PNRH-324,25 — Prescriptions techniques relatives aux systèmes radio fixes fonctionnant dans les bandes 24,25-24,45 GHz et 25,05-25,25 GHz

1re édition
le 1er janvier 2000

Gestion du spectre et Politique des télécommunications
Plan normalisé de réseaux hertziens

1. Objet

1.1 Le présent Plan normalisé de réseaux hertziens (PNRH) expose les prescriptions techniques minimales en vue de l'utilisation efficace des bandes de fréquences 24,25 - 24,45 GHz et 25,05 - 25,25 GHz par des systèmes numériques du service fixe aux fins d'applications sans fil à large bande, y compris par les systèmes point à point et point à multipoint.

1.2 Le présent PNRH a pour objet de guider la conception et la spécification des réseaux et du matériel radio.

1.3 Le présent PNRH n'expose que les caractéristiques de l'équipement qui permettent une utilisation efficace du spectre, et il ne doit pas être considéré comme une spécification exhaustive pouvant servir à la conception ou à la sélection de l'équipement.

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2. Généralités

2.1 La révision du présent PNRH sera faite au besoin.

2.2 Les licences seront délivrées en priorité aux réseaux hertziens qui satisfont aux prescriptions du présent plan, puis aux réseaux non normalisés exploités dans ces bandes.

2.3 Les dispositions applicables aux réseaux non normalisés sont exposées dans la PS Gen, intitulée Renseignements généraux sur les politiques d'utilisation du spectre et les politiques des systèmes radio.

2.4 Même si un réseau hertzien satisfait aux prescriptions du présent PNRH, il peut être nécessaire d'y apporter des modifications s'il cause du brouillage préjudiciable1 à d'autres stations ou réseaux radio.

2.5 Industrie Canada doit être avisé de tout conflit éventuel entre exploitants de réseaux hertziens, qui ne peut pas être résolu par les parties en cause. Après consultation des parties intéressées, le Ministère établira les modifications à apporter et un calendrier de mise en oeuvre de ces modifications afin de résoudre le conflit.

2.6 Industrie Canada peut exiger des titulaires de licences et/ou des requérants l'emploi de récepteurs dont les caractéristiques de sélectivité assurent le rejet du brouillage préjudiciable.

2.7 Il faut noter que le service fixe de Terre partage ces bandes avec d'autres services, conformément au Tableau canadien d'attribution des bandes de fréquences. (De plus, voir modification au renvoi C44 (souligné dans le document « Considérations en matière de politique du spectre et de délivrance de licences pour les systèmes radio fixes dans les bandes de fréquences de 23 GHz et 38 GHz ») qui vise l'utilisation de la bande de 24 GHz par les stations terriennes.)

2.8 Les titulaires de licence devront respecter les dispositions du Règlement des radiocommunications de l'Union internationale des télécommunications (UIT) relatives à la bande 24 GHz, ainsi que tout arrangement/entente futur conclu avec d'autres pays.

2.9 Industrie Canada exigera que les titulaires de licence et/ou les requérants collaborent à la sélection et à l'exploitation des fréquences assignées pour réduire le plus possible le brouillage et donc optimiser l'utilisation des fréquences autorisées.

2.10 Les titulaires de licence peuvent mettre en oeuvre des systèmes point à point ou point à multipoints dans leur zone de service autorisée.

2.11 Le matériel des systèmes point à point et point à multipoint devra être homologué conformément au Cahier des charges sur les normes radioélectrique 191 (CNR-191), Systèmes de télécommunications multipoints locaux dans la bande de 28 GHz et systèmes de télécommunications point à point et point à multipoint à large bande dans les bandes de 24 GHz et de 38 GHz.

2.12 Les titulaires de licence devront fournir à Industrie Canada, le cas échéant, des informations sur certains paramètres techniques de leurs stations de pivot et de leurs stations point-à-point.

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3. Documents connexes

3.1 Les éditions en vigueur des documents ci-dessous sont applicables. Sauf indication contraire, les documents sont disponibles au site Web d'Industrie Canada, à l'adresse suivante : http://strategis.ic.gc.ca/spectre.

3.1.1 Politique d'utilisation du spectre (PS Gen) - Renseignements généraux sur les politiques d'utilisation du spectre et les politiques des systèmes radio.

3.1.2 Politique et procédures pour la délivrance de licences par enchère dans les bandes de fréquences de 24 et de 38 GHz.

3.1.3 Circulaire de la réglementation des télécommunications 43 (CRT-43) - Notes concernant la désignation des émissions (y compris la largeur de bande nécessaire et la classification), la classe des stations et la nature du service.

