons le voir dans la figure 24, les économies émergentes du Mexique, de la Chine et de l’Inde consacrent une part beaucoup moins grande de leur PIB aux dépenses de santéNote 35 :

Figure 24 : Dépenses en soins de santé, 2007 à 2010

Figure 24 : Dépenses en soins de santé, 2007 à 2010

Source : IMD, 2012 Global Competitiveness Report

Description de la figure 24
Dépenses en soins de santé, 2007 à 2010
  Dépenses en santé par habitant ($US) pourcentage du PIB consacré à la santé
Australie 5 082,12 9,03
Canada 5 392,30 11,38
Chine continentale 220,24 4,98
France 4 753,50 11,67
Inde 53,89 3,75
Irlande 4 260,07 9,19
Mexique 573,89 6,33
Pays-Bas 5 682,83 12,11
Royaume-Uni 3 502,40 9,60
États-Unis 8 243,45 17,61

L’analyse de l’augmentation des dépenses par habitant de 2007 à 2010 montre que la Chine et l’Inde ont affiché la plus forte augmentation sur cette période, soit 92 p. 100 et 40 p. 100 respectivement. Sur la même période, les dépenses du Canada ont augmenté de 21 p. 100, sur un pied d’égalité avec les Pays-Bas et derrière l’Australie, à 27 p. 100Note 36. L’augmentation soutenue des dépenses à l’échelon national au Canada montre que le pays est un bon candidat pour les sociétés qui veulent investir là où les coûts en santé augmentent de façon appréciable.

L’Economist Intelligence Unit (EIU), une source de données créée par la publication mondiale The Economist, suit ces mêmes renseignements qui concordent très bien avec les estimations d’IMD. L’EIU fournit aussi des projections des dépenses en soins de santé en pourcentage du PIB et par habitant. En pourcentage du PIB, l’EIU prévoit des dépenses relativement stables en soins de santé dans tous les pays sélectionnés. Dans la plupart des pays, la croissance annuelle prévue se situe entre 0 et 0,2 p. 100.

Instantané d’un investissement :

Pfizer (NYC, New York, États-Unis) investit à Saint-Laurent, au Canada, dans un projet de fabrication du secteur pharmaceutique.

Pfizer, société pharmaceutique basée aux États-Unis, a investi 32 millions de dollars canadiens pour agrandir son unité de production à Saint-Laurent, au Canada. La capacité de l’usine est passée à 4,4 milliards de comprimés de multivitamines grâce à de nouvelles lignes d’embouteillage et d’emballage et de nouvelles machines d’enduction. La société a bénéficié d’une aide financière de 2,7 millions de dollars canadiens d’Investissement Québec.

Emplois créés : 65 (estimation)
Investissement : 31,52 millions de dollars US
Type de projet de FDI : Agrandissement

Pfizer au Canada, juill et 2012

Figure 25 : Croissance prévue des coûts de santé au pays 2012–2016

Figure 25 : Augmentation prévue des coûts des soins de santé nationaux, 2012 à 2016

Source : Economist Intelligence Unit, 2012 Industry Briefing

Description de la figure 25

On s'attend à ce que la Chine et l'Inde connaissent la meilleure croissance de leurs ventes en produits pharmaceutiques, suivis du Canada.

Par habitant, cette augmentation peut paraître plus spectaculaire puisque des pays comme l’Inde, le Mexique et la Chine devraient voir leur PIB augmenter à un rythme supérieur à la moyenne, soit plus de 7 p. 100. Il convient de souligner que l’EIU prévoit que les dépenses en soins de santé par personne au Canada augmenteront de 18 p. 100 d’ici 2016, soit plus que dans tous les autres pays industrialisésNote 37.

Une partie de cette croissance prévue des dépenses en soins de santé sera probablement consacrée à des produits pharmaceutiques, en particulier des médicaments d’ordonnance et sans ordonnance payés par des régimes d’assurance publics ou privés ou par les consommateurs eux-mêmes. Comme nous pouvons le voir dans la figure 26, dans tous les pays sauf la France et l’Irlande, l’augmentation des ventes de produits pharmaceutiques devrait être supérieure à 10 p. 100 au cours des cinq prochaines années, tout comme l’augmentation des dépenses totales en soins de santé par personne.

Figure 26 : Marché des médicaments par rapport à la croissance des ventes prévues 2012–2016

Figure 26 : Marché des médicaments par rapport à l’augmentation prévue, 2012 à 2016

Source : Economist Intelligence Unit, 2012 Industry Briefing

Description de la figure 26

À l'exception de la France et de l'Irlande, tous les pays devraient afficher une croissance à deux chiffres de leurs ventes de produits pharmaceutiques au cours des cinq prochaines années.

