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SC-03, Partie VI — Exigences relatives à l'équipement terminal de réseau numérique avec intégration des services

3.4 Équilibre transversal au point de référence « U »

3.4.1 Exigence

L'ÉT destiné à être connecté à une interface d'accès de RNIS, à débit de base ou primaire, au point de référence « U » doit être conforme aux exigences suivantes :

L'équilibre transversal à l'interface avec le réseau doit égaler ou dépasser les valeurs minimales indiquées à la figure 3.4 a), pour toutes les fréquences spécifiées et toutes les applications raisonnables de la terre à l'ÉT. L'équilibre transversal est défini comme suit : 20 log10 (VM/VL).

Pour les besoins de la présente section : 1,544 Mbit/s = 1,544 MHz.

Figure 3.4 a) : Exigences relatives à l'équilibre transversal au point de référence « U »
Figure 3.4 a) : Exigences relatives à l'équilibre transversal au point de référence « U »

[Description de la figure]

3.4.2 Méthode de mesure

  1. Brancher l'ÉT conformément au schéma de la figure 3.4 b).
  2. Régler l'analyseur de spectre ou le générateur suiveur de façon à balayer la plage de fréquences voulue, comme suit :
    1. pour l'accès à débit de base, de 200 Hz à 192 kHz;
    2. pour l'accès à débit primaire, de 12 kHz à 1,544 MHz.
  3. Régler la tension du générateur suiveur de manière à obtenir une indication de -10 dBV (316 mV) aux bornes de la résistance d'étalonnage d'essai RCAL.
  4. Connecter le détecteur aux bornes de la résistance longitudinale RL (RL = 500 Ω pour les fréquences < 12 kHz et 90 Ω pour les fréquences > 12 kHz).
  5. Régler le condensateur C1 de façon à soumettre la résistance RL à la plus petite tension possible. Cela représente le meilleur équilibre du pont pouvant être obtenu. L'indication doit être supérieure d'au moins 20 dB à la valeur prescrite pour la bande de fréquences considérée. S'il est impossible d'atteindre ce niveau d'équilibre, il faut réexaminer le choix des composants et la construction du circuit d'essai.
  6. Au moyen du commutateur S2, inverser la polarité des fils de tête et de nuque de l'ÉT faisant l'objet de l'essai. Si la tension longitudinale (VL) varie de moins de 1 dB, la précision de l'étalonnage est suffisante. Si, en revanche, la variation est supérieure à 1 dB, le pont doit être mieux ajusté pour que l'équilibre réalisé permette de mesurer avec précision l'ÉT. Refaire l'étalonnage jusqu'à ce que l'écart entre les mesures soit inférieur à 1 dB tout en maintenant la marge supérieure de 20 dB spécifiée à l'étape (5) ci-dessus.
  7. Dans le montage, remplacer la résistance d'étalonnage par l'ÉT.
  8. Mesurer la tension entre les conducteurs de tête et de nuque de l'ÉT, qui constitue la tension métallique de référence (VM).
  9. Mesurer la tension aux bornes de la résistance RL, c'est-à-dire la tension longitudinale (VL).
  10. Calculer l'équilibre de conversion longitudinale avec la formule ci-dessous :

    Équilibre M/L (dB) = 20 log10 (VM/VL)

Remarques :

  1. Si les mesures sont exprimées en dBV, on peut simplifier l'équation ainsi :

    Équilibre M/L (dB) = VM (dBV) – VL (dBV)
  2. L'ÉT qui n'est pas normalement relié à la terre doit être mis en position de repos normale directement sur une plaque reliée à la terre dont les dimensions hors tout sont au moins 50 % plus grandes que l'empreinte de l'ÉT. En ce qui concerne l'équilibre transversal, cela représente le cas le plus défavorable, c'est-à-dire le plus près de la terre que l'ÉT puisse être utilisé.
Figure 3.4 b) : Équilibromètre transversal pour l'accès aux débits de base et primaire
Figure 3.4 b) : Équilibromètre transversal pour l'accès aux débits de base et primaire

[Description de la figure]

Remarques :

  1. Selon la construction du pont, il peut être nécessaire de prévoir un condensateur de 3 pF entre le conducteur de tête ou de nuque et la terre.
  2. Employer un transformateur dont la réponse en fréquence convient à la bande de fréquences de l'essai.
  3. La somme des impédances du générateur 50 Ω et de R1 doit être égale à l'impédance nominale de l'appareil faisant l'objet de l'essai.
  4. Utiliser une valeur RCAL de 100 Ω pour les dispositifs à 1,544 Mbit/s et de 135 Ω for pour les dispositifs IADB.
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3.5 Signaux analogiques codés émis

3.5.1 Généralités

Les exigences de la présente section s'appliquent à l'ÉT de RNIS qui effectue la conversion analogique à numérique pour les signaux autres que les signaux vocaux en direct, ou qui produit directement sous forme numérique des signaux qui seront convertis sur le réseau en signaux analogiques dans la bande vocale. Ces exigences ont pour but d'assurer que le décodage de ces signaux ne nuit pas au réseau à cause de niveaux élevés, de fréquences interdites, etc.

