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Renforcer le secteur manufacturier du Canada

Renforcer le secteur manufacturier du Canada

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© Sa Majesté la Reine du Chef du Canada, représentée par le ministre de l'Industrie, 2015.

No de catalogue Iu44–100/2015F–PDF
ISBN 978–0–660–02770-8

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Table de matières

Le moteur de l'économie canadienne

Responsable de près de 11 % du PIB du Canada, la fabrication est un secteur de grande spécialisation et de haute technologie qui emploie directement 1,7 million de Canadiens, presque tous dans des emplois à plein temps et bien rémunérés. Il soutient aussi près de 3 millions d'autres emplois par des effets indirects et induits. Globalement, le secteur de la fabrication verse 1,85 milliard de dollars en salaires par semaine aux travailleurs canadiens, soit plus que tout autre secteur de l'économie du pays.

Rien qu'en 2014, les entreprises manufacturières ont investi 14,8 milliards de dollars dans l'économie canadienne et joué un rôle crucial dans la réalisation de grands projets d'infrastructure à la grandeur du pays.

Par ailleurs, le secteur manufacturier met constamment au point de nouvelles technologies. En fait, il est le plus grand investisseur dans la recherche et développement (R–D) au Canada. Rien qu'en 2014, le secteur a injecté près de 6,8 milliards de dollars dans la recherche et le développement de technologies et de produits nouveaux destinés aux marchés canadien et étranger. Faisant partie du principal secteur d'exportation du pays, les fabricants canadiens ont été responsables de 61 % des ventes de marchandises à l'extérieur du Canada en 2014. Ils comptent parmi les grands bénéficiaires des accords de libre‑échange conclus par le gouvernement depuis 2006.

Image du secteur de la fabrication au Canada (la description détaillée se trouve sous l'image)

Description de la Figure 2

Figure 2 : Le secteur de la fabrication au Canada

  • Contribue pour 173 milliards $ au PIB représente près de 11 % de l'économie canadienne
  • Emploie 1,7 million de Canadiens
  • Il a consacré 6,8 milliards $ à la R–D en 2014

La protection du secteur manufacturier

En 2008–2009, le monde a été aux prises avec la pire récession économique depuis la Grande Crise. Conscient de la gravité de la situation, le gouvernement du Canada est inter venu pour protéger le secteur de l'automobile du pays, alors sous la menace d'un effondrement presque total. Ses mesures ont préservé 52 000 emplois de haute qualité malgré le ralentissement économique mondial.

Les résultats ont été significatifs et durables. Les usines de montage et de fabrication de pièces ont ajouté 4 000 emplois rien qu'en 2014. De surcroît, tous les constructeurs d'automobiles du Canada ont investi dans leurs activités au cours des deux dernières années, tandis que les ventes ont repris du poil de la bête et augmenté de plus de 20 % depuis 2009.

L'importance régionale de la fabrication

Dans plus de 360 collectivités du Canada, un travailleur sur cinq est employé dans le secteur manufacturier.

Ce secteur est particulièrement important dans les petites collectivités, où plus de la moitié des emplois lui est attribuable, par exemple à Kingsbury, au Québec (63 %) et à Lord's Cove, à Terre–Neuve–et–Labrador (50 %).

Du côté des centres à plus for te population, c'est à Woodstock, en Ontario, qu'on trouve la plus grande proportion de travailleurs œuvrant dans la fabrication (25 %), grâce à un investissement de près de 2 milliards de dollars que Toyota a réalisé en 2005 et qui a créé 2 400 emplois. Parmi les autres collectivités où la fabrication occupe une grande place, mentionnons Granby, au Québec (24,6 %), Ingersoll, en Ontario (24,1 %), Saint–Georges, au Québec (23,3 %), Tillsonburg, en Ontario (22,7 %) et Drummondville, au Québec (21,7 %).

Source : Statistique Canada, Enquête nationale auprès des ménages de 2011.

Carte des collectivités manufacturières du Canada (la description détaillée se trouve sous l'image)
Description de la Figure 3

Figure 3 : Carte des établissements manufacturiers au Canada

  • Petits points noirs — Établissements de 1 à 99 employés (50 188)
  • Moyens points rouges — Établissements de 100 à 499 employés (3 253)
  • Gros points blues — Établissements de plus de 500 employés (343)
  • Indéfini (29 052)

À Toronto, le secteur manufacturier occupe le deuxième rang, après celui des finances. Il est responsable de près de 13 % de la production économique.

Source : Toronto Board of Trade.

Part de l'emploi manufacturier dans de grandes villes canadiennes :

  • Montréal (10,6 %)
  • Winnipeg (9,2 %)
  • Saskatoon (6,6 %)
  • Vancouver (6,5 %)
  • Calgary (5,8 %)

La promotion du secteur manufacturier

L'ensemble des politiques du gouvernement du Canada — des impôts bas, des possibilités de commerce international, la formation axée sur les compétences et des investissements stratégiques dans de nouvelles technologies — ont aidé les fabricants canadiens à élargir leur empreinte.