Le fait que ces prévisions de l’augmentation des ventes de produits pharmaceutiques n’englobent pas d’autres produits connexes de l’industrie, par exemple les matériels médicaux, rendent celles-ci potentiellement plus attrayantes pour le CanadaNote 38. D’après des renseignements provenant de l’EIU qui révèlent que la population des plus de 65 ans au Canada augmentera de près de 15 p. 100 au cours des cinq prochaines années, il y a de fortes chances qu’une prévision de l’augmentation des ventes de produits pharmaceutiques et de matériels médicaux dépasse l’estimation actuelle de 40 p. 100.

Si l’augmentation substantielle du marché suscite l’optimisme, certaines appréhensions seraient aussi justifiées par rapport à des considérations réglementaires qui pourraient limiter l’augmentation réelle. Les tendances et les changements en cours dans les provinces sont une incidence sur les remboursements. Des modifications en cours touchant les remboursements approuvés par les régimes provinciaux suscitent des préoccupations chez les principaux acteurs du marché. Les pressions qui s’exercent sur les coûts continueront sans doute d’avoir une incidence sur les remboursements, mais les représentants du gouvernement du Canada et des administrations publiques locales devraient être conscients des répercussions potentielles en aval sur les investissements dans le marché.

Actuellement, chaque province établit sa propre liste des médicaments remboursés et peut imposer des restrictions aux médicaments ainsi approuvés. Les provinces semblent réduire les remboursements consentis pour les nouveaux médicaments et pourraient n’accepter de rembourser que si des produits comparables n’ont pas fonctionné pour un patient. Ainsi, les médecins prescripteurs n’ont à peu près pas d’autre choix que de prescrire davantage de médicaments génériques ou peu coûteux aux patients plutôt que des médicaments de marque ou même des médicaments nouveaux sur le marché.

En outre, les médicaments d’ordonnance génériques sont aussi soumis à des pressions sur les prix et les fabricants n’ont pas le droit d’offrir des concessions commerciales aux pharmaciens. Dans le passé, les médicaments d’ordonnance génériques entraient sur le marché à environ 80 p. 100 du prix du médicament de marque et les fabricants ont fait des concessions commerciales afin de garantir que les pharmaciens n’offrent que leurs produits aux consommateurs. Des provinces comme l’Ontario et le Québec prennent des mesures législatives afin de réduire le prix des produits génériques lors de leur lancement à 25 p. 100 du prix du produit de marque et interdire les concessions commerciales autrefois acceptées. En outre, de grandes sociétés pharmaceutiques sont incapables de faire inscrire leurs médicaments de marque sur la liste des médicaments remboursés des régimes provinciaux à cause des prix qu’ils pratiquent, lesquels doivent être fixés à ce niveau pour leur permettre de recouvrer leurs investissements en R. et D. Si une augmentation considérable des ventes de produits pharmaceutiques est prévue, les pressions que les institutions publiques exercent sur les prix pourraient limiter l’ampleur de cette augmentation et rendre le Canada moins attrayant pour les nouveaux investisseursNote 39. Les pressions sur les prix sont répandues dans l’ensemble des marchés mondiaux et on prévoit qu’elles seront considérables aussi aux États-Unis dans les années à venir. Cependant, on se doit de reconnaître que les modifications proposées des modalités de remboursement au Canada sont importantes puisqu’elles sont suivies de près par les sociétés mondiales du secteur des sciences de la vie.

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Forces, faiblesses, possibilités et menaces (FFPM)

Figure 27 : Forces, faiblesses, possibilités du Canada et menaces auxquelles il doit faire face.

Figure 27 : Analyse forces, faiblesses, possibilités et menaces
Description de la figure 27

Coopération publique/privée, crédits d'impôt en R-D, infrastructure, main d'œuvre qualifiée, qualité de la recherche, lois et règlements.

Faiblesses : Manque d'investissements, peu de nouveaux arrivants sur le marché, concurrence avec les États-Unis, coûts de la main-d'œuvre et de la construction.

Possibilités : Recherche en cours, croissance des ventes pour les médicaments, vieillissement de la population, augmentation des dépenses en soins de santé.

Menaces : taux d'imposition plus faible des compétiteurs, incidence du gouvernement sur le prix des médicaments, relations de travail, pays émergents, taux de change avec les pays étrangers par rapport au taux de change avec les États-Unis.