Lorsque de tels signaux analogiques codés sont décodés conformément aux spécifications de la loi de codage MIC μ255, spécifiée dans la Recommandation G.711 de l'UIT-T, ils doivent être conformes aux exigences de la présente section. Ces exigences ne s'appliquent pas aux interfaces terminales de RNIS qui émettent des signaux numériques qui ne contiennent pas de signaux analogiques codés.

3.5.2 Puissance des signaux analogiques émis – installations d'accès

3.5.2.1 Exigence

  1. La puissance équivalente maximale des signaux analogiques codés à l'interface avec le réseau, dérivée au moyen d'un décodeur de niveau zéro sur n'importe quel canal B, ne doit pas dépasser les limites suivantes :
    1. dBm, la moyenne étant établie sur 250 ms pour tous les signaux, sauf le signal vocal et les signaux DTMF;
    2. -3 dBm pour tous les signaux à double tonalité multifréquence DTMF, la moyenne étant établie sur 3 secondes;
    3. -6 dBm pour les signaux de modem V.90 ou V.92, la moyenne étant établie sur 3 secondes;
    4. -9 dBm pour tous les autres signaux, sauf le signal vocal, la moyenne étant établie sur 3 secondes.

Remarques :

  1. Toutes les limites sont par rapport à une résistance de 600 Ω.
  2. L'ÉT assurant la transmission directe à d'autres connexions du réseau commuté public doit répondre aux exigences du tableau 3.5.2.

Tableau 3.5.2 – Amplification nette admissible entre les accès
Vers Accès de circuit de jonction Accès de transmission avec intégration des services Accès de poste HL (2 fils) Accès de réseau commuté public analogique (2 fils) PBX-central téléphonique numérique à sous-débit 1,544 Mbit/s (4 fils)
De Sans perte 2/4 fils Satellite à sous-débit 1,544 Mbit/s (4 fils) Transit à sous-débit 1,544 Mbit/s (4 fils)
Jonction sans perte (2/4 fils) dB dB dB dB dB - -
Jonction de satellite à sous-débit 1,544 Mbit/s (4 fils) dB - dB dB dB - -
Jonction de transit 1 à sous-débit 1,544 Mbit/s (4 fils) -2 dB dB dB dB dB - -
Circuit de transmission avec intégration des services -2 dB dB dB dB dB - -
ÉT numérique enregistré -2 dB dB dB dB dB dB dB
Poste sur les lieux avec ÉT enregistré -2 dB dB dB dB dB dB dB
Poste HL (2 fils) dB dB dB dB dB dB dB
Accès de réseau commuté public (2 fils) - - - - dB dB -
PBX-central téléphonique numérique à sous-débit 1,544 Mbit/s (4 fils) - - - - dB - -

Remarques :

  1. L'impédance de source à employer pour toutes les mesures doit être de 600 Ω. Tous les accès doivent être fermés sur une boucle appropriée, des circuits de simulation de voie de ligne privée ou des terminaisons de 600 Ω.
  2. Il s'agit d'accès de station locale à 2 fils raccordés à un ÉT enregistré.
  3. Ces limites de gain direct s'appliquent aux systèmes à accès multiples dont les voies ne sont pas dérivées par des méthodes de compression temporelle ou de fréquence. Si l'ÉT emploie une de ces méthodes de compression, il faut s'assurer que la compensation équivalente des paramètres de gain direct soit évaluée et incluse dans le rapport d'essai.
  4. L'ÉT et les dispositifs de protection du réseau peuvent avoir une amplification nette dépassant les limites indiquées dans la présente sous-section, à condition que, pour chaque type d'interface de réseau à raccorder, les niveaux de puissance de signal absolus spécifiés dans la présente section ne soient pas dépassés.
  5. Le sens du gain indiqué est obtenu durant un déplacement de l'entrée horizontale vers l'entrée verticale.
  6. L'ÉT et les dispositifs de protection du réseau permettant la transmission directe à partir de voies de ligne privée à bande vocale, ou de voies métalliques à bande vocale, vers d'autres interfaces de réseau téléphonique doivent faire en sorte que les niveaux de puissance de signal absolus spécifiés dans la présente section ne soient pas dépassés, pour le type d'interface de réseau téléphonique à raccorder.
  7. L'ÉT et les dispositifs de protection du réseau permettant la transmission directe à partir de voies de ligne privée à bande vocale, ou de voies à ligne privée métallique à bande vocale, vers d'autres interfaces de réseau téléphonique doivent faire en sorte que, pour chaque type d'interface de réseau téléphonique à raccorder, les signaux dans la bande de fréquences de 2 450 Hz à 2 750 Hz ne soient pas transmis directement, sauf s'il y a une puissance égale ou supérieure dans la bande de 800 Hz à 2 450 Hz, moins de 20 millisecondes après l'application du signal.