Les interventions à l'appui du secteur se sont axées sur quatre grandes priorités :

  • la baisse des impôts : instaurer un environnement d'affaires concurrentiel
  • l'ouverture de nouveaux marchés pour les exportations canadiennes : conclure des accords commerciaux
  • la promotion de la formation axée sur les compétences : former une main‑d'œuvre très qualifiée
  • les technologies de pointe et la recherche‑développement : soutenir l'innovation des entreprises

Chapitre 1
Baisse des impôts

Instaurer un environnement d'affaires concurrentiel

L'amélioration de la compétitivité du régime d'imposition des entreprises constitue une priorité de longue date du gouvernement. La réduction des impôts a fait ses preuves en procurant directement des avantages aux familles et aux entreprises canadiennes, tout en favorisant de plus grands investissements dans notre économie. En réduisant l'impôt des sociétés, le gouvernement a permis aux entreprises d'investir leur argent durement gagné dans leur croissance, afin d'être plus concurrentielles dans l'économie mondiale. Ces mesures ont un effet : les entreprises créatrices d'emploi économiseront 14,7 milliards de dollars, rien qu'au cours du présent exercice financier.

Le Programme de la recherche scientifique et du développement expérimental (RS&DE) offre plus de 3 milliards de dollars en incitatifs fiscaux à plus de 20 000 demandeurs chaque année. Les fabricants qui ont tiré profit de ce stimulant peuvent miser sur ce soutien pour dégager des investissements plus importants de partenaires du secteur privé.

Le gouvernement a réduit les impôts pour l'ensemble des Canadiens.Voici quelques mesures d'appui aux fabricants canadiens :

  • la réduction du taux d'imposition des sociétés, qui est passé de 22 % à 15 %;
  • l'élargissement de la déduction pour amortissement accéléré (DPA) pour les entreprises de fabrication souhaitant investir dans du nouvel équipement. Cet allègement fiscal, qui soutiendra près de 30 000 compagnies, a obtenu l'appui d'importants groupements d'entreprises, en particulier celui de Manufacturiers et Exportateurs du Canada;
  • l'élimination de plus de 1 800 tarifs douaniers sur une gamme étendue de produits, ce qui a permis d'offrir plus de 450 millions de dollars en allègements tarifaires annuels aux fabricants canadiens;
  • la suppression de l'impôt fédéral sur le capital.

En 2014, la société KPMG a signalé que les coûts fiscaux globaux des entreprises au Canada étaient les plus faibles de tous les pays du G7, et de 46 % inférieurs à ceux des États–Unis. Les manufacturiers canadiens disposent ainsi de ressources pour investir ici même au Canada, ce qui permet de créer plus d'emplois et de faire croître notre économie.

Graphique du Canada ayant le plus faible taux global d'imposition des nouveaux investissements dans le secteur de la fabrication parmi les pays du G7 (la description détaillée se trouve sous l'image)

* La moyenne de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) exclut le Canada.

Source : Ministère des Finances Canada.

Description de la Figure 4

Figure 4 : Le Canada a le plus faible taux global d'imposition des nouveaux investissements dans le secteur de la fabrication parmi les pays du G7

Taux effectif marginal d'imposition applicable aux nouveaux investissements dans les secteur de la fabrication :

  • Canada – 9,1 %
  • Moyenne de l'OCDE (exclut le Canada) – 19,6 %
  • Italie – 21 %
  • Allemagne – 26,4 %
  • Royaume-Uni – 26,5 %
  • États-Uni – 31,7 %
  • France – 33,1 %
  • Japon – 36,6 %

Source : Ministère des Finances Canada.

Graphique du Canada ayant le plus faible taux global d'imposition des nouveaux investissements des enterprises parmi les pays du G7 (la description détaillée se trouve sous l'image)

* La moyenne de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) exclut le Canada.

Description de la Figure 5

Figure 5 : Le Canada a le plus faible taux global d'imposition des nouveaux investissements des enterprises parmi les pays du G7

Taux effectif marginal d'imposition applicable aux nouveaux investissements des entreprises, 2015 :

  • Canada – 33 % à 17,5 % (Incidence des engagements fédéraux et provinciaux depuis le budget de 2006)
  • Moyenne de l'OCDE (exclut le Canada) – 19 %
  • Italie – 20,2 %
  • Allemagne – 26,5 %
  • Royaume-Uni – 28,6 %
  • États-Unis – 31,2 %
  • France – 34,7 %
  • Japon – 37,3 %

Source : Ministère des Finances Canada.

Le soutien des petits et moyens fabricants du Canada

Les petites et moyennes enterprises emploient plus de 60 % de tous les Canadiens qui travaillent dans le secteur manufacturier. Le gouvernement du Canada est conscient de leur importante contribution au PIB du pays.