3.1.4 Cahier des charges sur les normes radioélectriques 191 (CNR-191) - Systèmes de télécommunications multipoints locaux dans la bande de 28 GHz et systèmes de télécommunications point à point et point à multipoint à large bande dans les bandes de 24 GHz et de 38 GHz.

3.1.5 Arrangement provisoire entre le Canada et les États-Unis d'Amérique concernant le partage des bandes de fréquences 24,25-24,45 GHz, 25,05-25,25 GHz et 38,6-40,0 GHz par les systèmes sans fil à large bande

3.1.6 Tableau canadien d'attribution des bandes de fréquences

3.1.7 Circulaires des procédures concernant les clients 2-0-03 (CPC-2-0-03) - Processus environnemental, champs de radiofréquences et consultation sur l'utilisation du sol.

3.1.8 Code de sécurité 6 - Limites d'exposition à des champs de radiofréquences de la gamme 10 kHz-300 GHz, disponible sur Internet au site Web de Santé Canada :

http://www.hc-sc.gc.ca

3.1.9 Les documents connexes traitant du processus de coordination des systèmes fixes sans fil à large bande dans les bandes de 24 GHz, 28 GHz et 38 GHz sont disponibles en anglais au site Web du Conseil consultatif canadien de la radio (CCCR) :

http://www.rabc.ottawa.on.ca

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4. Description de la disposition des blocs de fréquences radioélectriques

4.1 Les bandes 24,25 - 24,45 GHz et 25,05 - 25,25 GHz sont divisées en cinq blocs de fréquences2 appariés de 40 MHz + 40 MHz, comme suit :

Disposition des blocs de fréquences radioélectriques
Blocs appariés Blocs inférieurs (MHz) Blocs supérieurs (MHz)
A / A' 24 250 - 24 290 25 050 - 25 090
B / B' 24 290 - 24 330 25 090 - 25 130
C / C' 24 330 - 24 370 25 130 - 25 170
D / D' 24 370 - 24 410 25 170 - 25 210
E / E' 24 410 - 24 450 25 210 - 25 250

4.2 Les blocs de fréquences disponibles aux fins de la délivrance de licences sont appariés de façon symétrique pour faciliter les systèmes duplex à répartition en fréquence (DRF). Pour ces systèmes, on préfère que les liens de la base à l'abonné soient dans la partie inférieure de la sous-bande, et on préfère que les liens de l'abonné à la base soient dans la partie supérieure de la sous-bande. Les systèmes duplex à répartition dans le temps peuvent opérer dans les deux parties de la sous bande.

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5. Exigences techniques

5.1 La puissance d'émission à l'entrée de l'antenne ne doit pas dépasser +10 dBW par porteuse.

5.2 La densité de la puissance isotrope rayonnée efficace (p.i.r.e.) ne doit pas dépasser +30 dBW/MHz pour des stations d'abonné et +14 dBW/MHz pour des émetteurs de station pivot. La p.i.r.e. maximum d'une station émettrice ne doit pas dépasser +55 dBW par porteuse.

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6. Coordination entre les systèmes

6.1 Coordination internationale

6.1.1 L'utilisation de la bande 24,25 - 25,25 GHz près de la frontière canadoaméricaine doit être conforme aux dispositions de l'Arrangement provisoire entre le Canada et les États-Unis d'Amérique concernant le partage des bandes de fréquences 24,25 - 24,45 GHz, 25,05 - 25,25 GHz et 38,6 - 40,0 GHz par les systèmes sans fil à large bande. (Veuillez vous référer à la Section 3 de ce document.)

6.2 Coordination domestique

6.2.1 Il faut assurer la coordination domestique entre les zones de service3 autorisées quand la distance minimale entre les limites des zones est inférieure à 60 km4. On incite les exploitants à s'entendre sur des accords de partage qui permettront la prestation de services de chaque titulaire de licence au maximum de sa zone de service.

6.2.2 Quand il n'y a pas d'entente de partage entre des exploitants dont les zones de service sont distantes de moins de 60 km, le processus de coordination ci-dessous sera utilisé :

6.2.2.1 Les exploitants doivent calculer la puissance surfacique (ps) aux limites de la zone de service des zones de service avoisinantes pour les installations d'émission. Le calcul de la puissance surfacique sera effectuée au moyen de pratiques d'ingénierie acceptées, en tenant compte des facteurs tels que l'affaiblissement de propagation, l'affaiblissement atmosphérique, la directivité de l'antenne vers les limites de la zone de service et la sphéricité de la Terre. Le niveau de puissance surfacique à la limite de la zone de service sera la valeur maximale pour les points d'élévation situés jusqu'à 500 m au-dessus de l'élévation du terrain local (voir annexe C pour un exemple de calcul de la ps).