3.5.2.2 Méthode de mesure

  1. Raccorder l'ÉT au circuit d'essai conformément au schéma de la figure 3.5 a). Choisir une sortie de canal B du décodeur de canal B.
  2. Régler les fréquences de coupure du filtre pour obtenir une bande passante de 100 Hz à 4 000 Hz et régler l'analyseur de spectre pour mesurer la puissance moyenne en dBm sur une période de 3 secondes.
  3. Faire fonctionner l'ÉT au gain maximal pour qu'il émette chacun de ses signaux de sortie autres que les signaux vocaux en direct, y compris les signaux de données en bande vocale. Si l'ÉT a des interfaces d'entrée pour le raccordement à des terminaux analogiques enregistrés, appliquer à ces interfaces un signal d'essai de bruit blanc à un niveau de -9 dBm.
  4. Noter le niveau de puissance maximale en dBm.
  5. Calculer le gain de la voie de transmission directe à partir du niveau de sortie mesuré à l'étape (4) et du niveau d'entrée réglé à l'étape (3).
  6. Régler l'analyseur de spectre pour mesurer la puissance moyenne sur une période de 250 ms. Répéter les étapes (3) et (4).
Figure 3.5 a) : Mesure de la puissance des signaux analogiques codés émis
Figure 3.5 a) : Mesure de la puissance des signaux analogiques codés émis

[Description de la figure]

R égale 600 Ω ± 1 %, 1 W.

Remarques :

  1. Le décodeur de canal B assure les fonctions suivantes :
    1. fait fonctionner le canal D pour satisfaire aux exigences de fonctionnement de l'ÉT;
    2. fournit des sorties de canal B distinctes;
    3. fournit des signaux d'horloge stables pour faire fonctionner l'ÉT.
  2. L'analyseur de spectre doit fournir la terminaison correcte pour les fils de tête et de nuque via une entrée équilibrée à haute impédance aux bornes d'une charge résistive de 600 Ω ou un symétriseur approprié.

3.5.3 Limitation des signaux audio équivalents analogiques codés

Les exigences techniques et les méthodes de mesure relatives à la limitation des signaux audio sont décrites à la Partie I, section 3.4.8.

3.5.4 Restriction monofréquence pour les signaux équivalents analogiques codés

3.5.4.1 Exigence

La puissance équivalente des signaux analogiques codés autres que la voix en direct à l'interface avec le réseau, dérivée par un décodeur de niveau zéro, qui est fournie par l'ÉT pendant les 2 premières secondes suivant la réception d'un signal de sonnerie d'arrivée (par analogie, comme le « décrochage » sur le RTPC) sur un canal B quelconque, dans la bande de fréquences de 2 450 Hz à 2 750 Hz, doit être inférieure à la puissance présente au même moment dans la bande de fréquences de 800 Hz à 2 450 Hz. Le gain dans la bande de fréquences de 2 450 Hz à 2 750 Hz ne doit pas être supérieur de plus de 1 dB au gain présent dans la bande de fréquences de 800 Hz à 2 450 Hz.

L'exigence de la présente section ne s'applique pas si la puissance du signal dans la bande de fréquences de 2 450 Hz à 2 750 Hz est inférieure à -44 dBm.

3.5.4.2 Méthode de mesure

  1. Raccorder l'ÉT au montage d'essai conformément au schéma de la figure 3.5 b).
  2. Raccorder et sélectionner le canal B sur l'ÉT.
  3. Pour chaque mode de signal de sortie possible à l'étape (4), noter la valeur de puissance maximale en dBm au cours des 2 premières secondes suivant le passage à l'état de raccordement du canal B.
  4. Faire émettre par l'ÉT chacun de ses signaux de sortie possibles.
  5. Noter le niveau de puissance maximale en dBm.
Figure 3.5 b) : Mesure de la restriction monofréquence
Figure 3.5 b) : Mesure de la restriction monofréquence

[Description de la figure]

R égale 600 Ω ± 1 %, 1W.

Remarques :

  1. Le décodeur de canal B assure les fonctions suivantes :
    1. fait fonctionner le canal D pour satisfaire aux exigences de fonctionnement de l'ÉT;
    2. fournit des sorties de canal B distinctes;
    3. fournit des signaux d'horloge stables pour faire fonctionner l'ÉT.
  2. L'analyseur de spectre doit fournir la terminaison correcte pour les fils de tête et de nuque via une entrée équilibrée à haute impédance aux bornes d'une charge résistive de 600 Ω ou un symétriseur approprié.
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