Avec les mesures annoncées dans le Plan d'action économique de 2015, il inter vient pour réduire les coûts fiscaux des petites entreprises :

  • en diminuant davantage le taux d'imposition des petites entreprises pour le faire passer de 11 % à 9 % sur quatre ans;
  • en donnant mandat aux six agences de développement économique régional d'appuyer les petits et moyens manufacturiers;
  • en versant une nouvelle déduction pour amortissement accéléré pour les machines et les biens d'équipement de fabrication admissibles acquis après cette année et avant 2026.

D'ici 2019, une petite entreprise ayant un chiffre d'affaires de 500 000 $ paiera 46 % moins d'impôt fédéral sur les sociétés qu'en 2006.

Dans l'ensemble du Canada, les agences de développement régional soutiennent les petits et moyens fabricants.

Carte des agences de développement régional du Canada (la description détaillée se trouve sous l'image)

Description de la Figure 6

Figure 6 : Carte des organismes de développement régional au Canada

  • Agence canadienne de développement économique du Nord — zone vert pâle couvrant le Yukon, les Territoires du Nord-Ouest et le Nunavut
  • Diversification de l’économie de l’Ouest Canada — zone verte couvrant la Colombie-Britannique, l’Alberta, la Saskatchewan et le Manitoba
  • Initiative fédérale de développement économique dans le Nord de l’Ontario — zone bleu pâle couvrant le Nord de l’Ontario
  • Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l’Ontario — zone bleue couvrant le Sud de l’Ontario
  • Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec — zone violette couvrant le Québec
  • Agence de promotion économique du Canada atlantique — zone lilas couvrant le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Écosse, l’Île-du-Prince-Édouard et Terre-Neuve-et-Labrador

Chapitre 2
Ouverture de nouveaux marchés pour les exportations canadiennes

Conclure des accords commerciaux

L'accès aux marchés étrangers est crucial pour le secteur de la fabrication du Canada, qui représente à lui seul 61 % des exportations totales de marchandises de celui‑ci.Tandis que le commerce et la technologie resserrent davantage les liens dans le monde entier, le gouvernement voit à ce que les manufacturiers du pays disposent de nouvelles possibilités de croissance et d'expansion.

En 2006, le Canada n'avait des accords de libre‑échange qu'avec cinq pays. Fruit du programme ambitieux du gouvernement en faveur de la stimulation du commerce, le nombre de ces pays a augmenté à 44, notamment en raison de la conclusion de deux ententes historiques : l'Accord économique et commercial global (AECG) entre le Canada et l'Union européenne et l'Accord de libre‑échange Canada–Corée (ALECC), une première du Canada en Asie. Grâce à ces deux accords, les fabricants canadiens auront accès sous peu à un marché de plus de 558 millions de personnes dans des pays dont le PIB global s'élève à plus de 19,9 mille milliards de dollars.

Image des pays signataires d'accords de libre-échange avec le Canada – 2006 et 2015 (la description détaillée se trouve sous l'image)
Description de la Figure 7

Figure 7 : Pays signataires d'accords de libre-échange avec le Canada – 2006 et 2015

Avant 2006
  • Chili
  • Costa Rica
  • Israël
  • Mexique
  • États-Unis
Depuis 2015
  • Autriche
  • Belgique
  • Bulgarie
  • Colombie
  • Croatie
  • Chypre
  • République tchèque
  • Danemark
  • Estonie
  • Finlande
  • France
  • Allemagne
  • Grèce
  • Honduras
  • Hongrie
  • Islande
  • Irlande
  • Italie
  • Jordanie
  • Lettonie
  • Liechtenstein
  • Lituanie
  • Luxembourg
  • Malte
  • Pays-Bas
  • Norvège
  • Panama
  • Pérou
  • Pologne
  • Portugal
  • Roumanie
  • Slovaquie
  • Slovénie
  • Corée du Sud
  • Espagne
  • Suède
  • Suisse
  • Ukraine
  • Royaume-Uni
Image de l'AECG et des marchés étrangers — Le saviez-vous? (la description détaillée se trouve sous l'image)
Description de la Figure 8

Figure 8 : L'AECG et les marchés étrangers — Le saviez‑vous?

  • Les 28 pays membres de l'UE qui ont conclu cet accord ambitieux avec le gouvernement comptent en tout 500 millions d'habitants et ont une activité économique annuelle de près de 18 mille milliards de dollars.
  • Les avantages économiques de l'AECG équivaudraient à près de 80 000 nouveaux emplois.
  • On prévoit que l'AECG fera augmenter le revenu annuel du Canada de 12 milliards de dollars annuellement et le commerce bilatéral de 20 %.
Image des 5 principaux marchés d'exportation pour les manufacturiers canadiens (la description détaillée se trouve sous l'image)

Source : Statistique Canada.

Description de la Figure 9

Figure 9 : Les 5 principaux marchés d'exportation pour les manufacturiers canadiens

  1. États-Unis – 237,75 milliards $
  2. Chine – 10,28 milliards $
  3. Japon – 5,08 milliards $
  4. Royaume-Uni – 4,32 milliards $
  5. Mexique – 3,97 milliards $

Source : Statistique Canada.