Le Canada possède plusieurs forces reconnues dans des classements et des pointages indépendants. Le Canada est réputé pour son infrastructure globale, tant physique qu’institutionnelle ou juridique. Une infrastructure physique solide permet aux fabricants de se fier à leurs services publics et à leur accès au marché et, au bout du compte, de livrer les produits finis aux consommateurs. La disponibilité d’une infrastructure juridique et réglementaire fiable réduit le risque en donnant aux sociétés l’assurance que le gouvernement et les institutions soutiennent un climat d’affaires équitable et concurrentiel dans lequel les sociétés du secteur des sciences de la vie peuvent connaître le succès scientifique et financier. La possibilité d’obtenir des crédits d’impôt pour la recherche et le développement crée pour les sociétés d’autres incitatifs financiers pour qu’elles envisagent de s’installer au Canada.

En plus d’une structure juridique qui favorise la concurrence, les relations symbiotiques entre les chercheurs universitaires et les sociétés privées au Canada aident chacun d’eux à se concentrer sur leur objectif premier. Le fait de savoir qu’il existe un intérêt commun à transférer le savoir entre les parties aide à garantir que les chercheurs peuvent continuer à se concentrer sur le développement de technologies et que les sociétés peuvent se concentrer sur la commercialisation et la vente de ces technologies et médicaments aux consommateurs.

Le nombre de travailleurs qualifiés qui décident de rester ou de venir au Canada est un attribut important pour l’industrie locale des sciences de la vie. Forte d’une concentration de chercheurs, d’ingénieurs et d’autres membres d’une main-d’œuvre qualifiée, l’industrie étaye sa propre thèse sur la nécessité de créer des centres de recherche, des lois et des règlements et des incitatifs financiers qui, collectivement, stimuleront la croissance et la prospérité de l’industrie locale.

Bien que le Canada possède des forces considérables, l’absence de nouveaux investissements majeurs est révélatrice de problèmes pressants également. Cependant, ces forces ne permettent pas de façon générale au Canada de se distinguer des États-Unis et des pays d’Europe de l’Ouest qui se vantent aussi de posséder une infrastructure solide, de grandes réserves de talent et des environnements opérationnels stables.

Il serait légitime d'imputer le ralentissement des investissements à la concurrence avec les États-Unis. Bon nombre des forces que le Canada possède sont aussi des forces des États-Unis. Notre voisin possède aussi une infrastructure très développée et une réserve de talent offrant une structure du coût généralement similaire et souvent plus avantageuse. Les États-Unis ont aussi un avantage disproportionné par la taille de leur marché et, selon l’État, des encouragements généralement énergiques pour attirer des entreprises. Étant donné les similitudes opérationnelles du Canada et des États-Unis et les avantages supplémentaires que représentent la taille du marché et les encouragements disponibles chez notre voisin, les sociétés optent souvent pour faire leurs investissements au sud de la frontière. En outre, les coûts de la main-d’œuvre et de la construction au Canada sont plus élevés qu’au Mexique et que dans bien des régions des États-Unis ce qui complique encore davantage la tâche de justifier la construction ou l’agrandissement d’installations au Canada.

Résumé de la comparaison des facteurs cruciaux selon le pays

Sommaire des facteurs essentiels
  Impôts Disponibilité d'une main-d'œuvre qualifiée Taille du marché Coûts Infrastructure Stabilité économique/politique
Australie Désavantage Avantage Désavantage Désavantage Avantage Avantage
Canada Neutre Avantage Désavantage Désavantage Avantage Avantage
Chine Désavantage Avantage Avantage Avantage Avantage Avantage
Inde Désavantage Avantage Avantage Avantage Neutre Neutre
Irlande Avantage Avantage Neutre Neutre Avantage Avantage
France Désavantage Avantage Neutre Désavantage Avantage Avantage
Mexique Désavantage Neutre Neutre Avantage Neutre Neutre
Pays-Bas Neutre Avantage Neutre Désavantage Avantage Avantage
Royaume-Uni Neutre Avantage Neutre Désavantage Avantage Avantage
États-Unis Désavantage Avantage Avantage Désavantage Avantage Avantage

Bien que le nombre et la taille des investissements soient moins enviables que ceux d’autres pays-repères, le secteur des sciences de la vie au Canada offre des raisons d’être optimiste. Trois facteurs en particulier justifient les espoirs de gains financiers et d’attractivité du marché. 1) Au cours des cinq prochaines années, il est prévu que le vieillissement de la population se poursuive et gonfle considérablement la cohorte des 65 ans et plus; 2) les dépenses en soins de santé devraient augmenter; et 3) les ventes de produits pharmaceutiques devraient afficher une forte croissance. Ces trois facteurs sont intimement liés, mais isolément, chacun d’eux peut justifier la perspective d’une amélioration de l’industrie des sciences de la vie au Canada.