6.2.2.2 Aucune exigence de coordination ne s'applique à la mise en oeuvre d'installations produisant une puissance surfacique inférieure ou égale à -114 dBW/m2 pour toute largeur de bande de 1 MHz (ps A) aux limites de l'autre zone de service.

6.2.2.3 La mise en oeuvre d'installations produisant une puissance surfacique supérieure à -114 dBW/m2 pour toute largeur de bande de 1 MHz (ps A), mais inférieure ou égale à -94 dBW/m2 pour toute largeur de bande de 1 MHz (ps B), aux limites de l'autre zone de service doit être coordonnée par les titulaires de licence touchés, conformément au processus de coordination suivant :

6.2.2.3.1 L'exploitant doit aviser les autres titulaires de licence de son intention de procéder à la mise en oeuvre des installations, et leur communiquer les données nécessaires à la réalisation d'une analyse de brouillage.

6.2.2.3.2 Le destinataire d'un tel avis a trente (30) jours civils pour formuler toute objection à la mise en oeuvre. Les objections ne peuvent être fondées que sur le brouillage préjudiciable de systèmes existants5.

6.2.2.3.3 S'il n'y a pas d'objection, on peut procéder à la mise en oeuvre.

6.2.2.3.4 S'il y a objection, les titulaires de licence doivent collaborer pour obtenir des accords appropriés avant la mise en oeuvre des installations. On s'attend à ce que de tels accords soient conclus dans un délai maximal de trente (30) jours civils.

6.2.2.3.5 Les installations proposées doivent être mises en oeuvre à l'intérieur de 120 jours civils suivant la conclusion de la coordination, sinon la coordination doit être recommencée telle que décrite à la section 6.2.2.

6.2.2.4 La mise en oeuvre d'installations produisant une puissance surfacique supérieure à -94 dBW/m2 pour toute largeur de bande de 1 MHz (ps B) aux limites de l'autre zone de service doit être coordonnée par les titulaires de licence touchés.

6.2.2.5 Le processus ci-dessus est illustré à l'annexe B du présent document.

6.2.3 Dans tous les cas, les titulaires de licence devraient exploiter de façon optimale les techniques d'atténuation du brouillage, telles que la discrimination d'antenne, la polarisation, le décalage de fréquence, le blindage, la bonne sélection d'emplacement et le contrôle de la puissance, de manière à faciliter la coordination des systèmes.

6.2.4 Tous les résultats d'analyse de la puissance surfacique et les accords conclus par les titulaires de licence doivent être conservés par les titulaires et communiqués au Ministère sur demande.

6.2.5 Lors d'un transfert de licence, les accords de partage conclus entre les titulaires de licence précédents resteront en vigueur jusqu'à l'annulation par un nouvel accord entre les titulaires de licence.

6.2.6 Quand les parties ne peuvent pas s'entendre sur un accord ou une coordination, il faut en aviser le Ministère, qui pourra alors imposer des conditions techniques appropriées pour faciliter la mise en oeuvre des systèmes.

6.2.7 Les titulaires de licence devront s'assurer que la ps à la limite des zones de service avoisinantes non visées par une licence ne doit pas dépasser la valeur de ps B.

6.2.8 Dans la plupart des cas, la coordination entre titulaires de licences exploitant des blocs de fréquences adjacents dans un même voisinage n'est pas requise; cependant, les titulaires peuvent coordonner certaines installations afin de ne pas causer de brouillage.

Publication autorisée par le ministère de l'Industrie

Le Directeur général
Direction du génie du spectre

R.W. McCaughern

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Annexe A
Coordination des blocs de même fréquence

(Définition des zones du niveau 3 peut être trouvée sur le site Web d'Industrie Canada : http://www.ic.gc.ca/spectre )