Outre ces nouveaux accords commerciaux importants, des mesures ont été prises pour aider à réduire les coûts pour les manufacturiers canadiens qui veulent partir à l'assaut du marché mondial.

Plus précisément, le Canada a éliminé plus de 1 800 tarifs douaniers sur une diversité de produits, ce qui a permis d'offrir plus de 450 millions de dollars en allègements tarifaires annuels aux manufacturiers canadiens. En éliminant tous les droits de douane restants sur les machines, le matériel et les intrants de fabrication, le Canada est maintenant la première zone libre de droits de douane des pays du G20 pour les fabricants industriels.

Pour soutenir l'expansion des entreprises canadiennes à l'étranger, le Plan d'action économique de 2015 renferme les engagements suivants :

  • 42 millions de dollars sur cinq ans pour étendre l'action du Service des délégués commerciaux du Canada, afin d'aider à faire progresser les intérêts commerciaux du Canada à l'étranger;
  • 50 millions de dollars sur cinq ans afin de procurer une aide financière directe aux petites et moyennes entreprises (PME) désireuses de saisir de nouvelles possibilités.

L'incidence de l'ACEG : des fabricants perçoivent les possibilités et réalisent des investissements

En mars 2015, Honda Canada Inc. a annoncé que ses installations de fabrication d'Alliston, en Ontario, produiront la nouvelle génération du modèle CR–V destiné au marché de l'Union européenne (UE). La décision de Honda Canada a été rendue possible grâce à l'accès au marché sans précédent occasionné par l'accord commercial Canada–UE, qui pave la voie à une augmentation des exportations canadiennes vers le plus vaste marché intégré du monde et ses plus de 500 millions de consommateurs. Ce sera la première fois que Honda Canada exportera des véhicules vers l'Europe. Ce projet, de concert avec les activités actuelles de Honda, continuera de protéger des emplois de grande qualité et bien rémunérés.

Nouvelles initiatives d'Exportation et développement Canada pour les petites entreprises du pays

Exportation et développement Canada (EDC) épaule les petits fabricants en les aidant à exporter vers de nouveaux marchés ou à vendre davantage dans un marché existant. L'an dernier, EDC a soutenu plus de 6 100 PME dans l'expansion de leurs activités dans des marchés émergents, ce qui, au bout du compte, a permis de créer des emplois pour des gens ici au pays.

On trouvera des renseignements sur les ser vices d'Exportation et développement Canada, notamment les nouveaux, dans le site Web de l'organisme Exportation et développement Canada.

Usine de Toyota Motor Manufacturing Canada

Usine de Toyota Motor Manufacturing Canada

Le pont international Gordie-Howe

Le corridor de commerce Windsor–Detroit est le passage frontalier commercial terrestre le plus achalandé de la frontière canado‑ américaine : 31 % des échanges commerciaux effectués par camion entre le Canada et les États–Unis y transitent. En 2014, environ 2,5 millions de camions transportant des marchandises d'une valeur commerciale de plus de 100 milliards de dollars ont emprunté ce corridor. Conscient de l'importance cruciale d'un corridor efficace et sûr pour la compétitivité du secteur manufacturier, le gouvernement consacre depuis plusieurs années des efforts au projet de construction d'un nouveau passage frontalier international entre Windsor, en Ontario, et Detroit, au Michigan. Le 14 mai 2015, le premier ministre Stephen Harper a annoncé que le futur pont public qui reliera Windsor, en Ontario, et Detroit, au Michigan, portera le nom de pont international Gordie Howe.

Le gouvernement verse 631 millions de dollars sur deux ans pour la construction du nouveau passage. De cette somme, 470 millions de dollars sur deux ans ont été engagés dans le cadre du Plan d'action économique de 2014 à l'appui d'activités requises qui sont liées à l'approvisionnement et à la réalisation du projet.

On s'attend à ce que le pont public international Gordie Howe soit en ser vice en 2020. Il permettra d'accélérer la circulation des biens et ser vices et d'offrir une solution de rechange for t nécessaire au passage frontalier commercial terrestre le plus achalandé de la frontière canado‑américaine. Ce projet créera des milliers d'emplois et générera des retombées des deux côtés de la frontière. Le nouveau passage contribuera à stimuler l'activité économique dans le sud de l'Ontario, en plus d'améliorer l'efficacité des transports entre les États–Unis, d'une part, et l'Ontario, le Québec et l'Est du Canada, d'autre part.

Chapitre 3
Promotion de la formation axée sur les compétences

Former une main-d'œuvre très qualifiée

Les emplois actuels dans le secteur manufacturier diffèrent de ceux du passé. Bien que les travailleurs puissent encore compter sur des emplois fiables et bien rémunérés, nombre d'entre eux doivent aussi être hautement qualifiés dans leur domaine.