Les forces du secteur des sciences de la vie au Canada continueront aussi de créer des possibilités. Le Canada sera toujours un endroit propice à la recherche dans les établissements d’enseignement et d’être un endroit attrayant pour des avancées scientifiques et technologiques. Les sociétés qui reconnaîtront cet état de choses pourront continuer de bénéficier des crédits d’impôt offerts par le gouvernement du Canada.

Le bassin de main-d’œuvre scientifique et qualifiée du Canada inspire l’optimisme, mais il engendre aussi ses propres inconvénients. La main-d’œuvre coûte c her au Canada. Il deviendra de plus en plus difficile de rivaliser avec les États-Unis et d’autres économies émergentes. En outre, les relations de travail se sont détériorées au cours des dernières années. Les grèves sont rares, mais l’existence d’un bassin de main-d’œuvre coûteuse et l’impression selon laquelle les relations de travail pourraient donner des maux de tête à l’avenir.

Étant donné la valorisation du dollar canadien par rapport au dollar américain, une bonne raison d’investir au Canada s’est estompée. Les économies émergentes et à coût réduit joueront un rôle plus important dans l’industrie et seront une plus grande source de croissance. Par ailleurs, ces pays et d’autres qui cherchent à attirer davantage d’investissements directs étrangers offriront des structures fiscales plus favorables aux affaires qui pourraient convaincre des entreprises d’investir dans d’autres pays que le Canada.

Enfin, le gouvernement du Canada et les provinces continuent de prendre des mesures réglementaires qui auront une incidence sur la concurrence et limiteront la capacité des médicaments de marque de rivaliser sur le marché. Si les pressions sur les prix se maintiennent, de plus en plus de fabricants de médicaments et de produits de marque pourraient voir leurs rendements diminuer en opérant et en essayant de vendre sur le marché canadien. Il faudrait travailler davantage de concert avec tous les participants du marché et éviter de limiter les possibilités d’offrir de meilleurs produits aux citoyens canadiens.

Possibilités du Canada par rapport à la chaîne de valeur des sciences de la vie

Figure 28 : Chaîne de valeur canadienne des sciences de la vie

Figure 28 : Chaîne de valeur canadienne des sciences de la vie

Description de la figure 28
Chaîne de valeur canadienne des sciences de la vie
  Statut de l'offre
Coûts R-D Fabrication en gros Remplissage, finition/distribution
Accès au capital de risque Neutre
Coûts en immobilisation Faible Faible
Coûts d'exploitation Faible Faible Neutre
Mesures incitatives Forces Faible Faible
Conditions d'exploitation
Présence de la R-D Forces
Disponibilité des ressources Forces
Cadre réglementaire Forces Forces Forces
Protection de la PI et commercialisation Forces
Accessibilité Neutre Neutre
Qualité de vie Forces Forces Forces
Disponibilité d'une main-d'œuvre qualifiée Forces Forces
Disponibilité d'une infrastructure Forces
Risque d'interruption des activités Forces
Proximité des marchés/clients Forces
Conditions d'exploitation

Tout au long de la chaîne de valeur du secteur des sciences de la vie, le Canada s’en tire bien sur la plupart des conditions d’exploitation. La main-d’œuvre et l’environnement réglementaire au Canada sont des forces importantes et des attributs positifs tout au long de la chaîne de valeur.

Cependant, le Canada s’en tire moins bien par rapport aux coûts, vu les coûts élevés de la main-d’œuvre et de construction et les programmes d’encouragement qui favorisent la recherche et le développement. Les coûts ont tendance à exercer la plus grande influence sur les décisions en matière de fabrication, les sociétés étant disposées à payer une prime pour la R. et D. et l’accès au marché. Étant donné l’environnement opérationnel actuel, le Canada semble mieux placé pour tirer parti des possibilités en R. et D. et en remplissage/finition/distribution. Le taux d’imposition global des sociétés au Canada a baissé, mais le Canada n’a pas la réputation d’offrir un environnement fiscal aussi favorable que l’Irlande, le Costa Rica, Singapour ou d’autres. Par conséquent, si le taux de taxation est avantageux lorsqu’il s’agit de rivaliser avec les États-Unis, les sociétés à forte marge et sensibles aux coûts de la fiscalité privilégieront souvent des environnements dont le fardeau fiscal est moins lourd.