Annexe A - Coordination des blocs de même fréquence
Zone de Niveau 3 Zones du niveau 3 à considérer pour coordination
3-01 3-10, 3-17.
3-02 3-03, 3-04, 3-07.
3-03 3-02, 3-04, 3-05, 3-07.
3-04 3-02, 3-03.
3-05 3-03, 3-06, 3-07.
3-06 3-05, 3-07, 3-08, 3-09.
3-07 3-02, 3-03, 3-05, 3-06, 3-08.
3-08 3-06, 3-07, 3-09, 3-10.
3-09 3-06, 3-08, 3-10, 3-11, 3-12.
3-10 3-01, 3-08, 3-09, 3-12, 3-17.
3-11 3-09, 3-12, 3-13.
3-12 3-09, 3-10, 3-11, 3-13, 3-14, 3-15, 3-16, 3-17.
3-13 3-11, 3-12, 3-14, 3-15, 3-18, 3-19.
3-14 3-12, 3-13, 3-15, 3-16, 3-17, 3-18.
3-15 3-12, 3-13, 3-14, 3-16, 3-18, 3-19, 3-20, 3-21.
3-16 3-12, 3-14, 3-15, 3-17, 3-20, 3-21, 3-23, 3-24, 3-34.
3-17 3-01, 3-10, 3-12, 3-14, 3-16, 3-34, 3-36, 3-37, 3-59.
3-18 3-13, 3-14, 3-15, 3-19.
3-19 3-13, 3-15, 3-18, 3-20, 3-21.
3-20 3-15, 3-16, 3-19, 3-21, 3-22, 3-23, 3-24, 3-34.
3-21 3-15, 3-16, 3-19, 3-20, 3-22, 3-23, 3-24, 3-25, 3-34.
3-22 3-21, 3-23, 3-25.
3-23 3-16, 3-20, 3-21, 3-22, 3-24, 3-25, 3-26, 3-34.
3-24 3-16, 3-20, 3-21, 3-23, 3-25, 3-26, 3-34.
3-25 3-21, 3-22, 3-23, 3-24, 3-26, 3-27, 3-28, 3-29, 3-30.
3-26 3-23, 3-24, 3-25, 3-27, 3-28, 3-30, 3-34, 3-35.
3-27 3-25, 3-26, 3-28, 3-30, 3-33.
3-28 3-25, 3-26, 3-27, 3-30, 3-33.
3-29 3-25, 3-30.
3-30 3-25, 3-26, 3-27, 3-28, 3-29, 3-31, 3-33.
3-31 3-30, 3-32, 3-33.
3-32 3-31, 3-33.
3-33 3-27, 3-28, 3-30, 3-31, 3-32.
3-34 3-16, 3-17, 3-20, 3-21, 3-23, 3-24, 3-26, 3-34, 3-35, 3-36, 3-37.
3-35 3-26, 3-34, 3-36, 3-37, 3-38.
3-36 3-17, 3-34, 3-35, 3-37.
3-37 3-17, 3-34, 3-35, 3-36, 3-38.
3-38 3-35, 3-37, 3-39, 3-59.
3-39 3-38, 3-40, 3-41, 3-43, 3-59.
3-40 3-39, 3-41, 3-43.
3-41 3-39, 3-40, 3-42, 3-43.
3-42 3-41, 3-43, 3-45.
3-43 3-39, 3-40, 3-41, 3-42, 3-44, 3-45, 3-59.
3-44 3-43, 3-45, 3-47, 3-48, 3-49, 3-51, 3-56, 3-57, 3-58, 3-59.
3-45 3-42, 3-43, 3-44, 3-45, 3-46, 3-47, 3-48.
3-46 3-45, 3-47, 3-50.
3-47 3-44, 3-45, 3-46, 3-48, 3-50, 3-51.
3-48 3-44, 3-45, 3-47, 3-50, 3-51.
3-49 3-44, 3-57, 3-58, 3-59.
3-50 3-46, 3-47, 3-48, 3-51.
3-51 3-44, 3-47, 3-48, 3-50, 3-52, 3-56, 3-57.
3-52 3-51, 3-53, 3-54, 3-55, 3-56, 3-57.
3-53 3-52, 3-54, 3-55.
3-54 3-52, 3-53, 3-55.
3-55 3-52, 3-53, 3-54.
3-56 3-44, 3-51, 3-52, 3-57.
3-57 3-44, 3-49, 3-51, 3-52, 3-56, 3-58, 3-59.
3-58 3-44, 3-49, 3-57, 3-59.
3-59 3-17, 3-38, 3-39, 3-43, 3-44, 3-49, 3-57, 3-58.