Globalement, le secteur de la fabrication verse 1,85 milliard de dollars en salaires par semaine aux travailleurs canadiens, soit plus que tout autre secteur de l'économie du pays. Pour que les manufacturiers continuent de créer des emplois et de faire croître notre économie, ils doivent être sûrs que les Canadiens possèdent les compétences les plus en demande. Au cours des dernières années, il a fallu prendre des mesures afin de moderniser la formation axée sur les compétences, de manière à mieux doter les Canadiens des compétences nécessaires à leur réussite.

Dans le but d'aider les travailleurs du secteur manufacturier à acquérir les compétences requises, le gouvernement :

  • a créé la Subvention canadienne pour l'emploi. Cette approche axée sur l'employeur prévoit jusqu'à 15 000 $ par personne pour les frais de formation permettant aux Canadiens d'acquérir les compétences requises sur le marché du travail d'aujourd'hui. Après sa mise en œuvre intégrale, près de 130 000 Canadiens chaque année devraient avoir accès à la formation dont ils ont besoin pour obtenir un emploi rémunérateur ou améliorer leurs compétences pour des postes en demande.

De surcroît, d'autres mesures ciblées ont été prises pour appuyer les Canadiens à la recherche de compétences supplémentaires. Ainsi, de nouveaux programmes d'appui ont été instaurés pour les apprentis, et le gouvernement a collaboré avec ses partenaires provinciaux et territoriaux en vue de la renégociation des ententes de développement du marché du travail d'une valeur de 1,95 milliard de dollars par année.

Le gouvernement s'est aussi engagé à réaliser d'importantes initiatives dans le cadre du Plan d'action économique de 2015, notamment :

  • un investissement de 65 millions de dollars sur quatre ans à l'intention d'associations de gens d'affaires et de l'industrie pour leur permettre de travailler avec les établissements d'enseignement postsecondaire pour mieux faire concorder les programmes de cours avec les besoins des employeurs;
  • le soutien de la prochaine génération de leaders de l'industrie par le truchement d'un investissement de 56,4 millions de dollars sur quatre ans dans Mitacs pour des stages industriels destinés aux étudiants des cycles supérieurs;
  • la réaffectation de 4 millions de dollars sur deux ans pour le lancement d'un nouveau portail national à guichet unique d'information sur le marché du travail.

L'usine de l'avenir du Conseil national de recherches du Canada

Le 24 novembre 2014, le premier ministre a annoncé que le gouvernement injecterait 5,8 milliards de dollars dans des projets d'infrastructure, par tout au pays. Lors de cette annonce, le Conseil national de recherches du Canada (CNRC) a obtenu jusqu'à 70 millions de dollars pour le programme L'usine de l'avenir. De cette somme, 60 millions seront consacrés à la construction d'une nouvelle installation à Winnipeg, au Manitoba, et 10 millions serviront à la modernisation d'installations à London, en Ontario, et à Montréal, au Québec.

Les nouvelles installations du CNRC à Winnipeg assureront aux manufacturiers canadiens un accès à un éventail d'outils de recherche dans des domaines comme la conception de procédés de fabrication, la simulation et l'intégration, la maintenance, la réparation et la révision, et l'évaluation du cycle de vie de la fabrication. Elles offriront également un laboratoire polyvalent d'essai des procédés de fabrication et un soutien au développement en ingénierie des systèmes de fabrication de pointe ainsi qu'à la mise au point de composites et de biocomposites.

Appui à la formation au Canada

VMAC Global Technology Inc. est un fabricant situé à Nanaimo, en Colombie–Britannique, qui met au point des compresseurs d'air mobiles sur véhicule, destinés aux camions de ser vice, aux travaux publics, aux ser vices publics, à la construction routière et lourde, et aux activités pétrolières et minières. La Subvention canadienne pour l'emploi permettra à l'entreprise de former 23 employés au total dans le domaine des ventes, de la fabrication, du développement du leadership et de la technologie des chaînes d'approvisionnement.

La formation des employés aidera l'entreprise à se positionner afin de réussir sur le marché mondial. « VMAC est très consciente de l'importance d'investir dans la formation, l'éducation et le développement des compétences des membres de son équipe dans le but de consolider sa position au sein de l'industrie manufacturière, a déclaré le président de VMAC, Jim Hogan. La Subvention canadienne pour l'emploi nous offre l'occasion d'investir continuellement dans nos employés, ce qui fait en sorte que notre équipe est compétente et hautement qualifiée. La Subvention nous donne aussi un avantage concurrentiel dans une capacité mondiale. »

En Colombie–Britannique, environ 7 360 travailleurs reçoivent de la formation par l'entremise de la Subvention canadienne pour l'emploi. Jusqu'à présent, plus de 1 400 employeurs ont reçu une approbation de financement en vue de donner de la formation aux employés dans cette province.