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Notes

Note 1

IBIS World 2012 Global Pharmaceutical and Medicine Report

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Note 2

2012 Economist Intelligence Unit Industry Briefing

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Note 3

IBIS World 2012 Global Pharmaceutical and Medicine Report

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Note 4

IBIS World, 2012 Global Pharmaceutical and Medicine Report

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Note 5

Irving Levin and Associates

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Note 6

IBIS World, 2012 Global Pharmaceutical and Medicine Report

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Note 7

Pays sélectionnés à titre comparatif tout au long du rapport en fonction de leur statut de compétiteurs du Canada dans les marchés émergents ou établis en matière d'investissement

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Note 8

IBIS World, 2012 Global Pharmaceutical and Medicine Report

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Note 9

FDI Intelligence, Financial Times, janvier 2003 à septembre 2012

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Note 10

FDI Intelligence, Financial Times, janvier 2003 à septembre 2012

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Note 11

IBIS World, 2012 Global Pharmaceutical and Medicine Report

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Note 12

FDI Intelligence, Financial Times, janvier 2003 à septembre 2012

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Note 13

FDI Intelligence, Financial Times, janvier 2003 à septembre 2012

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Note 14

FDI Intelligence, Financial Times, janvier 2003 à septembre 2012

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Note 15

FDI Intelligence, Financial Times, janvier 2003 à septembre 2012

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Note 16

FDI Intelligence, Financial Times, janvier 2003 à septembre 2012

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Note 17

FDI Intelligence, Financial Times, janvier 2003 à septembre 2012

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Note 18

FDI Intelligence, Financial Times Ltd., novembre 2012

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Note 19

Entrevues menées par Deloitte auprès d'acteurs du marché, décembre 2012

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Note 20

Les données sur les taux de change proviennent de la Réserve fédérale américaine

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Note 21

IMD est une école d'administration suisse très réputée qui entretient des liens étroits avec des entreprises mondiales. Ces entreprises y envoient souvent leurs dirigeants pour y suivre une formation poussée, d'après la description qu'en donne The Economist. L'établissement mène annuellement des sondages et recueille d'autres données pour l'aider à dresser un portrait des milieux d'affaires mondiaux et locaux.

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Note 22

Forum économique mondial, Rapport sur la compétitivité mondiale 2011-2012

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Note 23

IMD, Global Competitiveness Rankings, 2012

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Note 24

FDI Intelligence, Financial Times, janvier 2003 à septembre 2012

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Note 25

Ressources humaines et Développement des compétences Canada

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Note 26

IMD, Global Competitiveness Rankings, 2012

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Note 27

2011 Mercer Pay Summary

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Note 28

Les renseignements sur les salaires pour l'Irlande sont basés sur l'expérience de Deloitte

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Note 29

Faithful Gould, 2012 Construction Cost Index

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Note 30

Le Forum économique mondial est un organisme international sans but lucratif qui réunit des chefs de file mondiaux des milieux de la politique, des affaires et universitaires » Il a pour objectif « l'amélioration de la situation mondiale ». Ce rapport est un recueil des données et des renseignements provenant d'enquêtes qu'il crée.

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Note 31

Forum économique mondial, Rapport sur la compétitivité mondiale 2011-2012

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Note 32

IMD, Global Competitiveness Rankings, 2012

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Note 33

IMD, Global Competitiveness Rankings, 2012

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Note 34

IMD, Global Competitiveness Report, 2012

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Note 35

IMD, Global Competitiveness Report, 2012

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Note 36

IMD, Global Competitiveness Report, 2012

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Note 37

Economist Intelligence Unit, Industry Briefing. Nous utilisons cette source en raison de la profondeur des renseignements qu'elle renferme sur plusieurs industries et d'autres facteurs économiques, de même que pour ses données historiques et ses projections provenant d'une publication mondialement reconnue et fiable.

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Note 38

Les données économiques provenant de l'EIU sur les ventes de produits pharmaceutiques n'englobent que le prix des médicaments d'ordonnance et sans ordonnance pour les consommateurs.

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Note 39

Deloitte, entrevues auprès d'acteurs du marché, décembre 2012

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Ce rapport a été produit par Deloitte Consulting en vertu d'un contrat avec Industrie Canada. Le contenu de ce rapport est celui de son auteur, Deloitte Consulting, et ne représente pas nécessairement l'opinion d'Industrie Canada ou du Gouvernement du Canada

© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada,
représentée par le ministre de l'Industrie, 2013.

No de catalogue : Iu-44-93/2014F-PDF
ISBN : 978-1-100-23168-6

Also available in English under the title Canada Pharmaceutical Greenfield Investments

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