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Annexe B
Processus utilisé pour déterminer s'il faut procéder à la coordination quand un accord de partage entre les titulaires de licence n'est pas conclu

Processus utilisé pour déterminer s'il faut procéder à la coordination quand un accord de partage entre les titulaires de licence n’est pas conclu


[Description de figure 1 - Annexe B]

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Annexe C
Exemple de calcul

L'exemple suivant est fourni pour illustrer comment la ps est déterminée à la limite de la zone de service6:

Paramètres de la station proposée
Paramètre Symbole Valeur
Puissance de l'émetteur central fournie à l'antenne PT -12 dBW
Largeur de bande du canal B 40 MHz
Hauteur de l'antenne émettrice au-dessus du sol HT 100 mètres
Gain de l'antenne émettrice (gain maximum vers la limite de la zone de service à n'importe quelle élévation de 0 à 500 m au-dessus du terrain moyen) GT 21 dBi
Fréquence centrale du canal F 24 270 MHz
Distance de l'émetteur central à la limite de la zone de service Y D 10 km
Figure 1 : Graphe de la situation proposée


[Description de figure 1 - Annexe C]

La densité de puissance spectrale en dBW/MHz à la limite de la zone de service Y (Pà la limite de la zone de service Y) peut être calculée en utilisant la propagation dans l'espace libre, et en tenant compte des facteurs tels que des affaiblissements atmosphériques comme suit :

 

Pà la limite de la zone de service Y 
= PT'+ GT - 20 log FMHz - 20 log Dkm - 32,4 - La

= (-28 + 21 - 20 log (24 270) - 20 log (10) - 32,4 - 0,1x10) dBW/MHz

= (-28 + 21 -87,7 - 20 - 32,4 - 1) dBW/MHz

= -148,1 dBW/MHz

où : PT'  
= PT - 10 log BMHz

= -12 - 10 log(40)

= -28 dBW/MHz

GT  
= 21 dBi
FMHz  
= 24 270
Dkm 
= 10
La  
= affaiblissements atmosphériques

= 0,1 dB/km

Alors, la puissance surfacique en dBW/m2 par 1 MHz (ps) peut être calculée comme suit :

ps 
= Pà la limite de la zone de service Y - 10 log Ar

= (- 148,1 - 10 log (1,216 x 10-5)) dBW/m2 par 1 MHz

= (-148,1 - (-49,15)) dBW/m2 par 1 MHz

= -99 dBW/m2 par 1 MHz

où :Ar  
= λ2/(4π)

= c2/(4πFHz2)

= (3 x 108) 2 /( 4π x (24,27 x 109)2 )

= 1,216 x 10-5m2

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Renvois

1 Aux fins du présent PNRH, l'expression « brouillage préjudiciable » désigne tout brouillage qui compromet le fonctionnement d'un service de radionavigation ou d'autres services de sécurité, ou qui dégrade sérieusement, interrompt de façon répétée ou empêche le fonctionnement d'un service de radiocommunications utilisé conformément aux règlements et aux prescriptions techniques édictés par Industrie Canada en vertu de la Loi sur la radiocommunication.

2 Pour les besoins de ce PNRH, un bloc de fréquence est défini comme une portion continue du spectre dans une bande de fréquence, assigné typiquement à un seul exploitant. Un bloc de fréquence peut avoir un ou plusieurs canaux. Un canal est défini comme une portion spécifiée du spectre de fréquence radio qui transporte un signal radio spécifique.

3 L'appendice A est fournie comme guide pour déterminer quelles zones de service devraient être considérées pour coordination.

4 Si l'exploitant utilise des sites très élevés par rapport au terrain avoisinant, et que cela risque de causer du brouillage dans des zones de service au-delà de 60 km, il doit assurer la coordination avec les titulaires de licence touchés.

5 Les systèmes existants comprennent les systèmes qui sont opérationnels avant la réception de la notification, ou les systèmes qui ont déjà été coordonnés.

6 On devrait noter que l'exemple de calcul suppose des conditions de visibilité directe en raison de la courte distance du chemin et de la hauteur de l'antenne émettrice. Dans d'autres cas, lorsque la distance est plus grande et/ou la hauteur de l'antenne émettrice est faible, les conditions de visibilité directe pourraient ne pas exister. Dans ces cas, on devrait utiliser un modèle de propagation approprié qui tient compte de la situation de non-visibilité directe.


Description des figures

Processus utilisé pour déterminer s'il faut procéder à la coordination quand un accord de partage entre les titulaires de licence n’est pas conclu

Cette figure est un organigramme représentant le processus de coordination nationale inter-systèmes pour les systèmes point-multipoint en l’absence d’accord de partage entre les titulaires de licence. Le processus est décrit intégralement dans la section 6.2.

Figure 1 : Graphe de la situation proposée

Cette figure indique la géométrie utilisée dans l’exemple de calcul de la puissance surfacique. Un émetteur central se trouve dans la zone de service X. On souhaite calculer la puissance surfacique de cet émetteur à la limite de la zone de service voisine Y. La distance Dkm à utiliser dans ce calcul est la distance entre l’emplacement de l’émetteur central et la limite de la zone de service Y, et non de limite à limite. L’émetteur central a une puissance PT et le gain GT vers la limite de la zone de service Y.

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