Chapitre 4
Technologies de pointe et recherche-développement

Soutenir l'innovation des entreprises

Depuis 2006, le gouvernement fédéral a investi plus de 13 milliards de dollars de fonds supplémentaires dans la recherche et développement, tandis que les manufacturiers canadiens constituent les plus grands investisseurs dans les nouvelles technologies. Dans un secteur qui dépend d'idées fraîches afin de satisfaire à l'évolution de la demande des consommateurs, le gouvernement doit jouer un rôle de premier plan en appuyant le développement de technologies de pointe. Conscient de l'importance de la fabrication pour l'économie canadienne, il a instauré des mesures qui sont propres à ce secteur, afin d'aider les manufacturiers à vendre de nouvelles technologies aux consommateurs du pays.

Usine de fabrication de Honda Canada

Usine de fabrication de Honda Canada

En voici quelques-unes :

  • 950 millions de dollars destinés au Fonds d'innovation pour le secteur de l'automobile (FISA)
  • Un milliard de dollars octroyés à l'Initiative stratégique pour l'aérospatiale et la défense (ISAD)
  • 100 millions de dollars consacrés à un nouveau Programme d'innovation pour les fournisseurs du secteur de l'automobile (PIFSA)
  • 110 millions de dollars sur quatre ans, puis 55 millions de dollars par année par la suite, au titre du Programme de démonstration de technologies pour les secteurs de l'aérospatiale, de la défense et de l'espace
  • 920 millions de dollars à l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario, dont 200 millions de dollars destinés au nouveau Fonds de fabrication de pointe (FFP)
  • plus de 1 milliard de dollars (en 2015–2016) pour soutenir les agences de développement régional :
    • l'Agence de promotion économique du Canada atlantique (APECA)
    • l'Agence de développement économique du Canada pour les régions du Québec (DEC Québec)
    • l'Agence canadienne de développement économique du Nord (CanNor)
    • l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario (FedDev Ontario)
    • Initiative fédérale de développement économique dans le Nord de l'Ontario (FedNor)
    • Diversification de l'économie de l'Ouest Canada (DEO)
  • 400 millions de dollars au titre du Plan d'action sur le capital de risque. afin de financer davantage les entreprises innovantes à for te croissance
  • 1,5 milliard pour le Fonds d'excellence en recherche Apogée Canada, destiné à appuyer la commercialisation de la recherche

Fructueux : l'appui du gouvernement à l'innovation automobile stimule l'investissement

En février 2015, Ford du Canada a lancé la production de son tout nouveau Ford Edge 2015, qui sera monté sur une nouvelle plateforme souple à son usine d'Oakville. L'usine, qui emploie environ 4 500 personnes, a bénéficié en 2013 d'une contribution remboursable de 71,6 millions de dollars au titre du Fonds d'innovation pour le secteur de l'automobile (FISA), afin de permettre sa transformation en installation de fabrication mondiale à la fine pointe de la technologie. La nouvelle plateforme souple aidera Ford à innover, à être concurrentiel et à s'adapter rapidement aux fluctuations du marché.

La contribution du gouvernement a incité Ford à investir 716 millions de dollars dans le Sud de l'Ontario, avec pour effet de maintenir au Canada la production de véhicules Ford destinés au marché mondial. L'investissement de Ford s'inscrit dans un projet de mise à niveau du complexe d'assemblage d'Oakville dont la valeur pourra atteindre 1,1 milliard de dollars sur 10 ans.

La fabric ation de pointe

Dans le Plan d'action économique de 2013, le gouvernement a versé 920 millions de dollars à l'Agence fédérale de développement économique pour le Sud de l'Ontario. Dans le contexte de ce financement, il a créé le Fonds de fabrication de pointe, doté de 200 millions de dollars pour le soutien au développement de méthodes de production ou de produits nouveaux et innovateurs à la grandeur de l'Ontario. Le programme investit dans la fabrication de pointe en Ontario et contribue directement à l'établissement d'une base d'activités de fabrication innovatrices et durables qui continueront d'être un moteur économique important pour la prospérité.

Profil : Fibracast

Établi à Hamilton, Fibracast, fabrique des technologies membranaires de pointe employées pour le traitement des eaux. Il recevra une contribution remboursable de 10 millions de dollars dans le cadre du Fonds de fabrication de pointe de FedDev Ontario. Cette somme permettra d'accélérer la production à l'échelle commerciale de la technologie FibrePlate de Fibracast en Ontario. Cette technologie vise à renforcer la grappe d'infrastructure de gestion de l'eau et à faire croître le potentiel industriel des technologies propres de l'Ontario.

La technologie de filtration par membrane hybride unique de Fibracast offre aux usines de traitement des eaux un meilleur rendement de filtration et des membranes plus solides en plus de permettre d'optimiser l'espace, tout cela pour un coût moindre que les technologies de filtration par membrane existantes. Le financement ser vira à accroître la portée de la capacité de production, notamment par la location d'installations dans le Sud de l'Ontario afin de satisfaire aux volumes attendus de 750 000 mètres carrés de matériel de membrane d'ici 2016 et de jusqu'à deux millions de mètres carrés d'ici 2018.

Le programme d'aide à la recherche industrielle

Le Plan d'action économique de 2012 a accordé un financement supplémentaire de 110 millions de dollars par année pour soutenir les entreprises dans le cadre du Programme d'aide à la recherche industrielle (PARI) du Conseil national de recherches du Canada. En 2014–2015, le PARI a financé environ 1 000 stages au sein de petites et moyennes entreprises novatrices, pour un soutien total de 20 millions de dollars, dont 15 millions provenaient de la Stratégie emploi jeunesse.

Profil : Dynamic Structures

Dynamic Structures est une entreprise qui conçoit et fabrique des systèmes mécaniques complexes et des structures spécialisées destinés à des télescopes de calibre mondial, à des manèges de parcs d'attractions et à des ponts. L'entreprise a été choisie pour concevoir, fabriquer et livrer l'enceinte en acier de précision du Télescope de trente mètres — la coquille extérieure sphérique qui pivotera sur deux plans afin que l'ouverture du dôme soit parfaitement alignée avec le télescope. Cette conception novatrice permettra de protéger l'instrument des variations de température et du vent.

Le Télescope de trente mètres est un projet international qui prévoit la construction à Hawaï de l'un des observatoires astronomiques les plus grands et les plus perfectionnés au monde. On s'attend à ce que s'y réalise la prochaine vague de découvertes scientifiques. Le projet est le fruit d'une collaboration internationale à laquelle participent les États–Unis, le Japon, la Chine et l'Inde. L'enceinte du télescope sera construite et livrée par Dynamic Structures, tandis que des technologies d'optique adaptative de pointe seront élaborées par le Conseil national de recherches du Canada en collaboration avec des entreprises canadiennes.

Le Conseil national de recherches du Canada : se transformer pour faire progresser l'innovation en entreprise

Le Plan d'action économique de 2012 a annoncé la transformation du Conseil national de recherches du Canada en une organisation de recherche et de technologie dont l'objectif est d'aider les entreprises canadiennes à mettre au point de nouvelles technologies. Le Conseil établit des partenariats avec des entreprises canadiennes pour développer et déployer de nouvelles technologies qui permettent la commercialisation réussie de produits et ser vices dans l'ensemble du secteur manufacturier.

L'industrie automobile canadienne

L'industrie automobile du Canada constitue un élément essentiel de la puissance de l'économie dans son ensemble. Elle est directement liée à plus de 500 000 emplois à travers le Canada. Le gouvernement appuie les projets du secteur de l'automobile qui garantissent des emplois de haut calibre et entraînent des retombées économiques à long terme au pays.

Doté de 100 millions de dollars, le nouveau Programme d'innovation pour les fournisseurs du secteur de l'automobile (PIFSA) offre un soutien aux fabricants de pièces, afin de faire passer des technologies de pointe de l'étape du laboratoire à celle de la mise en marché. Le Programme ser t de complément au Fonds d'innovation pour le secteur de l'automobile (FISA), que le gouvernement a instauré en 2008 et renouvelé en 2013, avant de doubler son financement en 2014. Depuis 2008, le FISA a entraîné des investissements de près de 2,8 milliards de dollars. Depuis 2006, le gouvernement a vu à la réalisation d'investissements de plus de 4 milliards de dollars du secteur privé dans le secteur de l'automobile.

Tirant parti de l'ensemble des politiques dont le pays dispose pour attirer les investissements, le gouvernement du Canada dialogue avec un nouveau comité dirigé par l'industrie qui se consacre à attirer des investissements. Le comité du Conseil du Partenariat du secteur canadien de l'automobile donnera au gouvernement des conseils sur la façon de promouvoir le Canada comme destination de choix pour les investissements dans l'automobile.

Profil : Linamar Corporation

Établie à Guelph, en Ontario, la société Linamar est l'un des plus importants fabricants de pièces d'automobile au Canada. Elle fabrique aussi des pièces et des fournitures d'automobiles dans des marchés industriels à l'échelle de la planète. Linamar a choisi de tirer profit du faible niveau d'imposition du Canada et des occasions offer tes par celui‑ci sur les marchés mondiaux pour produire des composants de groupes motopropulseurs éconergétiques pour les transmissions de prochaine génération. Le projet procure des avantages économiques à cour t et long terme pour le Canada et suscite la création de 1 200 emplois et la réalisation d'un investissement de 500 millions de dollars par Linamar.

Le ministre de l'Industrie James Moore avec le président de Pratt & Whitney Canada, John Saabas

Le ministre de l'Industrie James Moore avec le président de Pratt & Whitney Canada, John Saabas

Le secteur canadien de l'aérospatiale

Le secteur canadien de l'aérospatiale est un chef de file mondial. En 2014, il a contribué près de 29 milliards de dollars à notre PIB et 180 000 emplois à l'économie du pays.Voici quelques‑unes des mesures importantes prises par le gouvernement pour le soutenir :

  • Il a versé 30 millions de dollars pour l'établissement du Consortium en aérospatiale pour la recherche et l'innovation au Canada (CARIC). Ce réseau de recherche dirigé par l'industrie est un organisme sans but lucratif qui favorise la collaboration dans le domaine de la recherche en aérospatiale en accordant un soutien financier à des projets de R–D de petite échelle à un stade précoce.
  • Il a créé le Programme de démonstration de technologies pour soutenir des projets à grande échelle dans les secteurs de l'aérospatiale, de l'espace, de la défense et de la sécurité. Le Programme favorisera le développement technologique dans des domaines qui présentent un potentiel important de retombées économiques à long terme pour le Canada et qui, selon les attentes, définiront les technologies aérospatiales de la prochaine génération.
  • Il a versé 1 milliard de dollars à l'Initiative stratégique pour l'aérospatiale et la défense (ISAD), programme qui appuie des projets de R–D dans les secteurs de l'aérospatiale, de l'espace, de la défense et de la sécurité. Le financement de l'ISAD rend ces secteurs plus concurrentiels en encourageant les entreprises à mettre au point des produits nouveaux ou améliorés.
  • Par l'entremise du Plan d'action économique de 2015, il a fourni 6 millions de dollars à un programme national de développement des fournisseurs, en vue de bonifier le rendement et la compétitivité des entreprises aérospatiales.

Profil : Pratt & Whitney Canada

Pratt & Whitney Canada, dont le siège est à Longueuil, au Québec, est un chef de file mondial de la conception et de la production de moteurs d'avions de la prochaine génération. Depuis 1928, l'entreprise construit au Canada des moteurs qui ont propulsé des avions dans le monde entier.

En décembre 2014, le gouvernement a annoncé le versement d'une contribution remboursable de 300 millions de dollars pour soutenir les activités de recherche et développement de Pratt & Whitney Canada par l'entremise de l'Initiative stratégique pour l'aérospatiale et la défense. L'entreprise met au point des nouvelles technologies qui aideront à réduire le bruit, le poids, les émissions, l'empreinte carbone et l'impact environnemental de moteurs d'avions en créant des appareils plus légers et plus silencieux.

Ce projet permettra de maintenir près de 1 500 emplois de R–D au Canada au cours des cinq prochaines années et donnera aux quelque 6 000 employés de Pratt & Whitney au pays les moyens de faire ce qu'ils font le mieux : innover. Il procurera aussi des avantages à la vaste chaîne d'approvisionnement de l'entreprise, qui compte plus de 1 200 sociétés. Plus de 65 fournisseurs canadiens apporteront une contribution à ces travaux.

Dextre, le robot bricoleur de l'Agence spatiale, effectue le ravitaillement de la Station spatiale internationale à partir du véhicule spatial Kounotori2, en février 2011. (Source : NASA)

Dextre, le robot bricoleur de l'Agence spatiale, effectue le ravitaillement de la Station spatiale internationale à partir du véhicule spatial Kounotori2, en février 2011. (Source : NASA)

L'espace

Le Canada est un chef de file de l'exploration spatiale internationale. Pour le demeurer, il doit maintenir un secteur manufacturier de calibre mondial. Mondialement célèbres, les bras Canadarm et Dextre ont aidé à construire la Station spatiale internationale (SSI). Le Canada est le premier pays à posséder son propre satellite de communication et le troisième à mettre en orbite son propre satellite de recherche. Le gouvernement du Canada a pris des mesures pour voir à ce que nous demeurions à l'avant‑garde de la technologie spatiale :

  • Le Canada prolongera sa participation à la SSI jusqu'en 2024, ce qui pourrait se traduire par de nouvelles possibilités pour l'industrie canadienne, y compris les entreprises qui soutiennent le Canadarm2, le Dextre et la base mobile de la Station.
  • Trente millions de dollars supplémentaires seront versés sur quatre ans, à compter de 2016–2017, pour appuyer la recherche et le développement technologique de pointe dans le secteur canadien des communications par satellite. Cet investissement ser vira à soutenir le programme de recherche de pointe sur les systèmes de télécommunications (ARTES) de l'Agence spatiale européenne.
  • Le gouvernement a récemment annoncé un soutien de 243,5 millions de dollars à la participation canadienne au projet de Télescope de trente mètres, qui sera le télescope terrestre le plus puissant jamais construit. Cet appareil pourrait transformer la compréhension qu'ont les astronomes de l'Univers. Des entreprises canadiennes participeront à sa construction.
  • Le Programme de développement des technologies spatiales (PDTS) continuera de contribuer au renforcement des capacités de l'industrie en investissant dans de nouvelles technologies spatiales, en favorisant le développement de l'expertise et du talent canadiens, et en veillant à ce que l'industrie puisse répondre aux exigences futures du marché et maintenir sa compétitivité à l'échelle mondiale.
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